‹ Nouvelle iconographie fourragèreChapitre 103 sur 138 · US L · texte numérisé non relu

US L

Anserine ambroisie, C. ambrosioides L.

Thé Su Mexique.

Grappes petites, dressées, longuement feuillées, éparses. Périgone couvrant entièrement le fruit. Feuilles claires, presque sessiles, oblongues-lancéolées, sinnées-dentées. Tige dressée, de -1 à 7 décimètres. Odeur aromatique, pénétrante, agréable.

Originaire de l'Amérique méridionale, cultivée dans tous les jardins depuis longtemps, et venant spontanément çà et là, surtout dans le Midi et dans les endroits sablonneux ; est utilisée parfois comme stimulant.

Ch. botrys L. (Piment botrys) , grappes presque nues, en panicules spiciformes ; feuilles pinnatiséquées, ii lobes obtus-sinués, odeur peu agréable, — ■ lieux sablonneux; tout le Midi jusqu'aux sommets élevés des Alpes et des Pyrénées ; sert parfois à des infusions béchiques.

Ch. album L., grappes compactes, presque nues; feuilles farineuses en dessous, oblongues, sinuées-dentées, les supérieures linéaires-aiguijs , — espèce à variétés nombreuses, et l'une des plus répandues partout, dans les champs, aux bords des rivières, dans les décombres, au pied des murs, etc.

Ch. opulifoHum Schr. ; Ch. virideh.., grappes très petites, interrompues, presque nues ; feuilles blanches pulvérulentes en dessons, arrondies en ovales, élargies, presque trilobées à lobe moyen obtus , — espèce très répandue ; mêmes lieux que la précédente.

Ch. murale L., grappes rameuses, étalées; feuilles vertes, luisantes, ovales-rhomboïdales, arrondies uniformes à la base, à dents inégales aiguës , — mêmes lieux ; endroits incultes, vieux murs principalement.

Ch. vuhmria T,., grappes courtes, entièrement nues; feuilles blanches-pulvérulentes, très petites, ovales-rhomboïdales, entières; tiges isolées diffuses, de 2 à 3 décimètres ; plante très fétide dans toutes ses parties , — très commun partout, au bord des chemins, dans les lieux incultes, les décombres, les fumiers, etc.; repoussé à cause de son odeur.

Anserine polysperme, Ch. polyspevmum L.

Gi-appes lâches, allongées, feuillées presque jusqu'au sommet. Périgone à divisions étalées, laissant le fruit libre. Feuilles parfois rougeâtres, entières, ovales ou lancéolées, obtuses. Tige rameuse de la base, à rameaux couchés diffus ou ascendants. Odeur nulle.

Dans les mêmes lieux que les précédentes espèces : champs, jardins, sables, bordsdesrivières, lieux incultes, etc., et l'une des plus répandues, à cause de l'abondance de ses fleurs, qui se forment et s'ouvrent toute l'année, en donnant une grande quantité de graines qui se dispersent partout. Dans les contrées oii l'on sarcle les champs, elle fournit des fanes que l'on donne aux ruminants; quelquefois on en mange les feuilles comme les épinards.

Ch. glaucum h., grappes simples, courtes, dressées contre la tige ; feuilles blanches farineuses en dessous, oblongues, obtuses, sinuées-dentées, à dents écartées; tige couchée ou ascendante, de 1 à 4 décimètres, — dans l'Ouest, le Centre et. l'Est, mêmes lieux que les précédents; quelquefois brouté par les grands bestiaux.

IMIlÎNOl'ODl'lUS. G(Jl

ANSEKiNii Bun-Henui, Cil. IJoHUi-llcnricuii L.

ToiUe-Bonne, Ëpinari sauvage, Anserine haalée. Patte-d'oie triangulaire, Sarra7i, Serran, Perron.

Grappes courtes, rmes, en panioule trfes étroite, serrée à la buse ; (leurs inrérieuros des glomévules à 2.3 étamines. Feuilles pulvérulentes, longuement pôtiolées, triangulaires-liastécs ou sagittées, h boi'ds ondulés, les supérieures lancéolées. Tigos dressées ou ascendantes, de 2 ii 8 décimètres, vivaee.

