D.Mnm.i.iKKiin.s
rées et celles ollranl, dniis cIhkiih' varii'lr, la lormo la plus parlaitc. Dans les grosses races, ou clioisil. les plus lougues ; daus les variétés Mtives, ou donne la pri-l'éreuce, au contraire, aux plus courtes.
Si on ne craint pas la gelée, on les replante dès le mois de novembre ; sinon on attendra le mois de février. On réserve pour cela une terre substantielle et bien divisée ; on espace les grosses variétés à 1 mètre, les petites à une distance moindre, et ou entoure la plante des mêmes soins que dans la culture ordinaire.
Lorsque l'on plante plusieurs vai'iétés, il faut éviter de les mêler et même de les tenir trop rapprochées sur le sol, aliu de n'avoir pas à craindre la communication des poussières fécondantes, de laquelle pourrait résulter des croisements de nature à entraîner la dégénérescence des races.
Une fois les graines à maturité, pour les récolter dans leur plus parfaite qualité, on les détache des rameaux à mesure que ceux-ci sont mûrs, et on les fait sécher à l'air libre. On commence par les principales tiges, qui nn\ rissent d'abord, et l'on continue, jusqu'à la terminaison de la récolte, sans rejeter les branches latérales qui, malgré ce qu'on ait dit, donnent un aussi beau produit que les premières. Les graines bien préparées se conservent trois ou quatre ans.
Valeur économique et agricole de la Carotte.
La Carotte est considérée, à juste titre, comme l'une des espèces fourragères dont la culture, à tous les points de vue, offre le plus d'avantages, soit pour- l'abondance et l'excellence de ses produits, soit par l'utihté qu'elle offre comme plante d'assolement.
Comme on l'a vu par les chiffres de rendement indiqués plus haut, elle constitue une espèce éminemment productive, et pouvant fournir, sur une étendue de terrain donnée, une quantité de matière alimentaire que presqu'aucune autre plante fourragère n'égale ou ne dépasse. Sur le même espace et annuellement, elle donne plus de produit que la Luzerne, et comparativement à la pomme de terre, dit M. de Dombasle, elle fournit, en généi-al, une récolte double au poids et en volume. En Flandre, elle a de tout temps été considérée comme donnant toujours des produits supérieurs à ceux de toute autre culture.
On peut juger, par cela, de l'importance toute spéciale de cette racine dans l'économie agricole, et de l'étendue des services qu'elle peut rendre, surtout dans les campagnes éloignées des grands centres de population, pour l'élève du bétail, et la production abondante du fumier. D'après les calculs de A. Youug, 10 arpents de terre (environ 4 hectares), plantés en carottes, doivent suffire pour nourrir 8 chevaux, 1 2 bœufs et 60 moutons par an ; or, en France, où l'on estime qu'il faut un arpent pour nourrh" un bœuf ou une vache, on voit de quelle utilité sera cette racine comme culture fourragère et quel avantage on trouverait à la substituer à la jachère. Si l'on considère, en
OMBELLIFJCIIKS. -Jlj?
outre, ainsi que cola a été constaté, (juc la consommation par 1(3S bestiaux du produit de 1 hectare en carottes, fournit I;i (piantité d'engrais qu'il Tant pour fumer le double de cette étendui;, on pciil mieux encore se, iiMidn; compte du rôle important que cette racine est ;qi|M'I('i' /i jnin'i' iluns le d(iveloppemeut des cultures i)erfection.nées.
Outre l'importance de ses produits, la Carotte est encore énjiucîmment avantageuse, dans les assolements, comme plante améliorante et préparatoire pour les autres cultures. Ne montant pas en graine, elle cnipnuile peu au sol, qu'elle ombrage au contraire de son épais feuillage et qu'elle fei'tilise, eu outre, par les feuilles qui se détachent de sa tige. Aussi, malgré l'abondance des récoltes qu'elle donne, épuise-t-elle fort peu la terre, et peut-elle, avec des engrais convenables, revenir, jJus facilement que beaucoup d'autres plantes, plusieurs années consécutives sur le même champ. Elle peut ainsi être cultivée avec succès dans des sols très inférieurs qui ne donnent que de ti'ès faibles récoltes de betteraves, de navets ou d'autres racines fourragères, et n'exige point rigoureusement, pour cela, des engrais abondants et bien consommés, ni de labours multipliés. Ce qu'elle demande surtout, ce sont des binages, des sarclages, opérations d'ailleurs peu nécessaires quand les cultures ont été au préalable bien soignées, et qui, dans tous les cas, en nettoyant, ameublissant le sol, profitent essentiellement aux cultures qui doivent suivre.
Ajoutons que les extrémités des racines pouvant s'étendre jusqu'à 8, 10 et môme 15 décimètres de profondeur, suivant les variétés cultivées, la Carotte prend dans le sous-sol la plus grande partie de ses aliments, laissant ainsi s'accumuler les substances fertilisantes à la surface où peuvent, dès lors, se nourrir et prospérer les plantes dont les racines pénètrent moins profondément. C'est le cas des diverses céréales, le froment et l'orge notamment, qui viennent toujours bien après la Carotte, et donnent des grains plus beaux et en plus grande abondance. Souvent on a remarqué, par exemple, que le froment, sur les sols légers, sablonneux, est meilleur après cette racine qu'après le turneps. C'est une conséquence de la position plus superficielle de cette dernière racine, qui prend presque tous ses aliments dans les couches supérieures.
C'est à cause de cela encore que la Carotte réussit mieux après le blé , qui appauvrit seulement la sui'perficie du sol , que lorsqu'elle succède aux cultures à longues racines qui arrivent aux couches profondes. II en coûte plus aussi, il est vrai, pour mettre le champ eu carottes qu'en raves, parce qu'elle exige des labours plus profonds et de plus nombreux sarclages ; mais le bénéfice, en résumé, est plus considérable, car les raves sont sujettes à manquer et souvent pourrissent au premier printemps, tandis que la durée de la Carotte est plus certaine, plus longue, circonstance précieuse et qui assure des fourrages pour la saison où les approvisionnements sont ordinairement épuisés.
'JG8 , nMiii:i,i,ii''Ènii!*.
(,)ii;iii(l on commence unn culluro de CaroLlc, elle sem])le, assez habituellement, n'oOrir, dans les prcmicrcs phases de sa végétation, qu'nne récolle précaire; mais qnaud la plante est développée, et qu'elle a été convenablement aménagée, nulle racine ne produit une plus abondante récolle, outre que la Carotte est moins (juc les raves et les navets sujette aux éventualités tenant à une mauvaise saison, aux maladies ou à l'action des insectes.
Ces avantages divers assurent une pla(;e importante à la Carotte dans un bon système de culture. Elle peut, ainsi, s'intercaler utilement entre deux récoltes de céréales; ou bien précéder l'établissement d'une prairie artificielle; et il n'y a pas à douter que, cultivée habilement, elle ne puisse entrer dans une rotation établie, à la place, soit de la pomme de terre, soit de toute autre racine montrant, par suite de sa répétition prolongée sur le même sol, un commencement de dégénérescence. Par ses racines longues et fusiforraes, qui pénètrent à une grande profondeur, elle produit un effet équivalant à un ameublissement artificiel du sol, et plus prononcé même que celui que l'on obtiendrait de la charrue sous-sol, qui n'irait pas aussi profondément et remuerait le sol moins complètement.
Enfin la Carotte peut être encore utilisée en culture dérobée. Sans autre frais que l'achat de la graine et ceux nécessités par l'ensemencement et quelques journées de travail pour les sarclages, elle donne alors un bénéfice net, assure une abondante provision de fourrage pour la fin de l'hiver, tout en laissant le sol parfaitement préparé pour les emblavures d'autonnie.
Il faut ajouter que la culture de la Carotte est favorable encore en ce qu'elle exige moins de capitaux que de la main d'œuvre, et qu'elle donne surtout du travail à cette portion de la population rurale ouvrière qui en manque le plus souvent, h ceux que leur âge ou leur sexe rendent inaptes aux occupations fatigantes et qui trouvent, soit dans les façons légères à donner au sol, soit dans l'arrachage et le nettoyage des racines, un travail toujours fructueux.
La culture de la Carotte, à cause de l'humidité, convient surtout aux provinces du Nord ; mais, ainsi que le prouvent les exemples plus haut cités, bien que donnant des produits moins abondants, et malgré la chaleur, elle p.eut, si l'on sait choisir un terrain convenable, prospérer également dans le Midi et devenir pour l'agriculture de ces régions la base d'importantes améliorations.
Emploi alvmcntairc de la Carotte.
De l'avis à peu près unanime de tous les agronomes, la Carotte constitue l'un des meilleurs aliments fourragers que l'on puisse donner aux bestiaux. EUe est salutaire, fortifiante et d'une valeur nutritive relativement élevée. « Un très grand nombre d'expériences authentiques, dit V. Yvart, constatent de la manière la plus positive que cette racine, laA'ée et coupée, est de beaucoup préférable, sous le rapport alimentaire, à la rave, au navet, au
I)MI1KI,MF|';I1F,S. 2(j9
clioiix, cL mAmc à l;i pomme du Utvw. i'X an l,n|iiii;iiiilii)iii', ainsi (in'aiix lijnrrages ordinaires, verLs ou sei's. »
La Carotte est surtout propre à l'engrais rapide des Jjesliaux, des bo^uls, des porcs, dont elle rend le lard Liane, ferme, excellent, aussi bon que celui des animaux nourris avec des grains. Elle augmente le lait des truies et des brebis nourrices, et ne profite pas moins aux veaux et aux agneaux sevrés. Les vaches fjui en consomment donnent plus de lait et un beurre de meilleure qualité; quelques agriculteurs ont reraanjué toutefois que lorsqxi'elle est donnée en trop grande quantité, elle communique au lait une saveur nauséabonde.
Mais ce qui la distingue spécialement des autres racines, c'est la supériorité qu'elle offre pour l'alimentation du cheval, auquel elle paraît particulièrement convenir ; elle lui donne de la force, de la vigueur, le maintient en bon état et peut, jusqu'à un certain point, dans sa ration, remplacer l'orge et l'avoine. Billing qui le premier en Angleterre tenta d'alimenter le bétail avec des carottes, en essaya l'effet, en 1763, sur 16 chevaux faisant tous les ouvrages de la ferme, et auxquels, pendant six mois, de novembre à avril, il ne donna ni foin ni grains ; ils mangèrent seulement des carottes, avec une petite quantité de paille et des pois, et ce régime a suffi , sans qu'ils cessassent un jour de travailler, pour les maintenir en parfait état de santé. Sans supprimer entièrement la ration de grains, surtout si les animaux sont soumis à un travail pénible, il résulte toujours de ce fait, confirmé depuis par de nombreux essais, que l'on peut employer avantageusement la Carotte pour nourrir les chevaux en hiver; que cette nourriture leur est surtout favorable pour les rétablir quand ils sont épuisés par le travail ou échauffés par une mauvaise alimentation. Une ration de 30 ou 40 Idfog. par jour, avec 3 ou 4 kilog. de foin , est suffisante pour les maintenir en bon état ; cette proportion sera moindre, naturellement, si on peut disposer de graines ou d'autres substances alimentaires.
Outre ses propriétés alimentaires, la Carotte est avantageuse encore par le goût prononcé que les animaux manifestent pour elle. Tous la recherchent, et il est rare que ceux qui en sont nourris s'en dégoûtent ou en soient incommodés, même lorsqu'ils la prennent avec excès. Quand on leur en donne pour la première fois, ils hésitent d'abord à la prendre ; mais dès qu'ils y sont habitués, ils paraissent la préférer à toute autre racine. Billing avait dispersé sur le sol, dans un enclos, des carottes mêlées à des choux et à des raves, et il y laissa pénétrer des bœufs et des moutons accoutumés à se nourrir de ces derniers aliments; ces animaux mangèrent le tout, les carottes d'abord avec im peu de difSculté, puis à la fin avec une préférence marquée. La même expérience, répétée avec les autres animaux de la ferme, donna des résultats identiques. Les porcs prirent les carottes avec avidité, les chevaux également; ils mangeaient la racine entière, la tête et la queue aussi bien que le corps de la racine. Il y a longtemps, d'ailleurs,
270 0Mi)Ei,i,iFi';nKs.
d'aprôs Tliaer, rjno Ton a observé en Allemagne le goût dos chevaux pour la Carolle.
La Carotte est donnée anx animaux crue ou cuite, seule ou môlangée ; mais le plus souvent crue, après avoir été nettoyée ou coupée en morceau.; ; c'est de toutes les racines, d'ailleurs, celle qui peut le mieux se passer de la cuisson. Cuite et écrasée, elle convient surtout pour les veaux et les autres animaux d'engrais. Bien qu'elle puisse être consommée seule, il est parfois avantageux de la mêler à d'autres aliments, à la betterave, à la pomme de terre, etc., auxquels elle communique ses qualités aromatiques. Les Anglais la font sécher en tranches minces ou en poudre, et la conservent ainsi pour la marine et pour les animaux.
Avec la Carotte on peut aussi nourrir la volaille, à qui on la fait manger cuite ou sous forme d'une excellente pâtée faite avec la racine hachée et mêlée à du son.
La Carotte n'est pas moins importante dans l'économie domestique ; saine, savoureuse et de facile digestion, elle constitue à l'état frais un excellent ahment, que l'on peut soumettre à la dessiccation et conserver. Comme toutes les substances sucrées, elle peut fournir de l'eau-de-vie ; enfin, en médecine, on l'emploie comme apéritive, carminative et diurétique.
