c.AiMiiFOi.iAci'irw
Genre SUREAU. — SAMBUCUS T.
Ftt'ttrs blanches ou rosées; — calice à 5 divisions réHécliies ; — clainîites 5; — ovaire h 3.5 stigmates sessiles; — fniil bacciforme, globnleux, à 3.5 loges ou moins, ii 3.5 graines; — feuilles pinnatiséquées, à 5.9 segments, lancéolés, acnminés, dentés.
Genre composé d'un petit nombre d'espèces, toutes fort communes dans les diverses régions de la France.
Sureau noir, S. nigra L.
Sureau ordinaire, grand Sureau, Suseau, Sujat, Supier, Sihu, Suc, Sambequier.
Fleurs en cymes planes , très odorantes. Fruit noir, quelquefois blanc ou vert. Arbuste ou arbre pouvant atteindre 3 à 4 mètres, avec- rameaux à moelle blanche, très abondante.
Très commune dans les baies, au voisinage des habitations, dans les bois frais, et employée partout pour former des bordures, auxquelles la rapidité de sa croissance la rend particulièrement propre , cette espèce est encore utilisée par la médecine, à laquelle elle fournit ses fleurs , ses baies, sou éoorce, ses racines. Sa mauvaise odeur empêche les bestiaux de la brouter; les moutons et les chèvres seuls paraissent s'en accommoder. Mais la décoction de ses feuilles est bonne pour chasser les pucerons et autres insectes qui s'attachent, en abondance, aux feuilles des arbres. Enfin, ses baies servent quelquefois îi préparer, par leur fermentation, une espèce de vin.
Sureau a grappes , S. racemosa L.
Sureau de montagne.
Fleurs eu panicules ovoïdes, serrées. Fruit rouge, en grappes. Arbuste de 2 à 3 mètres de haut, avec rameaux à moelle de couleur fauve.
Espèce commune sur la plupart des lieux montagneux de la France. Elle est cultivée dans les bosquets pour la belle couleur de ses fruits, mais les bestiaux la négligent.
Sureau hyèble, S. ebuîus L.
Eble, Euble , petit Sureau, Sureau en herbe.
Fleurs en cyraes dressées. Fruit noir. Feuilles à stipules foliacées, dentées, inégales. Tige herbacée, cannelée, rameuse. Taille de 8 à 15 décimètres.
Cette espèce, de toutes les parties de laquelle s'exhale une odeur fétide prononcée, se trouve partout, au bord des chemins, des fossés, dans les lieux incultes, sur les terrains argileux. Employée autrefois eu médecine, elle est aujourd'hui sans iisage. Tous les bestiaux la repoussent. C'est une mauvaise plante, difficile à détruire.
Genre VIORNE. — VIBURNUM L.
Fleurs blanches, en cymes; — calice à 5 divisions, très petites; — corolle rotacée-campauu- ■ lacée, à 5 lobes; — étamines 5; — ovaire à 3 stigmates sessiles; — fruit bacciforme uniloculaire, ;\ 1 seule graine ; — lige ligneuse.
Genre comprenant un petit nombre d'espèces, constituant toutes de petits arbustes rameux, fort employés pour l'ornement des bosquets.
Viorne aubier, V. opulus L.
Obier, Sureau aquatique, S. d'eau, S. des viarais, Caillebot. Fleurs rayonnantes, celles de la circonférence plus grandes, planes; celles du centre campanulées. Fruit globuleux, rouge vif. Feuilles à 3.5 lobes profonds, acuminés-dentés, on cœur h la base, avec stipules sétacées. Arbuste de 2 Ji 3 mètres.
CAl'IUl'OI-IACliHS. .'{19
Vient an bord ilos oiiux, dans l'js boiB et taillis ombragés ot ImmiJos de la mnjouro partie de la Fi'anoe. Tous los animaux, los cliovaux SnHout, on manfçont lo» fouille». Les vieilles soiiclics donnent des rejets abondants, très feuillus, qui produisent ainsi parfois d'assez i^mn(]e!i (piantiti''» d'un bon fonrraf;e supiilonicntaire. Ses fruits, très roclicrobès des oiseaux, servent d'ap|iât pour les attirer.
Une variété, h fleurs doubles ot très abondantes, do cette espèce, est cultivée dans les jardiur, sous le nom de boule-de-neir/e. Son feuillage pourrait être également dosnié au bétail.
Viorne cotonneuse, V. lantana L.
