‹ Nouvelle iconographie fourragèreChapitre 48 sur 138 · C.vRvi vERTiciLLÉ, C. verticUlatum Koch · texte numérisé non relu

C.vRvi vERTiciLLÉ, C. verticUlatum Koch

Ombelles h rayons nombreux. Involucre et involucelle h folioles nombreuses, courtes, aiguës. Fruit linéaire-oblong. Feuilles presque linéaires dans leur pourtour, à segments courts, découpés eu lanières linéaires étalées, comme verticillées. Tige presque nue supérieurement. Racine courte, à fibres fascieulées. Taille de 3 à 7 décimètres. Vivaoe. Floraison jusqu'en automne.

Venant surtout dans les bois humides, les prairies tourbeuses, cette espèce est commune dans tout l'ouest et le centre de la France , et se montre aussi , mais plus rarement , dans l'Est Sans usages.

Genre PERSIL. — PETROSELINUM Hoff.

Calice entier; — corolle à pétales presque orbiculaires, courbés, peu échancrés ; — involucre k 2.3 folioles linéaires, aiguës ; — fruit ovale, presque didyme, à côtes filiformes et valléoules à 1 bandelette amincie aux deux extrémités ; columelle libre, bipartite ; — feuilles pinnatiséquées.

Genre compreuaut deux espèces, dont une communément cultivée dans les jardins potagers.

Persil cultivé, P. sativum Hoff.; Apium petroselinum L.

Fleurs petites, d'un jaune verdâtre, en ombelles à rayons nombreux, étalés, presque égaux. Feuilles luisantes, triangulaires dans leur pourtour, les inférieures 2 fois ailées, à segments cunéiformes, incisés -dentés; les supérieures triséquées, à segments linéaires. Tige très rameuse. Racine pivotante, fusiforme, blanchâtre. Taille de 3 à 10 décimètres. Bisannuelle.

Cette espèce, que l'on suppose originaire de la Sardaigne, croît spontanément çà et là, dans les cultures et sur les murs, principalement en Provence. Elle est cultivée depuis longtemps dans tous les jardins, pour les usages culinaires , et dans quelques localités comme espèce fourragère. Par la culture on en a obtenu , outre le Persil ordinaire , plusieurs variétés , dont les principales sont :

Le Peesil feisé (P. S. crispum), dont les semences donnent souvent le Persil ordinaire;

Le P. NAIN TKÈs EKISE, remarquable par la beauté de ses feuilles, et lent à monter ;

OMDELLIFÈnES. 303

Le P. A LAUOES rBTJiLLES (P. S. lalifolitm), qui est Bujot ii avorter;

Le P. A GROSSE nAOïNE (p. s. tuheromm), dont lu raoino cliarnuo sort pour Ica iisttgcs ciiliimiros ;

IjO p. de Nai-leS; à grosses côtes;

Lo P. ciSlem, le iilus grand do tous, ot dont les eûtes, Ijlaneliios, se mangent cnitcs comme le C(51ori.

Cultivi comme plante potagère, le Persil vient partent, mais principalement dans les terres fraîclies ot Wgères , bien amenljlios par dos labours profonds. On mOlo à la terre du fumier non trop oonsommiS, qui pourrait altérer l'odeuv et la saveur de la plante. Comme le Persil craint les gelées, on le sfeme seulement au printemps, depuis février dans le Midi , plus tard dans lo Nord , et jusqu'en août. La graine est répandue ii, la volée ou en rayons ot enterrée seulement h l ou 2 centimttres au plus. Il lève au bout do quarante jours environ, plus tard, si la terre est sèche. Quand il est sullisaniment développé, on sarcle et on arrose s'il est nécessaire. On conjie des feuilles tout l'été, j\isqu'aux gelées; puis on recommence en avril. En ayant soin de les couper avant la floraison, ou peut faire durer les plantes trois années. On recueille la graine sur les ombelles développées, les premières arrivées à leur complète maturité. Cette graine ne se conserve que trois ans.

Ou peut suivre le même procédé de culture pour lo Persil employé comme plante fourragère. Cette culture est pratiquée dans certaines parties de FAUemagne , eu Saxe et en Moravie notamment , où le Persil est donné aux bestiaux , aux moutons principalement , non d'une manière continue, mais de temps à autre, quelquefois tous les deux jours dans l'arrière-saison , dans le but de les faii'e transpirer et d'activer les fonctions digestives. Ou choisit, à cet eflet, le Persil à grandes feuilles, que l'on sème, h raison de 25 kilogrammes de graine par hectare, dans le mois de mai, b, la volée, eu terre fraîche et bien fumée, sur laquelle on passe ensuite la herse et le rouleau. On coupe l'herbe avec la faucille, deux ou trois fois par semaine, avant la rosée, et on la donne eu cet état aux moutons.

V. Yvart , de son côté , a signalé plusieurs essais favorables de cette culture. Il a répandu la graine en plein champ, seule ou mélangée soit avec du trèfle, soit avec des graminées vivaces, et a obtenu de la sorte un fourrage apéritif, propre surtout à être donné aux bêtes à laine dans les pays humides, durant la saison des pluies, et à les préserver de la pourriture. Le Persil, excitant et aromatique, est, en effet, on ne peut plus convenable pour améliorer les fourrages aqueux et eu faciliter la digestion. — On sait que les lièvres et les lapins aiment également cette jdante, qui est au contraire un poison actif pour les petits oiseaux.