Outre la racine, on peut encore faire manger aux animaux les feuilles de la Carotte cultivée qui leur plaisent particulièrement. Mais comme l'effeuillage prématuré nuit à la croissance de la racine et rend la plante ellemême épuisante, il importe d'attendre, pour récolter ces feuilles, que les racines soient mûres et aient pris presque tout leur développement. On se procure alors, pour la fin de l'automne, un excellent fourrage, qui possède toutes les propriétés des racines.
La plante sauvage, dite faux chervi, est loin d'oiîrir les mêmes qualités alimentaires. En petite quantité, elle ne nuit point au fourrage, sm-tout lorsqu'elle est jeune et tendre; dans cet état, les animaux la mangent avec plaisir; mais lorsqu'elle approche de la maturité, ses tiges grosses et dures la font dédaigner de tous.
La grande facilité qu'elle a de végéter et de se semer elle-même, fait qu'elle envahit parfois de larges surfaces dans les prairies négligées; d'où la nécessité de la détruire au printemps, ce qui est d'autant plus facile qu'elle est beaucoup plus hâtive que d'autres plantes.
Dans les lieux où le terrain peut être envahi par la cuscute, la Carotte sauvage est facilement couverte par cette plante parasite, qu'elle favorise par la disposition de ses rameaux. Ainsi, dans les vieilles luzernières, où elle apparaît, elle concourt à la propagation de la cuscute en lui donnant appui. Elle est donc nuisible sous tous les rapports. Le dédain qu'en font les animaux , lorsque les fleurs sont développées , en est d'ailleurs la meilleure preuve.
n.Miinr.rjKi'aiKS. 271
Los autres cspccos du f^onro Daucus sont dos iildiitc» mros, offrant pin» ou moins Jo rossemlilmico, ponr lo port et la taillo, avec l'osjic'ico principalo, et qno l'on trouve pi'osquo cxelunivoinont sur les roclicrs mftvitimos do la vcSKion mi'ditorranijcnne. Se rapprochant le plus du D. mrotla :
Le D. ginqidimn L., se distinpiant par les aif!;nilloiis du fruit, tcrmini'îS en pointe itnWie;
Le D. Boccodî Guss., à (leur centrale non sti'rilc et oiïrftnt le inOmo caractiTO dans les aiguillons du fruit.
CAnoTTE MAïuTiMK, D. marilhmuH Lni.
Fleurs blauclies ou rougeâtres, eu ombelle tri'S petite, peu fournie. I'"ruità aiguillons rapprocliés. Tige peu fouillée. Taille de 3 à 4 déeiinttros.
Vivant dans les sables maritimes des bords de la Méditei-ranée, eetto espèce, sans emploi, a été soumise h la culture par Vilmorin, qui en a obtenu, dts la seconde génération, des racines grosses et charnues. Si l'on n'avait l'espèce principale, ces essais montreraient la possibilité de trouver, dans cette plante, une nouvelle ressource fourragère.
Les espèces voisines ; D. serralus Moris, et D. dentatus Bertol., sont de plus petite taille et de moindre importance encore.
Carotte élevée, D. maximus Desl'.
Fleurs très larges à la circonférence de l'ombelle ; celle-ci très grande, atteignant jusqu':\ 15 centimètres. Taille de 8 h, 15 décimètres.
Fort précoce et celle du genre qui atteint la taille la plus élevée , cette espèce vient principalement dans les champs et collines arides des montagnes dti Koussillon. Sans Otre recherchée, elle peut, siu'tout quand elle est jeune, Gtre de quelque utilité pour les animaux qui paissent dans 'es régions qu'elle habite.
Même observation à l'égard des espèces suivantes :
Le D. mauritanus L., :\ fleurs toutes égales; b.abite principalement les rochers de la Corse ;
Le D. Inspidus Desf. , à ombelle très étalée, de plus petite taille et commune aussi en Corse;
Le D. gummifer Lm., plante de 2 à 3 décimètres, et que l'on rencontre sur les bords de l'Océan ainsi que de la Méditerranée ;
Le D. siculus Tin., à ombelle petite, avec fleurs plus grandes à la circonférence, presque s.ans tige et ne s'élevant qu'à la hauteur de 10 à, 15 centimètres ;
Le D. muricatus L., h ombelle oppositifoliée, à fruit assez gros, élargi, s'élevant k 3.5 décimètres, et la seule espèce annuelle du genre ; habitant surtout la Corse.
Genre ORLÀYA. — ORLAYA Hoff.
Fleurs blanches ou rosées; — corolle k pétales repliés en dedans ; — aliène à côtes secondaires saillantes, carénées, armées de 2.3 rangs d'aiguillons subulés, très longs; — incohicre a plusieurs folioles entières; — feuilles bi-tri-peunatiséquées, à segments courts, rapprochés, presque linéaires.
Renferme plusieurs espèces, dont une seule de quelque importance par son abondance.
0. A GRANDES FLEURS, 0. grandi fJova Hoff.; Caucalis grandi flora L.
Géroville, Mélinot, Persillée.
Fleurs d'un beau blanc, celles de la circonférence rayonnantes, dix fois plus grandes que celles du centre. Ombelle formée de 5.8 rayons presque égaux. Tige dressée, rameuse dès la base, à rameaux étalés, rudes au toucher. Taille de 2 à 4 décimètres. Annuelle.
Espèce très commune dans les champs argile-calcaires , les jachères , les herbages , le long des routes, et que mangent les bestiaux quand elle est jeune.
L'O. platycarpos Koeh, et VO. maritima Koch, sont deux autres espèces du genre, plus rares, et que l'on rencontre dans les sables et les moissons des côtes de la Méditerranée.
?7"2 - II.MIIICI.I.IFKIIKS.
Ombelles composées. Fruit comprimé par le dos, lonticulniro. Akène à 9 côtes, les 5 primaires filiformes ou oLtuses, les 4 secoutlaires liliformes ou développées en ailes membraneuses. Columelle libre, simple ou bifide. Graine à face commissurale plane. — Comprend, dans nos contrées, les trois genres suivants :
les 4 côtes secondaires liliformes Siler.
THAPSIÉES. ( 2 côtes secondaires filiformes, et les 2 marginales ailées Thappia.
les 4 côtes secondaires ailées Laserpitidm.
Genre SILER. — SILER Scnp.
Fruil à côtes primaires saillantes et obtuses; h côtes secondaires filiformes; — imolucre nul ou paucifoliolé.
Une seule espèce.
SiLER TRILOBÉ, S. trilobum Scop.
Fleurs blanches. Ombelle très grande, longuement pédonculée. Feuilles 2.3 fois ternées, k segment supérieur trilobé. Taille de 8 h 12 décimètres. Vivace.
Vient principalement dans les bois montagneux de l'Est. Non reclierclié des bestiaux.
Genre THAPSIE. — THAPSIA L.
Corolle à pétales entiers; — fruit k côtes primaires filiformes, à côtes secondaires 2 filiformes et 2 développées en ailes membraneuses; — hivohicre et involucelle nuls.
Une seule espèce indigène.
Thapsie villeuse , T. villosa L.
Fleurs jaunes. Ombelles latérales plus petites. Feuilles 2.3 fois ailées; les supérieures à limbe avorté, les inférieures velues. T.aille de 6 k 9 décimètres. Vivace. Vient sur les lieux stériles de la région méditerranéenne. Sans emploi.
Genre LASER. — LASERPITIUM L.
Calice k 5 petites dents ; — corolle k pétales éclianerés ; — fruit k côtes secondaires toutes développées en ailes membraneuses ; — inrolucre et involucelle folioles.
Comprend plusieurs espèces, dont une seule offre de l'intérêt.
OMBELLIFÊRES. 273
Laser a larges feuilles, L. laUfoUwn L.
Laser d'IIn'r.uU, 'furbith de monlnijM, Titrliith bâtard, faux Turhith, Centaurée blanche.
Flours blaiiolies, Oinbollos tvts granJos k rayons iiombroux. P(;tfilo9 en cœur renversi'^ Foiiillos grandes, 2.3 ibis disséquées, a segments largos, dentioulés. Taille de (> h 12 décimiitres. Vivato.
Fort oo'ramuno dans les bois montagneux^ les prés élevés do toute la France, cette espace, quand elle est jeune*, est mangéo par tous les animaux , par les bûtes h cornes surtout , qui la refusent quand ollo est en fleurs.
Les autres espèces du même genre, quo les bestiaux mangent également dans leur jeunesse, sont prinoipalomont :
Lè'L. Iiirsutum Lm.; feuilles à segments linéaires, taille de 3 à 5 décimètres, vivaee; et venant daus les prairies des Alpes ;
Le L. aquilegifoUuvi DC; involuoro il 1.3 folioles caduques, fruit oblong linéaire, taille do 0 Ji 12 déeiiuètres, vivaee; croît dans les bois montagneux du Midi ;
Le L. Siler L.; fleurs quelquefois rosées; fruit linéaire; feuilles à segments ovales, entiers; taille de 6 à 12 décimètres, vivaco; venant dans les prairies des Pyrénées, de la Lozère, des Alpes, du Jura ;
Le L. Gallicum C. Bauli.; fruit tronqué à la base, à ailes marginales plus larges, feuilles h segments opposés; taille de 3 à 6 décimètres, vivaee; se montrant sur les coteaux arides du Midi, dans les Pyrénées-Orientales.
Loi. prutenicuml,.; (leurs jaunissant ; feuilles rudes , ciliées; tige anguleuse, sillonnée, de 5 à 10 décimètres; bisannuelle; se montrant dans les forêts et sur les prairies humides des Alpes.
30 Trilbu.. — OAUCALIIVEES.
Ombelles composées. Fruit comprimé par le côté. Akène à 9 côtes saillantes, les 5 primaires filiformes, les 4 secondaires armées d'aiguillons. Une bandelette sous chaque côte secondaire. Columelle libre, bifide. Graine à face commissurale canaliculée longitudinalement par l'enroulement des bords latéraux. — Comprend, dans nos contrées, les trois genres suivants :
CAUCALINÉES.
Fruit :\ section en 8. — Côtes dorsales, primaires et secondaires
égales TuKGENH.
„ .. , .. ( Côtes secondaires plus saillantes CArCALi.= .
rruit a section \ '
" ^ ■ ( Côtes secondaires non distinctes Toiîilis.
Genre TURGÉNIE. — TURGENIA Hoff.
Calice Ji 5 dents sétaoées ; — corolle à pétales écbaucvés, les extérieurs rayonnants ; — fruit déprimé, creusé au niveaii de la commissure, réduite à une surface étroite, linéaire; akènes à côtes dorsales, primaires et secondaires, semblables et armées de 2.3 rangs d'aiguillons, les marginales tuberculeuses; — involucre à 3.3 folioles à bords scarieux.
Une seule espèce.
•274 ojiBELLirÈnES.
TiinciiiNiE A i-ARGES FEUILLES, T. laUfoUa H. ; Caucalis. laUfolia L.
Floiirs bltiuclics, souvent rougoritres au iloliors. Ombelle longuement pcu,.-'sul<;e, Ji 2.4 rayons raidos et anguleux. l'euiUes piuuatiscciuôcs, h scguionts oblongs, profonûémcnt dentés. Tige dressée, peu rameuse, hérissée, de 2 iv '1 décimètres. Annuelle.
Cotte ospèee est fort commune dans les moissons et les cultures dos terrains argilo-calcairos, principalement du Midi ; ses fruits, mêlés au blé en altùrcnt la pureté et rendent lo pain brun, amer et malsain. Elle est difficile à extirper dos champs qu'elle a envahis; on no la détruit que par des cultures sarclées ou des semis de plantes étouffantes. Les animaux la mangent avant sa floraison.
Genre CÀUCALIDE. — CAUCALIS L.
Calice h s dents lancéolées; — corolle Ji pétales échancrés, les extérieurs raj'onnants; — fruit oblong, aplati latéralement, à section transversale elliptique, avec côtes primaires iiliformes, hérissées de soies, et eûtes secondaires armées de 1.3 rangs d'aiguillons; — imolucre nul ou ii 1.3 folioles.
Comprend seulement deux espèces.
Caucalide fausse carotte, C. daucoïdcs L.
Gratteau.
Fleurs blanches ou rougeâtres. Ombelle à, 2.5 rayons. Fruit avec côtes primaires, h pointes renflées à la base, et côtes secondaires h 1 seul rang d'aiguillons crochus au sommet. Feuilles 2.3 fois disséquées, Ji segments nombreux, étroits, rapprochés. Tige dressée, rameuse, poilue, do 1 Ji 3 décimètres. Bisannuelle.
Cette petite espèce, que l'on rencontre communément dans les moissons des terrains calcaires, au bord des fossés et des chemins, est recherchée de tous les bestiaux.
Le C. leplyphylla L., seconde espèce du genre, se distinguo de la précédente par le fruit, à côtes primaires ayant les pointes subulées dès la base, et à côtes secondaires avec 2.3 rangs d'aiguillons; elle est annuelle, vient dans les mêmes lieux et elle est, de même, mangée par tous les animaux.
Genre TORILIDE. — TORILIS Hoff.
Calice h 5 dents lancéolées ; — corolle à pétales échancrés , les extérieurs rayonnants ; — fruit aplati latéralement, à section elliptique; côtes primaires épineuses, côtes secondaires non distinctes, ou divisées, jusqu'à la base en tubei'cules épineux, remplissant complètement les vallécules; — involucre nul; — liges et rameaux riides, hérissés.