MSmes lieux que les précédentes espèces et jusque dans les vallées élevées des Alpes ; se montrant aussi dans les prairies, dans les prés do montagnes, ou, n'étant pas recliercliée dos bestiaux, elle doit être détruite. IMen que fade et insipide, dans les montagnes où elle croît naturellement, on en mange souvent les feuilles eu guise d'épinards.

A ce même genre appartient le Quinoa (Ch. quinoa Willd.), plante du l'érou et des plateaux élevés des Cordillières, et dont les semences, en l'absence d'autre céréale, constituent la principale substance farineuse consommée par les habitants du pays. Dans les sols riches on pourrait l'utiliser comme fourrage vert, qu'il fournit en grande abondance, et qui serait excellent pour les vaches.

Genre liOUBIEVA. — ROUBIEVA Moq.

Périijone renflé en godet, à 5 divisions courtes ; — étamincs 1.5, k filets gros et comprimés ; — fruit enfermé dans le calice, non adliérent ; péricarpe membraneux.

fi. muUilida Moq.; Ch. mullipdum L., grappes feuilk'es, eu panicule étroite; feuilles pinnatisëquées multifides, à segments étroits ; tige couchée ; odeur agréable , vivaee, — diverses régions du Midi.

Genre BLITE. — BLITUM T.

Fleurs rarement polygames, vertes, puis rouges, en glomérules solitaires, formant un loug épi ; — pêrigone à 3.5 divisions , gonflées et charnues à la maturité ; — étamines 1.5 à filets filiformes ; — sitjle 2, divergents ; — frtiit comprimé, enveloppé par le calice bacciforme, rouge à la maturité, semblable aune fraise; péricarpe membraneux; graine verticale, comprimée, à test crustacé. — Feuilles pétiolées, triangulaires, aiguës ; tige dressée, très rameuse. — Plantes glabres.

Espèces annuelles, peu nombreuses, habitant les mêmes lieux que les Ansevines ; fades, mangées par les bestiaux, mais non recherchées.

B. virgalum 'L. ( Epinard fraise), fleurs en longs épis feuilles jusqu'au sommet; feuilles brièvement pétiolées, profondément dentées; de 3 à 6 décimètres, — décombres, bords des chemins, etc., jusqu'aux sommets les plus élevés des Alpes, des Pyrénées, etc.

B. capitatum L. (Arroche fraise), épis interrompvis, non feuilles au sommet; feuilles plus longuement pétiolées, presque entières, — voisinage des habitations; les feuilles et fi'uits servent aux usages de la table.

3« Tritou. — OA.3MI»H;OïtOS>IEES.

Fleurs hermaphrodites , rarement polygames par avortement , toutes semblables. Graine à tégument simple. Embryon annulaire , extraire. Albumen central, abondant. — Feuilles linéaires. Tige continue.

6G2 CHÉNOPODÉES.

( Gi-aiue horizontale — Périgone à 5 dents apiieudiculées . . . KOCHIA.

Péi'ig. à 4 dents inégales — Embryon vert . Camphorosma. Périgone monophylle — Embryon blanc, Corispekmum.

camphoiiosmij:es{

Graine verticale!

Genre KOCHIA. — KOCHIA Roth.

Fleurs en glomérules axillaires , formant des épis allcngés ; — périgone en godet, à 5 divisions appendiculées sur le dos ; — étamines 5, exsertes ; — fruit déprimé, coriace, recouvert par le calice. ■ — ■ Tige rameuse.

A', prostata Schiai.; Salsola prostala L., épis linéaires; périgone à aile membraneuse, en étoile; feuilles planes, aiguës; tige ascendante, à rameaux effilés, de 3 à 5 décimètres; vivace, — commun dans toute la région méditerranéenne, abonde parfois dans les prairies voisines des côtes, où il se mêle aux herbes que consomment les animaux ; recherché des moutons.

K. arenaria Koth., épis laineux; périgone très hérissé; feuilles filiformes, poilues et ciliées; tige à rameaux étoiles; annuel, — champs secs et régions sablonneuses de l'Est, voisinage des sources salées, où les animaux le recherchent.

K. scoparia Sohrad., périgone à aile trilobée ; tige à rameaux, dressée, — usitée pour faire des balais et pour la montée des vers à soie.

fi', hirsuta Nolte, épis larges, hérissés-laineux ; annuel, — bords de la Méditerranée.

Genre CAMPHRÉE. — CAMPHOROSMA L.