Persil des moissons , P. segetum Koch. ; Sison segetum L.

Fleurs blanches ou rougeâtres, en ombelles h 2.6 rayons dressés, très inégaux. Feuilles resserrées, à segments ovales lancéolés, plus petits ou réduits au pétiole dans les feuilles supérieures. Tige dressée, peu feuillée, à rameaux effilés. Taille de 4 à 6 décimètres. Annuelle.

Espèce commune dans les champs cultivés^ humides et argileux, dans les vignes, de la plus grande partie de la France.

Genre SISON. — SISON Lag.

Calice entier ; — coro(;e à pétales échancrés; — involucre et involucelle ;\ 1.3 folioles linéaires entières; — fruit ovale, à côtes filiformes, et vallécides à 1 bandelette plus courte que le fruit, et épaissie en massue ; cohimelle libre, bipartite ; — feuilles pinnatiséquées.

Genre renfermant une senle espèce.

s. amomum L. ; fleurs en ombelles à 3.5 rayons ; feuilles pétiolées vers le bas, sessiles vers le haut; taille de 5 à 10 décimètres; bisannuelle. Vient dans les lieux humides et couverts, les haies et les buissons, de la plus grande partie de la France.

OMllKI.I.IFKBES.

Genre ^GOPODE. — .EGOPODJUM L.

Calice entier; — corolle h piStales écliancvcs, inflécliis; — involucre et involncelle nuls; — fniil ovoïJo, \ eûtes filiformes, sans bandelettes ; colnniello libre, divisé au sommet ; — feuilles 2.3 fois pinuatiséquées.

Genre renfermant une seule espèce.

• ^GOPODE COMMUN, /E. poclagraria L.

PoJagraire, Herbe aux goutteux, Pied-dc-chêvre, Boucage à feuilles cVangélique.

Fleurs d'un blane rougeàtre, en ombelles à 12.20 rayons, les latérales stériles. Feuilles inférieures longuement pétiolées, i\ segments larges, dentés; les supérieures sussiles. Tige dressée, robuste, profondément sillonnée. Racine rampante. Taille de 5 à 7 décimètres. Vivace.

Commune dans le nord de la France et de l'Europe, cette plante croît dans les bois, les liens Irais et ombragés, où elle acquiert parfois un très grand développement. Ses feuilles ont une saveur chaude, agréable, comme celles de l'angélique, et qui en avait fait autrefois conseiller l'usage contre la goutte. Les bestiaux la mangent avec plaisir quand elle est jeune. Elle possède les qualités et les propriétés de la Boucage saxifrage, et pourrait de même servir k former, dans les lieux où elle pousse naturellement, des prairies artitieielles, d'autant plus productives que sa feuille, abondante, repousse avec facilité. Dans certaines contrées , on mange en salade ses jeunes pousses.

Genre PTYCHOTIS. — PTYCHOTIS Koch.

Fleurs blancbes, pencliées avant la floraison ; — calice à 5 dents; — corolle h pétales obcordés, bifides, avec un pli transversal sur la nervure médiane; — fruit oblong, très petit, à côtes filiformes, et valléeules à 1 bandelette; eolumelle libre, bipartite; — feuilles pinnatiséquées.

Genre ne renfermant qu'un petit nombre d'espèces sans importance. Ptychotis a feuilles variées, p. heterophylla Koch; Scseli saxifragum L.

Ombelles petites, à 5.10 rayons; involucre nul ou à folioles caduques. Fruit à côtes trancliantes. Feuilles à segments divisés, plus amples inférieurement. Tige dressée, pleine, très rameuse. Taille de 1 à 3 décimètres. Bisannuelle.

Vient dans les lieux secs et pierreux du Midi et de l'Est. Possède les propriétés du Carvi officinal et pourrait être utilisé dans des circonstances analogues.

Appartiennent encore à ce genre :

Le P. verticillata Dub., ayant toutes les feuilles à segments capillaires; hante de 1 Ji 3 décimètres ; annuelle et florissant au printemps ; plante surtout connue en Corse ;

Le P. thorei God., à involucre persistant; à feuilles toutes en lanières linéaires; tige couchée, filiforme^ de 10 à 15 centimètres; vivace. Se^moutre dans les lieux humides des Laudes.

Genre GICUTAIRE. — CICUTA L.

Calice à 5 dents foliacées; — corolle à pétales obeordés, avec un lobule fléchi; — Involucre nul, involucelle à'folioles linéaires, étalés; — fruit presque globuleux, didyme, à côtes planes et

o.mjii;m.iI''kiiI!s. 305

valléouloa ii 1 Immloletto largo j oohimolle libre, liiimrtito ; — yraina ii commisBiirc orbiciilftirc ;

— fenillrs 2.3 l'ois pinimtisi'uiucios.

Genre peu noiulireux, ne compreiiaiil, qu'une espèce indigène. CicuTAiitE viHEUSE, C. vivosa L.; CinUaria aqualica Lm.

CiV/îiè' vireusCj Cirjuii aquaUiiuc.

)'"lours blanolios, on ombelles grandes, lâches, à 10-15 rayons lisses et grMos, plus grandes latéralement. Feuilles molles , munies d'un long pétiole cylindrique, tubuleux , à segments lancéolés, linéairos-sétacés. Tige dressée, fistuleuse. Racine très grosse, caverneuse, blanclie, renfermant un suc jaune très vénéneux. Plante souvent rougedtro, fétide, de 8 ii 12 décimètres. Vivace.