Renferme trois ou quatre espèces fort répandues.
Torilide APRE, T. anthriscus Gmell.; Tordylium anthriscus L.
Fleurs rougeâtres. Ombelle convexe à 5.12 rayons. Involuore h 5 folioles. Fruits couverts d'aiguillons recourbés ascendants. Feuilles bipennées, à segments incisés, rudes. Tige dressée, de 5 à 8 décimètres, quelquefois plus. Bisannuelle.
Cette espèce, fort commune dans toute la France et les diverses parties de l'Europe, surtout dans les terrains gras et pierreux à demi-ombragés, se montre dans les baies, dans les buissons, au bord des routes. Elle n'est pas d'abord toujours facile à voir sous les autres plantes qui la cachent; mais il suffit de couper le sommet de la tige pour provoquer l'appaiition d'autant de nouvelles tiges qu'il y a de feuUles sur la portion restante ; elle prend alors un très grand développement eu se chargeant d'une masse considérable de rameaux. Tous les bestiaux la recher-
OMBKLLIFÈRES. 275
client, los cliovaux surtout, do sorte que, Ijion qu'elle soit commune, il y aurait poiit-''tro encore avant;if;o ii la semer dans los iiâturaf^os. Kn'eo cas, il faudrait, à l'automne, en arracher quelques pieds, dont on répandrait la graine au printemps. Si on attendait celte doniiùre cpoque pour récolter la graine, on no la trouverait plus; elle aurait été, pondant l'iiivor, mangée par le» oiseaux qui en sont très friands.
ToRiLiDK NOUEUSE, T. uoclosa Gacrtii. ; Tordylium noclosum L.
Fleurs rosées. Omliollo petite, presque sessile, opposée Ji la feuille, ii 2.3 rayons très courts. Involuere nul et inyolucollo niultifoliolée. Fruits internes tulieroulonx , les externes épineux, à commissure étroite, linéaire. Feuilles 2 fois disséquées, h segments dentés. Tige diffuse, do X fi 3 décimètres ou plus. Annuelle. Flor.aison on avril-mai.
Commune dans les clianips arides, les décomlires, du Midi, du Centre et do l'Ouest, et fort pi'éoooe, cotte espèce, comme la précédente, se développe Ijoancoup quand on coupe les tiges, et forme de même des touiïes que les animaux et surtout los chevaux aiment h l'excès, ce qui permettrait do l'utiliser de la mOme façon dans les pâturages.
ToRiLiDE DES CHAMPS, T. infcsia Wall.; Scandix infesta L.
Fleurs blanches. Ombelles planes, à 3.8 rayons; les fleurs de la circonféi'onco très irrégnlières, longuement rayonn.antes. Fruit entièrement recouvert d'aiguillons. Taille de 3 à 5 décimètres. Bisannuelle.
Espèce fort répandue dans toute la France, surtout dans les terrains argileux et calcaires ; elle vient dans les champs avides, sur les boi'ds des cliemius, où elle est pâturée par les bestiaux.
A citer encore, le T. heterophylla Guss.; ombelle plane, h 2.3 rayons; fruit aiguillonné d'un seul oGté; feuilles supérieures entières à 2.3 lobes linéaires; taille de 2 il 4 décimètres; espèce annuelle, qui se rencontre principalement dans les lieux aiùdes du JMidi.
4e Trilbu. — OORIANDREES.
Ombelles composées. Akène à 9 côtes, les 5 primaires déprimées, les 4 secondaires plus saillantes. Vallécules sans bandelettes. Columelle soudée, bifide. Graine à face commissurale canaliculée transversalement par son enroulement du sommet à la base. — Les deux genres suivants composent cette tribu :
{ Calice entier. Fruit didynie Bifoea.
CORIANDKÉES
( Calice h 5 dents. Fruit globuleux Cor.lANDRTJM.
Genre BIFORA. — BIFORA Hoff.
Corolle k pétale éelianeré ; — fruits avec aliènes distincts , presque globuleux ; à côtes primaires formant de légers sillons, et côtes secondaires larges, rugueuses, peu saillantes; commissure percée de 2 orifices; — involuere nul ou ;\ 1 foliole linéaire.
Comprend deux espèces seulement.
BiFOHA COMMUN, D. kWiculaUi DC.
Fleurs blmiclics. OmboUo fi 2.3 rayons. Fruit icliaucrii à lu base, miimolounù au sommet. Feuilles piunatisiSiiuéos, les suporioures sossiles. ïalllo de 2 ii 3 décimi.'tres. AunuoUe.
Cette plaute, d'odeur fétide, se rencontre communément dans les moissons du Midi et do l'Ouest; sou odeur écarte les animaux.
La seconde espèce, le B. radians Bieb., qui se distinguo h ses ombelles h ii.7 rayons, avec fleurs rayonnantes !\ la circonférenco , ses fruits échancvés au sommet et à la base, vient dans les mêmes lieux, et repousse également les animaux par son odeur.
Genre CORIANDRE. — CORIANDRUM L.
Calice Ji 5 dents inégales ; — corolle h pétales écbancrés ; les extérieurs rnyonnnnts ; — fruit globuleux, à côtes primaires ondulées, et côtes secondaires carénées; — invoUicre nul.
Une seule espèce.
Coriandre cultivée, C. sativum L.
Fleurs d'un blanc rougeâtre. Ombelle ;\ 5.10 rayons striés. Feuilles inférieures îi segments larges, les supérieures à segments linéaires, aigus, presque filiformes. Taille de 6 à 8 décimètres. Annuelle.
Venant quelquefois spontanément, cette espèce, lorsqu'elle est en végétation, répand une odeur désagréable de punaise, qui augmente encore quand on écrase ses feuilles ou ses fruits verts, et q\ii est remarquable surtout par sa persistance. Cette plante, qui par sou odeur éloigne les animaux, est cultivée pour ses semences, lesquelles, dessécbées, ont une saveur forte et aromatique, et que l'on emploie, à titre d'excitant stomachique, dans la médecine et l'art culinaire.
5' Xritou. — AîyGELIOEES.
Ombelles composées. Fruit comprimé par le dos. Aliène à 5 côtes, dont 3 dorsales filiformes ou ailées, et 2 marginales développées en ailes membraneuses larges, contiguës, mais distinctes. 1 ou 2 bandelettes dans chaque vallécule. Columelle libre; bipartite. Graine à face commissurale plane. — Dans cette tribu sont compris les trois genres suivants :
[ Tétai, entiers — f Involucre nul ou oligopbylle Angelica.
Vallécule j ANGELICÉES ^ à 1 bandelette. { Involucre polypbylle Levisticum.
Pétales écbancrés — Vallécule à 2 b.indelettes SELniUM.
Genre ANGÉLIQUE. — ANGELICA L.
Calice entier; — corolle à pétales lancéolés, aigus, entiers; • — fruit oblong à eûtes dorsales fiUfoi-mes ; — involucre nul ou à un petit nombre de folioles subulées et caduques; involueelle multifoliolée.
Plusieurs espèces, toutes vivaces.
oMiiF.iAAi'kuKS. 277
AngiSlique opf;(1[nalk, A. archangelica L.
Atir/clirinii des jardina, À. de liohêmc.
Fleurs d'un blanc vordiltrc. Omliollcs très gi-amlos, convexes, riîgiilii'.TOs. Fruit k bandelettes nombreuses, isobint la graine du pôricarpo. Feuilles très grandes, 2.3 fuis jjinnatiaiîfini'ies, k pétiole très largo. Tige dressée, robuste, fiatulouso. Racine grasse, allongée, cliarnuo, blanche on dedans. Taille de 10 à 15 décimètres.
Cetto très belle plante , d'une odeur douce , aromatique , très agréable , d'une saveur chaude et un peu amère, est surtout commune dans le nord de l'Europe. A l'état spontané, elle est très rare on France et paraît seulement avoir été trouvée dans quelques prés montueux do la Provence, de l'Auvergne et do l'Alsace. Par compensation, elle est fort commune dans Iqs jardins, où on la cuîtivo pour les usages de la médecine et de la confiserie ; cotte culture, dont Niort surtout a depuis longtemps le monopole, exige un terrain profond et substantiel. T^a plante, d'une forte constitution, résiste à toutes les influences atmosphériques, ainsi qu'aux insectes, que son odeur éloigne. En Islande, en Laponie, où elle prend un grand développement, les indigènes en mangent toutes les parties. Elle peut Être aussi donnée aux bestiaux qui s'en montrent partout fort avides. Elle donne au lait dos vaches mi goût aromatique.
Angélique sauvage, A. sylvestris L.
Fleurs d'un blane rosé. Ombelles grandes à 25.30 rayons. Fruit éebancré ù la base. Feuilles inférieures très grandes, à limbe triangulaire, 3 fois pinnatiséqnées , à lobes dentés en scie. Tige épaisse, fistuleuso. Taille de 5 à 15 décimètres.
Cette espèce, commune dans tout le nord do l'Europe, se montre surtout aux bords des eaux, dans les prés humides et couverts, dans les bois des montagnes. Tous les animaux la mangent quand elle est jeune, et n'y touchent plus quand elle est en fleurs.
Près de cette espèce se range le A. ebiiUfolia Lap., qui s'en distingue à ses ombelles a 40.80 rayons, ses feuilles à segments plus aigus, et que l'on trouve dans les prairies des Pyrénées.
Angélique des Pyrénées, A. Pyrenxa Spreng.; Scscli Pyreneum L.
Ombelle à 3.9 rayons inégaux. Involnore unifoliolé. Feuilles inférieures ovales dans leur pourtour, à segments linéaires. Tige presque nue, de 1 à 3 décimètres.
Cette petite espèce vient dans les pâturages des Alpes, et dans toute la chaîne des Pyrénées, où elle est très fréquemment broutée par les bestiaux.
Genre LEVISTIGUM. — LEVISTICUM Koch.
Calice entier; — corolle Ji pétales orbiculaires , entiers, infléchis; — fruit oblong, à côtes dorsales aiguës; — imolucre et invohicelle multifoliolés.
Comprend une seule espèce.
Levisticum OFFiciNiVL, L. officinak Koch.
Livèche officinale, Âche des montagnes.
Fleurs jaunes. Ombelle à 6.12 rayons. Folioles de l'involuere bordées de blanc. Fruit oblong, courbé Ji la maturité. Feuilles luisantes, 2.3 fois piunatiséquées, i\ segments entiers. Tige dressée, à rameaux opposés et vertieillés. TaiUe de 15 à 20 décimètres. Vivace.
Cette plante, dont toutes les parties exhalent une odeur aromatique prononcée, se montre surtout dans les provinces méridionales de la France, dans les Alpes, les Pyrénées. Sa racine, Scre et stimulante, ainsi que ses fruits, sont emploj'és comme excitants.
OMBËLLIFERES.
Genre SELIN.
SELINUM L.
Calice entier; — corolle h piitalos écliancnSs, eomiivents ; — fruil, h côtes dorsales aiguës; les marginales se rapprocliaut en laissant uu \ide entre elles; valléonles lati5rales munies do doux bandelettes; — i)n'olucre nul ou à 1 foliole subidéo; iuvolucelle multifoliolée.
Reui'erme une seule espèce.
Selin a feuilles de c.vrvi, s. carvifolia L.
Persil des marais.
Fleurs blanches. Ombelles serrées h 15.20 rayons. Feuilles ovales dans leur pourtour, les infcirieures 2.3 fois disséquées, à segments Huéaires. Tige dressée, presque ailée. Taille de 6 à 10 décimètres. Vivaee.
Cette espèce, que l'on trouve dans toute la France, vient dans les bois couverts, dans les prés humides^ dont elle contribue à aromatiser les herbes. Tous les animaux, mais surtout les vaches, le mangent avec plaisir. Elle so dessèche facilement, et quand la fouchaison n'a pas été trop tardive, elle donne uu foin sec assez agréable.
6« Triton. — J?B3UCEI>A.IsrKES.
Onibelles composées. Fruit comprimé par le dos, lenticulaire. Akène à 5 côtes, les 2 marginales contiguës, soudées et développées en un aile membraneuse formant autour du fruit une large bordure ; les 3 dorsales peu développées. Columelle libre, bipartite. Graine à face commissurale plane. — Comprend les genres suivants :
/ Côtes dorsales carénées. — Calice entier. — VaU. à 1 bandelette Anethdm.
1 / ^ ,■ 1- l Valléeule à 1 bandel. aussi lon- •c- .. l / Calice entier \ i r -i t
j i ruit 1 I 1 gue que le fruit Impeeatoeia
! àbordure/ \ . . , . , ) VaUéoule à 1 bandel. plus courte
, \ la peme dente / t c ■,. ^^
I plane I 1 ^ [ que le fruit Pastinaca.
H I I Côtes dorsales 1 1 VaUécule à 1 seule bandelette,
'ë 1 1 filiformes i i plus courte que l'akène Heracleum.
I < \ Cal. à 5 dents VaU. à 1 .3 band. i ^^^""l^' =^'S>'s,
•H I • 1 ) entiers Ferxjla.
i i y aussi longues < pétnigs obtus
H I que lakene / , , ■ n
^ I 1 1 echancres. . . I^eucedanum.
1 ( Calice à 5 dents — Pétai, échanc. Toedylitoi.
