‹ Nouvelle histoire de la révolution de 1789 (volume 3)Chapitre 164 sur 183 · II · texte numérisé non relu

II

6 octobre, et qu'une seconde assemblée, dans a la capitale de la révolution » et des clubs, sous le feu d*une presse que Ton a pu apprécier, aient été nécessaires pour amener la chute définitive de la royauté.

Si Ton recherche les causes de cette lente destruction de la monarchie, hâtée cependant, au 10 août, par « les chefs de la multitude, Danton, Robespierre, Gamille-Desmoullns, Marat \ » noms qui résument le 10 août en annonçant le 2 septembre et le 21 janvier, il est impossible de ne pas reconnaître que cette antique et «chrétienne monarchie française, en face de Tesprit de théorie implacable qui la démolissait, d'une Constitution qui la renversait, quoique chancelante sur sa base, semblait ne pouvoir tomber, comme si, dans ses vieux principes de vie et de durée, il y avait encore une force qui étonnât et qui arrêtât ses destructeurs, une si ancienne ïéalité qu'elle faisait reculer encore cette théorie furieuse qui, pour détruire la royauté, alla jusqu'à tuer le roi.

* M. Mignet, Histoire de la Révolution^ 1. 1", p. 352. i C'était, dit M. Mignet, une faction déplacée à laquelle il fallait une révolution qui la portât du milieu du peuple dans i^Âssemblée et dans la municipalité. Us étaient du reste les véritables chefs du nouveau mouvement qui allait se faire au moyen de la classe inférieure de la société contre la classe moyenne, à laquelle appartenaient les Girondins par leur position et leurs habitudes. »

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