Cette espèce, fort commune en Allemagne, plus rare on Franco, babite principalement le Nord, l'Ouest et le Centre. Elle croît dans les marais tourbeux, au bord des étangs et des fossés, et possède des propriétés vénéneuses très prononcées. Elle passe pour la plus dangereuse de toutes les ombellifères. Le sue de sa racine surtout est extrêmemeut actif. Elle constitue un poison pour l'homme et pour les animaux; et bien que, d'après Linnée, les chèvres puissent la manger impunément et que les bestiaux d'ailleurs y touchent peu , elle doit être détruite avec soin partout où elle apparaît. En cas d'empoisonnement par cette plante, les vomitifs d'abord, puis l'eau vinaigrée à haute dose, sont les remèdes à lui opposer.

Près de cette espèce, on peut citer le C. maculata L., plante des parties marécageuses de l'Amérique du Nord et du Canada, ne se rencontrant jamais dans nos contrées }i l'état spontané et possédant les mûmes propriétés que la précédente.

Genre ACHE. — jiPIUM Hoff.

Calice entier; — corolle h pétales presque orbiculaires, entiers, fléchis; — involucre et involucelle nuls ; — fruit subglobuleux , didyme , à côtes filiformes , blanches ; vallécules médianes à 1 bandelette, les latérales à 2.3 bandelettes; oolumelle entière; — feuilles pinnatiséquées.

Une seule espèce indigène.

AcHE ODORANTE, A. graveoUns L.

Ache des marais ^ A. d'eau, A. douce. Céleri, EprauU.

Fleurs blanches, en ombelles à peine pédonculées, à 6-12 rayons. Feuilles luisantes, à 3.5 segments , incisés-dentés, les inférieures pétiolées, les supérieures sessiles sur une gaîne étroite et bordée de blanc. Tige dressée., fistuleuse, très sillonnée. Racine forte, dure, devenant épaisse et charnue par la culture. Plante très odorante, de 2 à 6 décimètres. Bisannuelle.

Répandue en France et dans toute l'Europe, cette espèce vient spontanément sur les côtes de la Méditerranée et de l'Océan, dans les lieux salés de l'intérieur des terres, le long des ruisseaux, dans les prairies humides. Son odeur aromatique et sa saveur désagréable en éloignent les bestiaux, sauf les moutons et les chèvres, qui paraissent s'en accommoder. — Cette plante est cultivée dans tous les jardins sous le nom de céleri, et forme plusieurs variétés, dont les unes, les plus nombreuses, à feuilles droites et longuement pétiolées, fournissent à la consommation leurs feuilles, que l'on mange cuites ou en salade. Une autre variété, connue sous le nom de céleri rate, se distingue à ses feuilles larges , à pétiole court , et étalées horizontalement sur le sol , et à sa racine grosse, charnue, arrondie, consommée comme légume à la façon des autres r.icines. — Le Céleri servant exclusivement .aux usages culinaires est s.aus importance dans l'économie agricole.

Genre HELOSGIADUM. — HELOSCIADUM Koch.

Fleurs petites, blanches , en ombelles oppositifoliées ; — corolle k pétales entiers ; — fruit ovoïde, à côtes filiformes saillantes, et vallécules à 1 bandelette: columelle libre, entière; — feuilles pinnatiséquées.

io

30() oMHKLi.irÈnns.

Genre reuferniaul, plusieurs espèces.

Espèces toutes vivaoes, aquatiques, et trouvées exclusivement dans les lieux Ininiideset tourbeux, les prairies marécageuses, les marais, les ruisseaux. — La plus commune est 1'//. nodijlni-uw Koch, plante de forme et de taille très variables, ;\ ombelles brièvement [)cdonculues, avec un involucre à folioles boi'dée^ do blanc, une tige dressée ot les fouilles supérieures sossiles; elle vient dans toute la Franco. — On l'cncontre avec elle 17/. repens Kocli , qui se distingue à seB feuilles toutes pétioléos et sa tige rampante, do plus petite taille. — Citons encore 1'//. munrfoium Kocli , reoonnaissable h ses feuilles submergées , ;\ segments linéaires , ses ombelles sans involucre , et plus répandu dans le Nord-est et le Centre.

Genre FALCARIA. — FALCARIA lîiv.

Fleurs polygames, petites, blanches; — calice entier dans les fleurs mâles, à 5 dents dans les fleurs hermaphrodites; — corolle à pétales échartcrés, sinués, infléchis; — involucre à folioles inégales, sétacées ; — fruit oblong, à côtes filiformes et valléeules à 1 bandelette; columelle libre, bifide; — feuilles à segments linéaires, dentés, souvent courbés en faulx; les radicales entières ou triséquées, les oaulinaires pinnatiséquées.

Une seule espèce,

Le f . Rivini Host, Sium falcaria L., plante bisannuelle, haute de 3 à 10 décimètres, avec une racine fusiforme très longue, et que Fou rencontre dans les champs arides et calcaires, au milieu des seigles, dans les haies et les lieux pierreux de presque toute la France. N'est point mangée par les animaux.

Genre TRINIE. — TRINIA Hoff.

Fleurs dioïques ou monoïques, petites, blanches; • — - calice entier; — corolle à pétales en lanières roulées dans les fleurs raSles, ovales-aigus dans les fleurs femelles; — involucre nul ou pauoifoliolé ; — fruit ovoïde , noir, à côtes filiformes obtuses ; valléeules ;\ bandelette unique ou nulle; columelle libre, bipartite.