\ Fruit à bordure convexe. Côtes dors, filifor. j
( Calice entier — Pétales entiers. Opopahax.
Genre ANETH. — ANETHUM T.
Corolle à pétales presque orbiculaires ; — f7-mt elliptique , à côtes dorsales carénées ; vallécules pourvues d'une large bandelette ; — involucre et iuvolucelle nuls.
Une seule espèce.
OMUELLIFfillES. 279
Anetii odouant, a. [jravcokns L.
Floui-s jaunos. Ombcllos griindos, pianos, à 20.30 rayons. Fouilles h sogmonts linéaires filiformes. Tige arromlio, de 3 k 10 décimëtros. Annuolle.
Cette plante, légèrement fétide , vient dans les cliamps et les moifisons méridionales. N'est point reclieroliée dos animaux.
Genre IMPÉRATOIRE. — IMPERATORIA L.
Calice entier; ^ (mit presque orbioulairo, il côtes dorsales rapprocliéos, écliaucré ii la base et au sommet; valléeule à 1 sciilo bandelette; — involucro nul.
Une seule espèce.
iMPÉILiTOIRE COMMUNE, /. OStrutlum L. Ostrute, OUruche, Benjoin de pays.
Fleurs blanches ou rougeâtres. Ombelles très amples, h 30.40 rayons grêles, très inégaux. Feuilles planes, les inférieures longuement pétiolées, très grandes, 2.3 fois ailées, folioles souvent trilobées, à segments ovales, dentés en scie; les siipérieiires petites, sessiles, sur iiue gaine lai'ge à la base. Tige dressée, flstuleuse, de 4 à 6 décimètres. Viv.ace.
Très commune dans les pâturages de montagnes de presque toute la France et de tout le nord de l'Europe, cette espèce étale ses larges feuilles au-dessus des autres plantes fourragères qu'elle risque même d'étouffer. Les animaux les mangent sans les recliercber. Se desséchant mal, cette plante donne un mauvais foin. Sa racine grosse, noueuse, d'une saveur acre et amèrc, d'une forte odem' aromatique, est employée, pour les usages médicaux, comme excitant.
Genre PANAIS. — PASTINACA T.
Calice entier ou finement denté; — corolle à pétales orbicnlaires , entiers, à sommet tronqué; — fruil ovale ou orbiculaire, à côtes dorsales filiformes et bordure plane; — vallécules ;i 1 bandelette plus courte que les côtes; — involvcre et involuceUe r.uls ou presque nuls; — feuilles simplement pinnatiséquées.
Compreiid un petit nombre d'espèces, toutes Msaunuelles, dont une cultivée comme plante fourragère et potagère.
PAKAIS CULTn'^É. — P. SATIVA L.
Noms vulgaires. — Panet, Pastanade, Pastcnade blanchC; Pastenague, Racine blanche, grand Cheni cullivé, Chmkaii.
Fleurs jaunes. — Ombelle h 8.10 rayons allongés et inégaux, l'ombelle centrale plus grande. — Feuilles à 9.11 segments, oblongs, aigus, crénelés, les inférieurs quelquefois piunatiséqués ou triséqués ; feuilles des rameaux entières ou tridentées, toxites pubescentes, à pétiole grêle. — Tige dressée, tistuleuse, très anguleuse, rameuse, à rameaux supérieurs opposés ou verticillés, — Taille de 9 à 12 décimètres.
Très commune dans toute la France, cette espèce ^dent uatui'ellement dans les champs et les pâturages, dans les lieux incultes et le long des haies, dans les saulsaies et au bord des cours d'eau. Elle abonde quelquefois dans les blés, surtout dans les régions centrales et méridionales de la France, et
iiiiil alors beaucoup avix produils de la récolte. La plante, dans ces conditions, constitue ce qu'on nomme le PyVNAis sauvage, P. 5. sylvcslris DC, donl, quelques auteurs ont fait une espèce particulière {P. sylvcslris Mill.), cl qui; M. Ponsard a essayé de soiuncttrc à la culture ; en la semant en août, il en a obtenu, au printemps suivant, un ])on légume, de qualité supérieure à celle du Panais cultivé ordinaire. Ces essais pourraient être répétés.
Par l'effet de la culture, le Panais, comme la Carotte, a subi plusieurs modifications essentielles. Ses feuiUes sont devenues glabres ; sa racine, de grêle, dure et acre, est devenue épaisse, charnue, sucrée, aromatique. Il constitue, sous cette forme nouvelle, une autre variété, le Panais cultivé, P. S. cclulis DC, se subdivisant elle-même en deu.x sous-races pricipales :
Le Panais long, à racine longue et fusiforme, et plus ou moins divisée;
Le Panais rond ou de Metz, à racine plus courte et en forme de toupie, et plus hàtif que le précédent.
Cultivé depuis fort longtemps en Angleterre, en Belgique , en plein champ comme espèce fourragère, le Panais est bien moins connu en France ; si ce n'est en Bretagne et dans quelques parties du département de la Manche, où on le cultive depuis des siècles pour sa racine, employée dans la nourriture du bétail. La préférence qu'on lui accorde dans ces régions est motivée surtout par le précieux avantage qu'elle offre de ne point souffrir des gelées et de pouvoir", si le sol n'est pas trop humide, rester dans le champ tout l'hiver.
Culture du Panais.
Le Panais qui, à l'état sauvage, se contente des lieux secs et incultes, est plus exigeant quand il est soumis à la culture ; il réclame alors, comme la Carotte, un sol calcaire et argileux, profond et humide, où sa racine puisse librement se développer. Il est toutefois moins difïicile que celle-ci, et il réussit mieux qu'elle dans les terres un peu fortes. L'essentiel est que le sol soit ameubli par de profonds labours, et que l'humidité ne lui fasse pas défaut. Dans une terre sèche, il se développe peu et acquiert trop de consistance. On pourrait d'ailleurs en essayer la culture partout où il serait possible de suppléer à la fraîcheur naturelle du sol par des aiTOsages faciles .et peu coûteux.
On cultive le Panais, dont on veut récolter la racine, exactement de la même manière que la Carotte. Il exige de même de fortes fumures, et l'emploi d'un fumier riche et apte à s'assimiler promptement avec la couche arable; à moins, ce qui est préférable, qu'on ne le répande avant l'hiver, de façon à donner à l'engrais plus ou moins paiUeux que l'on emploie, le temps de se décomposer et de bien- se. mêler air sol avant les semailles du printemps. On répand alors 5 à 6 kilog. de graines par hectare. La graine, ne se conservant pas plus d'un an, sera choisie fraîche. Quand les mauvaises herbes se montrent, on commence les houages et les sarclages, comme on le
OMDELI.IFÈUHS. 281
fait pour la carotte, en ayant soin seulement, quand il s'agit du Panais, d'éclaircir davantage, h cause do là' plus grande ûlonAno de son feuillage.
A l'automne, à l'approche du la gel(5(!, ou coupe les feuilles (jui servejit à la nourriture des bestiaux, et on laisse la racine en terre où elle se conserve jusqu'au moment de l'arrachage en prenant môme un certain accroissement. On l'arraclie au printemps, avant que la végétation ait recommencé ; si on attendait que la sève se fut mise eu mouvement pour la pousse de la deuxième année, la racine durcirait, deviendrait ligneuse et perdrait de sa valeur alimentaire.
Le Panais, comme la carotte, peut être semé en culture dérobée sur les céréales, le lin, le chanvre, etc., pour fournir la môme année, et à peu de frais, une seconde récolte. Il est alors nécessaire, à cause de l'étendue de son feuillage, de le semer fort clair.
Quelquefois, comme cela se pratique en Belgique, le Panais et la Carotte, qui exigent la même nature de terrain , sont semés ensemble. A la fin de l'été, on arrache celle-ci qui se développe plus tôt, et quand elle est épuisée, soit pendant, soit après l'hiver, on récolte le Panais, et on prolonge ainsi, pendant six mois, la production dans le môme champ.
En Bretagne, d'après M. Le Brigant de Plouezoch, le Panais est semé dans une terre fumée l'année précédente. Cette terre est bien retournée, bien ameublie, au moyen de la bêche , avec laquelle on enlève le fond des raies quand la charrue a passé. On forme des planches larges de 3 ou 4 mètres, entre chacune desquelles on creuse un petit fossé dont on jette la terre sur les planches. Avec un râteau, on brise les mottes, on aplanit le terrain, en ménageant, de chaque côté, une pente légère vers les fossés. A la fin de février ou en mars on répand la graine, que l'on recouvre avec le râteau. On sème clair ; si la plante lève abondamment en quelques points , on en arrache une partie, et l'on sarcle dès que les premières herbes apparaissant. Il est d'usage de semer en même temps que le Panais, des fèves de marais, et de planter des choux autour de chaque planche : méthode excellente pour s'assurer, à la récolte, un excédant de produits.
On récolte le Panais en octobre ou en novembre', ense servant d'une pelle ou d'une tranche, et pour conserver les racines, on les tient serrées les unes contre les autres dans un endroit sec.
Cette culture, toujours d'après M. Le Brigant , donne un bénéfice triple de celui retii'é d'un espace égal de terrain semé en froment donnant 9 pour I, outre la récolte de choux et la récolte de fèves qu'il produit en plus, et cela tout en laissant la terre, préparée pour recevoir l'année suivante du fi'oment et même du lin.
Le Panais n'est pas seulement propre à êti-e cultivé pour sa racine ; il peut encore servir comme plante fourragère ; il fournit alors des produit s abondants sur l'importance desquels l'attention des agriculteurs ne s'est peut-être point assez fixée. On peut le semer, par exemple, sur les terres en
jachère, en août ou septembre, après une récolte de céréales, ainsi que le conseille liozier, et en obtenir, outre un engrais naturel à ces cbanips , un excellent pùturage d'hiver et de printemps pour le bétail et les troupeaux, et même, si l'on veut , plusieurs coupes de bon fourrage ; dans ce cas, on devra le semer plus épais que lorsque la racine est l'objet principal de la récolte.
Il est possible encore, comme le conseillait récemment M. Belot-Défougère, de l'Allier {Journal d'agriculture irralique, 18G5), de lui réserver dans la rotation une place spéciale. On le sème alors du commencement d'avril au 1 5 mai, dans un terrain préparé comme pour la culture de la carotte ; le semis est fait eu rayons espacés de 30 centimètres; on donne, pendant la belle saison, un ou deux binages, on éclaircit les plants de façon à ce qu'ils se trouvent éloignés de 8 à 10 centimètres, et dès le mois d'octobre, le feuillage a atteint 30 ou 40 centimètres. On peut alors le couper à la faucille à 5 ou 6 centimètres de terre, et le donner au bétail qui en est très friand.
Le Panais pouvant rester en terre sans subir d'altération, on laisse le champ en repos jusqu'à la fin de février ou au commencement de mars. Les pousses à cette époque auront repris de 25 à 30 centimètres, et du 15 avril au 15 mai on pourra faire une nouvelle coupe à la même hauteur que la première. Après quoi, la végétation aura repris une telle activité que le Panais atteindra rapidement 1 mètre à 1 mètre 50. La récolte sera alors abondante, et pourra donner quatre fois autant de fourrage vert que la luzerne. A cette dernière récolte, on arrache la racine avec la plante, et avant de donner celle-ci aux bestiaux on coupe les racines en morceaux et on les mêle au feuillage. L'auteur que nous avons cité ajoute que si le besoin de fourrage vert en octobre n'est pas impérieux, il sera préférable de ne pas faire la première coupe de cette saison ; on obtiendra ainsi en février une récolte plus précoce et plus satisfaisante, qui compensera largement celle que l'on aura négligée dans la saison précédente.
Ces faits concordent avec ceux constatés par M. de Saint-Genis, que cite V. Yvart , lequel ayant semé le Panais sur un blé de mars, s'est procuré au printemps suivant, en fauchant les tiges prêtes à fleurir, un fourrage très abondant, très succulent, et fort recherché de tous les bestiaux.
Valeur agricole et économique du Panais.
D'une valeur, au point de vue économique et agricole, qui le rapproche sensiblement de la Carotte, le Panais offre, sur cette dernière racine, quelques avantages. Ainsi, outre la qualité remarquable qu'il possède de résister à l'hiver, ce qui, en permettant de le conserver dans le champ, évite les frais, les embarras, et sauve les risques de la conservation, il donne un feuillage plus élevé, plus touffu, mangé avec avidité par le bétail, et qui, après les sarclages, à l'automne, fournit plus de fourrage que la Carotte.
Enfin , tout en exigeant comme celle-ci un sol substantiel et profond , il est, sous ce rapport, moins déhcat et résiste mieux dans un terrain com-
OMIlKUJI'KlUiS. 2S,'i
pacle ot humide. Dans los sols pou profumls, (ui pont iraillours Hunior lu Panais rond, qui exige moins de terre, et dont ]'(!niploi, pai' cela même;, est appelé à rendre celte culture praticaLle dans un plus faraud nombre de localités. Plus facile à arracher, à nettoyer, cette variété sera, pour ces diverses raisons, celle que l'on adoptera, si, comme cela est à désirer, la cnltui'c du Panais se généralise.
En résumé, le Panais est une plante extrêmement productive, dormant, outre sa racine, un fourrage abondant et de bonne qualité, et dont la culture, partout où elle sera possible, ne saurait trop être recommandée.
Emploi alimentaire du Panais.
