‹ Nouvelle histoire de la révolution de 1789 (volume 2)Chapitre 46 sur 86 · oogic · texte numérisé non relu

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:m chapitre vir.

M. de Baranle, dans sa préférence exclusive pouf le gouvernement de 1830, perd loute imparlialitê dès qu'il s'agit de l'ancienne monarchie et des royalistes'; maisil n'hésite pas à déclarer que M. de la Fayette n'avait pu ni demander, ni offrir de se charger de la garde intérieure du château, /larce que cette proposition eût semblé une em-

' Il s'ttiprirae ain» en parlant de H. de SainUPrîest, auquel il veut se montrer aussi favorable que possible : • Cependant il [H. de Sainl- Priest) eut sa petite part dans les complimenls qui furent adressés à H. Necker; on parla du ministre palrU>te qui avait partagé sa disgrlce et qui était invarlableinentattactié aux mêmes prindpes *. L'orateur avait assurément mal choisi le texte de ses éloges; M. de Saint- Priest n'appartenait point au parti qui se nommait patriote. Ses affections, ses habitudes, ses idées, le rattachaient bien plulût à l'ordre de dioses qui venait'd'être renversé. Un bon gouvernement et ia réforme de quelques abus, telle eût élé la mesure de ses vomit. Toutefois, il était homme de sens; il savait se rendre comple de ce qui èlait possible; il voyait les difficultés et les dangers de la situation. Son esprit calme et pratique cherchait toujours, en chaque ctrconstance, la détermination la plus utile et la moins périlleuse. Celait de la sorte qu'il s'était trouvé conduit à une position peu conforme à ses opinions et à ses amitiés. Il avait marché devant lui dans la ligne du devoir et de la raiâon, et elle l'avait aoiené dans les rangs opposés à son véritable parli. C'est que oe parti n'a jamais pu conserver dam ses rangs ceux de ses amis qui ont voulu garder quelque sagesse et quelque prudence. •

On ne peut pas condamner plus durement un parti tout entier; peut-être les opinions d'un esprit comme celui de M- de Baranle, sans cesser d'être rigoureuses, ce qui est souvent le devoir de l'historien, sont-elles moins absolues aujourd'hui ; car tous les partis suceesst* ' vemenl renversés par une même révolution doivent éprouver aujoui> d'hui, les uns pour les autres, une mutuelle indulgence. Ce qu'il y a de cerbin, c'est qu'en 1B45 il n'; avait pas de témoignage plus croyable que celui de M. de Barante, quand il appréciait des circonstances où évidemment, d'après lui, le gouvememenl royal n'avail pu avoir tort.

- Ceci BTjit lieu a l'UMel de Vil)p, lorsque Hccker, afrèalsUjuillel.TeiuilJ'Mrt.

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