Fleurs solitaires à l'aisselle de bractées-linéaires, en épis allongés, étroits; — périgone tubulenx, à 4 dents inégales ; — étamines 4, saillantes ; — style 2 ; — fruit comprimé, renfermé dans le calice non modifié ; péricarpe distinct.

C. monspeliaca L., fleurs blanchâtres ; feuilles très petites, linéaires, alternes ou fasiculées ; tiges sous-frutescentes, étalées-ascendantes, de 2 à 3 décimètres ; plante velue-tomentense, exhalant, quand on la froisse, une forte odeur de camphre, — commun dans les lieux sablonneux et incultes du Midi, surtout dans la région méditerranéenne ; ses feuilles acres, employées quelquefois pour préparer des infusions sndoritiques.

Genre CORISPERME. — CORISPERMUM A. Juss.

Fleurs solitaires, en épi lâche ; — périgone à 1.2 divisions scarieuses ; — étamines 1.5 incluses ; — fruit nu, ailé; péricarpe adhérent h la graine.

C. hyssopifolium L., feuilles alternes, 1 à 3 décimètres; annuelle, — lieux secs du Midi.

CHÉNOPODÉES. 663

4' Triton. — SA-LICORNIEES.

Fleurs hermaphrodites, rarement polygames, enfermées dans des alvéoles du rachis, toutes semblables. Tige articulée. — Feuilles nulles. Un seul genre indigène.

Genre SALICORNE. — SALICORNIA T.

Fleurs par 3 dans des cavités situées à la base des articles, formant des épis serrés ; — périgone ventni, tétragone; — étamines 1.2, exsertes ; — styles 2 ; — (ruil comprimé, enveloppé par le calice aeorescent, charnu, quelquefois brièvement ailé. — Tige dressée, ligneuse.

Un petit nombre d'espèces, croissant sur les bords de la mer, dans les marais salés et où on les recueillait autrefois pour en obtenir la soude par incinération ; sont recherchées aussi par les bestiaux.

s. macrostachya Moric, épis cylindriques; cavités florifères imialvéolées, triflores ; tige rameuse, à articles aussi larges que longs, de 3 à 6 décimètres, — bords de la Méditerranée.

S. frutinosa L., cavités florifères, à 3 alvéoles uniflores ; tiges multiples, à articles plus longs que larges, — bords de la Méditerrannée et de l'Océan ; assez commune.

S. herbacea L., épis quadrangulaires ; 3 alvéoles uniflores; calice ailé; tige à articles comprimés, allongés, rameuse dès la base, — bords de la mer, marais salés, voisinage des salines de l'Est ; rechercliée de toTis les bestiaux qui la broutent quand ils la rencontrent, elle est utilisée aussi, quelquefois, comme potagère.

Triton. — SAI-iSOLE3BS.

Fleurs hermaphrodites ou polygames. Embryon central, en spirale. Albumen extérieur, peu développé et bipartite, ou nul. — Feuilles linéaires. Graine horizontale, à tégument simple. . . . Salsola.

SALSOLEES

( Graine verticale, à tégument double Suœda .

Genre SOUDE. — SALSOLA Gjertn.

Fleurs solitaires ou géminées, presque enchâssées à l'aisselle des feuilles, avec 2 bractées ; — périgone à 5 divisions ; — étamines 5 ; — style simple, allongé, à 2 stigm.ites ; — fruit enveloppé par le calice ; péricarpe sec ; — graines sans albumen. — Espèces annuelles.

Un petit nombre d'espèces venant sur les bords de la mer, et remontant plus ou moins le long des fleuves; elles constituent les principales plantes marines que l'on brûlait, autrefois surtout, pour en retirer la soude. Elles sont aujourd'hui mangées par la plupart des bestiaux.

6(34 BASELLiiKS.

Soude commune, .S. soda L.

A'iid. Snlieoltj Salicor, Salsoeie, Herbe nu verre, Marie vulijaire, Boncar.

Kloiirs tris distiintos sur In tigo ot las rameaux, ontourées do bractijes qui les dépassent longuomont. Fouilles opposiSes, larges il la base, demi-cnibrassaiites, teimiiiées par une soie mollo. Tigos lisses, glabres, diffuses et rameuses h la base, rougeâtres, de 3 i H décimètres.