Renferme une seule espèce.

Trinie commune, t. vulgaris DC; Pimpinella clidica L.

Ombelles norabrevises, petites, à 3.9 rayons grêles. Feuilles inférieures 2.3 fois ailées, à segments linéaires aigus, les supérieures sessiles. Tige auguleuse, très r.ameuse dès la base. Kacine napiforme. Taille de 1 à 3 décimètres. Bisannuelle. Floraison au printeiBps.

Cette petite plante, très commune dans l'est, le centre et le midi de la France, vient dans les lieux secs, sur les pelouses des coteaux calcaires. Elle est maugée par tous les bestiaux, surtout par les moutons; mais ru sa petite taille, elle reste sans importance.

9= Trilbu. — SCA.IVI>IOIIVEES.

Ombelles composées, rarement simples. Fruit comprimé par le côté, prolongé en bec ou atténué au sommet. Akène à 5 côtes primaires égales, filifoi'-

oMDUiJviFÉitus. :5()7

mes ou obtuses, rarement ailées. (loliinielh! ^('iiirrîiloinoiit Ijiliili;. (iraiiioù faite commissurale canallciilée longilndinalomoiit par l'onroulomciit des Lords latéraux. — Dans cette trilm, peu nombreuse, sont compris les genres suivants :

' Fruit linéaire, teriniiiij en f lîcc jilus loiif; qiu; lo fniit . . ScANDix. bec — Valléciiles sans j

bandolettos ( liée plus court, (juo le fruit. . Antiiuihciic

ÎValliioulcs sans banilclotto — Fruit à 2 tinijquos, caréné Mvnnujs.

Vallcoulos h 1 bandolotto — Fruit linéaire CiiŒiîOPliYi.niM.

Vallécules ii 2.3 bandelettes — Fruit ovoïde CoxopoDinji.

Genre SCA.NDIX. — SCANDIX Gaertn.

Fleurs petites, blanobes, en ombelles simples ou à un petit nombre de r.ayons; — ralice presque entier; — • corolle h pétales obovés, tronqués ou émai-giués ; ■ — fruil linéaire, prolonfré en bec beaucoup plus long que l'akène; à côtes obtuses, avec vallécules colorées, ii bandelettes nulles ou peu apparentes; columelle à peine fendue au sommet; — inoolucrenul ou monopbylle; invobicellc i\, plusieurs folioles acviminées, ciliées; — feuilles k dernièi-es divisions linéaires.

Un petit nombre d'espèces indigènes , toutes annuelles. ScANDix PEIGNE-DE- Vénus , S. pecten-Vencris L.

Cerfeuil aiguille^ C. à aiguillette^ Herbe à l'aiguillette^ Aiguillette^ Aiguille de berger^ Aiguille des daines^

Grande-Dent, Emporte-Peigne.

Fleurs en ombelles simples ou à 2 rayons épais. luvolucelle h 5 folioles larges, bi-trifides , ciliées. Fruit à côtes tuberculeuses, jaunâtres, avec bec atteignant 5 centimètres, comprimé par le dos, à faces planes. Feuilles 2.3 fois pinnatiséquées, à segments presque arrondis, profondément divisés. Tige géniculée, à rameaux étalés. Taille de 2 à 3 décmiètres.

Cette plante , qui vient dans toute la France , est assez commune dans les cbamps , les prés pauvres en herbages. Elle est très amère, et, à. cause de cela, refusée des bestiaux, q\ii cependant s'y accoutument, mais sans la recliercher jamais. Son fruit, facile k séparer du blé, l'erapêche de trop se propager dans les moissons. Elle ne constitue, dans tous les cas, qu'une mauvaise herbe, qu'il convient de faire disparaître dès qu'elle se montre.

S. liispanica Boiss , involucelle à folioles entières, petites; fruit avec bec de 3 centimètres, h faces convexes , commun surtout dans les cultures du Sud-est.

S. australis L., ombelles à 2.4 rayons grêles et allongés; involucelle à folioles bordées de bliinc; fruit avec bec de 15 millimètres, grêle, comprimé par le côté ; vient dans la région méditerranéenne.

Genre ANTHRISQUK. — ANTHRISCUS Hoff.

Fleurs blanches; — calice entier; — corolle h pétales obovés, tronqués ou émarginés ; — fruil à sommet brusquement rétréci, prolongé en un bec plus court que l'akène et pourvu de 10 côtes; akènes à côtes apparentes au sommet seulement, sans bandelettes ; columelle libre, bifide ; — involucre nul; involucelle :i plusieurs folioles acuminées, ciliées ; — feuilks 2.3 fois pinnatiséquées, les supérieures sessiles, les inférieures pétiolées.

Genre composé d'un petit nombre d'espèces , dont une cultivée comme plante potagère et une autre pouvant être utilisée comme fourragère.

308 (iMi'.m.LH-iinHs.

AN'TimisQUK COMMUN, A. vuhjaris Pcrs.; Scandix anthriscus L.

Ombelles liitri'alcs, brièvement péiloneuléos , fi 3.(i rayons fins, (Sgaux, étalés. Fruit ovoïdo, oonvort J'iiignillons crnclnis, muni h sa base d'un cercle de poils. Feuilles molles, velues, les supc'Ticnrcs à gaine bordée de blanc. Taille de 2 a 5 décimètres. Annuelle.

