‹ Nouvelle iconographie fourragèreChapitre 23 sur 138 · GENRE · texte numérisé non relu

GENRE

lotus')

Dents latérales ( Gousse comprimée, bosselée..! Om.-rto/,orf,oï,/c duci-dice 1 Ci/f.>«.fo

plus courtes ( Gousse cylindrique Crciicus

Fleurs blanches, carène brune pourprée et obtuse . . j

Hirtuttu Uectus

Scbk.

Go.

Df.

Cl)

Dr.

DC

ffl

DC

LOTIER CORNICULÉ. — L. COHNICULMVS L.

Kojis VDI.0AIRE8. — LotiiT d'Allemagne, L. des prés , Trèfle cornu , Trèfle jaune, Pois joli . Pied-d'oiseau, Pied-de~Pigeon, Pied-du-Bon-Dicu , Petit sabot de la mariée.

Fleurs d'un beau jauno, quelquefois rougeâtrcs h l'extérieur, réunies au nombre de 8.10, en capitules omhelliformes, à l'extrémité do pédoncides oxillaires plus longs que li> feuille. — Calice volu, hérissé, h dents triangulaires i\ la base, plus courtes que le tube. — Corolle avec ailes Ji limbe élargi , prolongé à la base. — Carêue courbée vers son milieu. — Gousse cylindrique, grêle, étalée. — Feuilles il folioles ovales ou obovales, plus pâles en dessous. — Stipules ovales, un peu cordées Ji la base. — Tiges grêles, rameuses, droites et grimpantes ou rampantes, pouvant atteindre 4 à 6 déoirafctres. ■ — ■ Espèce herbacée, vivaco. — Floraison de mai à octobre.

Commune dans les diverses régions de la France, cette plante croît assez abondamment dans les bois, les prés, les pâturages, ainsi qiie dans les lieux humides. Elle vient également bien sur les terrains secs, et ne cesse, pendant les plus fortes chaleurs, de végéter et de donner des fleurs. Elle est très rustique et résiste également au froid, aux grandes sécheresses et aux inondalions (V. Yvart).

Très recherché des bestiaux , et surtout des chevaux, le Lotier forme un excellent fourrage. Il constitue, notamment, une bonne plante de pâturage, que l'on trouve dans les meilleurs près de la Normandie, de la Flandre, de la Belgique, de l'Allemagne et de la Lombardie. Dans quelffues contrées de l'Angleterre, on le cultive même pour la nourriture des moutons. Facile à dessécher, le Lotier donne, en outre, un excellent foin.

A tous les titres, il mérite d'être rangé dans les bonnes espèces fourragères: Malheureusement , sa graine peu abondante et difficile à récolter empêche sa culture de se répandre. Toutefois, si on ne peut, économiquement, le cultiver seul, il est toujours avantageux de mêler sa graine, en petites quantités, à d'autres graines fourragères, dont il améliore et augmente les produits ; ainsi , en le mêlant , soit aux graines destinées aux terrains secs et sablonneux, soit à la Lupuhne, au Trèfle ou à quelques graminées destinées aux lieux humides, il contribue à former de bons prés.

Facile à modifier par la culture, le Lotier corniculé forme un assez grand nombre de variétés que l'on peut grouper en deux races principales : la première vient dans les prés secs et découverts et dans ceux que l'on arrose ; elle se mêle alors aux plantes fourragères, au-dessous desquelles elle se tient, en rampant à la surface du sol, où elle peut parfois atteindre la taille de 1 mètre.

La deuxième, moins développée, habite surtout les prés humides et maréc<igeux. On en a fait plusieurs espèces particulières : le Lotier grêle , L. tennis Kit.; L. tenuifolius Reichb., se distinguant du type par ses foholes et ses stipules plus étroites, lancéolées, ses tiges plus menues, qui ne dépassent pas 3 ou 4 décimètres , espèce qui souvent s'élève beaucoup dans les prairies humides ou soumises à rirrigation; le Lotier -^^elu, L. villosus Tbuil., caractérisé par les poils qui recouvrent toute la plante.

Ces variôtos possôdeiit les propriétés économiques de l'espèce type, el, sont, toutes, sans oxcoptiou, rc(;lK!rc.li(';(!s des bestiaux, auxquels elles fournissent une nourriture excellente, en vert ou en sec.

LoTnjn DES marais, L. ulifjinosus Schk.; L. major Smith.

Fleurs au nombre do 8 !v 12 , disposées presque en vertioiUo. Calice a dents linéaires , réfléchies. Corolle à ailes arrondies, avec limbe non prolongé et carÈne courbée àh.s la base. Feuilles à folioles oboviiles-oblonguos , les supérieures aigui'S , glaueiuos on dessous, ciliées. Tige toujours dressée, haute de i à H déoimcitros. Racine formant une souche longue, rampante, stolonifljro. Floraison de juin à septembre.

Cette espèce, plus élevée, et, en outre, plus fourragère, donne plus de graines que le Loticr cornieulé. Elle vient dans les terrains plus humides. C'est une des rares plantes qui croissent bien sur un sol marécageux. Ainsi , on la voit souvent apparaître spontanément dans les lieux qui ont longtemps été sous l'eau, comme dans les étangs que l'on dessèche pour les mettre en culture. Cette propriété, que le Lotier des marais partage avec le Trèfle blanc, rend ces espèces précieuses à oiUtiver dans les localités semblables. Semé dans un sol tourbeux, riclie en humus, mClé à quelques graminées aquatiques, telles que le poa aquatica, le festuca fuitans , le Lotier des marais forme d'excellentes prairies qui, dès la première année, donnent une très belle récolte, devenant plus abondante encore les années suivantes (Sprengel). Il pourr.ait encore être utilement employé, mais non seul , dans les mélanges destinés à former des prairies naturelles.

