‹ Nouvelle histoire de la révolution de 1789Chapitre 148 sur 156 · CUÀPlTbE IIXllI · texte numérisé non relu

CUÀPlTbE IIXllI

idées Mecker aulorisil une liberté de la presse complète, et cette agitation des clubs, qui,suivant lui, popularisaient son minisière et donnaient déjà des allures anglaises à notre antique monarchie. On peut dire quelque chose de plus à regard de Necker : il n'a jamais r^rdé la Révolution, même au milieu des ruines qu'elle avait faites, comme le résultat d'une cause extraordinaire et supérieure aux chances de la politique ^

Cqpendant les états généraux allaient s'assembler, le 5 mai 1789, à Versailles, où, après quelque hésitation dans le conseil des minisires, le lieu de ses séances avait été fixé, quand une violente émeute, on peut donner ce nom à un tel désordre, éclata dans le &uboui^ Saint-Antoine peu de jours avant la réunion des états : nous rappelons ici les troubles dont quelques paroles, attribuées à un hbricant nommé Réveillon, furent la cause ou le prétexte.

Dans un moment où le pain était cher, à la suite d'un des plus rigoureux hivers qu'on eût vus depuis longtemps et dune année de disette, ce fabricant, suivant une rumeur qui se répandit tout à coup, aurait dit qu'un ouvrier pouvait vivre avec quinze sols par jour.

Réveillon était un homme bon et généreux, qui devait

< On Toit dans ToaTrage de Necker qui porte ce titre De la Révolution française, que, pour lui, et il n^a pas été le seul à penser ainsi, cette rérolution n'est pas une conséquence logique, mais un accident auquel on ne pouTait guère s'attendre. Il passe en reTue toute rtiistoire de France, la fin du gouvetnemtnl féodal, les croir sades, qui, suivant lui, avaient dû irriter le peuple contre le joug de r Église, les suites funestes de la démence de Charles VI, les guerres civiUs des derniers Valois, les malheurs de la fin du règne de Louis XIV» et il afiSnne qu'à ces diverses époques, tout autant quen 89, on eût pu prédire une révolution nationale.

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