‹ Nouvelle histoire de la révolution de 1789Chapitre 74 sur 156 · L'ANCIEN RÉGIME · texte numérisé non relu

L'ANCIEN RÉGIME

composition et leur importance, surtout à Tégard de l'administration intérieure du royaume et des intendants qui en étaient chargés.

Nous touchons ici à l'organisation même de l'ancien régime, judiciaire et administrative, telle que Louis XVI la trouva.

Nous avons vu ce qu'était le parlement, nous avons à voir maintenant ce qu'était l'administration, leur place relative dans l'État et leur part dans le pouvoir civil que tous deux contribuaient à former autour de la royauté. Là est assurément l'étude la plus générale et la meilleure du gouvernement intérieur de la France sur l'ancien régime.

La composition des conseils ou du conseil du roi était alors presque entièrement bourgeoise, fait qui n'est pas nouveau dans notre histoire, quoique un écrivain éminent, M. de Tocqueville, croie devoir en faire l'observation ^

Nous ne pouvons que rappeler ici ce que nous avons déjà eu l'occasion de dire, à cet égard, en parlant du même conseil sous le règne de Henri IV, et des plaintes de Sully, qui aurait voulu y attirer les grands de l'Etat: « Princes, ducs, pairs, officiers de la couronne et autres seigneurs d'illustre extraction ' au lieu d'wn tas de maîtres des requêtes '. »

* « Ce conseil n'est point composé de grands seigneurs, dit-il, mais de personnages de médiocre ou de basse naissance, d'anciens intendants et autres gens consommés dans la pratique des affaires, tous récusables. » (V Ancien régime et la Révolution^ p. 52 )

* Voir page 365 de ce volume.

' Voir page 366. Ce que Sully reprochait à ces maîtres des requêtes, ce n'est pas tant leur naissance, que leur esprit de chicane.

tut cxirnuin.

L'oi^Disatîoo hmrçmst do conseil da roi était donc toole Mmple sous randea régime. Ainsi que nous laYons déjà fait observer en padant do r^ne de Henri IV, elle remontait au seizième siècle. Or, le conseil d'j^tat ou conseil du roi, tenait déjà une très-grande place dans radmiriislralion et le gouvernement de la France. Que ses attributions, qui paraissaient déjà si importantes à Sully, le soient devenues encore plus en se développant avec l'administration elle-même, cela devait être, et le règne de Louis XI Y, qui fut un règne administratif, tendait naturellement à ce résultat, mais ce que nous devions d'abord rappeler, c'est le personnel dont il était formé, la classe qu'il représentait dès l'époque même de Henri IV.

Nous avons vu que le conseil du roi, dans ses différonlos sections, avait à s'occuper de toutes les affaires du myuumo. C'était lui qui discutait et proposait la plupart do8 lois, lui qui fixait et répartissait les impôts*.

Ouo ra\il*il conclure de cette organisation adminislr«li\i^ si complète, de tous ces conseils délibérant ttutour do lu ixiyauté, qui ne faisait rien sans eux, qui «^vwil lo\ïjoui^ à les consulter? Évidemment il fallait quo U> ixn IWl un homme bien supérieur pour jamais IWiv piV^voloir duns le gouvernement du pays sa volonté H Wluo ot 5^\us ctMdnMe,

tVx \Hvmuu> remvgistremenl des impôts était une attrilHili\m du i^kHouhmU) en même temps qu'une nouvelle \HH%>à\M\ dV\^^uh^w> de discussiott et de contrôle, il en l>iVHuU«^il ^w l^ |HHivoîr cÎTÎl était comme partagé, au ^HMi^>à ^^5*1^ ^Mi t^xwcke le plus ordinaire, entre les

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