‹ Nouvelle iconographie fourragèreChapitre 104 sur 138 · FLEURS A ÉTAMINES T · texte numérisé non relu

FLEURS A ÉTAMINES T

Fleurs hermaphrodites ou dicliues par avortenieiil, réguhères, petites, axillaires, solitaires, en fascicules ou en Taux verticilles, formant dos ôpis ou des gi'appes plus ou moins compactes ; — pérkjone persistant, parfois coloré, accrescent ou marcescent, à 3.6 divisions, libres ou soudées à la base, ordinairement sur 2 rangs, les intérieures aloi's plus grandes, à préfloraison imbricative ; — ctamincs 4.10, insérées, sur 2 rangs, au fond du périgone ou sur un disque glanduleu.x, opposées ou alternes aux divisions du périgone, à anthères biloculaires, les externes introrses, les internes extrorses; — ovaire libre, uniloculaire et uniovulé, anguleux; — styles 2.3, correspondants aux angles de l'ovaire, à stigmates simples; — fruit sec, indéhiscent (akène ou cariopse), uniloculaire, lenticulaire ou trigone, à angles parfois ailés ; enveloppé par le périgone ; — graine dressée, libre ou soudée au péricarpe, à test membraneux ; albumen farineux, abondant; embryon droit et central ou arqué et latéral. — Feuilles alternes, simples, à bords roulés en dehors dans le jeune âge, à pétiole dilaté à la base, engainant ou soudé à 2 stipules, formant une gaine membraneuse, fermée ou fendue (ochrea); — tige droite ou volubile, souvent renilée aux articulations. — Plantes ordinairement herbacées, annuelles ou vivaces, parfois sous-frutescentes.

Famille renfermant un assez grand nombre de plantes indigènes ou exotiques, croissant surtout dans les régions tempérées de l'hémisphère Nord, se rapprochant des Chénopodées par leurs caractères extérieurs, mais s'en éloignant sensiblement par leur composition chimique et leurs propriétés. Ainsi, les Polygonées renferment presque toutes, dans leurs parties herbacées, des acides oxalique, citrique ou malique, qui leur donnent une saveur aigrelette prononcée, et les font généralement employer, à titre de rafraîchissantes ou laxatives, comme plantes alimentaires ou médicinales. En outre, la racine de la plupart d'entre elles renferment du tannin ou de l'acide gallique, qui les rendent toniques et astringentes, et qu'accompagnent parfois des principes résineux, leur communiquant des propriétés purgatives assez énergiques, utilisées de tout temps pour les usages médicaux. Enfin, le fruit de quelques espèces renferme un albumen farineux et nutritif, d'une saveur douce et agréable et propre à l'usage alimentaire. — Les espèces indigènes ou cultivées dans nos contrées se renferment toutes dans les genres suivants :

iPérig. à ti div. inég., sur 2 rangs — Embr. latéral — Cotyl. étroits, KcMEX. ,, , . (Embryon latéral — Cotylédons étroits, plans. PoLTGOsm.

Périgone )

^ s à5 divis. pq. égales|g^|j^ central — Cotylédons foliacés, plissés. Fagoptrum.

O / (Périgone à 6 divisions — Styles 3. Kheum.

^ \ Fruits à bords largeni. ailés — Embr. central!

(Périgone à 4 divisions — Styles 2. Oxvria.

l'dLViiOMiES.

Genre PATIl<>iNCE. — RUMEXL.

Hf'iiM onlinnircmont lionnapliroditos, verdàtres ou rougeritves, en faux vcrticillcs formant dos grappes ou paniculcs spicifornies, h pijdicellos minces, riiflteliis ; — périijone k (i folioles, sur 2 rangs, les 3 intiTienres plus p;rau(les, conniventes, accrescentes, parfois munies, h la base de la faco dorsale, d'une petite callositi; — étiiinines U, alternes on oiiposées aux folioles extérieures; — .ilyhs 3, riliformes, avec stigmate en pinceau ; — fruit trigone, libre, recouvert par les folioles internes qni s'appliquent à sa surface comme des valves ; — grinnes h embryon latéral; cotylédons étroits. — Feuilles glabres.

(iiMire coiu[)i'eiiant un grand nombre d'esprccs, toutes herbacées, bisaiHuioUes ou vivaces, venant partout, du rivage des mers aux limites de la régiou des neiges, dans les bois et lieux incultes, ainsi que dans les prairies et les pâturages, où elles sont parfois très communes. Vigoureuses, durcissant à la maturité, et déjà sèches lors de la coupe des foins; occupant une large place et difficiles à détruire, et, d'un autre côté, peu recherchées des animaux, elles sont, dans les prés qu'elles envahissent, plus nuisibles qu'utiles, et doivent être arrachées. Quelques espèces cependant sont cultivées, les unes, pour leurs feuilles, comme plantes potagères, les autres pour leur racine, propre aux usages médicaux.

Les Patiences se divisent en deux groupes que distinguent assez nettement leurs caractères extérieurs et leurs propriétés, et qui sont : les Patiences ou Parellps et les Oseilles.

lor Groupe — Patiences ouParelles. — Fleurs le plus souvent hermapbrodites ; styles libres ; feuilles atténuées, arrondies ou cordiformes à la base ; les radicales grandes, longuement pétiolées; les supérieures plus petites, lancéolées-aiguës ; tige dressée, rameuse ; racine jaune et odorante, d'une saveur amère, contenant du soufre. — Plantes âpres, astringentes, employées comme dépuratives et antisoorbutiques. — Rentrent dans ce groupe les espèces indigènes ci-après :

ULMEX 1'^ Groupe:

Patiences 1

' Valves fructifères ( ^ "'''"^

anssi larges que \'°"*«=^ °" «"^ P"-'""^ longues, en cœur )po"rv.deeallosités

a la base , entières rîrappes non pourv de fenill. braotéales'

Valv. pq. orbicnlair..

\A^alves dépom'vnes de callosités, ovales, i

Valves (Grapp. sans feuilles bractéal.

ItW'S entières)/-' t r- -m ^

f Valves fructireres\ (brapp. poiirv. de feuill. bract.

plus longues que 1 ;

larges , pourvues

de callosités ,

Valves (Cîrapp. pourv. de feuill. bract dentées { à la base

\Grapp. sans feuill. bractéal

éal. j

Page 1