U FRONDE. — LOUIS XIV
rinfluencc française en Europe, de réorganiser le gouvernement et Tadministration : le silence politique imposé au parlement de Paris fut le 18 brumaire de Louis XIV : c*était, il ne faut pas l'oublier, le silence imposé à l'esprit et aux désordres de la Fronde.
A la faveur des guerres de religion on avait vu des grands se servir de la bourgeoisie et du peuple pour s'emparer de Tautorité, de sorte que Thistoire de France et loute la politique de la monarchie étaient tournées, pour ainsi dire, par les Guises, au nom du plus grand des intérêts, sans doute, l'intérêt religieux, et que, par une contradiction déplorable de toute notre histoire, Thérésie étant maîtresse de l'héritier légitime de ce trône que l'Église avait béni et raffermi, qu'elle avait soutenu dans ses luttes contre la féodalité ; c'étaient des grands seigneurs féodaux qui voulaient se servir de l'Église, de la bourgeoisie et du peuple pour fonder une dynastie nouvelle. La Ligue, quelque éloignée qu'elle soit de nous, nous est familière. Combien cette violente commotion de la monarchie, qui avait précédé Tavénement même de la maison de Bourbon, ne devait-elle pas Têtre à Louis XIV? La Fronde s'était chargée de la lui rappeler, de coaliser les influences diverses, celle du parlement d'abord, si
ment du cardinal de Richelieu et pendant la minorité de Louis XIV : les armées espagnoles toujours sur les frontières, quelquefois dans l'intérieur ; le danger continuel d'une invasion ; les dissensions intérieures poussées au comble, la guerre civile, le gouvernement faible et décrié au dedans comme au dehors. . En un mot, la société était dans un élat moins violent, peut-être, mais cependant assez analogue au nôtre avant le dix-huit brumaire. C'est de cet état que le gouvernement de Louis XIV a tiré la France. Ses premières victoires cnt fait l'effet de la victoire de Marengo : elles ont assuré le lerrilo-re •et relevé l'honneur national. •
ni cBAmiE un.
^«■lâîaMl à r^urîs^ ceik en peapk et cdle des grands, pour Argij^ipr 5«rtMBt an fMii«iîr le libre exercice de son inilittln^ 4ui> le À« d'un premier ministre : la Fronde, !Mfft»e <ie b ^i^awfe éê {orlement avec le cardinal Ma- <»ràu <uil W oMrtivie j ■»» année de l'autorité exercée (lur la nMsmKle l—g d Antricbe. € Temps de régence, lif«iy^ 4e InMMes;. r dèait-oii dans Tandenne monarckbie; #c. V rf»e de Lmiîs XIV soooédait précisément à «me iVj^ettkV ^:ii avait «fie fioirt tronUée, où les étrangers a\;ùett£ wHtxk prMikr des désordres intérieurs du if>^xiiiwi)ii\ ^ ie ïiarinwnl^ fût bien extraordinaire assur^rwieiiil^ avùl W^i^ «se anwe sous l'influence des é?énewiMls^ AMit 1 AKi<lem èiiit alors le théâtre, et devenu le t|martier jytnerrf de Mitefe? pretoitions qui réunissaient Wt^ KnMidew^ axait fftit h ^!iiem ÔTile; où le prince de Cv>tide $1^ jei^al datt< b bction qui a^tait la France, put $ etui^anesr de ^;jt BetitafeUKn^ tïènérale du royaume quand W ir^ était d<jÀ wajeiur. eiÉfin s «tendre arec TEspagne, etuietiùede b Iraïc^^. el rappeler ainsi les Guises 1
l¥«$ \yt état de dN^es est^ on peut le dire, le point de dèf^jirt du rv^ue de UMits XIV, Torigine directe du 5^\t!i|^>e %!e ^Htxvmemeat qu il lit prèTalcnr.
Si le priiwe île Cdndê a^ait mis la main sur le pouvoir, le piSirU^iw^ut u a\;iiit pas moins l^t, s*il est possible : il ^\^it wHilu ikuttiuer b n>3autè et b pbcer, pour ainsi Uiiw $)kHi$ sa jurt^lictiou.
Soixante députés des cours souveraines avaient délibôi'd et voté un acte ^ qui résumait toutes les conditions imites au pouvoir jxaur le parlement.
* I^îbèimlHms ;urnHê^ en I «ssemMêe lies cours souTeraioes, tenue et ci^nmieiHye en l;i damhre de Sviml-Louis. le 30 juin 1648. Hehlion des aHciennes Im françitises, l. XVH. p. 7i et suifaDtes.
La phis importante de toutes était celle qui faisait dépendre Timpôt de cette magistrature souveraine. Au lieu de ces remontrances et de ces enregistrements, que la royauté avait autorisés en matière de lois et de finances, le parlement, en vertu de sa propre initiative, voulait fonder un gouvernement représentatif à son usage, et, corps judiciaire déjà si influent par Thérédité et rétendue de ses fonctions, devenir le premier et seul pouvoir de l'État en mettant la royauté dans sa dépendance ^
On lisait dans le texte de la Charte parlementaire : « Ne seront faites aucunes impositions et taxes qu'en vertu d'édits et déclarations bien et dûment vérifiées és-cours souveraines, avec liberté de suffrages. » Or cette vérification, qui pouvait afi traîner le refus d enregistrement, était le vote même de l'impôt ^
Le parlement, pour assurer, nous ne dirons pas seulement son indépendance, mais sa suprématie, avait pris une autre précaution, celle d'enlever à la royauté le droit de créer de nouvelles charges de magistratures et de finances, sans le consentement de la cour souveraine^. Ainsi Torganisation judiciaire et financière du royaume
< L'hérédité des charges ^ parlementaires datait du règne de Henri IV. %
* Délibérations des cours souveraines y etc., art. 3 et 6. — L'article 3, punissait de mort quiconque participerait à la levée d'impôts non Térifiés.
^ Qu'il ne pourra à l'avenir être fait aucune création d'offices, tant de judicature que de finances, édits vérifiez es cours souveraines, avec la liberté entière des suffrages, pour quelque cause, occasion, et sous quelque prétexte que ce soit, et que l'établissement ancien desdites compagnies souveraines ne pourra èlre changé ni altéré. [Ihid., art. 19.)
devait i*estcr sous la main de ce grand corps, lui-même plus qu'inamovible, héréditaire.
Voilà quels souvenirs la Fronde avait laissés à Louis XIV, mêlés à celui des barricades, et de cette paix de 1649 entre la cour et le parlement, qui avait presque satisfait i toutes les prétentions de ce dernier en soumettant les afbires générales du royaume et les finances à son
Lmùs 11\\ jeune homme, est frappé de deux graves ^âsuyf^ pour la monarchie : le pouvoir jeté hors de ses xwïs^ Irmè^ par exemple, à un corps de magistrature, à iMie olinnchie judiciaire, à un gouvernement dont la liviftie avait donné Tidée, au lieu d'être à sa place, et le |MimMr tenu par un premier ministre, en présence ^iMi ra ^ui le subit. C'était là rhistoire de Tépoque de L<Mtts \II1 sous le ministère de Richelieu, et celle de la nr$!e«c^ liMane d'Autriche, où lautiffilè, si attaquée par >iL tniwAe^ $ lêlail fefsomùfiée dans Maiarin. C'est ce qui <îiigàm>e b KSol«liM de Umis UT, soo génie aidant, Àr ^yimicwr vor hé-anîse^ ci le long slcnoe politique
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