Cette jilante, douée d'une odeur désagréable, vient dans tonte la Franco, au bord des cluimps et des chemins, dans les liaics et les lieux incultes. Sans importance.

Anthrisque cerfeuil, a. anfoUum Hoff.; Scandix cercfolmm L.

Ccyfeuil commuiij C. cultivé.

Ombelles latérales presque sessiles, à 3.5 rayons égaux, filiformes; les tei'minalos paraissant pédonculées, pourvues d'une petite feuille fi leur base. Involuoelle il 2.3 folioles, rejetées d'un seul côté. Fruit noir, luisant, ponctué, linéaire, sans aiguillons ni poils Ji la base. Feuilles d'un vort pâle. Tige renflée sous les nœuds, pubeseente au-dessus, fistuleuse. Taille de 4 à 8 décimètres. Annuelle.

Originaire des contrées méridionales de l'Europe, se montrant souvent spontanément dans les champs du Midi , autour des habitations , cette espèce a été de tout temps cultivée dans les jardins, pour ses feuilles, aromatiques, d'un goût agréable et employées comme assaisonnement. Pour l'avoir toujours fraîche, on la sème toute l'année, de mars en septembre. En séchant, elle conserve une partie de son odeur, ce qui permet d'en faire provision pour l'hiver. Par ses propriétés excitantes, elle pourrait, semée dans les prairies artificielles annuelles, être utilisée avec avantage comme plante assaisonnante pour les fourrages, et d'autant mieux que les animaux, principalement les vaches, les moutons, les chèvres et les lapins, manifestent poiir elle im goftt prononcé.

Anthrisque sauvage, A. sylvestris Hoff.; Chœrophyllum sylvestre L.

Cerfeuil sauvage^ Persil aux âneSj Came.

Ombelles à B.lfi rayons presque égaux, toutes longuement pédonculées, nues à la base. Involuoelle complet. Fruit brun, lisse, luisant, linéaire-oblong, pourvu d'un cercle de poils. Feuilles luisantes, ciliées; les supérieures avec gaîne bi-auriculée. Tige fistuleuse, canaliculée. Taille de 6 à 12 décimètres. Vivaoe.

Cette plante, d'une odeur forte, peu agréable, d'un goût acre et amer, vient dans toute la France. Elle est fort commune dans les haies , les bois , dans les prairies surtout où elle abonde quelquefois et domine toutes les autres. Elle est fort précoce, ce qui permet de la couper, dit-on, deux fois avant le trèfle ; de plus, elle végète avec une grande vigueur, peut ainsi atteindre une hauteur de 1 mètre, au milieu des pierres, des ronces et des buissons. Ces qualités rendent cette plante utilisable comme fourrage vert précoce; mais, pour donner de bons résidtats, elle doit être cultivée seide; car, mêlée aux autres plantes des prairies, elle profite moins, en ce que, beaucoup plus h.âtive, elle est déjà dure quand arrive le moment de la fauchaison, ce qui fait que les animaux repoussent le foin auquel elle est mêlée. On cultivera l' Anthrisque sauvage de préférence sur les terres substantielles, fraîches et un peu ombragées. Il croît parfaitement à l'ombre des taillis, dans les sols calcaires ou volcaniques. — Comme l'indique l'un des noms qui lui ont été donnés, cette espèce plaît surtout aux Snes, malgré son odeur et sa saveur fortes. Les autres animaux la consomment avec plus de difficulté ; mais ils finissent par s'y accoutumer et s'en trouvent bien. Elle profite surtout aux vaches , encore que l'on considère sa racine comme mortelle poiir ces animaux, opinion non fondée et provenant sans doute de la ressemblance extrême de cette plante avec la grande ciguë. Ses fleurs , enfin , qui répandent une assez forte odeur de miel, sont recherchées des abeilles.

Genre MYRRHIS. — MYRRHIS Scopp.

Fleurs blanches; — calice entier; — corolle à pétales obovés, émarginés ; — fruit oblong , non terminé on bec; akènes munis à l'extérieur d'une deuxième membrane, relevée en côtes for-

miint 5 carùnos tranolmntoa ; vallùcules sans bandelottos; columolle lihre, liilidc; — involucre nul ; — feuilles 3 fois pinnatiséqiiéos.

Une seule espèce indigène.

Myrrhis odorant, m. odorata Scop. ; Svandix odorala L.; Chœroplvyllv/m

odoratum Vill.

Cerfeuil odofanl, C. d'Espagne^ C. musqué^ Fougère mu^uéc.

Ombelle à (i.lO rivyons Jrosst's; involucelle à 5.7 folioles linéaires. Frnit long, de 2 à 3 centimètres, olivâtre, luisant, sillonné. Fenilles grandes, vert-prdc. Tige tistulouse. Taille do li ii 10 décimètres. Vivace.

Exhalant une odeur d'aiiis très prononcée, cette plante, commune dans les Alpes et les montagnes de l'Est, vient svirtout dans les pâturages élevés, qu'elle aromatise. Elle est cultivée dans les jardins et employée pour les usages domestiques, comme le Cerfeuil.

Genre CERFEUIL. — CHŒUOPHYLLUM L.

Fleurs blanches ou rosées; — calice entier; — corolle h, pétales obcordés; — fruit linéaire, atténué au sommet , non terminé en bec ; côtes obtuses ; valléeules à 1 bandelette ; columellc bifide; — involucre nul ou oligophyllo ; — feuilles 2.3 fois pinnatiséquées , à segments ovulaires, incisés, les supérieures sessiles, les inférieures pétiolées.

