AVERTISSEMENTS INUTILES
gallicane! ô royaume très-chrétien! Dieu de nos pères, ayez pitié de la postérité ! . . . »
Mais toutes ces paroles étaient inutiles, tous ces avertissements retentissaient en vain, tant le courant des idées €tdes faits semblait irrésistible.
Convocation de l'assemblée des notables par Galonné. — Invitation adressée par Loménie de Brienne « aux savants et personnes instruites* du royaume. » — Emprunts de Galonné. — Résultat de ces emprunts. — Ge que c'était que la convocation des notables. — Turgot et Necker, Galonné et Loménie de Brienne. — Plan de Galonné. — Véritable système des assemblées provinciales. — Garaclère du ministère de Galonné. — Ge que le roi proposait. — Ge qu'il faut pour faire de bomies finances, paroles du baron Louis.
A côlé de rinsuffisance financière de Galonné et de Brienne, on remarque deux faits principaux : la convocation de l'assemblée des notables par Galonné et l'invitation de Loménie de Brienne à tous les savants et personnes instruites du royaume, « d'adresser à M. le garde des sceaux leur opinion sur le mode de convocation des états généraux, »
C'est à ces deux faits que nous nous arrêtons surtout.
Galonné était parvenu d'abord à séduire la cour par sa prodigalité, par son assurance, par « les rares talents » qu'on lui attribuait K
n emprunta en trois fois jusqu'à 320 millions, que le Parlement n'enregistra pas sans remontrances, malgré les promesses d'ordre et d'économie dont Galonné accompagnait les édits présentés à la cour souveraine. Enfin, en 1785, un dernier emprunt de 80 millions, malgré
• Mots dont se servit M. de Vergenne pour le recommander au roi .