^f(tntiane, Mansanno, Mandcnne , Mnnsiènc, Mamelle, Coudre mancienne, Bourdaine blanche, Bardeau,
llardeau, Valimè, Base de Guelgre
Fleurs odorantes. Corolle à lobes égaux. Fruit comprimé, noir. Feuilles ovales, obtuses, denticulées, en cœur h la base, tomenteuses en dessous, sans stipules. Arbuste de 2 à 3 mètres, h rameaux tomenteux, comme recouverts d'une poussière farineuse.
Espèce commune dans les bois, les baies, sur les collines de toute la France. Ses branches, souples, servent à faire des liens. Ses fruits , astringents , sont mangés par les peuples du Nord. Ses feuilles sont assez reelierobées des bestiaux. Les cultivateurs du Beaujolais la récoltent et In fout entrer, pour une bonne part, dans les fouillées qu'ils prépai-ent, chaque année, pour nourrir les chèvres en hiver.
Viorne laurier-tin, V. tinus L.
Fleurs presque inodores. Corolle à. lobes égaux. Fruit noir, globuleux. Feuilles entières, ovales, un peu coriaces, pubescentes, persistantes en hiver, sans stipules. Arbuste do 1 ^ 2 mètres. Floraison en février.
Espèce commune surtout dans le Midi, où elle est cultivée en plein champ; mais sans emploi dans l'économie rurale.
Genre CHEVREFEUILLE. — LONICERA L.
Fleurs blanches, rosées ou jaunâtres, odorantes, entête ou géminées; — • calice à 5 dents; — corolle tubuleuso ou irrégulièrement campanulée, ;\ 2 lèvres, la supérieure à 4 lobes, l'inférieure entière; — étamines 5; — oimiVe à style filiforme, avec stigmate trilobé; — fruit bacoilormc, à 3 loges oligospermes; — feuilles entières, simples, généralement caduques; — tige ligueuse.
Genre composé d'un assez grand nombre d'espèces, venant communément dans les bois et les haies de la plus grande partie de la PVaiice, et presque toutes cultivées dans les parterres pour leur feuillage et leur odeur. Leurs tiges sont utilisées par l'industrie, leurs fruits et leurs fleurs en médecine, et leurs feuilles sont mangées par les vaches, les moutons et les chèvres. Voici le tableau des espèces indigènes :
( Feuil. super, distinctes — FI. en tète pédonc. Peutclesiescm L. FI. en têtes term. \ ,,
verticillées — L ■, , FI. en tète louguem. pedone. . ICiarscv ?a„ii rr^. ... \ r euiJ. super, j ^, , „ .,
Tige vohibile / conuées ) FI. en tête l Fend, caduques. CArr.noi.iDi !..
( sessile ( Feuil. persist. . im/,lfxa M.
Genre
LONICER\ 1 • 1 Cor. à t. court ( Fruit ronge. . Xtuosthum !..
I [ 2 baies ' bossu à la base j Fruit noir. . . AV./rc !..
FI. géminées, sur \ distinctes
,jrr.
Cor. à tube long, nou bossu. . Pijrniaica !..
■ Tige dressée j Baies soud. ( Cor. presq. régul. — Fr. rouge .4 '/ni/cnn !..
en une seule j Cor. bilabiée — Fr. noir-bleu. Cirmlen l.
des pédonc. axill.
.'!".?l) loiianthaciSes.
Chèvrefeuille des iîois, L. peridymcnwn L.
Chèvrefeuille sauvage, Cranquillier.
Fleurs jauncs-rougeâtres, odorantes, péclonoultos. Baies d'un rouge-vif. Feuilles ovales-lancéolëes, aiguës, les supùrieures sessiles, non connues. Tige sarmenteuso, à rameaux pubescents. Vient partout, mais prineipalement dans le Nord ; se trouve rarement à l'état sauvage.
Ciièvrefeuille d'Étrurie, L. Etrusca Saiiti.
Fleurs longuement pédonculées. Baies rouges. Feuilles entières, obovées, légèrement coriaces, celles des rameaux fleuris sessiles et connues supérieurement. Tige sarmenteuse, à rameaux épineux.
Vient dans la région méditerranéenne, jusqu'au centre de la France.
Chèvrefeuille des .i.\rdins, L. caprifolium L.
Fleurs en têtes sessiles, sur deux feuilles florales formant involucre. Baies d'un ronge vif. Feuilles entières, orbieulaires, soudées vers le haut dans les rameaux florifères.
Vient principalement sur les terrains calcaires en Lorraine et en Alsace, et quelquefois dans le Midi.
