INFLUENCE DES LIBRES PENSEURS D'ANGLETERRE
examen, par ses sectes les plus hardies, faire la première révolution d'Angleterre, et plus tard amener la seconde. Ce pays offrit presque en même temps un autre spectacle : au milieu de la lutte des différentes sectes entre elles, une école de libres penseurs, free thinkerSj l'époque de Cromwell préparant celle des Shaltesbury et des Bolingbroke.
Dès longtemps, au reste, Tincrédulité systématique, dogmatique, pour ainsi dire, avait tendu à sortir du protestantisme.
Voltaire la rencontra en Angleterre et la rapporta en France. Avec la flexibilité de son esprit et l'ambition de son intelligence, il passa facilement d'un scepticisme de salon, qui, d'ailleurs, dogmatisait déjà même dans la bouche de Ninon, à celte incrédulité dont le protestantisme fut la première cause, et il adopta, comme ses maîtres, comme ses docteurs, les libres penseurs que le protestantisme avait produits involontairement sans doute, mais qui en étaient la conséquence logique.
LiiUicr cl Ydltaii-e. — ProtesUolisme du setnéme âècle et philosophie du di\>laiitièino. — Comment cette philosophie derait agir sur la politique. — Paroles de M. Cousin. — Le Saint-Siège.
Nous trouverons dans les faits la démonstration de cette vèritù, qu'il ne faut personnifier exclusivement ni le protestantisme ni la philosophie du dix-huitième siècle dans un homme^ malgré Timportance de ces nouveaux cht^fs de partis, qui, au milieu du christianisme, ont arl>oi\^ leur bannière contre le christianisme, et ont voulu, ^ liMu* manière^ réformer cette grande réforme.
Les idées, quelles qu elles soient, sont toujours plus puissantes que les hommes, et elles ont des courants qui les entraineut : le princi|H^ de révolte et de protestantisme avait été lance dans le nH>nde bien avant Luther, et, depuis ce m^4 : « Vous serei semblables à des dieux,» qui s^>ule\^it rintelligeuee luunaine contre Tintelligence di\iuo^ le tiui cx^utiv rintini. de h Genèse à Luther, à lr«\oi^ loutt^ W s^xle^ qui attaquent, presque dès son wi)^ith>% la religU^i qui e$l venue changer le monde, c'est l\M\io\irs la r»i:^m iW Thoinme qui veut s^issimiler à la mi^Mi de I^HU kl dominer^ IVxdur^. une lutte de sou-