LKCiU.MI.MilSE
ori^o OU lilù; W' anni'C : trofle; 6'-' année : Lié, suivi do sai-i'aziii. Cela doiuie, eu six ans, dix rérollos, demi i-in(| anu'lioi'aiiles cl, ciuri en grains.
Deslinc'o à s'élever, en s'attacliant, par ses vrilles, aux piaules qui pcuvenl lui servir de snpport , la Vesce esl rarement cullivéc seule. Le plus souvent on la mêle à ces plantes, sansl'appui desquelles elle rampe et pourrit, tandis qu'au contraire elle prospère si elle est soutenue, ses produits augmentant à mesure qu'elle s'élève et reçoit plus d'air. Ce mélange esl recommandé surtout quand la Vesce est cultivée comme fourrage. On l'unit ainsi , dans le Nord, avec du seigle, des fèves, des pois, des lentilles, etc.; et l'un forme de la sorte un fourrage connu sous le nom iVhivcrnarjc qui fournil une excellente nourriture pour l'hiver. Quand on le sème en mars, ou le nomme Irèmois ou trmiwis, dragée, dravière, ivarat, mélardc, barjclade, etc.
Dans diverses contrées de l'Est , en Savoie, on mêle la Vesce à des pois, du sarrazin et du maïs ; le mélange, bien fumé, esl semé pendant les mois de mai et de juin, tous les huit ou dix jours, ce qui permet d'en avoir pendant un mois à six semaines à faucher en fleurs, et fournit pour les bœufs de travail un excellent aliment vert pour les fortes chaleurs, tout en laissant le terrain préparé pour les récoltes sarclées.
Quelquefois on unit la Vesce avec du seigle ou de l'avoine seulement, en remplaçant environ un quart de sa graine par celle de la plante qu'on veut lui associer. Dans l'Est et les autres localités où l'on cultive la Vesce blanche, on mêle de la sorte, à cette dernière variété, un quart ou un cinquième d'orge qui lui sert de soutient et en augmente le produit. Si on laisse mûrir la plante, on sépare les deux graines, à la récolle, par le criblage.
Par la réussite de la Vesce dans toutes ces circonstances, on peut apprécier les nombreux avantages qu'offre la culture de celle légumineuse, utile, premièrement par elle-même, comme espèce fourragère, et particubèrement propre, comme le conseille Malliieu de Dombasle, à former la base de la nourriture verte des bestiaux; secondement, par l'amélioration dont elle dote le sol , qu'elle enrichit et divise à la fois, et prépare ainsi parfaitement aux cultures suivantes ; enfin, par la facilité avec laquelle elle entre, à toutes les époques de l'année, dans les différents assolements, ce qui en fait une ressource toujours prêle pom- établir des cultures dérobées et remplacer des récolles manquées, sans appauvrir la terre.
On a reproché à cette plante, lors de la récolte en graine de la Vesce d'hiver, de laisser sur le sol des graines qui se mêlent aux grains d'automne semés immédiatement après, et qui poussent en même temps, de sorte qu'il est fort difficile ensuite de les séparer. Le fauchage, dès le début de la maturation des graines, est le meilleur moyen de remédier à ce léger inconvénient.
Uusages alimentaires de la Vcscc.
On s'accorde généralement cà regarder la Vesce comme un excellent
LÉGUMINECSJiS. 171
J'iMirriigc j)oiu' tous les liorMvorcs, aussi Jm'ii puni' les Ijôtcs à luino i|im: ikhii' les vaches laiLiùres, lus Ittinifs ilo 1,1'avail cA, les chevaux. Ou In, l'uil, rjiauyer eu vert et on soc.
Sous forme de J'ourrago vert, elle conviout luirtirnlirrouKuil, aux botes à laine. Elle favorise alors rcugraisseiucut des agneaux, auxr[u(ds ou la donne comme pâture, au printemps. Un meilleur moyen d'en tirer parti , tout en profitant de l'engrais laissé par les troupeaux, c'est d'en faucher chaque jour u.ne provision suffisante pour la nourriture du troupeau, et de la faire consommer sur place, dans dos râteliers installés sur la pièce même de Vescc, et de faire pâturer ensuite, avant de la parquer, chaque partie fauchée.
La Vesce en vert convient encore, dans la saison des chaleurs, aux bœufs de travail, comme aliment rafraîchissant. Elle passe aussi pour donner beaucoup de lait aux vaches comme aux brebis nourrices ; mais, d'un autre coté, on lui reproche, quand elle est employée seule et pendant un certain temps, de donner au beurre un goût amer et huileux pou agréable. L'emploi de la dragée n'offre point cet inconvénient.