On sème ce Lotier en mars et avril , à raison de 8 à 15 kilog. par hectare. Quoique vivace, étant bientôt chassé, des lieux humides où il croît naturellement, par les graminées qui envahissent le sol, sa durée, en général, n'excède guère deux ans. Sa graine, plus abondante que celle de l'espèce précédente, est facile à extraire de la gousse ; il suiBt de battre la plante au fléau.

Très recherché des animaux , le Lotier des marais passe pour donner aux vaches un beurre excellent et d'une belle couleur jaune. H jouit, d'ailleurs, de toutes les qualités alimentaires des autres espèces du genre.

Lotier couché , L. dccumbens Poir.

Fleurs au nombre de 2.5 seulement. Calice à dents linéaires , rapprochées. Tiges grêles, flexueuses, rampantes. Vivace.

Cette espèce , très voisine de la précédente , se rencontre en Provence , sur les bords de la Méditerranée, autour des marais salants.

Lotier a tiges gkèles, L. angustissimus L. ; L. diffusus S.mith.

Fleurs au nombre de 1.2 sur un pédoncule filiforme. Calice hérissé, à dents linéaires plus longues que le tube. Gousse très grêle. Feuilles à folioles obovales au bas de la plante, lancéolées dans le haut. Stipules étroites, aiguës. Tiges très grêles, rameuses, de 1 à 3 décimètres. Racine pivotante. Floraison de mai à septembre.

A''ient dans les champs, les prairies, les lieux arides et sablonneux du Midi et de l'Ouest. Espèce peu importante, que les animaux cependant mangent volontiers.

Lotier hérissé, L. Iiispidus Df.

Fleurs au nombre de 2.4. Stipules larges et obtuses. Plante couverte de poils mous et blanchâtres. = Habite les contrées méridionales.

Lotier a petites fleurs, L. parvîflorus Df.

Fleurs au nombre de 5.6. Gousse oblongue. Taille de 5 à 15 centimètres. Racine tuberculeuse. Espèce commune dans les lieux sablonneux, les contrées méridionales de l'Europe et en Afrique.

LOÏIEU COMESTIBLE, L. cdulis L.

KIours ussoi Rviiiidos, au nomlu-o de 1.2. Corolle jauue , a carène violette au sommet. Gousse rcnfli'o, épaisse, arquée, avec une rainure profonde à son bord supérieur, à cavité munie d'une cloison fonnée par la réfloxion des valves. Feuilles à folioles cunéiformes. Stipules obtuses Tiges tombantes, nn peu velues, de 1 Ji 3 décimètres.

Cotte espèce vient spontanément sur le littoral de la Méditerranée. Elle se dessèche bien , donne un foin de bonne qualité, que les bestiaux, et surtout les cochons, mangent voloTîtiers. On la cultive dans le Jlidi, comme plante alimentaire, pour ses gousses et ses graines que l'on mange comme les petits pois.

LoTiER BARBU , L. (iristalus DC.

KIour simpls portée sur un court pédoncule. Gousse cylindrique, très arquée. Stipules plus grandes que la pétiole. Tiges grêles, de .5 à 1.5 centimètres. Espèce annuelle. iSe trouve dans le Midi , sur les sables des bords de la Méditerranée.

LoTiER PIED- d'oiseau , L. omithopocUoïdcs L.

Fleurs simples sur un pédoncule h peine aussi long que la feuille. Gousse comprimée, bosselée, arquée, réfléchie. Graines lenticulaires. Stipules presque orbiculaires , aussi longues que le pétiole. Tige r.ameuse, de 1 à 3 décimètres.

Commune dans les champs cultivés du Midi , cette petite plante donne un fourrage de bonne quaJité, mais peu abondant.

LoTiER FAUX CYTISE , L. cytisoulcs ■ DC.

Fleurs au nombre de 2.4. CaUce blauch.âtre. Gousse comprimée, bosselée, droite ou presque droite. Graines ovoïdes. Stipules aiguës. Tiges couchées , diffuses , poilues , nues a )a base , de 1 à 2 décimètres.

Vient dans les lieux maritimes, en Provence, dans le Roussillon ; se contente des terrains les plus arides, et vit surtout aux dépens de l'atmosphère, ce qui rendrait sa culture avantageuse dans les terrains très secs, s'd redoutait moins le froid. Est recherché des chèvres et des moutons.

LoTiER DE CRÈTE, L. creticus L.

Fleurs portées sur un long pédoncule. Gousse cylindrique. Feuilles sessiles ou presque sessiles. Tige h poils appliqués, nue à la base. Taille de 1 à 3 décimètres. Habite les mêmes lieux que la précédente.

LOTIER RUDE , L. lÙTSUtUS L.

Fleurs grandes, au nombre de 5.10. Gousse renflée. Stipules plus longues que le pétiole. Tige ligneuse, à rameaux non anguleux , très velus.

Vient dans les lieux secs. Espèce non fourragère à cause de sa dureté.

LoTiER DROIT, L. rectus L.

Fleurs petites , nombreuses. Gousse cylindrique. Stipules égales au pétiole. Tige ligneuse. Vient dans les parties humides des contrées méridionales ; n'est point propre non plus , à cause de sa dureté, à se transformer en fourrage.

Page 1