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OMllELLiriiltES. 315
Panicaut uns ciiami'h, K. cmnpcslris L.
Panicaut à cent tètes, Chardon à cent têtes, Chardon Ilotand, Chardon roulant , Chardon bleu, (;hardou d'd.ne, Vouasse à l'âne, Poinchou, IleUIrhe, Hrlache.
Flouvs blanclios, ou capitulon fçlolmleiix. Involiiovo Ii folioles blnnolintreB, (Spinoiises, ili'^pnnsant lo capitule. Knii't couvert (l'(;caillc.s inonil)runouses, aciiniini'cs, coiiroiiiK: par 5 flcnta éi)iTiensos. Feuilles coriaces, largement ovales, bipinnatiséquéos, il. lobes clivariqués et épineux, les inférieures ii pétiole embrassant. Tige h rameaux entrelacés. l'ianto (l'un vert pâle, glauque, (le 3 il f) décimètres.
Cette esptce, commune dans tonte la France, vient lo long dos Ijois et dos cliomius, sur les pelouses stelies, dans les lieux arides. Ello est sans utilité, et nuit dans los herbages comme toutes les plantes épineuses. Tous les animaux la repoussent, et elle ne peut p.as non plus servir de litière. Ou peut l'utiliser, lorsqu'elle est abondante, en la brfllaut, soit comme moyen de cliauffage soulomont, soit pour on retirer la potasse. Anciennement on on mangeait la racine.
Les autres espèces participent toutes des mêmes propriétés. On les trouve : L'£. maritimum L., à fruit spongieux, racine stolonifère, — sur los sables maritimes do la Méditerranée et de l'Océan ;
L'E. Bourgali Gonan, de plus petite taille, — dans les pâturages des Pyrénées.
L'Ê. spina alba Vill. , haut do 2 ii 4 décimètres , — dans les Hautes-Alpes;
L'E. Alpinum L., il fruit obové, éeailleux sur les bords de l'akène, — dans les pâturages élevés des Alpes et du Jura; il se montre rarement ii l'état spontané, mais il est parfois utilisé dans les jardins paysagers pour décorations;
L'E. viviparum Gay, ii fleurs d'un blanc d'azur, en capitules petits, déprimés; ii feuilles radicales nombreuses, formant rosette; — dans les lieux inondés des côtes de Bi-etagne;
L'E. pusillum L., petite plante de 5 ii 30 centimètres; — dans les lieux hiimides des contrées maritimes, en Corse.
Genre SANICLE. — SANICULA T.
Fleurs blanches ou rosées , polygames , sur un réceptable pailleté , formant des capitules disposés par 3 en une ombelle générale ; — calice h 5 dents foliacées, aristées ; — corolle ii pétales connivents ; — fruit subglobuleiix , hérissé d'aiguillons crochus ; akènes dépoui'vus de côtes , munis'de bandelettes; columelle entière; — feuilles palmatipartites, h lohos rhomboïdaux, dentés.
Une seule espèce indigène.
Sanicle d'Euhope, s. Europsca L.
Sanicle commune , Sanicle mâle. Herbe du défaut.
Feuilles presque toutes radicales, longuement pétiolées. Tige nue, avec 1 ou 2 rameaux au sommet. Plante luisante, vert foncé, de 2 ii 5 décimètres. Vivace.
Vient dans les lieux boisés et humides de toute la France. .Jouissant autrefois d'une grande réputation médicinale, elle est aujourd'hui sans usages; cependant, on l'emploie encore quelquefois pour favoriser la délivrance des vaches.
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Famille des CAPRIFOLIACÉES Ricii.
PENTANDItlE L.; CHÈVUEFEUILIES Juss.
Emprunte son nom à l'espèce Lonicera Capkifolium.
Fleurs hermaphrodites, diversement disposées, soudées en partie par le calice; — calice monosépale, adhérent inférieurement à l'ovaire, à 4.5 dents courtes, persistantes ; — corolle monopétale, oi'dinairement irréguliére, quelquefois à 4.5 ou 10 pétales distincts, insérée au sommet du tube calicinal; — étamines 4.5 ou 10, insérées sur le tube de la corolle ; — ovaire à 3.5 loges ou moins, à 1 ou plusieurs ovules ; styles libres ou soudés, en nombre égal à celui des loges; stigmate très petit; — fruit charnu à 5 loges ou moins, parfois osseuses, à 1 ou plusieurs graines; — graine suspendue, à endosperme parfois ample, charnu ou corné; — feuilles généralement opposées, simples, solitaires, rarement imparipennées ; — stipules nulles.