Plus ferme, plus aromatique, moins aqueux que la Carotte, et contenant une forte proportion do matière nutritive, le Panais constitue une excellente racine fourragère. Outre les feuilles , qui fournissent un bon fourrage, à des époques où il est diCTicile de s'en procurer, aux vaches et aux autres bestiaux, on a, dans sa racine, une matière alimentaire abondante que l'on peut faire manger aux diverses espèces domestiques. On le donne, en Belgique, aux vaches et aux porcs. En Bretagne, le Panais sert à nourrir et même à engraisser tous les animaux de la ferme; les chevaux, les bœufs, les vaches et les cochons s'en accommodent également.
On distribue d'abord les racines crues, refendues ou coupées par tranches; puis, dès que les bêtes paraissent s'en dégoûter, on coupe les racines et on les entasse dans un grand vase avec un peu d'eau seulement pour remplir les intervalles que les morceaux laissent entre eux et on les fait cuire; les bestiaux dès lors les mangent avec une grande avidité et ne s'eu dégoûtent plus. Pendant tout l'hiver, les cochons ne reçoivent pas autre chose ; les vaches également, quand les autres fourrages manquent, sont entretenues avec le Panais, qui rend le lait plus abondant et le beurre meilleur. On lui attribue toutefois l'inconvénient de communiquer de l'amertume au lait des vaches qui s'en nourrissent exclusivement.
En général, comme aliment, le Panais est moins estimé que la Carotte. Donné cru, il donne lieu, quelquefois, à des indigestions aussi dangereuses que celles produites par le trèfle. D'après M. Eléouet, il peut provoquer, chez le cheval, des ophthalmies aiguës, et si l'animal est prédisposé à la fluxion périodique , il en hâte le premier accès.
On donne les feuUles aux bestiaux, soit à l'approche des gelées, soit au printemps, au moment où on les coupe avant l'arrachage des racines.
Le Panais n'est pas seulement une plante fomTagère. Il est encore très cultivé dans les jardins comme espèce potagère ; sa racine constitue un légume assez répandu, d'un goût agréable et nourrissant.
On en extrait encore, comme de la Carotte, un sirop estimé. Margraaf en a extrait du sucre. Enfin, on Fa quelquefois substitué à l'orge, dans la fabrication de la bière.
284 OMBELLIFÈnES.
Outre lo raiinis cultivi\ lo genre fournit oncoro : le i'. (Ui'ttriaita Pesf. , à fruit plus petit, il tige cylindrique liante do 3 à (i dt'cimttres ; et le P. lucida Gonmi, à feuilles h 5.7 segments nvcc pétiole épais, haute de 15 k 20 décimfetres. Ces deux espèces, trts pubescentos et fétides, sont l'aros, et se trouvent principalement on Corso.
Genre BERCE. — HERACLEUM L.
Calice h. 5 dents; — corolle k pétales éclinncrés, avec nn lolnile infléclii ; ceux des fleurs extérieures, ordinairement grands, rayonnants, bifides ; — frvit ovale ou orbiculnire, à côtes dorsales très fines, Ji bordure plane; vallécules :\ 1 bandelette, pins courte que les côtes, et se terminant en massue; ■ — ■ itn^olucre à nn petit nombre de folioles caduques.
Renferme plusieurs espèces, bisannuelles ou vivaces, remarquables, en général, par leur grand développement , et dont une fort répandue.
■ BERCE BRANCURSINE. — H. SPHONDYIIUM L.
Noms vulgaires. — Fausse Brancursine, Brancursine saunage, B. bâtarde, Panais sauvage, Panais de vache, Angélique sauvage, Acanlhe d'Allemagne, Palte-d'oie, patte-de-loup, Bibreuil, Frenelle.
Fleurs d'un blanc verdâtre ou rosé. — Ombelle à 15.30 rayons. — Fruit ovale, éelianeré au sommet. — Feuilles gi-andes, rudes au toucher, pubeseentes en dessous, pinnatiséquées, à, 5 segments amples, lobules, incisés, le terminal en cœur, trifide ; pétiole très dilaté à la base. — Tige raide, dressée, cannelée, rameuse au sommet. — Racine épaisse et très longue. — Taille de 10 à 15 décimètres. — Bisannuelle.
Fort commune dans toute la France, cette espèce se rencontre dans les bois, les prairies grasses et humides, où par son abondance, parfois, elle étouffe les autres herbes. Quand elle est jeune, elle constitue pour les chevaux, les vaches et les autres bestiaux, qui tous la recherchent, un fourrage .excellent. Mais étant très précoce, repoussant très vite, ainsi qu'on le voit dans les prairies nouvellement fauchées, où ses feuilles paraissent les premières , elle est, à cause de cela même, nuisible aux prairies, car à la fauchaison ses tiges sont trop dures pour entrer dans les fourrages secsj et ses feuilles, également durcies, ne donnent qu'un mauvais foin. Il est donc utile d'en empêcher la propagation ; pour cela il sufSt , au moment de la floraison, de couper, avec une pioche, les tiges entre deux terres ; la plante ne vivant que deux ans, disparaît, en eiîet, quand on l'empêche de porter graine. Il convient, en pratiquant cette opération, de prendre quelques précautions, les cultivateurs belges ayant remarqué, comme nous l'apprend M. Joigneaux, que l'arrachage de la plante, opéré le matin , quand elle est encore couverte de rosée, provoque le développement, sur les mains, d'ulcères douloureux.
Malgré ces inconvénients divers, tenant compte de la précocité de la plante, de sa grande vigueur végétative, de la résistance qu'elle oppose, grâce à sa longue racine, à la sécheresse et autres intempéries, quelques auteurs en ont conseillé la culture comme fourragère. Mais il faudrait, pour cela, qu'elle fût mêlée à d'autres plantes précoces qui permettraient de la faucher
(I.MllHr.LIFl'CIlKS. ^H.")
de bonne heure; dh fournirait, (h; l;i sorUi, iino f^i'andc i|ii;tiil,ii,r di; fijuillcs Lendrcs cL savoureuses , excellentes pour les vaches; seulement, comme les l'euillcs se reproduisent très vite, elle devrait Cire coupée souvent. Si l'on essayait cette culture, il importerait de choisir des graines fraîches, car elles ne se conservent pas.
Les tiges et les feuilles de la Berce renferment une assez grande quantité de sucre, que l'on utilise dans certaines contrées du Nord. Ainsi, la décoction fermentée de ses feuilles tient lieu de bière aux pauvres, en Pologne, en Lithuanie. Dans ces mêmes pays, on mange les tiges vertes après en avoir enlevé l'écorce. Ces tiges, séchées au soleil, se couvrent d'une clflorescence sucrée que l'on recueille, en Sibérie, comme une friandise. On utilise mieu.K encore ces tiges, en les faisant fermenter dans l'eau, et en retirant de ce liquide un alcool, pernicieux quand les tiges ont conservé leur enveloppe corticale, mais très sain lorsqu'elles en ont été dépouillées. Des essais faits en Piémont, d'après les procédés suivis en Sibérie, ont prouvé qu'il serait peutêtre possible de retirer de la Berce une quantité d'alcool suflisante pour rendre cette opération fructueuse.
Prijs de cette espèce se rangent :
h' H. alpinum L., ;i feuilles simples, orbiculaires dans leiiv pourtour, et palmatifides ;i 5.7 lobes, plante que l'on trouve dans les prairies des Alpes, du Jura et des Pyrénées, et où elle joue le même rôle que la Brancursine dans les prairies de plaine ;
L'//. panaces L. , ii feuilles ovales dans leur pourtour, palmatiséquées, divisées en 3 segments aigus et dentés, et qui croît dans les mêmes lieux que l'espèce précédente;
h' H. 7ninimum Lm., petite plante de 1 à 3 décimètres, à tiges grêles et couchées, peu rameuses, avec des ombelles ;\ 3.5 rayons seulement et des fruits dépourvus de bandelettes; venant principalement dans les Alpes du Dauphiné.
Berce jaun.4tre, H. flavcscens DC; H. sibiricum Lee.
Fleurs jaune-verdâtre , égales , non rayonnantes à la circonférence. Ombelles grandes , à 10.15 rayons. Fruit en cœur renversé. Feuilles pubesceutes en dessous, pinnatiséquées, à 2.3 paires de segments crénelés. TijUe de 8 à 12 décimètres. Bisannuelle.
Coinrauue dans les montagnes du Centre, oîi elle remplace la Berce commune, et dans les Alpes du Dauphiné, cette espèce a été soumise à la culture, avec quelque apparence de succès, par M. Descolomhiers. Ses tiges ont atteint jusqu'à 3 mètres de hauteur, et ses feuilles ont pris vm très grand développement, qui a permis d'en tirer un grand parti pour l'entretien du bétail et surtout des moutons. La plante, potir réussir, doit être semée en automne, puis repiquée.
Malgré ces avantages , de nouveaux essais sont encore nécessaires pour permettre de bien apprécier la valeur de cette espèce, ainsi que celle des autres Berces, comme plantes foui-ragères.
Genre FÉRULE. — FERULA T.
Fleurs jaunes; — ombelles latérales plus petites, souvent stériles, et dépassant l'ombelle centrale ; — calice à 5 dents courtes ; — jx'tales aigus , entiers ; — fruit obloug, à côtes dorsales filiformes; — imllccule à plusieurs bandelettes peu apparentes; — feuilles h divisions linéaires.
Genre ne renfermant qu'un petit nombre d'espèces indigènes, toutes vivaces ; on compte parmi elles :
286 OMDELLIFÈnES.
Le F. ferulago L., oiiiliollo à G. 10 rayons, à iuvolucro multifoliolù; feuilles ù segments Givnriqués ; tnillo do 3 il 6 déoimttrcs ;
Le F. »iorfi/Ioro L., ombelle ii 25.30 rayons, sans involuci'O ; feuilles snpérionros ii pétiole longnemont ongaîmint ; taille de 1 à 2 mètres ;
Le F. glauca L., fenillcs glauqnes, charnues, h segments plus larges, et taille élevée.
Les unes et les autres de ces espèces viennent spontanément sur les rivages do la Méditerranée et sont sans usages. Au mémo genre appartiennent les espèces orientales dont on extrait , par incision du collet des racines, la gomme résine connue sous le nom à'assa-fxlida.
Genre PEUCÉDANE. — PEUCEDANUM Kocii.
Calice h S dents ; — corolle h pétales oljovés, entiers ou éclaanerés, avec un lobule infléobi ; — fruit oblong, h eûtes dorsales tiliformes, et bordure plane; — valléciiles à 1.3 bandelettes, occupant toute la longueur de l'akène; — involucre variable; involucelles à folioles linéaires.
Dans ce genre, assez mal caractérisé, se trouvent comprises un certain nombre d'espèces, tenant toutes, par dilTérents caractères, à des genres voisins , auxquels les différents auteurs les ont alternativement réunies. Ces diverses espèces, vivaces et assez communes dans les prés, sont mangées par les bestiaux, notamment par les vaches, qui paraissent les rechercher. Voici le tableau de celles aujourd'hui admises comme indigènes :
( Pétiole cylindrique non l pi jaunes. | °''""^*'-'' '-
Involucre nul ou ) canaliculé. l ' \ Pamailacum lois.
pauoifoliolé et caduc \ Valléculeà 1 bandelette ( FI. blanch. Paiusiense DC.
( Pétiole triangul.^ canal. Val. à 3 band. C4r™'oi.idm Vill.
Genre ) [ -r,,^- , i -A coBviiui Up.
PEUCEDANUM i P^«ole Pétiole droit j ^^__^^__^ ^^^^
I I Ti n 1 ; triangulaire / , . ,
' Involucre multifol. \ '"• '^'™'^"- ) [ Petiol.artic. Oheoseiikdm Mœncli.
Pétiole canaliculé. \ f Pétiole cylindrique Palusthe Mœndi.
Vallée, il 1 bandel. / „ . „ ,, . , , . ,
( l' leurs jaimes. — Pétiole triangul .. . Ahaiieum L.
Peucédane officinale, p. officinale L.
Queue-de-pourceau, Fenouil de porc.
Fleurs jaunâtres, eu ombelles grandes, dressées, à 15.20 rayons. Fruit plus court que le pédicelle. Feuilles 2.3 fois ternées, ;i divisions planes, allongées, en glaive. Tige rameuse supérieurement. Racine très grosse. Taille de 8 ii 12 décimètres.
Cette espèce, commune dans les diverses régions de la France, au Centre, ii l'Est, sur les côtes de l'Océan et de la Méditerranée, se trouve principalement dans les prairies un peu humides, oii sa végétation acquiert plus de vigueur. Elle fournit un fourrage bon et assez abondant, et pourrait être semée dans les lieux où l'humidité éloigne un certain nombre d'autres plantes. Les graines, semées au printemps, mettent quatre ou cinq semaines à lever, et peuvent fournir deux coupes chaque année.
Le P. paniculatum JjoIs., qui se distingue à ses ombelles divariquées, en panicule, à ses feuilles filiformes, se trouve principalement en Corse.
Peucédane pabisienxe, p. Parisiense DC.
Perce-pierre, Brise-pierre, Saxifrage des anciens, Séseli de Montpellier , Silare.
Fleurs blanches ou rosées, eu ombelles à 12.15 rayons. Feuilles :i divisions longues, linéaires, entières, divariquées. Tige presque nue au sommet , d'un vert gai. Taille de 8 ii 12 décimètres.
