II
qui s^étaient retirées au Champ de Mars, à Sèvres, à Saint-Cloud et à Saint-Denis.
Il importe, à côté du mouvement qui s est développé dans Paris, de suivre les délibérations et les résolutions de TAssemblée qui est à Versailles.
Le 11 elle avait commencé à examiner la question des principes sur lesquels devait être basée la constitution qu'elle se proposait de faire. C'est alors que M. de la Fayette obtint de grands applaudissements en proposant la déclaration des droits de Ihomme, dont nous croyons devoir reproduire les points les plus saillants, parce qu'elle servit plus tard de préambule à la constitution elle-même, et qu'accueillie avec tant de faveur par la majorité de l'Assemblée, elle suffit pour indiquer l'état des esprits dans cette Assemblée ^
* Voici quelques articles du préambule des droits de llwmme et du citoyen :
« Les représentants du peuple français, constitués en assemblée nationale, considérant que rt^womwc^ ouïe mépris des rfm/s deVhomme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d'exposer dans une déclaration solennelle les droits naturels inaliénables et sacrés de nwmme, afin que celle déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social» leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la constitution et au bonheur de tous.
•En conséquence,!' Assemblée nationale reconnaît et déclare^ en présence et sous les auspices de l'Être suprême, les droits suivants de rhomme et du citoyen :
« Art. !•'. Les hommes naissent et demeurent Hbres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur /'utilité commune.
• Art. 2. Le but de toute association publique est la conservation des