‹ Nouvelle iconographie fourragèreChapitre 13 sur 138 · arvensis Lam. ; 0. procurrens Wall · texte numérisé non relu

arvensis Lam. ; 0. procurrens Wall

Noms vulgaires. — Arrête-bœuf, Gare-bœuf, Epine-de-bœuf , Arc-bœuf, Bougrane , Bougraine , Bugrande, Burgave, Agavon, Agon, Tendon, Etendon, Mâche noire, Herbe-à-l'âne.

Fleurs roses, veinées, axillaires, solitaires, brièvement pédonculées. • — Gousse velue, plus courte que le calice. ■ — -Feuilles à 3 folioles ovales, obtuses, légèrement dentées en scie, les supérieures quelquefois simples. — Tiges étalées à la surface du sol, radicantes, dures, de 2 à 6 décimètres. — Souche épaisse, longue, stolonifSre. — Plante sous-frutescente, pubescente, dont toutes les parties eîihalent une odeur fétide. — Floraison de juin à septembre.

Commune dans les champs, sur les tertres, le long des chemins ou dans les prés secs, sans redouter les terres fortes et argileuses, cette espèce est broutée avec plaisir, quand elle est jeune, parles ânes, d'où le nom à'Onos, que lui donnaient les Grecs. Les chèvres, les montons, les vaches aussi, en mangent les jeunes pousses. Mais bientôt ils l'abandonnent, à cause de ses épines, qui croissent et durcissent avec les rameaux.

L' Arrête-bœuf, dont le nom indique la force des racines, capables d'arrêter la charrue, n'est point cultivé. Il constitue, au contraire, pour les terres arables et les prés, une mauvaise plante, d'autant plus à redouter qvt'elle est fort difficile à détruire. Au moment de la fauchaison, elle durcit et nuit au fourrage avec lequel elle se trouve mélangée. On a conseillé de la semer sur les lieux en pente, où ses racines pourraient servir à i-etenir le terrain.

BuGRANE ÉPINEUSE, 0. spinosa L.; 0. campestris Koch.

Fleurs roses. Gousses égalant ou dépassant le calice. Tige dressée. Souche non stonolilëre. Connue aussi sous le nom à\irrcte-bœuf , cette espèce, très voisine de la précédente, en partage toutes les propriétés.

BuGRANE N.ATRix, 0. uatrix L.

Bdgrane de columna, 0. columnx L.

BuGRANE VISQUEUX, 0. v'iscosa L.

Fleurs jaunes. ^= Espèces communes dans les diverses régions du Midi.

Genre ANTHYLLIDE. — ANTHYLLIS L.

Calke renflO, ;'i 5 délits; — corolle n (5toii(larcl reilressé, îi ailes adliérontes ii lu cavtno; slijlo coiirbi' ; — ffoussc petite, comprimée, à 1 on 2 graines, renfermées dans le calice.

Realernie plusieurs espèces, dout une principale.

ANTHYLLIDE VULNÉRAIRE. — A. VULNEnAlUA L.

NOiiis VULGAIRES. — Vulnéraire des paysans, Trèfle jaune des sables, Trèfle sapin.

Fleurs jaunes ou rougeâtres, très rarement blanches, ramassées en capitules terminaux, souvent géminés et munis chacun à leur base d'une bractée digitée. — Galice à dents très inégales, les deux supérieures presque complètement soudées. — Feuilles ailées, à plus de 5 folioles, lancéolées, étroites, entières, parfois mucronées, la terminale plus grande. — Tiges herbacées, nombreuses, presque simples , un peu velues , couchées sur le sol , hautes de 2 à 4 décimètres. — Racine longue et pivotante. — Vivace. — Fleurit tout l'été.

Espèce assez commune, l'Anthyllide se rencontre fréquemment sur les lieux secs et élevés, les coteaux secs et pierreux, dans les champs siliceux. Elle forme de larges touffes étalées que les animaux aiment à pâturer. Sa sève possède des propriétés astringentes qui lui ont fait attribuer, par les gens de la campagne, des propriétés cicatrisantes, d'où son nom de vulnéraire.

Cultivée en Saxe depuis 1850, puis de là dans le nord de l'Allemagne, en Picardie, l'Anthyllide a été, dans ces derniers temps, simultanément recommandée par divers auteurs. Elle paraît surtout convenir pour la mise en culture des terres légères, des sols calcah'es peu profonds, des terrains médiocres sm' lesquels réussissent mal les autres espèces fourragères. On la sème généralement au printemps, dans une céréale, pour en obtenir, l'année suivante, une récolte précoce, pouvant remplacer le farouch. D'après le Bon jardinier, de nouveaux essais auraient permis de reconnaître qu'il vaudrait mieux la semer au mois d'août, sur les chaumes de blé ovi d'avoine.

Il faut environ 20 kilog. de graines par hectare, quand on la répand seide ; mais à cause de son amertume, il est préférable de la semer en mélange avec du ray-grass, de la fétuque ovine, etc. Supportant parfaitement l'hiver, prenant beaucoup de développement , elle donne un produit assez abondant, environ 8 à 9 miUe Idlog. par hectare, se réduisant à 3,000 kilog. à peu près de fourrage sec. Ce foin, de bonne qualité, est fort recherché des moutons et des vaches; les chevaux, toutefois, ont besoin de s'y faire. Poiu- la valeur alimentaire, il vient immédiatement après les trèfles.

L'Anthylhde est donc une plante à recommander pour utihser les prairies sèches , trop souvent envaliies par les mauvaises espèces , et appelée, conséquemment, à jouer un rôle dans l'amélioration des terres pauvres.

Genre LUPIN. — LUPINUS T.

Fleurs alternes ou vovtioUléos^ on gmppos tcrminiilcs ; — calice il 2 lèvre», ontidros ou divisées ; — corolle à ('itoniUird grand, .strié, à eûtes réflécliis, et oarfeno l'i 2 pétales, tomiinéc ou bec; — (itamines à 5 autliéros oblongues et .5 arrondies ; — f/ou»se oljlongiic, comprimée, bosselée, coriace, polyspcrme, à gi'aines séparées p.ar du tissu cellulaire; — feuilles digitées, multifoliolécs, Ji stipules soudées au pétiole (lav leur base.

Ce genre comprend plusieurs espèces, toutes herbacées el; uiinuclles, la lilnparl, cultivées dans les jardins pour la Ijeauté de leurs Heurs. Tous l(;s Lupins oUrent entre eux une grande ressenijjlance, par hnu' port comme par leurs propriétés, el, ils constituent tous de bonnes plantes fourragères, en môme temps qu'améliorantes, dont la culture tend à se répandre.

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