‹ Nouvelle histoire de la révolution de 1789 (volume 3)Chapitre 42 sur 183 · II · texte numérisé non relu

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il le nommait lieutenant général du rojaume, s'il venait à périr dans la tentative de réconciliation et d'onioo qu'il allait faire à THôtel de Ville, dans la visite qu'an roi de France venait rendre, par le fait, à cette insurrection, qui ne ressemblait à aucune de celles dont Paris avait jamais été le théâtre.

Le roi partit le 1 7 juillet, à onae heures du matin, accompagné de deux cent quarante membres del' Assemblée, qui, d'après les Mémoires deBailly ^, avaient surtout pour mission de protéger la vie du prince par leur présence. Ils marchaient autour de sa voiture. C'était un cort^e royul qu'on n'avait jamais encore vu dans toute la suite de noire histoire : des états généraux, une assemblée^ bien plus, qui les avait absorbés dans son pouvoir unique, supérioui', souverain, servant de garde au roi, qu'elle veut pri^servor de tout péril et sauver, après s'être placée au-dessus de lui comme pouvoir; craignant poui* Texisloneo du roi, après n'avoir pas craint pour son autorité suspendue par les actes même de l'Assemblée ^ puis des paysans armés de fourches et de bâtons, acxM)urus des campagnes voisines, mêlés au peuple de Versailles et aux représonlants, poussant des cris qui avaient quelque i^hosa de trisle et d'effrayant ; en tête quatre cents gardes du corps.

On eût dit que la situation du prince se résumait dans un tel cortège : c'était l'espèce de mêlée où il se trouvait jeté por les événements, et qui, au moment où il prenait une grande résolution, l'entourait encore : le passé, qui sa personnifiait dans ses gardes, pour qui Louis XVI était encore le roi de France; le présent et l'avenir, que repré-

< Mémoires de BaiUy, t. II, p. 45.

* Voir pluH haut, BaUud Saint-fitienne.

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