LA F£MME DU ROI. — M. GAPET
au 14 juillet, mais qui avait forcé ce pouvoir à se placer dans le centre même, et, comme on l'a dit, sous la surveillance du mouvement qui Tentrainait, cette crise qui avait poussé devant elle TAssemblée et le commandant de la garde nationale, avait sa presse qui élevait la voix comme ces crieurs de nuit qui^ autrefois en Angleterre, avertissaient le passant attardé de Theure qui allait sonner. Lorsque la reine, qui n'avait échappé que de bien jyj^s à la mort, était en butte à une haine implacable et que ses ennemis se préparaient à lui arracher la vie en la dépouillant de tout le prestige de la royauté : « la femme du roi I » s'écriait-on deux ans avant le Temple.
On voulait mettre au niveau d'un accusé ordinaire, sur les marches de Téchafaud où les insulleurs démagogues plaçaient déjà leur victime, ce prince qu'ils poursuivaient d'attaques persistantes, à qui ce cri de mépris et de haine était jelé : M. Capet I Plus tard on dira Louis Capet ^
Il est bien remarquable qu'une nation antique, une nation païenne, quand après une courte royauté elle a voulu fonder une république, n'a pas suivi cette voie, et que sa république a duré.
D'où vient cette différence, à la distance de tant de siècles, entre deux peuples dont le dernier était sorti *d'une civilisation bien supérieure, grave question qu'il importera de résoudre ?
En présence de ce premier aperçu de la situation qui r se développe d'une manière plus complète et avec des * formes bien plus tranchées à dater des journées d'octobre, on n'est pas surpris que certaines dispositions, de la part de personnages qui paraissaient alors les
* L'Assemblée constituante laissait dire.
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