‹ Nouvelle iconographie fourragèreChapitre 133 sur 138 · I.IGHKNS · texte numérisé non relu

I.IGHKNS

Famille des LICHENS.

Végétaux cellulaires, vivaces, sans racines, ni tige, ai l'euilles', et constitués principalement par une expansion irrégulièro {thalle), étalée on dressée, lixée aux corps sous-jacents par des lilaments radicilornies {rhizines) ijui soutiennent la plante sans concourir à sa nutrition. Ce thalle, ordinairement sec et coriace, d'une couleur hlanclie, grisâtre ou jannâtre, rouge ou noir, est très variable de forme et de consistance, pouvant être ainsi : ramifié, foliacé, divisé en lobes pins on moins imbriqués, filamenteux, crustacé ou en croûte plus ou moins friable, quelquefois môme pulvérulent, formant une poudre farineuse; constitué par l'enchevêtrement de filaments celluleux, il forme plusieurs couches, dont l'une, médullaire, plus lâche, en renferme une autre plus centrale formée de granules verdâtres [gonidies], épars et sans cohérence, rassemblés parfois en masses superûcielles [soridies). — Organes reproducteurs principalement constitués par les sporanges ou thcques, grosses vésicules oblongnes, dressées, serrées les unes contre les autres, offrant à leur sommet une ouverture spéciale (ostiole), et contenant les spores, toujours en nombre pair et constituées par une cellule simple, cloisonnée. Ces thèques, rapprochés, forment des groupes, portés : tantôt immédiatement sur le thalle, tantôt sur un réceptacle intermédiaire [hypothecium ou excipulum), se relevant en saillie autour des groupes et parfois se refermant au-dessus en constituant une sorte de cavité {perithecluin) ; ils sont entremêlés, en outre, de filets stériles {paraphyses) , épaissis et soudés à leur sommet, et maintenant, ainsi, tout le système réuni en une masse unique {tlialamium, hymciiium, lame proligère), qui constitue, avec le réceptacle, l'ensemble de l'appareil de reproduction, nommé Apothécie, lui-même très variable de forme : tantôt en écusson {disque, scutelle), tantôt en éminence convexe {tubercule, globule), tantôt en lignes flexuenses s'ouvrant par une fente allongée {lyrelle). — Les organes qui précèdent parfois accompagnés d'un autre ordre d'appareils {spermogonies), de forme sphérique, voisins des apothécies, mais plus petits, enfermés dans les couches superficielles du thalle, tapissés de filaments [stérigmates), supportant à leur sommet des corpuscules très tenus, arqués ou linéaires {sperinaties), assimilés aux anthérozoïdes, mais dénués de motilité, et s'échappant au dehors par un petit orifice. — Végétaux naissant des spores qui, placées dans les conditions favorables, produisent des filaments blanchâtres, rameux, s'entrecroisant dans tous les sens, se feutrant en formant un réseau {protothalle) analogue au Mycélium des champignons, très fugace, émettant des cellules qui, par leur développement, forment le thalle, et disparaissent à mesure que celui-ci s'étend. La fécondation s' opérant probablement par les spermaties, mais dans des conditions encore inconnues. Dans quelques espèces, dépourvues d'apothécies, la reproduction s'efTectuaut par transformation des gonidies, se développant à la manière des bourgeons.

Les Lichens offrent dans la nature les stations les plus diverses; on les trouve sur la terre sèche ou humide, sur les rochers, les pierres les plus dures, les vieux murs, les toits, les écorces d'arbres, quelquefois même sur les tiges des plantes lierbacées, les chaumes des céréales, et, dans les régions chaudes, sur les feuilles des arbres ; ils se voient aussi sur les métaux exposés

Page 1