De cette espèce se rapproche le L. implexa Ait., se distinguant à ses feuilles oblongues, persistantes, et venant surtout sur les bords de la Méditerranée.
Chèvrefeuille a bois blanc, L. xylosteum L.
Fleurs petites, géminées, pédonculées, très velues, à bractées linéaires. Corolle à tube court, bossn à la base. Baies globuleuses, rouges, soudées à la base. Feuilles entières, ovales, molles, velues, toutes pétiolées. Arbrisseau à tige dressée de 1 à 2 mètres.
Espèce assez commune, cultivée souvent., et pouvant être employée comme les précédentes.
Se rencontrent beaucoup plus rarement les autres espèces du genre :
Le L. nigra L., frnit noir, feuilles elliptiques, taille de 1 mètre environ, — venant sur toutes les hautes montagnes de France ;
Le i. Pyrenaïca L., fleurs presque régulières, fruit rouge, feuilles entières, ohlongues, taille de 1 mètre h peine, — se trouvant dans les régions élevées des Pyrénées ;
Le L. yi/ptsena L., fleurs bilahiées, fruits rouges, feuilles très grandes, entières, ovales, taille de 1 mètre ; — venant aussi dans les montagnes ;
Le L. cœrulea L., fruits d'un bleu noir, feuilles petites, taille de moins de 1 mètre; — habitant les plus hautes montagnes.
Famille des LORANTHACÉES Juss.
Tire son nom du genre exotique Loranthus.
Fleurs régulières , unisexuées ; — calice tubuleux , adhérent à l'ovaire, à 2.4 divisions très courtes; — corolle nulle dans les fleurs mâles, à 4 pétales squammiformes dans les fleurs femelles ; — élamines 4 , à anthères sessiles, soudées au calice; — ovaire infère, uniloculaire, monosperme, à stigmate simple ; — fruit sessile, bacciforme, transparent, couronné par le calice ; — graine dépourvue d'enveloppe propre, à albumen charnu et cotylédons souvent soudés; — feuilles simples, opposées, coriaces, persistantes; — stipules nulles ; — tige ligneuse, ramifiée, à rameaux articulés.
HimiAcÉns. 321
Famille composée de pL-iiiU^s lonjniirs verlos, vivjinl, [ii''it(''r;ili'iiii'iil, rn
j)cirasil.cs siii' les grands vi'igéta.iix Irgiieii.v, ri i-oiil,('ii;iiil., dans ses diverses
parties, un suc vis(|iieux. — KeprésonU'je dans nos eoalrées par un seul
genre, qui est resté longtemps compris dans la ramille des Gapriibliacées.
Genre GUI. — VfSCCM T.
Fleura petites, sessiles; — calice h 4 divisions; — - baie blanclio, sessile, visqueuse.
Deux espf'ces indigènes, dont^une assez communément répandue. Gui commun, V. album L.
Gui blanCf Verguctj Gilion, Pomme liémorrhoïLlate.
Fleurs petites , en tOtes , monoïques et dioïques. Baies globuleuses , contenant un suc visqueux. Feuilles en spatule, coriaces. Tige ligneuse, ii rameaux dicliotomes, divergents, formant nue touiïe arrondie. Taille de 3 :\ 5 décimètres
Arbrisseau parasite toujours vert, venant sur tous les arbres dicotylédones de nos climats, principalement sur les poiriers et les pommiers, sur les saules, les sapins, les peupliers, etc., à la surface desquels il forme de larges touiïes, s'implantant par des radicules qui s'insinuent îi travers l'écorce jusqu'au bois, qu'elles ne pénètrent point : mais elles sont recouvertes par les conciles ligneuses qui, chaque année, se forment entre le bois et l'écorce. Nuisible aux arbres qui la supportent, extrêmement amère, cette espèce, dans les contrées où elle est très abondante, est utilisée, pendant l'hiver, pour nourrir les troupeaux, qui s'en montrent friands. Dans les forêts de sapins, on récolte même le Gui régulièrement pour le donner aux vaches, qui le mangent cru, mais le préfèrent cuit et plus ou moins assaisonné ou salé. On le distribue aussi aux cochons. Les grives en recherchent les baies. La plante était autrefois employée en médecine, contre les maladies nerveuses. C'est avec son éooroe qu'on prépare la glu.
Une seconde espèce est le V. oxycedri DC, caractérisé par ses fleurs toutes dioïques, :i corolle nulle, ses baies vei'tes, s'ouvrant avec élasticité pour lancer la graine, ses feuilles réduites il des écailles, sa taille ne dépassant pas 10 centimètres, — et que l'on trouve principalement sur les genévriers de l'Europe méridionale.