Genre comprenant 5 à 6 espèces, toutes offrant peu d'intérêt. Cerfeuil bulbeux, C. bulbosiim L.

Ombelles petites, ii 15.20 rayons inégaux, très fins. Involucelle à 5.6 folioles, l'interne très courte et tronquée. Fruit de 6 millimètres. Feuilles sessiles longuement engainantes, très molles. Tige fistuleuse, tuberculeuse, hérissée dans le bas. Racine napiforme. Taille de 1 à 2 mètres. Bisannuelle.

Commune dans les provinces du nord-est de la France, cette plante vient dans les haies, les buissons, les saulsaies de lieux sablonneux. On a tenté de la cultiver pour sa racine, féculante et un peu sucrée, bien que très petite. Mais cette culture, recommandée par le Bon Jardijiier, n'a pas franchi encore la période d'essai.

De cette espèce se rapprochent les suivantes, toutes vivaces :

Le C. aureum L., invoUicelle à folioles toutes égales; fruit jaune; feuilles à courte ga'ne; — venant sur les lieux boisés des montagnes ;

Le C. Yillarsii Kocb , plus petite que la précédente, habitant les bois montagneux;

Le C. hirsutumh., plante hérissée, que l'on trouve sur les bords des ruisseaux, dans les prairies humides des montagnes, de l'Est et du Centre.

Cerfeuil penché, C. temuhim L.

Ombelle penchée h 6.12 rayons. Involucelle .à 5,8 folioles. Tige pleine, renflée sons les nœuds, maculée en rouge-brun. Taille de 3 à 10 centimètres. Bisannuelle.

Vient dans toute la France, parmi les haies, les buissons, les lieux incultes, où les animaux la mangent quand elle est jeune.

Une dernière espèce, le C. iwdosum Lm., avec ombelle à 2.3 rayons, est propre à la Cor.'"C.

OJlIJKLLll''liKES.

Genre CONOPODE. — CONOPODIUM DC.

l'I-curs blimclies j — calice entier; — fruil ovoïde, attému; au sommet, non terminé en bec; à côtes filiformes et vallécnles 11.2.3 bandelettes; colnmelle bifide; — invohtcro nxil ou olin;opliyl!e; — feuilles 2.3 fois pinnatiscquées, à lanières linéaires.

Une seule espèce.

CoNOPODE DÉNUDÉ, C. clcnudatum Koch; Bunium dmudatum DC.

Ombelle ii 8.12 rayons. Fruit noir, ovoïde. — Tif;e flexueuse, nue inférieuroment. Kacine globuleuse. Taille de 1 à 4 décimètres. Vivace.

Espèce commune dans les bois, prés et champE sablonneux du Centre et de l'Ouest. Sans usages.

lO" Tl-ibu. — SIMfYltT«^ElES.

Ombelles composées. Fruit ordinairement enflé, comprimé par le côté, non atténué au sommet ni prolongé en bec. Akène à 5 côtes primaires variables. Columelle libre, bipartite. Graine à face commissurale canaliculée longitudinalement. — Tribu comprenant, dans nos contrées, les genres suivants :

Fruit didy me — Involuore nul Sut yknium

Galice entier

Fruit ovoïde — Inv. multifoliolé

SMYRNÉES {

Fr. ovoïde —

, Akène à bords

oontigus

Fruit sec, sans bandelettes. Conidm.

Fruit à péricarpe spongieux,

avec bandelettes Cachrys.

[ Ak, avec memb. extér. A

\ 5 côtes ailées Pleukospekmum.

) Ak. nu, à côtes inégalement ailées Molosfeemum.

j Fleurs Calice à \ toutes f.5 dents — ) fertiles

Involuc. j \ Fruit didyme — Akène à bords écartés. . Physospeemum.

, multifol. / Fleur centrale de l'ombelle seule fertile — Feuilles

' et dents du calice épineuses Eciiinophoka.

Genre MACERON.

SMYRNIUM L.

Fieurs d'un vert jaunâtre; — coroJ/e à pétales entiers, lancéolés; — fruit didyme, noir; akènes globuletix, à côtes dorsales plus saillantes; vallécules à 1 bandelette; — graine roulée en cercle; — feuilles tei'natiséquées, à segments oblongs, les supérieures sessiles.

Genre renfermant un petit nombre d'espèces, toutes bisannnelles , fort précoces, propres aux contrées méridionales, et pouvant être consommé par les bestiaux.

OMHUI.IJI'KllUh;. 31 I

Mackuon potagkii, ,S'. (duHairuin L.

Ombollo il 5. 15 niyona. Fruit pros. Fouilles profomlr^ment diviséo», h ^lùna lar({o. Ti(,'o ii ramomix siipûrioin-s opposés. Uiicino (ipiiisso, fnsifonno. Taille do 11 à 12 (l(5cirniHrc8.

Ksptoo vcnimt dans los prairies humides dos réfçions maritimes du Midi et de l'Ouosl, sur les bords do la Loire, et dont la racine se mange comme du céleri. Culture pou répandue.

Le S. jiorfoliatum L., fruit phis petit; fouilles caulinaires ontib-es, dentelées, emljrassantc» ii la base; tige ailée au sommet; et le S. rolundifolium DC, fouilles supérieures très entière»; tigo non ailée ; — sont moins répandues encore que la in'écédontc.

Genre GIGUE. — CONIUM L.

