‹ Nouvelle iconographie fourragèreChapitre 106 sur 138 · I., Jiq · texte numérisé non relu

I., Jiq

Ail.

Ira

Du), AM.

Euphorbe réveille-m.4tin, E. helioscopa L.

Ombelle i\ 5 rayons tri-bifurqués. Bractées semblables aux feuilles, plus larges. Capsule à coques lisses. Feuilles obovées-cunéiformes , arrondies ou échancrées au sommet, les supérieures plus grandes. Tiges simples, de 1 à 4 décimètres.

Très abondante partout, dans les lieux cultivés, vignes, jardins, cbamps , surtout quand le terrain est un peu humide. Son suc, très acre, est employé quelquefois pour cautériser les verrues.

Euphorbe a verrues, E. verrucosa L.

Ombelle à 5 rayons courts, ].2 fois bi-trifm-quées. Bractées obovées obtuses, larges, arrondies à la base. Capsule à sillons superficiels, couverte de tubercules cylindriques. Feuilles elliptiques, obtuses. Tiges simples, nombreuses, formant buisson, frutescentes h la base, de 2 i\ 3 décimètres.

Très commune aussi partout, dans l'Est, le Centre et le Sud-Ouest principalement, venant le long des haies, des chemins, au bord des rivières, dans les bois, les prairies et les pâturages humides, oti les chevaux au printemps en broutent les jeunes pousses.

E. hyberna L., ombelle à rayons allongés, capsule très grande, — bois et vallées des montagnes du Centre et des Pyrénées.

E. pilosa L., ombelle ample, capsule velue ; feuilles grandes, velues sur les deux faces : tige

686 KUPHOnBIAGÉES.

forto (lo 3 i\ G (li^oinuMros, — cmimume dnns les bois Cdiivorts, les lio)ix luimiJos des forOts du Midi, do rOiiost ot du Contre.

B. jilalijiihijllos I,., ombollo ù rnyons nllongés, trifurqiiés, 1.2 fois bifurques, bractées trianffiilniros; OKpsulc converto do tubercules (irroudis ; feuilles petites, laueùolûos-aiguës, étnlées; tiEO do 3 il 10 décimttros, — partout, parfois très commune, le long des liaies, des fossés, des niisscanx, dans les champs humides en friches.

E. tIricla'L., plus petite, plus grêle, dans toutes ses parties, — mêmes lieux.

E, du/oisL. , ombollo 11 rayons grêles , bractées triangulaires; feuilles allongées lancéolées, obtuses, les inférieures obovées ; tige de 2 ii 4 décimètres, souche horizontale, — bois couverts dos montagnes; broutée parles animaux quand elle est jeune.

Euphorbe des marais, E. paluslris L.

Turbith noir.

Ombelle h r.ayons nombreux, tri-bifurqués. Bractées obovées, jaunes. Capsule grosse, ii lubcronlos arrondis. Feuilles oblongues-Iancéolées, obtuses, les raméales plus étroites, rapprochées. Tige épaisse, rameuse, de H i\ 12 décimètres..

Très commune partout, au bord des eaux, des fossés, dans les prés humides et marécageux, où elle forme souvent de larges touffes auxquelles les animaux ne touchent jamais; aussi nuisible par sa mauvaise qualité que par le grand espace qu'elle occupe ; à détruire en piochant profondément ses racines.

E. GerarJiana .lacq., bractées rhomboïdales, en cœur; capsule couverte de papilles; feuilles linéaires, dressées, rapprochées, celles du verticille ombellaire ovales ; tige presque ligneuse, de 2 il 5 décimètres, — commune dans les lieux incultes, bords des routes, champs sablonneux et peU.uses sèches des montagnes ; est épointée, quand elle est jeune, par les chevaux.

Euphorbe a feuilles de cyprès, E. cyparissias L.

Petite Esule, Bhubarbe de paysan.

Ombelles h rayons nombreux, grêles, allongés, 1.2 fois bifurques. Bractées réniformes, en coeur, obtuses, jaunes. Capsule à coques couvertes de papilles. Feuilles linéaires, très étalées, rapprochées, sétacées sur les rameaux non florifères. Tiges divisées au sommet en rameaux feuilles nombreux, de 15 à 30 centimètres. Plante glabre, d'un vert clair.

