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Le 20 juin prépara le 10 août.
L'Assemblée, qui n'avait cessé d'êire hostile à la religion, avait voté un décret de déportation contre les prêtres fidèles et il s'agissait de forcer le roi à le sanctionner. Elle avait licencié par un décret, en vertu de l'autorité souveraine qu'elle s'attribuait, la garde constitutionnelle du roi, et le ministre de la guerre Servan avait proposé à l'Assemblée, sans en prévenir le roi ni même ses collègues , la formation, sous les murs de Paris, d'un camp de fédérés, au nombre de vingt milte hommes, choisis par canton, pour le prochain anniversaire dn 14 juillet.
Le roi refusa sa sanction et changea son ministère : l'un des décrets était contraire à sa conscience, l'autre était une abdication qu'on lui demandait '.
L'invasion des Tuileries, au 20 juin, eut pour but d'arracher au roi, sous la forme d'une prétendue pétition présentée par trente mille hommes armés, la sanction du décret et le rappel du ministère. Les scènes du 20 juin sont connues, la longue et intrépide résistance du roi que
< a Toutes ces mesures ne furent pas adoplées sans l'oppositioa des constitutionnels. Ils combatlirent rélablisseinent du camp de TÎngt mille hommes, qti'ils considérèrent comme une armée de parti appelée contre la garde nationale el contre le trône. L'étatmajor de celle-ci protesta, et la recomposition de ce corps fut aussitôt opérée au profit du parti dominant. On fit entrer dans la nouvelle garde nationale des compagnies armées de piques. Les couslilutionnels furent encore plus mécontenis de celte mesure qui introduisait la classe inférieure dans leurs rangs, et qui leur paraissait avoir pour liut d'annuler la bourgeoisie par la populace. Enfin ils condamnaient d'une manière ouverte le bannissement des prêtres, qui ii'était, selon eux, qu'un décret de proscription. (H. Hignet, Butoir* de ta Révolution, t. I", p. 325 et 32*.)