Très abondante sur les bords do l'Océan et surtout de la Méditerranée, d'où elle remonte dans les prairies voisines, la Soude est cultivée sur les bords des étangs salés, et cette culture fournit un bon moyen do débarrasser de sel les terres qui eu contiennent avec excès. Elle est mangée par tous les bestiaux, surtout par les moutons, et ses graines, dans quelques localités, sont quelquefois données au bœuf de travail, qu'elles maintiennent en force et en sauté.

S. k(i/iL., Heurs en épis serrés; bractées longues, épineuses; périgone ailé; feuilles subulées, épineuses ; tige ii rameaux coucliés ascendants , — mêmes lieux ; remonte le long des cours d'eau jusque dans les Alpes et les Pyrénées.

S. Iragus L. , feuilles très fines, tige dressée, etc., — variété de la précédente.

Genre SU^DA. — SU /EDA Forsk.

Fleurs axillaircs, sessiles; — périgone à -5 divisions ; — ctamines 5 ; — style nnl, à 3 stigmates ; fruit enveloppé par le calice, charnu, épais, bacciforme ; — graine à tégument double. — Feuilles linéaires, cylindracées.

S. fruticosa Forsk., Salsola fruticosa L., tige ligneuse, de 4 à 12 décimètres; — S. maritima Dum., Chenopodium maritimum L., tige herbacée, de 2 à 5 décimètres; — S. setigera Moq., tige herbacée, d'un vert rouge.ître , — espèces venant au bord de la mer, et ayant les propriétés des Soudes, ainsi que leurs usages.

Famille des BASELLÉES Ad. Bbong.

{Caracl. génér. des Chénopodées). Fleurs pédicellées, munies de bractées persistantes souvent ailées; — étamincs périgynes, à anthères sagittées. — Feuilles pétiolées ; — liges peu feuillées, souvent grimpantes et volubiles à droite.

Plantes herbacées, de l'Amérique et de l'Asie tropicale, ayant fourni à

nos contrées quelques espèces potagères :

Le Basella rubro L. (Epinard rouge, E. d'Amérique, Brède), à fruit bacciforme, noir, et feuillage ronge; — le B. alba (Epinard blanc), — plantes alimentaires dans la Chine et dans l'Inde, et importées depuis longtemps en Europe, où on les mange comme les épinards.

ISUlluciis tuberosus Loz. (Ulluco), fenilies entières, eordiformes; tige rameuse; racine vivace, produisant des tubercules souterrains, globuleux, volumiueux et de couleur jaune , ■ — plante originaire du Pérou, introduite en France en 1848, et proposée comme succédanée de laPomme de terre ; pourrait être utilisée pour la nourriture des porcs.

AMAHANTIfAOliliS. 665

Famille des AMARANTHACÉES li. Hit.

{Caract. génér. des Ghénopodées). T^'^ewr^ pourvues (le 2.3 bractées scarieuses ; — périgove libre, à 3. .5 divisions, péUiloïde ou searieux ; — fruit quelquefois déhiscent ou baccU'orme, parfois polysperme ; — graine à tégument double, à euibryon courbé et albumen central.

P'amille comprenant des plantes principalement tropicales , en petit nombre dans les contrées tempérées, et manquant absolument dans les pays froids. Plusieurs espèces contiennent des principes mucilagineu.x qui les font ranger, dans les pays où elles croissent, parmi les plantes alimentaires et émollientes. Dans nos contrées, les espèces indigènes, peu nombreuses, se multiplient à l'excès dans le voisinage des lieux habités, et souvent infestent les cultures, d'où il faut les extirper en les arrachant avant la floraison. Plusieurs espèces exotiques sont cultivées pour leurs fleurs rouges en panicules pendantes ou en crête. — Les espèces de nos contrées se groupent dans deux genres.

Genre AMARANTHE. — A31ARANTHUS L.

Fleuis polygames monoïques, vevdùtres, à 3 bi'actées. — Feuilles alternes, simples, pétiolées, ovales rhombo'idales ; — tige rameuse. — Plantes herbacées.

A. blitum L., grappes inteiTompues et feuillées, éparses ; périgone à 3 divisions lancéoléesaignës ; étamines 3; fruit presque globuleux, indébiscent ; feuilles petites, souvent tacbées de blanc; tige forte, rameuse dès la base, glabre; annuel, — répandu partout dans les champs, jardins ; au bord des chemins, décombres, lieux incultes, assez abondant, et mangé quelquefois, dans le Midi de l'Europe, en guise d'épinards ; dédaigné des animaux.