Fleurs blanches; — carotte :i pétales obcordés , éraarginés; — fruit ovoïde; akiMios h bords entro-bjXillés, à 5 côtes égales, saillantes, ondulées; vallécnles striées, sans bandelettes; — l'ncoliicro et involucelle à 3.. 5 folioles; — feuilles bi-tripinuatiséquées , à segments très petits, aigus, incisés, les supérieurs confluents.

Une seule espèce indigène.

GIGUE TACHÉE. — C. MACULAWM L.

Noms vulgaires. — Grande Ciguë, Ciguë des anciens , C. d'Athènes, C. de Sacrale, Fenauil sauvage,

grande Cocue, Cambrian.

Ombelles terminales oppositifoliées , à 12.20 rayons, très ouvertes. — Involucelle à folioles rojetées d'un seul côté. — Feuilles molles, luisantes, d'un vert sombre. — Tige dressée, robuste, tistuleuse, maculée, surtout vers le bas, de taches pourprées; très rameuse au sommet. — Racine fusiforme, jaunâtre- — Taille de 8 à 15 décimètres. — Bisannuelle.

Cette plante, de toutes les parties de laquelle s'exhale une odeur forte, vireuse, d'urine de chat, est fort commune dans les diverses régions de la France. Préférant les terrains ombragés et humides, eUe vient au bord des eaux, dans les fossés, le long des haies, dans les décombres et les cimetières. Elle est plus rare dans les bons prés. Elle est très vénéneuse, propriété que révèle l'odeur désagréable qu'elle répand, et qui est due à la présence d'un alcoloïde particulier désigné sous le nom de conicine ou cicutine. '

L'action vénéneuse de la Ciguë, prononcée surtout dans le Midi de l'Europe , est presque nulle dans les pays froids , en Russie. Elle s'exerce principalement sur l'homme et les carnivores ; ses effets sont moindres chez les herbivores, les moutons et les chèvres surtout, et sur les oiseaux, qu'elle n'incommode que lorsqu'elle est prise en grande quantité. Elle produit, chez les animaux qui en éprouvent les effets, des engourdissements, des vertiges, des troubles de la vue, pouvant aller, si la dose est forte, jusqu'aux convulsions et à la mort. Les vomissements , quand ils sont possibles , l'emploi de l'eau acidulée ou vinaigrée, sont les principaux moyens à lui opposer.

Le danger de la Ciguë, dans les prairies et les lieux cultivés, est accru iincore par la ressemblance qu'elle offre avec le Persil, dont elle se distin-

31 "2 OMBELLIFÈUES.

gue sonlemeiil [lar la couleur plus obscure do ses feuilles, et iiar l'oflcur repoussante qu'elle exhale. Il importe donc qu'une espèce aussi dangereuse soit arrachée et détruite avec soin partout où elle paraît ; cela est d'ailleurs toujours facile, car il suffit, la plante étant bisannuelle, d'en couper la racine entre deux terres pour eu arrêter la reproduction.

Les propriétés actives de la Ciguë ont permis de l'utiliser en médecine. On l'emploie principalement à l'extérieur, comme sédatif et comme fondant. Elle est même, pour cet objet, souvent cultivée dans les jardins.

Une espèce exotique du mOme genre, le C. Ârracacha Ilook, originaire de la Colombie, où on la cultive pour sa racine alimentaire , a été proposée comme succédanée il la pomme de terre. Mais les essais entrepris, pour la naturalisation de cette plante en Europe, n'ont point abouti jusqu'à ce jour.

Genre CACHRYS. — CACHRYS T.

Fleurs jaunes; — corolle k pétales ovales, entiei"S ; — fruit jaune, très gros, tronqué au sommet , il péricarpe spongieux , à côtes épaisses , continentes ; — feuilles décomposées en lanières filiformes, les supérieures sessiles.

C. Imtigata Lm., ombelle grande, à 10.20 rayons, rayons supérieurs opposés ou verticillés; taille de 5 à 10 décimètres; vivaee; — venant dans les contrées des bords de la Méditerranée, mais de nulle utilité

Genre PLEUROSPERMUM. — PLEUROSPEMIUM Hoff.

Fleurs blanches ; — fruit pourvu de 2 membranes , l'extérieure enflée , à 5 côtes creuses et ailées, vallécules à 1.2 bandelettes.

Le P. mistriacum HofF. ; Ligusticum austriacum L., ombelle à 20.40 rayons; tige à rameaux souvent verticillés; taille de 6 à 12 décimètres; — croissant dans les Alpes.

Genre MOLOSPERMUM. — MOLOSPEMIUM Koch.

Fleurs blanches, jaunissantes; — fruit h côtes dorsales, ailées, vallécules à 1 bandelette.

M. cicutarium DC; Ligusticum peloponesiacum L., ombelle centrale, grande, à 30.40 rayons, les latérales plus petites, en verticillés ; racine épaisse, charnue; taille de 1 à 2 mètres; — plante fétide, souvent confondue avec la Ciguë; commune dans les Alpes et les Pyrénées.

Genre PHYSOSPERMUM. — PHYSOSPERMVM Cuss.

Fleurs blanches; — fruit didyme, avec akènes à bords écartés, à 5 côtes égales, filiformes ; vallécules à 1 bandelette; — feuilles supérieures réduites à la gaîne pétiolaire.

owiii';)j,M'i:H]is. 313

/'. aijuilaiifoliiim ICocl], oiiibollc cic 10.20 rayons; tiiillc de 0 k 1(J ilteiinctrcs ; — vient (Inna les Alpos du Daupliinci.