Une des plus printanières du genre, cette espèce, très répandue partout, vient dans les lieux incultes, au bord des chemins et des champs, le long des rivières, sur les coteaux secs et arides, sablonneux ou calcaires surtout, dont elle recouvre parfois de vastes étendues. Ses propriétés irritantes la font employer parfois soit comme vésioant, soit pour remplacer l'ipécacuanha ; néanmoins au printemps, quand elle est très jeune, les chevaux et les vaches la mangent, mais sans la rechercher.

E. csula L., bractées en cœur, mucronées ; capsule à coques chagrinées; feuilles oblongues- Iancéolées ; tiges dressées, nues inférieurement, de 3 à 8 décimètres, — très commune aussi, dans les lieux secs et incultes, les coteaux, où elle abonde parfois en couvrant des espaces considérables, ou en formant des touffes très denses.

E. serrata L., ombelles Ji 3.5 rayons, 1.3 fois bifurques; bractées larges, en cœur ; feuilles très inégales, aiguës, mucronées, bordées de dents fines, écartées, les caulinaires supérieures ovales, larges, les inférieures et les raméales linéaires ; tiges striées, de 2 à 4 décimètres, . — commune au bord des routes, dans les champs et pelouses du Midi.

E. exigua L., bractées lancéolées-linéaires ; capsule lisse ; feuilles linéaires, entières, dressées ; tiges grêles, de 5 ii 20 centimètres, — commune dans les lieux cultivés et champs en friche ; broutée, quand elle est jeune, par les chevaux.

E. falcataL., bractées ovales rhomboïdales, larges, aouminées; capsule à coques légèrement carénées ; feuilles oblongues, longuement atténuées à la base, aiguës, les inférieures plus petites, obtuses, spatnlées ; tige de 1 Ji 3 décimètres, — mêmes lieux que la précédente ; très commune.

EIJIMHIII/JIACliKS. ()H7

f. sulcala Dol., I)ractées liuic6oIijes ; Icuilloa linûiiiros, tronruiijes au sommet, 4 (i 1 iV^cimi/trea, — moissons du Midi.

EuPirURDE DES VIGNES, E. pCpluS ïj.

OinLelles à 3 rayous, plusieurs ibis bifurques, l'ractt'es ovales, apioulées. Capsule lisse, glabre. Il coques légfcrement ailées. Feuilles pétiolées, (îpaisses, obov(!os, arrondies ou légèrement émarginijes au sommet. Tige rameuse, se terminant par une ombelle, de 1 Ji 3 décimfctres.

Trts commune dans tonte la Franco, et venant dans tous les lieux cultivés, vignes, champs, jardins, sur les décombres, etc. Les cbevaiix, quand elle est jeune, en mangent jusqu'à la racine; mais les autres bestiaux n'y touchent point.

E. segetalis L., ombelle à 5 rayons, bractées réniforraes; feuilles linéaires-aiguës, réfléchies, aolles du verticille omhellaire plus larges ; tiges rameuses au sommet, — cultures de tout le Midi ; broutée, quand elle est jeune, par les animaux.

Euphorbe des buis, E. sijlvaiica Jacq., E. amygdaloidcs L.

Ombelle h 5.10 r-ayons, braotées-réniformes soudées à la base, par paires. Capsule glabre. Feuilles obovées-oblongues, les caulinaires supérieures plus grandes, les inférieures longuement atténuées en pétiole, très rapprochées, presqu'en rosette, passant l'hiver. Tiges sons-frutescentes, de 3 à 6 décimètres.

Une des plus répandues dans les bois, lieux ombragés, broussailles, saussaies, le long des haies, de toute la France.

Ë. characias L., capsule velue ; feuilles obovées acinninées, très rapprochées au sommet, toutes persistantes ; 4 à 10 décimètres, — coteaux arides dans tout le Midi.

Euphorbe épurge, E. latlnjris L.