A. deflexus L., grappes tei'minales, courtes, non feuillées ; fruit allongé; tiges multiples, diffuses-ascendantes ; vivace , — lieux stériles, pâturages incultes , bords des routes, dans le Midi et l'Ouest principalement.

A. sylvestrisT)esÇ.\ A. viridis L., grappes terminales spiciformes, feuillées; fruit s' ouvrant en travers ; tige dressée; annuel, — lieux cultivés, décombres, dans toute la France.

A. albiisL., glomcrules pauciflores, formant des épis grêles, interrompus, feuilles ; plante blanchâtre, — mêmes lieux, principalement dans le Midi.

A. retrolle:rus L., grappes en panicule terminale compacte; périgone à 5 divisions linéaires ; étamines 5 ; feuilles grandes, elliptiques, d'un vert pâle; tige simple, robuste, de 3 à 7 décimètres, — lieux incultes, décombres, champs en friche et cultivés, lieux humides et desséchés en été, bords des rivières et des chemins , etc.; une des plus communes du genre.

.4. patulus Bertol., panicule Ji grappe centrale beaucoup plus longue, — Est, Midi.

Genre POLYCNEME. — POLYCNEMUM L.

Fleurs hermaphrodites, à 2 bractées ; — périgone à 5 divisions ; — étamines 3, à filets soudés ; — fruit indéhiscent.

()G6 l'IlYTdLACr.ÉKS.

p. iinfiuc L., flour» très potitos, biniiclios, solitniros ou gOraiuées ; fouillos niciuics, linéiiiiesniRui'S, imbriquiios ; tigos multiplos, coueliées ; annuel, — dans les cbamps sablonneux et pierreux, parmi les récoltes et après la moisson, dans l'Est et le Midi.

P. majM M., tige robuste, — niOnies lieux.

Famille des PHYTOLACCEES R. Bn.

(Caract. géiiùr. des Chénopodées). Fleurs à périnnlhe quel(|ïiefois double, avec 1.3 bractées; — calice à 4.5 divisions, pélaloïde quand il est seul; — corolle, quand elle existe, à 4.5 divisions très petites ; — ètamines hypogynes, en nombre égalant ou dépassant celui des sépales; — ovaires à carpelles multiples, verticillés ou soudés ; — styles latéraux ; — fruit parfois charuu, pluriloculaire. — Feuilles alternes, simples, entières.

Plantes des régions tropicales, de l'Ancien et du Nouveau-Monde, douées

de propriétés acres et irritantes, représentées en Europe par une seule espèce.

Genre PHYTOLAQUE. — PHYTOLACCA L.

Catice i\ 5 divisions rougeùtres ; — ètamines 10, insérées sur un disque charnu ; — ovaire à 10.12 carpelles soudés, à 10.12 styles courts ; — fruit bacciforme, globuleux, pluriloculaire, il 10.12 tiges nionospermes.

Phytol.vque cultivé, Ph. decandra L.

Raiain d'Amérique, MoreUe en grappe^ Herbe de la laque. Mechoacon du Canada.

Fleurs d'un rouge pâle, en grappes simples, opposées aux feuilles, allongées, pendantes. Fruit noir. Feuilles très grandes, alternes, simples, ovales, aiguës, entières. Tige rameuse, dicbotome ; de 1 à 2 mètres. Racine fusiforme, très grosse. Vivace.

Plante originaire de l'Amérique septentrionale, et depuis longtemps naturalisée en France, principalement dans les départements du Sud-Ouest, où elle se fait remarquer par un grand développement, l'activité de sa végétation. Ses feuilles, ses racines, et ses baies non mûres, constituent un purgatif violent, bien que peu usité. Ses baies mûres, employées parfois pour colorer le vin, servent, dans le Médoc, à nourrir la volaille. Les feuilles jeunes, rendues comestibles par la cuisson, peuvent aussi être mangées. La plante, cultivée dans les jardins, comme ornement, ou pour abriter les jeunes semis contre le soleil, peut encore être enfouie en vert comme engrais.

l'oi.vdONiîlis, 667

Famille des POLYGONEES Juss.

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