CONCLUSION
Tradiiton du du-faaitième siècle : eoraraent elle s'e«t maintenue. •••;tft
France. — L'Europe, — L'Italie- — Rame : le Piémont, seconde expérience ptiilosophii]ue : le monde clirélien.
Sans entrer dans l'hisloire particulière des divers régimes qui se sont succédé, h dater de la l'éaction qui s'est faite contre la Terreur, et de L'apogée des idées philosophiques excluant le clirlstianisme, nous croyons pouvoir indiquer, à travers les neuf constitutions qu'à eues la France, depuis 89, comme le principe de tant de changements, non-seulement parmi nous, mais en Europe, le principe de négation etde destruction dont, bien avant89, nous avons suivi l'agression systématique contre la société française, la première attaquée.
On 3 vu comment, à peine échappée h l'étreinte sanglante de la Terreur, cette société avait cherché h respireir : ce fut au milieu de certaines alternatives et d'une crise dont il est facile de comprendre la nature, pour revenir à un état plus normal, vers la fm de la Convention et pendant le Directoire, que la réaction commencée se formula eDUn plus complètement dans le Consulat, surtout parle concordat, par le rétablissement oFiiciel du catholicisnae en France, l'acte le plus glorieux du vainqueur de l'Italie '.
< Dn mot du général Delmas, dié par TA. Mignel, résume bien le
M4 COHCLUSIOH.
La cause de cette réaction est bien facile h comprendre: à côté de certaines théories restées, il est \rai, en honneur, comme celles du gouvernement représentatif, par exemple, et de la souveraineté du peuple, il y avait, malgré quelques tentatives duDirectoirepourrefaireungouvemement, une désorganisation profondede l'Etat tout entier, sans clei^é, sans magistrature, sans administratioti, sans finances. On s'était tant battu qu'il fallait bien qu'il y eàtune armée, mais elle n'était pas payée et manquait de pain ; après les victoires de ces levées en masse qui avaient mis la France dans l'armée, elle avait subi des défaites, parce qu'on n'improvise pas plus un régime militaire qu'un gouvernement durable '. M. Thiers résume três-Ji.ien l'état où le premier Consul trouva la France
caractère antireligieui de la Réfolution, contre laquelle le premier consul réagissait': après ^inauguration du concordat à Notre^ame, dans celte mèm^ égliije, gouillée par le culte de la déesse liaison, où le* cardinal légat Caprara venait dédire une messe solennelle, Bonaparte dit au général Delmas : < Comment avez-vous trouvé la cérémonie? — Céiail une belle capucinade, répondît celui-ci, il r't hih- QDÀiT qu'un million d'hommes gui ont iU tit^s pour dêtrdirb ce que vous rétablisses. > (H. Mignet, 1. 11, p. 587 et 388.) . ' Après avoir fait l'éloge des hommes du directoire, en particulier de Sieyès qu'il appelle un esprit tout à fait supérieur, H. Thiers ajoute : > Et cependant la république directoriale n'avait bientôt présenté qu'une désolante confusion : moins de cruauté, mais plus d'anarchie, tel avait été le cnractère du nouveau gouvememenL On ne guillotinait pas, on déportait. On n'obligeait pas à recernir les assignats sous peine de mort, mais on ne payait personne. Nos soldats, sans armex et sans pam, étaient vaincus au lieu d'être victorieux. A b terreur avait succédé un malaise intolérable. Et comme la faiblesse a aussi ses eii^rtenients, cette république modérée d'intention, avait fini paT^df ux mesures tout à fait tjraoniques, l'en^runt forcé progressif et la bides otages. ■
{Histoire du Contulal et de l'Empire, par H. Thiers, 1. 1", p. S.)