PROGRÈS DE LA MONARCHIE. IS
« saint mon seigneur, j'y trouve ceux de mes compa- « triotes qui m ont élevé avec une amitié particulière * et i< qui, j'en ai la certitude, me seconderont vivant ou me « rapporteront mort, et sauveront mon corps. »
Thibaut, comte du palais, Hugues de Troyes, le duc de Bourgogne, le comte de Nevers, Raoul de Yermandois, le comte de Flandre, le duc d'Aquitaine, les comtes de Bretagne et d'Angers, marchaient également sous la bannière royale, que l'empereur d'Allemagne n'osa même pas attaquer; mais la réunion de ces forces autour de Louis le Gros montre bien les progrès qu'avait faits une royauté, autour de laquelle se groupaient déjà et les féodaux et les communes, à côté de la puissante abbaye de Saint-Denis, qui représentait l'Église : en un mot, tout ce qui allait former la France.
On n'est pas surpris que l'accroissement du territoire, qui était soumis directement au roi, signale déjà un règne comme celui de Louis le Gros, et qu'avant de mourir, ce grand prince ait recueilli le fruit de ses longs efforts : le duc d'Aquitaine lui fit oflrir pour son fils, qui fut Louis YII, la main d'Aliéner, fille aînée de ce duc : elle apportait en dot à l'héritier de Louis le Gros la Guienne ou Gascogne, le Limousin, l'Aunis, la Saintonge, le Poitou.
Il est vrai que Louis YII, en faisant plus tard casser son mariage avec Aliéner, perdit cette dot, qu'Aliéner transféra à Henri Plantagenet, son nouveau mari; mais Philippe-Auguste, successeur de Louis YII, enleva à son vassal, le roi d'Angleterre, la Normandie, le Maine, l'Anjou, la Touraine, la moitié du Poitou, et réunit aussi à la cou-
• Louis le Gros avait été élevé à Fabbaye de Saint-Denis avec Suger.
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nmne l Artois^ le Tennandois, les comtés d'Evreux et dMknçoa. De Louk le Gros, qui avait commencé la lutte aifec h leodalité, de ce roi de rUcnfe-France et d'une (virtîe de rOrlêstuaî$.oopeut suivre les pn^rès qu'avaient bits U carte de France et la monarchie sons Philippe*Âu- ^:u$te. <oa petiHik.
S>us LouK5 vm, soctessenr de Philippe-Auguste, les $<>i^:tteurs de rAquiUine reconnaissent le roi de France jtt$«(U 11 U Garonne, eC soos Louis G, le Languedoc dexienl province franoiise en même temps que la Provence \>lN^t au tme du rot« Charles d'Anjou. Saint Louis n'était que le ciuquiènie héritier de Louis le Gros.
Ftutippe IIL ùls de saint Louis* réunit au domaine de bi ^XHirvHtue^ c esl-i-dire à la France^. le comté de Valois, k" \\HWle de PVmIou et dAuverpie^ le comté de Toulouse, cV^t-xX^Ure awv le Languedoc, tout ce qui formait la pro- \ÙKV \\v)è^$4«$lique dêsîgiièe sous le nom de ce comté, W KvHwrj:\ie. l ABhkeois* le Querd, FAgénois et le comtat
\{H\^ i«H^ io<w:ue lutte awc les Flamands, Philippe le IM iv^"^ lUAitre des villes de Lille et de Douai, comme de l\^il\^ b i^rtie des Flandres oà la langue firançaise était (vivKVv L;! N;jix;irTe. b Champapief Lyon, ajoutés par ce pi^uvv À wlle i'^iHo de la nKMBarthie qui s'étendait tou- |oui^. \\^uUuuent le nKHi^nnent commaocé sous Louis le
S^m;^ lliilipiv \1 éelatent les terribles luttes de la Fi^iuY el do l Ai\$leterri^: elles durent soos Jean II, et, uml)^i>'^ lo iU^^^trv lie Poitiers malgré la Jacquerie, la t;iuuu|v\jiiu\ iHHir la seconde (ofcs et la Bourgogne, pour h piviuiti^v. .^p|vartieiu)ent à la nMMiarchie.
th\ si^il qwl fVit le nèjite de Charles V, celte persévé-
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rante rcvendicalion du sol français, sur les prétentions et la domination de T Angleterre, cette affirmation de la loi salique, qui, excluant les filles de la couronne, protégea la nationalité française contre Edouard 111, roi d'Angleterre et petit-fils, par sa mère, de Philippe le Bel ; la Bretagne devint française, quoiqu'elle dût reconnaître un duc particulier.
De Philippe VI à Charles VII s'agitq celte terrible question : la France conservera -t- elle sa nationalité, ou fera-t-elle partie du royaume d'Angleterre, passera-t-elle en dot aux successeurs d'Edouard III ? La folie de Charles VI, les discordes qui en résultent et les ambitions rivales qui veulent en profiter, au lieu de continuer le grand travail entrepris par Louis le Gros et poursuivi par ses héritiers, livrent le territoire à Tanarchie des partis ennemis et à la conquête étrangère ; mais le règne de Charles VII sauve la France, et le roi de Bourges, comme l'avaient appelé les Anglais, fait reconnaître son autorité jusqu'à Bordeaux et Bayonne.
Louis XI, successeur de Charles VII, venu à la suite d'un véritable rétablissement de la royauté française^ donna à cette France, que l'étranger avait déchirée, un nouveau et glorieux développement, en y réunissant la Provence, le Maine et l'Anjou, la Bourgogne, la Franche-Comté, la Picardie.
Le mariage de Charles VIII, fils de Louis XI, avec Anne de Bretagne, réunit cette grande province à la France. Louis XII, en épousant la veuve de Charles Vlil, la lui conserva : l'œuvre des successeurs de Louis le Gros était complète.
A dater de Louis XI, d'ailleurs, l'existence comme la grandeur de la monarchie sont assurées : jamais on n'a-
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JOJLL TU ine amin pîu» impituyoiaîe* — Bâos ne ^oolo&s rûaL ^nsdnier* — matm jossi. fba& Same^ iSf^ajet sur la JetHCuîikî* juDabi {witidipie pins pcne^innie rêcairter, ji liiitfiiiiiisr. pour wa^ liire^ çiaïuiL eiIe ce ficofait Vé-
fiûiri U iuami iï la France le Béom et h Xa^arre: Liais UT. te BuabiâiIuiL. l JLâoce. le 5h€raaî&. en loi nauiant Tirtui» el la Fnmi&e-iliuslié : Laoîs XT, «ifin, lîi Limine^ in uicse et le dudiê »& Ear.
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