La Vesce convient, do plus, pour nourrir les jeunes porcs; enfin, elle constitue une excellente nourriture pour les chevaux au vert ; mais elle est échauffante, ce qui ne permet pas, dans ce dernier cas, d'eu continuer longtemps l'usage. Il est préférable de la réserver aux petits et aux grands ruminants, chez lesquels elle a même l'avantage de ne point occasionner aussi facilement des indigestions que le Trèfle et la Luzerne.
La Vesce, soumise à la dessiccation, n'est pas moins appréciée que la plante fraîche ; quand elle a été recueillie en temps opportun , c'est-à-dire récoltée et séchée en fleurs, avec ses gousses demi-mûres, elle constitue un bon fourrage, appétissant, très nourrissant et parfaitement convenable pour les chevaux, les bœufs de labour, et l'engraissement de tous les bestiaux. C'est, pour les moutons surtout, une très bonne nourriture d'hiver, notamment sous la forme du mélange dit hivernage. On peut aussi donner à ces derniers la fane dépouillée de la graine ; cette paille de Vesce est une des plus estimées; les chevaux, en particulier, s'en accommodent très bien. Dans plusieurs contrées, on se procure un bon fourrage en semant des vesces avec du seigle de printemps, en les fauchant et les faisant sécher comme du foin.
Quant à la graine, elle convient pour l'engraissement des bœufs et des bêtes à laine à tous les âges. On la fait manger encore aux choA^aux, eu place d'avoine, à poids égal , mais non à mesure égale , car elle pèse beaucoup plus. Cette graine étant échauffante, ne doit pas être donnée seule ; il convient de la mêler au sarrazin ou à d'autres grains. Réduite en farine, eUe fait d'excellentes buvées pour les vaches , ou une eau blanchie pour les juments et les poulains. Distribuée aux porcs, elle paraît plus nuisible que profitable. Elle passe pour être aussi favorable aux volatiles de basse-cour, aux canards, aux poules, aux jeunes dindons, surtout s'ils la mangent seule
l i:t LEGUMINEUSES.
ol sans inlorrupliiiii jiondaul plusieurs jours. Elle consliluo, an contraire, une lionne nonrriUirc pour les pigeons, i|ui la préfèreni, à toni, autre grain et auxfpiels elle donne une chair excellente.
En Italie, la graine de Vescc Ijlanclie est comestible; ou la fait entrer dans le pain, et elle' remplace les pois dans les mets.
Vesce a feuilles cordées, V. cordata WulT.
Floiirs violettes. Gousses non bosselùes, glabres. Feuilles ii folioles en cœur renversé' dans celles inférieures, oblongues, cunéiformes, échancrées et longnenicut niucronéos dans les fouilles supérieures. Annuelle.
Vient dans la Provence. Se rapproche beaucoup de la précédente. Sans usages.
Vesces a feuilles Étroites, V. angustifoUa Roth.
Fleurs petites, violettes on blanches, quciqiiefois géminées. Gousse presque cylindrique, non bosselée, velue, courte. Feuilles ii vrille rameuse, il 4.7 paires de folioles, linéaires-aiguës h la partie supérieure. Stipules lancéolées, auriculées. Taille do 2 à 5 décimètres. Annuelle.
Cette espèce se rencontre dens les champs, les buissons, les bois de toute la France, et principalement dans les sols sablonneux. Elle donne un bon fourrage, moins abondant que celui de la Vescc cultivée, mais elle a l'avantage de prospérer sur des sols arides où celle-ci ne réussirait point.
Confondue par quelques auteurs avec le V. saliva, elle eu est anjourd'lnii séparée par le plus grand nombre des botanistes. — Elle forme des variétés assez nombreuses, dont on a fait parfois des espèces particulières ; telles sont notamment le V. segelaUs Thuill. ; le V. Bobarti Forst. ; le I'. Forslcri Jord. ; le V. lorulosa Jord., que l'on rencontre assez communément dans le Sud-ouest.
Vesce fausse gesse, V. lathyroïdes L,
Vcsce gcssièrc.
Fleurs petites, violacées on blanches, toujours solitaires, presque sessiles. Gousse étroite, non bosselée, glabre. Feuilles terminées par une pointe ou une vrille simple, à 2.4 paii'es de folioles, les inférieures bordées, obcordées , les supérieures linéaires. Tiges grêles, rampantes. Taille de 1 à 2 décimètres. Floraison en avril-mai. Annuelle.
