‹ Nouvelle histoire de la révolution de 1789Chapitre 67 sur 156 · LE CLERGÉ · texte numérisé non relu

LE CLERGÉ

votant, SOUS forme de don gratuit, l'impôt qu'il payait à rÉtat, propriétaire, jouissant d'une indépendance naturelle, malgré son dévouement au roi, et occupant dans le pays une place qu'un prince, même comme Louis XTV, n'aurait pu amoindrir.

Le Parlement de Paris casse le testament de Louis XIV. — Opposition du Parlement au système de Law. — Le Parlement sous Louis XV jusqu'à son rétablissement sous Louis XVI. — L'administration. — Ce qu'elle é:aii à ravênemenl de ce prince.

Ce n'est pas sans raison que nous avons cherché à faire apprécier ce qu'il y eut de personnel dans le pouvoir de Louis XIV, dans le pouvoir qui était propre à sa volonté et à son génie, dans ce qu'on a appelé son despotisme, quoique Vétat même de la société, les nécessités du gouvernement et le bon sens de ce prince missent à cette autorité des bornes que nous croyons avoir indiquées. Nous venons de voir qu'il y avait une puissance religieuse^ une règle souveraine de la société en dehors de Louis XIV, un clergé propriétaire, une éducation dont le roi ne disposait pas; nous aurons l'occasion de compléter cette élude en nous occupant de l'ancien régime; nous allons trouver maintenant un contrôle civil et légal d'un de ses actes assurément les plus solennels, et du pouvoir même qu'il laissait après lui, en même temps la preuve manifeste que l'absorption dans ce règne et dans la royauté elle-mômc de toute la puissance sociale et politique du pays, n'a jamais existé. Louis XIV meurt le 1*' septembre 1715; le lendemain le parlement de Paris casse le testament de ce prince et rentre officiellement en

Page 1