‹ Nouvelle histoire de la révolution de 1789 (volume 3)Chapitre 68 sur 183 · II · texte numérisé non relu

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et de règle, » étant à elle-même son point de départ et son but.

Tandis que l'Assemblée s'efforçait ainsi de définir les droits de l'homme, les émeutiers de Paris les déOnissaient et les appliquaient à leur manière, avec une logique qui ressortira des faits ^

Le marquis de la Salle, qui commandait la garde nationale sous la Fayette, manqua devenir victime des soupçons qui s'étaient élevés contre lui, et n'échappa qu'avec peine à une foule furieuse, convaincue du droit qu*elle avait de juger et de punir à sa manière : il s'agissait d'un transport de poudre qu'il avait autorisé, et dont la destination parut criminelle à cette foule, quoique le marquis de la Salle partageât les opinions du général la Fayette.

Le meurtre du maire de Saint-Denis ^ se place à côté de l'arrestation du marquis de la Salle, que déjà l'on allait « mettre à la lanterne, » suivant l'expression du jour, s'il n'était parvenu à trouver un refuge dans une prison, d'où un décret de l'Assemblée le fit sortir.

Ce qui n'était que trop propre à causer des troubles fréquents, c'était une effervescence qui se communiquait ù tous les esprits, par une conséquence naturelle et logique, attachée au principe même de toutes les théories qui régnaient alors, l'orgueil, le moi humain, celle part de souveraineté attribuée à chacun. En préHonco do ces théories, depuis le serment du jeu de p«nni(», qui les avait proclamées avec la souveraineté ab- Holuo t^l constituante de l'Assemblée, depuis Tinsurrec-

« « PttriH n\Muit point encore revenu de Vagitalion du 14 juillet. » |M. NIhuoI, Ui»toire de la Révolution^ 1. 1", p. 155.) « hiHm, t. II. p. 322.

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