Ombelle grande, à 4 rayons bifui'qués ; à branches souvent avortées ; bractées ovales, oblougues, très aiguiis. Capsule très grosse, lisse. Feuilles nombreuses, opposées en croix, oblongues-lancéolées, obtuses, étalées, d'un vert glauque. Tige simple , forte, rameuse au sommet, de •5 à 10 décimètres.

Espèce propre aux provinces méridionales, venant dans les lieux cultivés, les vignes, au voisinage des habitations, le long des haies, des chemins ; très acre, elle est employée parfois comme substance vésicaute ou rubéfiante ; ses graines renferment une huile grasse très purgative qu'emploient également, en les pilant et en les mêlant à un liquide, les habitants des campagnes ; mais vu l'énergie de ses propriétés, on la réserve surtout pour les usages delà médecine des animaux. Est cultivée, dans les jai-dins du Nord, comme plante médicinale.

E. chamxsijccL.. fleurs petites, solitaires ou alaires ; feuilles snborbiculaires ; tiges couchées, grêles, rameuses , — lieux cultivés du Midi, commime dans la vallée de la Garonne.

Genre MERCURIALE. — MEBCURIAUS L.

Fleurs ordinairement dioïques, verdâtres, axillaires ; — •périgone il 3 divisions profondes ; — étamines 8.12, dans les fleurs mâles, et 2 sans anthères dans les fleurs femelles; — ovaire biloculaire, à 2 styles bifides ; — capsule à 2 coques s'ouvrant avec élasticité. — Feuilles opposées, pétiolées, à stipules très petites. — Plantes ii suc aqueux non lactescent.

Un petit nombre d'espèces très répandues dans les lieux cultivés, et dont le suc irritant nuit aux animaux, ce qui doit les faire rejeter des lieux où elles se propagent.

688 Hi l'iiiuiiii.vciiKs.

MnncuniALK annuelle, /)/. annua L.

Orlie biUarile, Fvirole. Foiriole, Foiraode. Caiiuenlit, Cagarelle, Vinnole, Virpieltr, Itmtibuge, Mervorrl,

Sfarquois, Lu:olle, Leusette.

FIcnrs niùlos cii f;lonu''rtilo3 riSunis nu sommet d'un pédoncule commun capilliiire, plus long que li\ feuille ; fleurs femelles, solitniros ou géminées, presque sessiles. Capsule hérissée. Feuilles d'uu verl pâle, ovules-lancéolées, arrondies h. la base, crénelées-dentées. Tige molle, noueuse, à rameaux opposés, de 2 i\ 3 décimètres. Annuelle.

Espèce très commune partout, surtout dans les lieux cultivés, jardins, cl.amps, vignes ; elle répand une odeur désagréable qui disparaît par la cuisson ou la dessiccation ; provoque la diarrliée cliez les animaux. Les chèvres seules la mangent il l'état frais ; mais desséchée ou cuite, elle est prise par les cochons et les vaches. Elle est quelquefois employée pour préparer des lavements laxatifs.

^f. lomeiUosa L., tige ligneuse, toute la plante blanche cotonneuse, — lieux incultes du Midi.

M. corsica Coss., tige ligneuse, plante verte, — Corse.

Mercuriale vivace, M. perennis L.

Mercuriale des bois, M. sauvage, M. des montagnes. Chou de chien. Brou de chien.

rieurs mâles en petits glomérules, sur un long pédoncule commun ; fleurs femelles solitaires, longuement pédoncnlées. Capsule grosse, poilue. Feuilles grandes, d'un vert foncé, elliptiques aigui'S, dentées-crénelées, très rapprochées au sommet. Tige herbacée, simple, nue inférieurenient, de 2.3 décimètres. Souche rampante.

Plante répandue partout, dans les bois frais et ombragés, au fond des vallons, le long des haies, dans les prairies élevées ; l'epoussée de tous les animaux, elle est dangereuse surtout pour les moutons ; mais en se desséchant, elle perd ses propriétés nuisibles et devient bleuâtre. Etant précoce, elle est flétrie et a cessé de nuire à la récolte des foins.

if. ambigua L., Heurs monoïques, les m^les et les femelles mêlés, portées sur des pédoncides distincts et très courts, agrégées par 3.5 à l'aisselle des feuilles; feuilles petites, lancéolées, dentées ; tige herbacée, rameuse ; annuelle, — lieux cultivés du Midi.