Espèce commune dans les bnis et les landes, qui se trouve aussi dans les près d'une grande
OMDELLIFÊnES. 287
piirtlo do la Franco, notamment tlans les valli5o» dos bonis do lu Loiro. Elle est mfvngiîo mirtoiit quand ollo est jouno, se dossèclio 1)ion alors et donne nn bon fourrafîo.
Peucédane a feuilles de carvi, 7'. carvifolium Vill.; Sdiiivni Chahrxi Jacq.
Fleurs d'un 1)lano vordittvo ou jaunâtre, en ombollos lï G.I. "3 rayous inégaux. Fcnillos profondiSmant subdivisées on segments linéaires, les inférieures longuement pétiolécs , oblongucs dans leur pourtour. Taille de 4 il 8 déoimfctros.
Commune dans tonto la France, cotte espèce vient dans les lieux liumides, au bord des rivières. Reoberobéo du bétail, surtout quand elle n'a point onooro acquis tout son développcraont, comme la précédoute, elle donne alors un foin soc d'assez bonne qualité.
Peucédane des cerfs, P. cervaria Lap.
Fleurs blanobes ou rosées, en ombelles à 20.30 rayons. Involucre réfléclii. Feuilles glauques en dessous, à segments étalés, lancéolés, dentés, les inféi-ienres grandes, triangulaires dans leur pourtour, 2.3 fois pinnatiséqnées, longuement pétiolées. Taille de 8 l'i 12 décimètres.
Vient sur les coteaux incultes, les bois montagneux, les pâturages élevés, de presque toule la France. Possède les propriétés alimentaires des précédentes espèces.
Le P. vcnetum Koch , à fleurs blancbes, en ombelles ;i 6.15 rayons, h tige rameuse dès la base, Laute de 6 ii 10 décimètres, est plus rare, et ne se trouve guère jue dans les Alpes.
Peucédane de montagne, P. orcselinum Mœncli.; Athamanta oreosdinum L.
Fleurs blancbes en ombelles à 15,20 rayons. Involucre réflécbi. Fruit émarginé au sommet. Feuilles 3 fois pennées, à segments ovales, trifides au sommet, étalés, à pétiole coudé il chaque division. Taille de 5 ii 10 décimètres.
Vient dans les prairies sècbes, les bois et pelouses de montagnes, les lieux sablonneux, caillouteux et en friches, dans toute la France, ra.ais plus abondamment dans le Nord.
Peucédane des marais, P. palustre Mœnch.; Selinum palustre L.
Fleurs blanches, en ombelles grandes à 20.30 r.ayons. Involucre réfléchi. Fruit émai-giné au sommet. Feuilles profondément divisées en lanières linéaires , les inférieures très grandes , triangulaires dans leur pourtour, 3.4 fois piunatiséquées. Tige flstuleuse à la base. Taille de 9 ii 12 décimètres.
Vient dans les prés humides et les marais, dans les diverses régions de la France, sauf le Midi, où elle se montre peu.
Le P. ahaticum L., à fleurs jaunâtres, à feuilles à 3.5 divisions, à segments ovales; tige rougeâtre ; hante de B :\ 15 décimètres ; se montre principalement sur les coteaux calcaires de l'Est
Genre TORDYLE. — TORDYLIUM T.
Fleurs blanches ; — corolle à pétales extérieurs rayonn.ants ; — fruit rugueux et poilu, à côtes dorsales à peine visibles, à bordure épaisse, tuberculeuse, convexe sur les deux faces ; vallécules i\ 1 ou plusieurs bandelettes filiformes ; — involucre et involucelles raultifoliolés.
Ne renferme que deux espèces, l'une et l'autre annuelles. ToRDYLE ÉLEVÉ, T. maxwium L.
Fleurs en ombelles à 5.10 rayons inégaux, les fleurs de la circonférence à 3 pétales r.ayonnants, bifides, inégaux. Fruit à bordure unie. Feuilles pinnatiséquées, rudes, à 5.7 segments lancéolés, le terminal plus allongé. T,aille de 5 à 10 décimètres.
Plante venant assez communément dans les moissons, les collines incultes, le long des haies et des chemins, dans presque toute la France, mais sans importance.
Le T. apulum L., fleurs de la circonférence à 1 seul pétale rayonnant; fruit à bordure crénelée; feuilles molles à segments obtus, le terminal non allongé; tige feuillée seulement à la base, de 1 iV 5 décimètres. Fleurit en mai et ne vient que dans le Midi.
Genre OPOPANAX.
OPOPANAX Kocii.
Calice entier; — corolle h jiùtales entiovs , presque orbioulaires , à lobule aigu; — fruit ovale, h côtes dorsales filiformes , à bordure c'imisse et convexe , trfcs étroite ; vallécules il 3 bandelettes; — involucre et iuvolucelle multifoliolés.
Genre comprenant une seule espèce, vivace, en même temps exotique et indigène. ■
Opopanax de chiron, 0. Chironium Koch.; Paslinaca Cliironium L.
Panacée de Chiron.
Fleurs jaunes, en ombelles verticillées, formant une grande panieule. Feuilles un peu épaisses, les supérieures à limbe presque nul, les inférieures 2.3 fois pinnatiséquées , k segments lancéolés ou ovales, h pétiole hérissé. Racine très épaisse, jaune, rameuse. Taille de 6 à 15 décimètres.
Cette plante, qui vient spontanément dans nos contrées méridionales, sur le littoral do la Méditerranée , est commime surtout en Orient , où elle fournit , par l'incision de sa racine, la gomme-résine du mêmje nom employée en médecine comme excitant et antispasmodique, et k laquelle on attribuait autrefois des vertus ouratives universelles. Cette plante qui , par la culture prend un grand développement, pourrait fournir au bétail un supplément de substance fourragère.
T» Trilbu.
SESBLINEES.
Ombelles composées. Fruit non comprimé, à section transversale orbiculaire. Akène à 5 côtes, filiformes ou ailées, égales ou plus larges latéralement. — Un certain nombre de genres, non uniformément déterminés par les auteurs, composent cette tribu. Voici un tableau de ceux le plus généralement admis, et dans lesquels peuvent être comprises l'ensemble des espèces indigènes.
en fa
Graine libre dans un péricarpe spongieux
( Columelle
libre
bipartite
Vallécul.
plusieurs
I bandelet.
Côtes
toutes
égales.
Côtes
ailées
ou
I carénées
Bandelettes nombreuses. Crithmtim.
Pétales elliptiques ,
entiers Meum.
Pét. obov., tronqtiés
àlabase, émarg. SlLAUS.
Pétai, brièvement onguiculés,
émarginés LlGUiSTICUM.
Pétai, longuement onguiculés,
entiers Teochiscanthes.
Pétales sans onglet
Graine plane à la
comoiiss.
Côtes filiformes — Pétales onguiculés. . Athamanta.
! Pétai, tous égaux — Calice à 5 dents Seseli.
Pétales ext. rayonnants — Calice entier JEtuvsa.
Côtes marginales plus larges —
Pétales entiers Fœniculum.
-,^ .,, ^ , Côtes toutes égales — Pétales
\ Cotes saillantes. ^ émarginés.... Cnidwm.
Graine convexe à la commissure — Columelle adhérente — Vallée.
à 1 bandelette CEnaNTHE.
CoUumelle adhérente. — Vallécules à 1 bandelet. — Côtes saillantes.
(iMiiKMjricBKS. i'H!)
Genre ClilSTE. — ClUTHMUM L.
Calice entier ; — corolle h iJotalcs entiers ; — fruit ovoïde , l'i côtes saillantes , carénées, les latérales plus liir^'os; iiéricarpo spongieux; — graine libre, entourée de bandelettes ; — involucre et involucollo à plusieurs folioles aiguiis, l'éfléohios.
Une seule espèce.
Criste marine, C. marUimum L.
Crête marine, Fenouil marin, Daccile, Perce-pierre, Passe-pierre, Herbe de Sainl-Pirrre.
Fleurs d'un blanc verdùtre, on ombelles h rayons nombreux, épais. Feuilles 2.3 fois ternées, à folioles ebarnues, linéaires, pétiolées intérieurement. Tige dressée, épaisse, cannelée. lîacinc fusiforme, ii divisions rampantes. Taille de 1 à 3 décimètres. Vivacc.
Espèce assez commune sur les côtes maritimes de l'Europe méridionale, au bord de la Jli'diterranée et de l'Ooéan, où elle pousse dans les intoi'stices dos rocbers. Ses feuilles, aromatiques et d'une saveur salée, sont conservées dans le vinaigre pour être employées comme assaisonnement. Surles rivages maritimes, elle vient assez abondamment pour qu'il soit inutile de la cultiver. Dans les contrées éloignées de la mer, on la sème dans les jardins, en terre légère, un peu humide , de préférence dans les joints des pierres , au pied des murs exposés au Midi ou à l'Est. Celle des régions maritimes est la plus estimée ; elle pourrait être mélangée aux matières fourragères Ji titre d'assaisonnement.
Genre MEUM. — MEUM T.
Calice entier, quelquefois à 5 dents; — corolle a pétales elliptiques entiers ; — fruit oblong, k côtes saillantes, carénées, égales; vallécules à bandelettes nombreuses; — iiirolucre nul; involucelle à plusieurs folioles aiguës.
Renferme seulement trois espèces, toutes indigènes et vivaces. Meum des mont.4.CtNes, m. athamanticum Jacq.; Athamanta ineitm L.
Fenouil des Alpes, Cistre, Cestre, Jithuse à feuilles capillaires.
Fleurs bhvncbes, en ombelles à raji'ons très inégaux, celles de la circonférence en partie stériles. Feuilles 2.3 fois pinnatiséquées, h divisions dernières courtes, capillaires, très nombreuses; les radicales pétiolées, les supérieures sessiles. Tige dressée, fistuleuse, peu rameuse, presque nue. Taille de 1 Ji 4 décimètres.
Espèce fort commune sur les pelouses des montagnes de presque toutes les contrées de la France, où, par son odeur pénétrante, elle aromatise les foins que l'on récolte dans ces régions. Tous les bestiaux la recbercbent avec avidité, et elle communique un goût agréable au lait des vaches qui s'en nourrissent. Ses feuilles repoussent facilement , quand elles ont été broutées, et restent tendres pendant longtemps, ce qui en fait une plante très avantageuse comme fourragère. A ce titre, elle mériterait d'être multipliée plus qu'elle ne l'est. Elle a sa place dans tous les pâturages de montagnes , et devrait, par cela même, être semée partout où elle peut croître. Elle rendrait ainsi des services pour la culture des terrains élevés. On pourrait aussi tenter de la cultiver en plaine, où peut-être elle ne réussirait pas moins.
Meum mutellixe, M. mutelUna Gtertn.; PhcUandrium mutcUina L.
Fleurs blanches ou rosées, en ombelles à rayons presque égaux. FeuUles 2 fois pinnatiséquées, à folioles linéaires. Taille de 1 à 2 décimètres.
Vient abondamment dans les hautes praiiùes des Alpes et des montagnes du Centre, où les
1"J0 OMDELLIFÈRES.
bostiiiux la mnngont volontiers, avant la fructification. D'aprts Bonafous, ce serait une des moilloures plantes du pays de bruyères.
Citons enfin le M. Pyrcnafcum DC. (genre Endressia do quelques auteurs) ; fleurs blanches, on ombelles presque globuleuses; calice à 5 dents, croissant après la floraison; taille peu (ilovée; espèce que l'on rencontre surtout dans les pâturages des Pyrc5nées-0rientales.
Genre SILAUS. — SILAUS Bess.
Calice entier; — corolle à pétales obovcis, faiblement émarginés, ti'onqués h la base; — frvit à cotes carénées, égales, et vallécules à bandelettes nombreuses ; — invohicre et involucclle à plusieurs folioles.
Genre comprenant deux espèces indigènes, vivaces.
SiLAus DES PRÉS, S. pratcnsîs Bess.; Peucedanum silaus L.
Fleurs jaunes, eu ombelles h 12,15 rayons. Involucre à, 1.2 folioles. Feuilles 3 fois ailées, à segments linéaires, munies de nervures transparentes. Tige striée, presque nue au sommet. Taille de 5 à 10 centimètres.
Cette espèce, commune dans les prairies et bois humides des diverses régions de la France, se trouve fréquemment mêlée, dans les prés naturels, an Peueedau officinal , et fournit un fourrage assez bon et abondant. Ses graines, semées au printemps, mettent un peu plus d'un mois à. lever ; et elle peut fournir deux coupes chaque année.
La seconde espèce S. virescens Boiss. Bunium virescens DC. , s'en distingue à ses fleurs verdâtres, ses feuilles à nervures opaques, sa tige fouillée au sommet, sa racine stolonifère ; elle se montre principalement sur les coteanx calcaires de l'Est , et pourrait être utilisée comme la précédente.
Genre LIVEGHE. — LIGUSTICUM L.
Calice entier ou h, 5 dents; — corolle h pétales obovés, longuement onguiculés, émarginés ; — fruit oblong, lisse, à côtes saillantes, presque ailées, égales, avec v.allécules h bandelettes nombreuses; — • involucre variable.
Ce genre , autrefois très nombreux, a été réduit, par une nouvelle détermination des plantes, à quelques espèces sans importance.
