LE ÏO JUIN ET LB 10 AOUT
son, qui sert de cadre à tous les orgueils soulevés par un même siècle, voîlà ce qui caractérise l'époque dont nous avons voulu étudier l'esprit véritable et indiquer Ic^iquement les destinées?
Si cette lutte d'orgueil implacable ' n'avait pas-eiisté, nous ne dirons pas toute excuse, mais toute explication manquerait à cette obstination et à cette Tolie de crimes, à ces massaci-es systématiques que nous allons traverser, et dont nous nous bornerons à donner ici la funèbre nomenclature.
Quant au pouvoir qu'il feUait renverser, pour qu'il n'y eût aucun emploi dans VÊtat qui ne fiU aceesâble à tous les membres de FÊtal, quant au roi qu'il fallait mettre au Temple, pour que l'arène fût ouverte et que la lutte commençât, l'Assembléelégislative n'était que le trait d'union, nous l'avons déjà dit, entre la Constituante et la nouvelle carrière qui allait s'ouvrir pour la Révolution.
Deux faits, le 20 juin et le 10 août, résument l'histoire de l'Assemblée législative. La majorité decette Assemblée, qui avait prêté le serment solennel de maintenir la Constitution de 91, n'aspirait plus, Vannée suivante, qu'à la renverser par la déchéance du roi.
Le prétexte était la guerre étrangère que l'on avait forcé le roi, nous l'avons vu, à déclarer pour tuer ta royauté.
K,< Les rèndutionnaires se jugeaient bien entre eux à cet égard : Gamîlle Dtsmoulim disait de Saînt-Just : i II se reapecte tant qu'it porte sa tète comme un Saint-Sacrement. • — lEt mui, reprit Saint- Just, auquel on rapporta cette parole, je lui Terai porter la sienne comme un saint Denis. > Et Saint-Just tint parole : Camille Desmoulins €A Danttm, iprès les Duport et les Lamelli, étaient alors dcrenus les modérés.