Dans cette famille nous nous bornerons k citer encore,

Espèces indigènes ou acclimatées :

Le KiciN, Bicinus communis L., plante arborescente en Afrique et herbacée en France, — cultivée comme plaute d'ornement et dont la semence fournit l'huile purgative si communément employée sous le nom i'huile de ricin.

Le Tournesol, Crozophora linctoria .Juss.; Croton tinctorium L. (Maurelle), indigène dans le Midi, — fournissant la couleur bleue qui sert à colorer les papiers grossiers, les toiles communes, et employée en chimie comme réactif.

Le Buis, Buxus sempercirensL., distingué du reste de la famille par l'absence du sue laiteux, — venant naturellement dans les bois des montagnes , cultivé pour bordures dans les jardins, et fournissant, outre ses feuilles amères et purgatives, nn bois utilisé pour la gravure et la tabletterie.

Espèces exotiques :

Les Euphorbes d'Afrique, si remarquables par leurs tiges charnues, anguleuses, dépourvues de fouilles, leurs formes bizai-res et leur port, rappelant les Cactus, — ■ plantes qui fournissent le suc résineux, drastique et vésieant, employé en médecine sous le nom à'euphorbe.

Le Mancenitler, VHura crépitons, etc., — arbres renfermant un suc délétère d'une extrême énergie, à la fois caustique et vénéneux.

Le Crolon tiglium, — arbuste des llolluques, fournissant l'huile purgative et irritante connue sous ce nom ; — divers autres Crotons des Antilles et de l'Amérique tropicale, contenant un principe résineux, amer et aromatique, fournissant l'écorce tonique et excitante dite cascarille.

iiriTrciNiîKs. GHf)

Les espèces an genre Manihot,. ciiltivùes duns l'Afrique et l'Anicn'que iiitcrtrûpiciilo», et dont la vaciiiG (biinut un priiici])0 fV'Culont tiljomUuit, utilisa; dans l'iilimontation hou» Je nom de Manioc, et dont on retire lo tainocn.

Le Siphonia alastira, arbre de la (liiyaiic ot du l'n'sil, une des esIl^ceR doîit le suc desséché constitue le caoulvhunr et celle de toutes qui en fournit le plus abondainment.

Famille des URTICINEES BnoNT,.

PERISTAMINIE et DWLINIË .luss.

Fleurs diclines, petites, peu apparentes, verdâtres ; — périgonc simple à 5, rarement à 4.8 ilivisions, presque égales dans les Heurs mâles, plus on moins profondes, à préfloraison imbricative, persistant dans les fleurs femelles ; — ètamines en nombre égal et opposées aux divisions du périgone, et insérées à sa base ; à anthères bilocuiaires ; — ovaire libre , unilocnlaire, nniovnlé ; — style 2 ; — fruit unilocnlaire, monosperme, indébiscent, sec (akène), enveloppé par le périgone sec ou charnu; — graine suspendue ou dressée, à embryon droit ou courbé, à albumen charnu ou nul. — Feuilles simples, pétiolées, à stipules caduques.

Famille assez étendue, composée de plantes herbacées et ligneuses, à port très variable, dispersées dans tous les continents. Les botanistes modernes l'ont subdivisée en plusieurs autres familles, dont les caractères, peu tranchés, ne justifient pas entièrement cette distinction ; aussi nous bornerons-nous à les considérer comme des tribus de la famille principale, en les groupant comme il suit ;

Graine iJressi5e — Embryon droit — Périgone h 4 divisions UkticÉes.

'ë 1 [ Périg. frnctif. sqnammiforme — FI. en grappe. Casnabinees .

Anthèr. introrses. 1 , „, , , m '

Flenrs en chaton... MoKEEs.

p2 I lEmbryon courbé \ Périgone fructifère

p f Graine 1 / .-j 4,5 divisions ) „, ,., . „

suspendue 1 ' ^' '^urs solitaires .... Celtidees .

Anthères extrorses — Embryon droit — Fleurs fasciculées Ulmacées.

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