‹ Nouvelle histoire de la révolution de 1789 (volume 3)Chapitre 168 sur 183 · EXPIATION CATIIOMQIE ET ROYALE · texte numérisé non relu

EXPIATION CATIIOMQIE ET ROYALE

moler la reine, madame Elisabeth, et im enfant dans une lente agonie, qu'elle seule pouvait inventer?... Grand et religieux spectacle, seule réponse peut-être que ce roi, qui est la victime du dix-huitième siècle, pouvait lui faire, son testament de pardon à la main, usant encore de son droit de grâce envers tous les orgueils, toutes les passions déchaînées, auxquelles la négation philosophique a ouvert la porte, et qui se sont abattues, comme sur leurs proies, sur l'Église et la royauté de France!

Les tueurs de prêtres et de rois se croient bien forts, ne sont-ils pas les maîtres? Ils ont mis la main sur la France, il est vrai, et leur grande victoire est remportée, ils ont jugé et condamné le roi : mais, de Téchafaud même du 21 janvier, le roi qui se laisse lier les mains pour avoir un trait de plus de ressemblance avec son divin modèle *, le roi chrétien, humble et résigné jusqu'à la mort, offre avec le dergé fidèle une expiation, donne un exemple qui retentiront dans le monde entier, commence une réaction, proclame des vérités qui avaient semblé étouffées dans ces cours où Von péchait avec raison et d'où étaient venus d'abord les penseurs du dix-huitième siècle.

La tradition chrétienne, qu'on prétendait briser et détruire, parmi nous, est retrempée dans le sang des martyrs des Carmes et du martyr du Temple, elle se rattache, plus que jamais, dans celte société que le christianisme a faite, au pied de la croix : on n'a pas effacé Thistoire de France, quoi qu'on fasse, elle est contenue enlre ces mots : « Baisse la tête, fier Sicambre, » et ceux-ci : « Fils de saint Louis, montez au ciel ! » *

' Paroles de f abbé Edgeworlh ' Idem,

la tndilkm du dix-huitiëme siède jusqu'à nos jours : la ConveutioD. BéKiioo. — Le Directoire. — Réaction : le Consulat.

Jamais lutte, aTec ses deux termes contraires, n*a été ouTerte ainsi et poussée à ses dernières extrémités : or, ces donières extrémités, c'est Thistoire même de la ÛMiTention et de la république de 92.

Nous savons, nous TaTons déjà dit, qu'on peut dislin- |!iKr œ qu*on appelle les partis, les Montagnards qui :«^ appuient sur la commune et sur la populace de Nriss H les Girondins qui voudraiont s'appuyer sur la uoQ^n^ Assemblée et sur les départements ; les partisans du 10 août, qui deriennont des modérés, et les approbateurs des massacres de septembre qui siègent idbns la ConTention a\ec Dianton, Robespierre et Marat; mais <t!S distindiotts de partis ritaux, qui se forment, nitee avsint que la rèpuUiqoe qu*il s'agit de fonder, ait une ccttsIitQtion, sont toutes dominées par un grand fait, re$pnl ^^néral^ le mourement général de la lutte qui est ^HixYrie : or, à quoi tend cette lutte? la substitution compte d^une sociélè tliêorique a cdle qui a existé jusqu'akw^ b n^iUique wu^fh^siqme. comme Brissot Ta si biiMi iMMunn^. Qu^il y ait eu des ambitieux plus ou moins ciMi^^ùiKus des idées qui sont a Tordre du jour , on ne

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