Genre ECTÎINOPIIORK. — ECIUNOPUGHA T.

h'imrs blanclios, rayonnantes, les oxtériouros miUos, la centrale sonle femelle; — fruit enferma dans le récoptaole, entouré par les ovaires avortés des fleurs mâ-les; — (euiiks épaisses, décomposées, à lobe central épineux, les supérieures sossilos.

E. spinosa L., ombelle ii 5.8 rayons courts, inégaux; rameaux en coryndio; taille de 1 à 3 décimètres; — vient sur les sables maritimes de la Méditerranée et de l'Océan.

ll°Trilt)ii. — HYX>R,OOOTYLlî!BS.

Ombelles simples. Akène à 5 côtes primaires , peu développées ; vallécules sans bandelettes. — Tribu composée de deu.x genres.

Fruit comprimé par le côté, didyme, à côtes filiformes . . Hvdrocotile. Fruit subprismatique, à côtes éeailleuses Astrantia.

HYDROCOTYLÉES

Genre HYDROCOTYLE. — HYDROCOTYLE T.

Fleurs très petites, blanches ou rosées ; — ca7(ce entier ; — corolle h pétales entiers, dressés ; — fruit comprimé, écbancré à la base et au sommet et formant 2 lobes carénés sur le dos; à côtes filiformes, inégales; — graine carénée h la commissure; — involucre oligopbylle; — feuilles longuement pétiolées, orbieulaires, à nervures peltées.

HYDROCOTYLE ORDINAIRE, H. VuUjaris L. Ecuelle d'eau.

Fleurs presque sessiles, en verticilles rapprochés au sommet d'un pédoncule naissant, avec les feuilles, des nœuds d'une tige rameuse et rampante. Vivace.

Espèce commune dans toute la France ; vient dans les marais , les prairies humides et tourbeuses. Non dangereuse, mais sans importance.

Genre ASTRANCE. — ASTRANTIA L.

Fleurs blanches oii purpurines; — calice h dents foliacées, aristées; — corolle à pétales connivents, à longue pointe; — fruit un peu comprimé par le dos; akènes presque soudés, à 5 côtes primaires renflées , hérissées de dents éeailleuses , creuses en dedans ; columelle adhérente ; — involucre très grand, étalé, h folioles oblongues, blanches ou purpurines, vertes au sommet; — feuilles inférieures palmatiséquées, à segments dentés, ciliés.

3 11 OMBELLIFÉUKS.

AsTiiANCE MAjEiiu, A. majov L.

Astrancc à larges feuilles, grande Asirancc, grande Radiaire, Sanicle femelle, Sanicle de montagne,

Otruche noire.

Ombelles latérales opposées. Calice à dents plus longues que les pétales. Tige fistuleusc, presque simple, à rameaux opposés. Taille de 3 à (i décimùtres. Vivaoe.

Plante assez commune dans les bois, les prairies élevées et ombragées du Jura, des Alpos, des Cévennes, des Pyrénées, où les animaux la broutent dans sa jeunesse, sans la roohei'cher. Elle est cultivée dans les jardins, où elle forme des touffes épaisses et élégantes.

L'A. minorh., qui s'en distingue par ses ombelles latérales alternes ou fasciculées, ses fleurs, sa tige, ses feuilles plus grêles , vient dans les mêmes lieux , mais dans les régions plus élevées., Los animaux la broutent de même.

13= Tribu. — laRYJVOÏEES.

Ombelles simples ou irrégulièrement composées. Fruit à section transversale oi'Mculaire. Akène dépourvu de côtes saillantes, muni d'écaillés et d'aiguillons. Columelle soudée aux akènes. Graine à face commissurale plane. — Tribu comprenant les deux genres indigènes suivants :

Fruit écailleny. ou tiibuleux — Cohimelle bipartite Ekyngil"m.

ERYNGIEES

Fruit garni d'épines crochues — Columelle entière Saniccla.

Genre PANICAUT. — ERYNGIUM L.

Fleurs blanches ou bleues, sessiles, sur un réceptacle garni de paillettes piquantes, entouré d'un involucre épineux; — calice h dents foliacées, terminées en épines; — corolle à pétales connivents, obovés, émarginés ; — fruit arrondi, couvert d'écaillés imbi-iquées; columelle bipartite; — feuilles épineuses, les inférieures pétiolées, les supérieures sessiles.

Genre comprenant un certain nombre d'espèces, offrant le port et l'aspect des chardons, et que leurs feuilles piquantes font repousser des animaux. Voici le tableau de celles propres à nos contrées :

I Fleurs blanches — Calice à dents

/ Involucre j dressées CAMpnsTtiii

[ à 4.6 foliol. j Fleurs bleues — Calice à dents

( ' étalées Ihiridmum

Capitules .'

pédoncul. ]. . . ( Fleurs bleues — Involucre bleuâtre. . . liamijaii

/,,„., 1 1 Feuill. coriaces, orbic. — Invol,

à Ofol. pj^ k

^ ■=*?>"= fbla.

bleu A Ipimim

I Fleurs ) blanc '^piua-ixlia

p"""„"" < ■ "- 1""- f blanch.j Feuill. molles, ovales — Invol.

Genre

( Inv. à ô foliol. — Fleurs bleues Ywipamm

Capitules sessiles i

' Inv. à foliol. nombr. — Fleurs blanches. , Vusillnm

jmii.

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