L'AS^ENBLËE. — LE ROI
ationale et des causes qui les y avaient déterminés. On voit que l'Assemblée, par une contradiction qui montre, d'ailleurs, chez elle une sincérité incontestable, référé de
out au roi, tandis qu elle annihile de plus en plus le pouvoir royal. Voulant créer une monarchie nouvelle, sortie de son initiative, elle s'attache scrupuleusement à réclamer, dans toutes les mesures qu'elle prétend adopter, la sanction du roi; il reaversera son nouveau ministère, il reprendra l'ancien, il renoncera à cette mise en défense du pouvoir que les désordres de Paris et les actes mêmes de TAss^mblée semblaient lui conseiller. Évidemment, suivant l'Assemblée, il y a autre chose à faire : se fier aux idées de rénovation qu'elle a la mission de faire triompher, et la suivre dans la carrière où elle est entrée depuis le 17 juin. Quelques troubles ont bien pu avoir lieu à la suite de ces victoires législatives, c'est la première effervescence de la liberté dont il ne faut pas s'effrayer, et le plus grand danger qu'il faille éviter est celui de tout retour à l'ancien régime, c'est-à-dire au despotisme.
En présence de l'arrêté des électeurs et des troubles de Paris, le roi qui hésite à recevoir l'impulsion de l'Assemblée, quoique disposé aux concessions , lui fait la réponse suivante : « Je me suis occupé de toutes les mesures propres à rétablir la tranquillité dans Paris; j'avais en conséquence donné ordre au prévôt des marchands et aux officiers municipaux de se rendre ici pour concerter avec eux les dispositions nécessaires. Instruit, depuis, de la formation d'une garde bourgeoise, j'ai donné ordre à des officiers généraux de se mettre à la tête de cette garde afin de l'aider de leur expérience et de seconder le zèle des bons citoyens. J'ai également ordonné que les troupes qui sont au Champ de Mars s'éloignent de Paris. Les inquiétudes
iOO CHAPITRE 1?.
que vous me témoignez sur les désordres de cette ville doivent être dans tous les cœurs et affectent vivement le mien. »
L'Assemblée envoya au roi une nouvelle députation, à laquelle il répondit encore : a Vous déchirez de plus en plus mon cœur par le récit que vous me faites des malheurs de Paris; il n'est pas possible de croire que les ordres donnés aux troupes en soient la cause *. Vous savez la réponse que j'ai déjà faite à votre précédente députation , je n'ai rien à y ajouter. »
L'Assemblée, irritée des réponses du roi qui lui paraissent insuffisantes, prend ce nouvel arrêté qu'elle adresse aux électeurs, et, par le fait, à Paris insurgé.
« L'Assemblée nationale profondément affectée des mallicurs qu'elle n'avait que trop prévus, n a cessé de demander à Sa Majesté la retraite entière et absolue des troupes extraordinairement assemblées dans la capitale et aux environs. Elle a encore envoyé, dans ce jour, deux députations au roi sur cet objet, dont elle n'a cessé de n'occuper nuit et jour. Elle fait part aux électeurs* des doux n^ponsos qu'elle a reçues. Elle renouvellera demain lo» nJ<^mOH démarches, elle les fera plus pressantes en-
« (li»!4 pniMïloH ihx roi s'accordent avec celte position d'expectative, m^ \m\* «von»* viu^ prise par les troupes; nous aurons à revenir sur \^W nlhmliiMl tixiraordinaire et logique, cependant, d'un prince, qui i^vMfMUlUOUl ttll«qu»^ <Ja"S son pouvoir, réduit à un rôle plus que tiuUOh»rn«> p«r uuo Assoniblée, menacé par la presse et par Témeule, \m\^ ^^W^ INnupIn», jusqu'à un certain point, des idées nouvelles, MMUM»» \mMv ilt^fontliv raulorité, et ne la défend pas.
I (^^^^m n'MVoit» \m U^aoin de rappeler que les électeurs qui figurent [\[ m\m\^ y\\\ jMUivolr, auquel l'Assemblée nationale rend compte de ^m t^O^^n» IU»IIvUIu»UUVh jusqu'alors tout à fait ignorées, s'étaient era- Wl^ \\\^ ^H» |unmilr »w» »ucun droit légal.