Famille composée d'espèces toutes vivaces, herbacées ou ligneuses, à tiges quelquefois sarmenteuses et volubiles. Cultivées, pour la plupart, comme arbrisseaux d'ornement, elles ne fournissent, à l'économie rurale, que très peu de produits utiles. — Dans cette famille sont compris les genres indigènes suivants, que les botanistes modernes ont subdivisés en plusieurs familles nouvelles et distinctes :
„ „ , .. , ( Fruit non osseux Hedeka.
C orolle polypetale — )
Fr. a lop;. monosp. ) t^ •.. . r>
° ' ( r ruit a noyau osseux Cornus.
SEtam. à filet bipartite — 4.5 styles — Fr. à 4.5 loges .. . Adoxa.
Etam. àfilet ^'■. ^ ^•? '"«• " ^™'"^= =.„„„.„= 1 impanpennees bambdcus.
cllXlSr —'~~ S ■■-■ > -I I T-" •)! -,. , , 1 Ir. a 1 loce — ieuiUes • , ^tylenul entières.: Vibuhnum.
\ Corolle tubuleuse — Fruit à 3 log. polyspermes.. Lonicera.
Genre LIERRE. — HEDERA L.
Corolle à pétales libres, étalés; — fruit bacciforme, globuleux, couronné par le calice, à 5.10 loges monospermes.
Geni-e que l'on fait entrer dans une famille nouvelle, celle des Hédéracées ou Araliacées, et représenté, dans nos contrées, par une seule espèce.
Lierre commun, H. hélix L.
Lierre rampant, L. à cautères.
Fleurs d'un jaune-verdâtre, en ombelles sphériques. Feuilles éparses, lobées, coriaces, luisantes, persistantes en hiver. Tige ligneuse, grimpante, atteignant la hauteur des plus grands arbres, auxquels elle s'attache par des radicules adventices ; quelquefois assez forte pour se soutenir seule. Floraison en automne ; maturation du fruit en hiver.
Extrêmement commune dans toute la France , cette espèce , si fréquemment utilisée pour
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couvrir les murs, border les plato-bnnrles, vient dans les bois, sur les rocbcr», les vieux mnr» ot les troncs d'arbres, auxquels elle porte toujours préjudice. Son fruit est purgatif et vomitif, cl elle oxbale, do toutes ses parties, quand on l'écrase, une odeur assez prononcés. Ses fouilles sont fréquemment employées pour entretenir les exutoiros. Kilos sont aussi employées dnn» l'alimentation du bétail; par leur amortumo, elles conviennent spécialement au mouton. En Bretagne, on les donne, en outre, aux chèvres et aux vacljes, pour lesquelles, durant l'biver, quand les autres fourrages manqiiont , ils deviennent une utile ressource. Les grives et les merles les mangent également dans cette saison.
Genre CORNOUILLER. — CORNUS L.
Calice h 4 divisions; — corolle h. 4 pétales; — étamines 4 ; — slyte simple; — fruit à noyau osseux, biloculaire, à loges mouospermes; — feuilles pétiolées, elliptiques, acuminées, il nervures pai'allèles, convergentes; — tige ligneuse.
Genre comprenant deux esijèces, constituées par des arbustes peu élevés, utilisés surtout dans les parterres.
Cornouiller mâle , C. mas L.
Cormier.
Fleurs jaunes, en ombelle, avec involucre. Drupe ovoïde, ronge, acide, comestible. Vient dans les haies et les bois des terrains calcaires. Son fruit , dit corne, corniole, cornouille, peut être mangé après avoir subi la fermentation.
Cornouiller sanguin, C. sangicinea L.
Sanguinelte.
Fleurs blanches , en cj'me, sans involucre. Drupe globuleuse, petite , noire , non comestible. Feuilles rougissant ;\ Tautorane.
Vient principalement dans les haies, bois et coteaux du Midi; fournit à l'économie domestique sa graine, dont on retire une huile grasse employée à l'éclairage.
Genre ADOXE. — ADOXA L.
Calice k 2.3 dents, accrescent; — corolle rotacée, ;\ 4.5 divisions; — étamines 4.5, ;\ filets divisés dans toute leur longueur; — oraire à 4.5 styles; — fruit bacciforme, à 4.5 loges raonospermes; — feuilles 2.3 fois disséquées.
Une seule espèce.
Adoxe moschatelle, a. moschatellina L.
Fleurs verdâtres, à odeur musquée, petites, sessiles, en capitules longuement pédoncules. Tige quadrangulaire, herbacée. Souche rampante, offrant des bulbes d'où naissent des tiges florales. Taille de 10 à 15 centimètres.
Cette petite plante, très précoce, vient dans Test et le centre de la France , dans les Pyrénées. EUe recherche les bords des ruisseaux , les lieux couverts. Sou odeur la fait repousser des bestiaux.