Ces espèces, toutes vivaces, à fleurs blanches, à feuilles 2.3 fois pinnatiséquées et Ji segments linéaires, aristés sur les bords, compi'ennent ;
Le L. ferulaceum AU., involucre et involucelle multifoliolés ; rameaux alternes; taille de 2 à 6 décimètres, et que l'on rencontre surtout dans les Alpes du Dauphiné et le Jura;
Le L. Pijreneum Gouan, ombelle très grande; involucre nul ou à 1.4 folioles; rameaux souvent opposés et vertieillés; taille de 10 à 15 décimètres; vient dans les Pyrénées-Orientales;
Le L. corsicum Gay, plante de 1 à 2 décimètres ; spontané sur les montagnes de la Corse.
Genre TROGHISGANTHES. — TROCHISCANTHES Koch.
Calice h 5 dents; — corolle à pétales entiers, onguiculés; — fruit ovoïde, h côtes saillantes, presque ailées, égales, avec vallécules larges, à 3.4 bandelettes; — involucre nul ou unifoliolé et involucelle à 3.5 folioles caduques.
Genre composé d'une seule espèce.
OMBELLIFÈnES. 291
Lo T. nodijlorus Kocli , à fleurs il'nn lilaiic venlatro, on ombellos nombreuses, panicul(!c9, à feuilles 3 fois iiil(?03, les supériouros rMuites au jiûtiolo, et s'ilovant k 1 ou 2 mitres; vivace. Se trouve iiriucipalemcnt iliiiis les Alpes du Daupliiné.
Genre ATIIAMANTA. — ATIIAMANTA Kocir.
CoKcc 11 5 dents ; — corntle h ])(jtalos obovés, ongulculc's; — /'rui7 lini'airc, oblonp, veluliirissi;, à eûtes iiliformes, vnlloeulosà2 bandelettes; — imolucrc paucif'oliolcî, involncellc h folioles membraneuses.
Genre comijrciiant un petit nombre d'espèces, sans importance, flonl nae seule indigène.
L'A. cntensis L., îi fleurs blanobes; feuilles 2.3 fois pimmtiséquéos, ot s'élevivnt do 1 à 3 déeimètres; vivaco. Se rencontre sur les rochers dos Alpes, du Jura, des Cévonnes.
Genre SÉSELI. — SESELI L.
Calice k 5 dents, courtes, épaisses; — corolle h pétales obovés, émarginés ; — fruit ovoïde, ou oblong, h côtes épaisses, tuberculeuses, les latérales souvent un peu plus larges ; vallécules rarement îi 2.4 bandelettes; ■ — inDolucre nul ou presque nul; — iiirolucelk h folioles bordées de blanc.
Genre composé de plusieurs espèces, croissant toutes dans les lieux secs et sur les coteaux, et possédant des propriétés aromatiques qui les fout rechercher de tous les bestiaux.
Séseli de montagne, s. montanum L.
Fleurs bl.anolies ou rosées, en ombelles à 6.12 rayons courts. Calice à dents aiguës, étalées. Involucelle Ji folioles linéaires. Feuilles inférieures k pétiole canalioulé, segments k bords rudes et infléchis; les supérieures sessiles. Tiges nombreuses, dressées, r.aides. Taille de 2 Ji 6 déeimètres. Vivace.
Espèce offrant des formes très variables , et commune daus les bois secs et montueux , les coteaux et collines de toute la France.
Séseli coloré, S. coloratum Erhr.; S. annumn L.
Ombelles à 15.20 rayons. Involucelle à folioles membraneuses, blanches, avec une nervure verte. Tige solitaire, souvent pourprée. Bisannuelle ou vivace. Se rencontre daus les mêmes lieux que la précédente.
Séseli élevé, S. clatum L.
Ombelles petites, k 3.6 rayons. Feuilles inférieures à segments filiformes, les supérieures simples , réduites , à une seule lanière. Tige dressée, rameuse, dès la base. Taille de 3 à 5 décimètres. Bisannuelle.
Vient sur les coteaux pierreux et stériles des bords de la Méditerranée.
Séseli tortueux , S. tortuosum L.
Ombelles très nombreuses, àl.lO rayons épais. Feuilles inférieures à pétiole canaJiculc, .^ segments charnus, linéaires, en canal; les supérieures réduites au pétiole. Tige épaisse, rameuse dès la base, k rameaux tortueux, entrelacés. Taille de 2 à 5 déeimètres. Vivace.
Habite les mêmes lieux que la précédente.
292 O.MIlliLI.II'ÈUICS.
Séskli a feuilles de CAUvi, ..s. carvifolium Vill.
Omtelles h 12.20 rayons. Feuilles d'un vert cendré, étroites, les inférieures k pétiole ciinaliculé, i\ segments linéaires ; les supérieures sossiles. Tige solitaire, rameuse an sommet. Taille do 5 à 8 décimètres. Vivace.
Po rencontre dans les pâturages secs et lierboux des Alpes.
Séseli a odeur d'encens, s. libanotis Vill.; Alliamanta lihanotis L.
Ombelles grandes, convexes, fi. 30.40 rayons. Feuilles pâles en dessous, il segments oblongs, pinnatifides, les inférieurs croisés autour du pétiole commun. Tige peu rameuse. Taille de 6 ii 12 décimètres. Bisannuelle.
Espèce présentant un grand nombre de variétés, et fort commune dans les bois montagneux de la plus grande partie de la France.
Genre /ETHUSE. — /ETHUSA L.
Calice entier ; — ■ corolle à pétales obovés, les extérieurs rayonnants ; — fruit ovoïde, Ji côtes saillantes, carénées, les latérales plus larges et étroitement ciliées; v.allécules à 1 bandelette; — involucre nul ou uuifoliolé ; involucelle n'enveloppant que la moitié de rombellule.
Geni'e formé d'un très petit nombre d'espèces, dont une seule indigène. iExHUSE des chiens, ^. cynapium L.
Petite cigiië. Ciguë des jardins, Ciculaire folle, Àche des chiens, Persil des chiens. Persil bâtard,
Faux jiersiL Fleurs blanches, avec une tache verte sur l'onglet. Ombelles longuement pédoneulées, à 5.10 rayons. Feuilles molles, d'un vert sombre, 2.3 fois ailées, à segments ovales, lancéolés, découpés en lanières linéaires, les inférieures pétiolées, les supérieures sessiles, avec une gaine bordée de blauc. Tige dressée, cannelée, flstideuse , rameuse, ordinairement sillonnée de lignes rougeâtres. Taille de 5 {i 10 décimètres. Annuelle.
Fort commune dans les bois et les haies, dans les moissons et les lieux cultivés, cette espèce se rencontre encore fréquemment dans les jardins peu soignés, dont le sol est gras et humide, et OLi vient aussi le Persil. Elle est très vénéneuse, mais plus pour l'homme que pour les animaux , qui paraissent la manger sans en être incommodés, à l'exception cependant des oies, pour lesquelles elle est un poison. Elle est surtout dangereuse en ce qu'elle peut être facilement confondue avec le Persil et le Cerfeuil, qui lui ressemblent beaucoup et auxquels souvent elle se trouve mêlée. On la distingue à sa couleur plus obscure et à son odeur vireuse, camphrée, que l'on développe en la frottant entre les doigts. Il importe de la détruire partout où elle se montre; mais il est parfois difEcile d'en débarrasser les jardins, sa graine, que les labours enfoncent dans la terre, conservant longtemps sa faculté germiuative.
Genre FENOUIL. — FŒNICULUM Hoff.
Calice entier, à limbe épaissi ; — corolle à pétales entiers, tronqués ; — fruit oblong, à côtes un peu saillantes, obtusément carénées, les marginales plus larges; vallécules h 1 bandelette; — involucre et involucelle nuls.
Genre peu nombreux, ne renfermant qu'une espèce indigène.
OMDELLIFÈRES. 2'J3
FENOUIL OFFICINAL. — F. OFFICINALE Ali.. Anelhum fœniculum L.
Noms VULOAIRUS. — Feiuniil de Florence, F. île Mnitr, F. des vignes, Anrlh de l'nri» ,
A. de France, A. duux.
, Fleurs jaunes, en oml)ollos à 1.5.30 rayons. — Fouilles 2 fois ailées, décomposées on l.mitros nombreuses, filil'ormos, très allongées, pendantes, avec pétiole élargi en aile mcmliranensc. — Tige dressée, striée, rameuse. • — l'iante d'un vert somljre , de 8 à 15 décinittros. — Bisannuelle.
Espèce commune sur les coteaux nridos, dans les vignes, les lieux secs et pierreux de toute la France, mais surtout dans les régions méridionales. De toutes ses parties s'exhale une odeur forte et aromatique, la faisant repousser des bestiaux qui pâturent dans les prés secs, où elle se répand parfois avec une extrême abondance. On la cultive aussi dans les jardins comme plante d'ornement. Mais elle est surtout utilisée pour ses semences, qui constituent un remède excitant, aromatique, et dont on peut extraire, soit une huile essentielle, rarement employée, soit une huile grasse qui peut servir aux usages domestiques. En Italie, on en cultive une variété dont on mange la racine et les jeunes pousses.
Genre CNIDIUM. — CNIDIUM Cuss.
(Galice entier; — corolle à pétales émarginés ; — fruit ovoïde, à côtes saillantes, égales, presque ailées; valléenles larges à 1 bandelette; — ini'olucre nul ou Ji 1.2 folioles linéaires.
Le C. apiosdes Spreng. , seule espèce de ce genre, est une plante de 1 mètre de hauteur environ, h feuilles 2.3 fois piunatiséquées , que l'on trouve principalement sur les montagnes du Daupliiné. Sans usages.
Genre OENANTHE. — ŒNANTHE L.
Calice à 5 dents, croissant aprts la floraison ; — corolle à pétales obovés, émarginés, avec un lobule fléchi ; — fruit à côtes obtuses et vallécules à 1 bandelette ; columelle adhérente ; — graine convexe ou arrondie à la commissure ; — racine fasciculée.
Genre formé d'un certain nombre d'espèces, toutes vivaces, assez répandues, habitant pour la plupart les lieux humides et marécageux, et plus ou moins vénéneuses. Ces plantes dangereuses pour l'homme et pour les animaux , sont généralement repoussées par ceux-ci et doivent être détruites partout où elles se montrent. Voici un tableau de celles de ces espèces qu'on trouve oi'diuairement dans nos conti'ées.
294 OMDELIJFÈnES.
( Omlicll. il l.").:iO rnyou3 f;rM. chocata l.
il OmbelUiIcs i>Iiiiics en dessus !
[ Ombell. il li. 1 2 rayons épaissis Pimpineli,oïue8 L. FI. ocntrnl. I [ I l'ouilles tontes à sogm. lies l \ Omlicl. à rayons prêl. 1 linéaires rEOCEOABn'OLu Pull, omliellnles, 1 OnilicUnles ] Fruit attén. à la base j Feuilles radio, il sogm. seules / convexes ^ f largos I.ArncNALii Gimii. fertiles et 1 / Ombelles iv rayons épaissis — Fruit tronqué presque / I à la base Sitmfnlia nieb.
sessiles f [ Fruit anguleux — Feuilles toutes pétioléos — Ombcllulos 1 Tige stoloniff'ro Fistolosa L.
\ globuleuses j Fruit globul. — Feuilles supérieures sessiles ( — Tige non stolonifere , Glodolosà L.
Fleurs toutes également péJicoUéos et fertiles Puellandiihui Lm,
ŒNANTHE SAFRANÉE. — OE. CliOCATÂ L.
No.iis VULGAIRES. — OEnaïUhe à suc jaune, Ciguë aquatique, Persil laiteux, Painsacre, Parsacre, Pain-fiin , Pain frais. Navet du diable, Belle, Bile, Bine.
Fleurs blauelies , en ombelles à involuere variable, quelquefois nul. — Fruit cylindrique, oblong, muni de eôtes nombreuses , fines. — Feuilles 2 fois pinnatiséqnées , à segments incisesdentés, larges, devenant glauques et d'un vert plus sombre il la floraison. — Tige dressée, fistuleuse, fortement cannelée, à rameaux supérieurs souvent opposés. — Kacine formée de fibres et de tubercules longs, épais, napiformes , contenant un sue jaune. — Taille de 10 à 12 décimètres.
Cette espè'ce, qui vient dans tout le nord de l'Europe, et que l'on trouve surtout dans l'ouest et le midi de la France, habite, comme les autres espèces du genre, les prairies basses et humides, les bords des rivières, les fossés, où parfois elle est extrêmement abondante. Sa racine, qui ressemble à celle du dahlia, et que l'on distingue à son odeur désagréable et au suc jaune qu'elle renferme, est très vénéneuse; pour les vaches notamment, elle constitue un poison violent qui entraîne la mort en quelques heures. La pulpe de cette racine doit même n'être maniée qu'avec précaution, son contact avec la peau suffisant pour donner lieu à des accidents assez sérieux. Dans les campagnes, elle est employée souvent contre les hémorroïdes ; mais son usage présente des dangers qui ne permettent pas de recommander une telle médication. Les tiges et les feuilles n'offrent pas les mêmes propriétés toxiques et peuvent être mangées sans inconvénient ; mais comme elles commimiquent un mauvais goût au lait et au beurre, mieux vaut s'abstenir de les donner à ces animaux, qui les recherchent peu d'ailleurs, et détruire la plante en totalité partout où elle apparaît. Dans quelques locahtés on s'en sert pour empoisonner les taupes.
OEnanthe Bouc.iGE, Œ. pimpinclloidcs L.
