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LA ROYAUTE. — LES COMMUNES

Cependant, il y avait un autre moyen encore de faire la carie de France, c'était d'opposer une première force, une force partout répandue, locale, à la féodalité, locale ellemême; car les adjonctions successives de provinces, par les mariages ou les conquêtes, la politique ou par les armes, le développement territorial n'auraient pas suffi; la lutte, dans une société aussi remuante, aussi indépendante, que rétait dès Torigine la société féodale, pouvait recommencer, comme en effet elle se renouvela souvent et longtemps.

Or, le point de départ de celte pacification nécessaire, et de cette première organisation de la société française, fiit rétablissement des communes que nous avons déjà signalé sous Louis le Gros, des communes sur lesquelles nous venons de voir Louis XI s'appuyer.

En favorisant, en développant l'esprit communal, la royauté française enlevait des sujets aux princes de la féodalité, elle formait une classe nouvelle, qui, dans les villes, surtout, allait tenir en échec cette féodalité guerrière : cette nouvelle classe, était la bourgeoisie.

C'est là un grand et vieux fait, un des plus importants de l'histoire de France, qui a aujourd'hui plus de sept cents ans de date, puisqu'il remonte au douzième siècle.

On sait quels furent les privilèges des villes affranchies sous le nom de communes, l'élection de leur maire, de leurs échevins, qui étaient ses conseillers, le droit de se réunir, de se défendre, d'avoir des troupes et une bannière : en même temps qu'il y avait là une tradition du régime municipal romain, c'était une espèce de féodalité bourgeoise avec le principe de l'élection.

Nous n'avons pas à suivre ici les communes de France des villes et des campagnes dans les variations du régime

1» CflAPlTRE IX.

BouTesiu qui \enail servir de contre-poids à la féodalité, apivs lui avoir d'abord résisté par les armes, et soutenir h ropiulê coaune on le vit, sous Pfailippe-Auguste, à la bsitMUe de Bouvines K Nous devons, dans le cadre que nous ne voulons pas dépasser, nous borner à de simples RHbctlious quant au régime communal, montrer surtout It poial de départ, en attendant que nous ayons à marv{iier le point d'arrivée. L*origine de la commune, son ré- 5«Ilat« qui doit rester et qui restera, la bourgeoisie, voilà iV qui doit d'abonl nous occuper.

A iS^lè de ce grand iiîtcommnnal, qui ouvrait la porte à b formation de la bourgeoisie et à Témancipation des $^ik suivant ces bdles paroles de Louis le Hutin, qui uHibil que les seigneurs « prissent exemple de lui, et qu ib nuiieuas^ent leurs serfs à cette firanchise qui appar- Ik'ttt à chacun de nous par nature: » il y a un autre fait, U^ml I origine remonte à Louis le Gros, quand ce prince ;UtrtW;j( au\ juges établis par le roi le droit de réformer L"^ 55vHiKnK^ dte^ juges féodaux.

La ctail le principe de cette magistrature, qui donna le ('Ju^ haut dôx^oppement à la bourgeoisie et au pouvoir \ i\iK dans la société et dans FÊtat, en faisant entrer la |KUlîo la plus éininente de la bom^eoisie dans la grande

^ A|^^ \tHto l«»t:ulle. Ptttlippe-A«$:aste partagea le butin aux mi- Ih>^ \kNS i\muuuiKr$^ et à clkKune de ceUes-d une partie des prisonluoix ol kU'$ )viauùère:>. Quoique les dieraliers* comme on appelait a\^^ U'^ ih^ks. eu5$^U tinillaninient comlnttu, cette politique de l^luli^^H^Au^u^te est ÊKÎle à compraiitre : les communes offraient à \i\ i>\v»uU^ une toive militaire nouvelle, distincte de Fanciaine féo- \\i\y\U\ iudo|Hnui;uite. NoitsaTons déjà vu Louis le Gros préférer corn- Imttiviiviv « (» noiutHvu>^ année du bienheureux saint Denis, si ôé^ v\nuv A lu i\mu>um^: » 1 abt>aye et la commune, deux grandes alliées iUv» ivis do t'ramv. y?iote de raHienr.)

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