Cette petite espèce vient dans les prés sablonneux, les graviers, les terres stériles de presque toute la France. Très précoce, elle apparaît et se développe dès les premiers jours du printemps et donne un fourrage recherché, des moutons surtout. Dans les sables de la Sologne, elle fournit, à la fin de l'hiver, aux troupeaux , mie nourriture précieuse , sans laquelle serait compromise l'existence de beaucoup de bêtes (Bosc). Ressemblant beaucoup h la Vesce ordinaire qui serait restée naine, elle pourrait la suppléer dans certaines régions stériles.
Vesce des Pyrénées, V. Pyrenaïca Pourr.
Fleurs grandes, violettes, solitaires. Gousse noire. Feuilles à vrille courte ou nulle, à 3.6 paires de folioles obcordées, mucronées. Racine stouolifère. Taille de 3 à 15 centimètres. Vivace.
Commune dans les pâturages des Pyrénées, cette plante, bien que donnant un bon fourrage, est trop peu productive, vu sa petite taille, pour pouvoir être soumise à la culture.
Vesce a double fruit , V. amphicarpa Dorth.
Fleurs toujours solitaires, naissant les imes sur les rameaux aériens et pourvues d'une grande corolle violette, les autres sur les rameaux souterrains et sans corolle ni étamines. Gousses velues; celles des tiges aériennes, linéaires, un peu enflées, noires, renfermant 5.6 graines; les autres ovales, aristées, blanches et renfermant 1.2 graines. Feuilles à vrille rameuse, nulle aux feuilles inférieures; à 3.5 paires de folioles. Annuelle.
Cette plante se montre dans les lieux arides du Midi, de Narbomie à Nice, sur le littoral de la Méditerranée. Elle domie un foin bon, délicat, mais peu abondant; elle n'est cependant pas sans avantages, vu l'état inculte des lieux oii elle vient naturellement.
VeSCE a FLEUnS JAUNES, V. lulCtt L.
Floiu'3 il'uii jaune so»fi'(5, solitaivos on gcîftiindos , in'osqiic sossilcs. Cioiigao h la lin r6i\iehic, noii'o, couverte do poils tuborculoux à la baso. Graines lisses. Fcnilles à vrille rameuse, fi5.7 paires (le folioles étroites, arrondies au sommet. Tiges faibles, striées. Taille de 2 Ji 5 décimètres. Annuelle.
(iommuno dans les champs, les moissons, les bords des clieniins de presque toute la France, mais principalement dans le Midi, et reoberoliée dos bestiaux comme tontes les autres Vesccs, cette espl.'cc est cultivée en Italie et dans le Levant, oii elle donne, dit-on, jusqu'il trois coupes dans un été^ et peut encore fournir un pâturage ou être enterrée en vert. D'après quelques essais tentés parla Société d'agriculture de Versailles, elle pourrait, on France, donner des résultats analogues, ce qui, à supposer qu'on parvînt à les géncjralisor, rendrait cette plante préférable à la Vesee ordinaire. De nouvelles tentatives sont toutefois nécessaires pour que l'on puisse se prononcer sur sa valeur agricole réelle.
Vesce hybride, V. hybrida L.
Fleurs jaunes , souvent mSk'es de pourpre, toujours solitaires. Corolle à étendard très velu. Gousse mtinie de poils non tuberculeux. Feuilles à 6.7 paires de folioles obovées. Tiges assez fortes. Taille de 2 à 5 décimètres. Annuelle,
■fi-ès ressemblante à la Vesee jaune, cette plante vient dans les moissons et les lieux herbeux du Midi, plus rarement dans l'Ouest et le Centre. Elle est mangée très avidement par les moutons. Non cultivée.
Vesce voyageuse , V. pcregrina L.
Fleurs violettes, purpurines. Cîousse grande, stipitée, à la fin pendante, fauve. Graines lisses et un peu anguleuses. Feuilles à vrille rameuse, à 3.(i paires de folioles liné.aires , éehanerées, k 2 lobes aigus. Tige grêle et angideusc. Taille de 3 si 6 décimètres. Annuelle.
Cette espèce, qui doit sou nom à la propriété qu'elle possède de projeter au loin ses semences il l'époque de la maturité, vient dans les moissons des provinces de toute la moitié sud de la France. Elle est fourragère, bonne, mais peu productive. Elle constitue, dans les lieux secs , une utile ressource pour les troupeaux.