Fleurs d'un blanc jaunâtre, en ombelles il 6.12 rayons épais, et involuere ii jilusicurs folioles caduques. Fruit cylindrique, avec côtes saillantes et obtuses, muni d'un anneau calleux à la base. Feuilles radicales 2 fois ailées , ii segments ovales cunéiformes , incisés-dentés , les supérieures il 5.7 segments linéaires, très allongés. Tige dressée, tistuleuse. Racine formée de fibres grêles, se terminant en un tubercule ovoïde. Taille de 3 ii .5 décimi-tres.
OMDELLII'ÈUES. 295
Vient clans les prés socs dos régions maritimes du Midi ot do l'Ouest. Ses racine» cliarnuo» n'ont point les propriétés véiiéiionsos do la' précédente. En Brotiigno et dans plusieurs aiitros localités du Nord, on los utilise sous le nom de jouanettes, hcrnoius, abrenollcs, comme produits comestibles.
OEnanthe piîucédane, Œ. peucedanifoîia Poil.
Fleurs Wanclios, assez grandes, à (i.lO rayons, les oxtérioiiros à pétales rayonnants, fendus en 2 lobes; avoe involucre nul ou unifoliolé. Fruit oblong, contracté sous le limbo du calice, atténué Ji la base, muni do cotes on nombre double do celles dos avitres esptoos du genre. Feuilles bipinnatiséquéos, toutes à segments linéaires. Tigo, fistuleuso. Eaeino en libres renflées dfes leur origine en tubercules napiformes. Taille de .5 à 9 déoimi-'tres.
Vient dans los prés humides de toute la France. Los animaux la repoussent.
OE. DE Laciienal, OE. Lachmalii Gmell.
Fleurs d'un blanc pur, en ombelles à 8.15 rayons grêles, à pétales extérieurs h 2 lobes, peu rayonnants. Involucre nu ou 1.6 folioles caduques. Fruit oblong, atténué à la base, Ji cCtos obtuses. Feuilles radicales bipinnatiséquéos, îi segments larges, les supérieures à segments linéaires-aigus. Tigo pleine. Racine on fibres fusiformes à l'extrémité. Taille de 5 à 9 décimètres.
Croît dans les prés humides d'une grande partie de la Franco , et devient noirâtre en se desséchant.
L'JS. silaïfolia Bieb, que distinguent do la précédente ses fruits munis d'un anneau calleux, et ses feuilles glauques, toutes linéaires, est surtout propre au Midi; plante rare.
OE. FisTULEusE, Œ. fistulosu L.
Persil des marais^ Chervi des maraiSf Jonc odorant^ Gousse.
Fleurs blanches, à pétales extérieurs rayonnants; ombelle terminale fertile, à 3 rayons, les ombelles latérales stériles, à 3.7 rayons. Fruit obové, anguleux, à péricarpe charnu. Feuilles longuement pétiolées, los caulinaires pinnatiséquées, à segments linéaii-es, entiers ou trifides ; les radicales bipinnatiséquées, munies de stolons, à segments lai-ges. Tige et pétioles fistuleux. Racine à tibres épaisses et fusiformes. Taille de 5 à 10 décimètres.
Cet espèce, extrêmement commune dans toute la France, vient dans les marais, les fossés, mêlée aux joncs et aux alismas, et s'avance souvent jusque dans les prés marécageux. Elle a une saveur amère et peu agréable, et possède toutes les propriétés nuisibles de l'Œnanthe safranée, et comme elle, conséquemment , doit être rejetée des lieux qu'elle envahit.
OEnanthe globuleuse, œ. globulosa L.
Fleurs en ombelles à 5. fi rayons courts, inégaux, dont 2 ou 3 seulement fructifères et s'épaississant à la maturité. Fruit presque sessile, globuleux, à pcricai'pe épais et spongieux. Feuilles inférieures pétiolées, bipinnatiséquées, à segments élargis, les supérieures sessiles à 3.7 segments linéaires. Tige couchée à la base, puis ascendante, fîstiileuse. Racine à fibres se renflant progressivement jusqu'à l'extrémité. TaiUe de 2 Ji 6 décimètres.
Vient dans les étangs et les marais de la région méditerranéenne. Elle est pernicieuse et repoussée par les bestiaux comme la précédente.
OEnanthe aquatique, OE. phcllandrium Lm.; PheJlandrwm aqualiciim L.
Phellandre, Ciguë aquatique.
Fleurs en ombelles brièvement pédonculées, oppositifoliées, à 7.10 rayons grêles, tous fructifères, sans involucre. Fruit oblong, atténué au sommet. Feuilles bipinnatiséquées, à segments lancéolés, divisés en lanières étroites dans les feuilles submergées. Tige fistuleuse, ti-ès rameuse, émettant des racines aux nœuds inférieurs. Racine fusiforme. Taille de 5 à 15 décimètres.
Cette espèce, commune dans les marais, les fossés, les ruisseaux de toute la France, comme la plupart des autres espèces du genre , passe pour très vénéneuse , surtout pour les chevaux ; les bêtes à cornes, cependant, en broutent s.ans inconvénient les feuilles et les jeunes pousses ; toutefois, par prudence, on évitera de les leur abandonner.
o.MitELi,in;nES.
se Xrllju. — AMaiIiyiOES.
Ombelles composées. Fruit comprimé par le côté. Akène à 5 côtes primaires égales, filiformes ou ailées. Graine à face commissurale plane. — Dans cette tribu, une des plus nombreuses de la famille, se trouvent compris les genres ci-après :
in
ta
Feuilles entières — Columelle libre
Columello adhcr. — Vall. à plusieurs band,
Calice entier BrPLECBUM.
Akènes contigus. SlUM.
Akènes distincts. Berula.
Vallécules à plusieurs bandelettes Pimpinella .
Pétales à 3 lobes. . . Ammi.
Kao. tubér. Bdkiuîi.
Kac. n. tub. Carvi.
Fruit Joblonf; \ Pétai.
'à2 1ob.
S NVallécul.
il 1 band.
Bandel.
aussi
longues
que le fruit I Fruit didyme Petroselisum.
Bandelettes plus courtes que le fruit. . SisoN.
Vallécules sans bandelettes iEGOPODlDM.
Fruit oblong, à côtes iiliforraes . Ptychotis.
Fr. didyme, à côtes pr. planes. Cicdta.
Fr. didyme — Vall. latéral, à 2.3 band. Apium.
( Fr. oblong — Vall. toutes à 1 bandelet. Helosciadum.
Fleurs polygames — Columelle libre, bifide — Calice entier Falcaria.
Fleurs monoïques et dioïques — Columelle libre, bifide — Calice entier. Trikia.
Calice à .5 dents — Vallécul. à 1 band.
Columelle entière
Genre BUPLÈVHE. — BUPLEURUM L.
f/furs jaunes ; — calice entier; — corolle à pétales presque orbicnlaires , entiers, roulés en dedans; — • columelle libre; — feuilles entières.
Ce genre, le plus nombreux de la tribu, comprend des espèce's herbacées et ligneuses, dont quelques-unes sont assez répandues dans nos contrées, mais étant, les unes et les autres, de nulle importance au point de vue de l'économie rurale. Voici le tableau des espèces indigènes :
, „ .„ -, , , ,1 Omb. a5.fi l'ftv. — Involiio. rlrcssiS. BOTUSinporroH I.. / Fouillos porfol. — Involucro nul J „ ^ < n n r i n ^. w
/ ' ( 0ml). ii2 3riiy. — Involucollo etalci l'rotratimn I.ijrk D.
t^l / Plantes liorlmo(!es ) Involucro à fol. distinct. ! '""J'I" '""'
E^ \ ; Feuilles Veuilles embrass. , ' ''"»"'"""" '-
g^ j I uninerviiSos, < [ Involucrc l'i fol. soudées. Sullninm !..
I Feuilles \ '■""O"!'^*^ \ Plante ligneuse — Involucro à fol. caduques. l'nciicoaoM i.,
liameaux dressés, gi'Olos Fmiliairtnt I. ,
non
Plant, ligneuses
Plant.
Uierbac.
s '^ , , 1 I K,iuncaux on buisson, épineux. s,,inMum fion.in
.7; Ombel. Il '
involucr 1 1^ •!, 1 /„ .„ | Involncol. j Ti^e fouillée. .. . Fai,i;*ti;»i
i'"voIuei.,Fo,iill,s Feuilles ^t„. Tigo presq. nue. ,„•„■,/
pluri- < a nervure (
InerviéesJ ^,„,gi„jj](, llnvolucel.j Fr. ovoïde, lisse. . AHsiamm nani.
( drossé ( Fr. didyme, tubor. GUmam nol>. Cad.
Feuilles [ Fruit didyme, large, tubercul. Te.nuissisuisi l.
sansnerv.) ( Tige sans fouilles. . . l'cirmim L.
margin (Fruit \ / Feuill. eanl.) „ , ,
Involucol./oblong,^ l . ^ larges} ''"""""''°"'" '-
1 étalé 1 lisse / Tige )
^ femlleel Fouill. caul. , '
/ 1 , , . , ( Jnncr.um h .
( plus étroites/
BuPLÈVRE A FEUILLES HONDES , B. rotundifoUwm L.
Oreille-dc-lièvrc.
Ombelles à. 5.8 rayons courts. Involucelle à 3.5 folioles, dressées, conniventes. Fruit noir, lisse, sans bandelettes. Feuilles entières, largement ovales, perfoliées. Tige de 3 ii 8 décimètres.
Se montre dans les cultures et les moissons des terrains argilo-calcaires de presque toute la France.
Vient dans les mêmes lieux , le B. protractum Llnk. , qui se distingue de la précédente espèce par ses ombelles à 2.3 rayons, ses fruits plus gros, tuberculeux, et ses feuilles supérieures plus allongées.
Citons encore : le B. longtfoUum L., haut do 3.7 décimètres, qui se montre dans les Vosges et le Jura; le B. angulosum L., taille de 1 il 5 décimètres, venant dans les Pyrénées élevées; le B. slellatumlj., haut de 1 à 4 décimètres, qui vient dans les Alpes.
BupLÈvRE LIGNEUX, B. fruticosum L.
Ombelle convexe, à 6.30 rayons inégaux. Fruit oblong, lisse, ii côtes tranchantes, nue bandelette entre elles. Feuilles coriaces, persistantes, sessiles. Tige ligneuse, di-essée, de 1 à, 2 mètres.
Cette espèce, qui vient spontanément dans la région des oliviers , dans les Pyrénées-Orientales, est un assez beau végétal , que l'on trouve encore dans les jardins, où il est cultivé comme plante d'ornement.
Le B. fruticesccns L. , arbuste de 4.9 décimètres, vient dans les mêmes lieux. Le B. siiiiwsum Gouan, appartient ;\ la Corse.
BuPLÈvRE .i FEUILLES EN F.\ux , B. faJcatum L.
Ombelles à 5.10 rayons nliformes. Involucre h 1.3 folioles petites, inégales. Feuilles oblongues, devenant linéaires à la partie supérieure, où elles sont ordinairement courbées en faux, canaliculées. Tige grêle, flexueuse, de 5 à 8 décimètres.
Espèce fort commune, dans les lieux secs, au bord des chemins, dans les haies et sur les coteaux de toute la France.
Le B. rigi'rftim L., qui en diffère par ses ombelles à 2.4 rayons, ses feuilles coriaces, s'clèTC à 3.6 décimètres; il habite surtout les lieux secs des pro\-inees méridionales.
298 OMliELLlFÈUES.
I.e li. iirisliiliunV>nrt\., à iiivolucollo dépassant l'oinbollulo ; feuilles Hm'^niros, très aif;uii3 ; taille do 1 il 3 décimètres, est commun dans les lieux secs et rocailleux du Sud-est;
Le B. rilnucum Kob. et Cast., feuilles lancéolées, très glauques, taille do 1 à 2 déciraètros, vient dans les lieux sablonneux do la région méditerranéenne.
BuPLÈVRE MENU, B. tenuissimum L.
Ombelles à 2,4 rayons grêles, très inégaux. Involucre et involucelle h folioles linéaires. Fruit presque globuleux, didyme. Feuilles sossiles, acuminées. Tige grêle, peu feuillée, de 1 à 3 décimètres.
Cette petite plante, dont la floraison dure jusqu'en septembre , est une des plus communes du genre, dans les lieux incultes, les champs sablonneux et graveleux , les pelouses des coteaux nrides, dans le midi, l'ouest et le centre do la France.
Les autres espèces se trouvent principalement : le B. petrxum L,, à involucelle h folioles jaunâtres, et feuilles linéaires, dans les pâturages des Alpes; — le B. ranunculoides L., haut de 1 à 5 décimètres , dans les pâturages du- Jura , des Alpes et des Pyrénées ; — le B. Gerardi Jaoq., et le B. junceum L., l'un et l'autre de 3 à 6 décimètres, les cbamps et lieux stériles des provinces méridionales; — le B. gramineum Vill., h ombelle souvent penebée, àa 3 ix 5 décimètres, les Alpes et les Pyrénées.
Genre BERLE. — SIU31 L.
Calice h 5 dents, quelqixefois très petites; — corolle à pétales obovés, émarginés, fléchis; — fruit ovoïde, glabre; akènes à côtes filiformes, et vallécules à 3 bandelettes superficielles; columelle ordinairement adhérente aux akènes, bipartite; involucre multifoliolé ; — feuilles pinnatiséquées.
Genre renfermant un petit nombre d'espèces, dont une seule indigène, et une autre acclimatée.