Famille des RUBIACEES Juss.
FLOSCULEUSES T.; TÉTRANDllî T.., EPWOROI.LIE CHUBISASTHÉRIE dlPS.
Emprunte son nom au genre Rubia, Garance.
Fleurs hermaphrodites, régulières, quelquefois polygames, ordinairement groupées en petites cymes formant une panicule terminale ; — calice tubuleux, à 4.6 dents, très courtes ou nulles, et tube adhérent à l'ovaire; — corolle mouopétale, insérée au sommet du tube caliciual, à 3.6 divisions caduques; — étamincs en nombre égal aux divisions de la corolle et alternant
,'5"i"2 lUmiAOKES.
avec elles; — ovaire h 2 carpelles uniloculaires el niiiovulrs, surmonté d'un style simple ou liifule; — fruit sec, diilyme, formé de 2 coipies monospermes et indijliiscniites, queli)uerois surmontées par les dents du calice, rarement charnu ; — (iraiiic à alliumen coru(!, à cotylédons foliacés. — Fnu.Ucs simjjles, entières, à bords denticulés, sessiles , verticillées; — stipules nulles; — tiges quadrangulaires, herbacées ou sous-frutescentes, articulées.
Cette famille, très naturelle et extrêmement étendue, comprend des espèces indigènes et des espèces exotiques. Celles-ci sont les plus nombreuses, et quelques-unes d'entre elles constituent des arbres d'une grande hauteur. On peut citer, parmi les plantes plus importantes de ce dernier groupe : les espèces du genre Cinchona, dont l'écorce constitue les diverses variétés de quinquina; le Cephselis ipecacuanha, fournissant la racine émétique employée sous le nom à'ipécacuanha; VUncaria gambir , dont on retire la gomme astringente Jiiiw; le Coffea arabica, ou Caféier, dont les graines constituent le café, etc.
Quant aux espèces indigènes, ce sont toutes des plantes herbacées, remarquables par la disposition verticillée de leurs feuilles, qui leur a même fait donner le nom rl'Etoilées. Quelques-unes sont avantageusement utilisées dans l'industrie. Elles habitent, en général, les terrains secs, les champs ou les prairies, et la plupart sont recherchées des bestiaux. — Elles se trouvent comprises dans les genres suivants :
Fruit charnu, non couronné par le calice — Corolle rotacée plane . KnBlA . „ ,, ( Galice à 4 dents pq. nulles, caduques. Galtum.
RUBIACÉES < „ ., \ rotaoée-plane ) ^i v >. c j- * i r •» ir
Itruitsec, \ ' ( Calice a 5 div., couronnant le iruit. . Vaillantia.
I à carpelles / i
séparés J I Fruit surm. par le calice accrescent. Sheeakbia.
Corolle ) Fruit noni Fleurs en cyme — Corolle
infimdibulif > courouné 1 à 4.5 lobes connivents Asperl'la.
par \ Fleurs en épis — Corolle
le calice f à 4 lobes étalés Crucianella.
Genre GARANCE. — RUBIA T.
Fleurs en grappes axillaires, opposées et terminales, h pédicelles trichotomes, étalés; — calice très petit, entier ou à peine denté, à tube évasé; — corolle rotacée plane, à 4.5 divisions; — fruit charnu, formé de 2 baies noires, petites, globuleuses, unies à la maturité; — feuilles à bords et nervures dorsales denticulés, coriaces, en verticilles de 4.6; — tiges multiples, faibles, tombantes, à bords aiguillonnés, accrochants ; — racine rampante.
Genre très naturel, comprenant, dans nos contrées, un petit nombre d'espèces, toutes vivaces, se distinguant à peine entre elles par la forme des feuilles, ce qui a déterminé certains auteurs à réduire encore ce nombre et à le limiter à deux.
Garance des teinturiers, R. tinctorum L.
Anthères allongées. Stigmate en massue. Feuilles à nervures dorsales très saillantes. Tiges entièrement herbacées et annuelles. Racine rougeâtre ;i l'intérieur.
Probablement originaire des contrées méridionales et subspoutanée dans presque toute la France, cette espèce vient dans les lieux pierreux, dans les buissons et les haies, le long des
niiniACÉiîs. 323
murs. Ello est cultivi'sc trfcs on grand, dans plusieurs départemonts du midi, Vmicluse, ['\W:rim]t, dans l'Alsace et dans quelque» autres oontr('!eB, pour sa racine, qui fournit une nmtiiire colorante très usitée. Cette matifcro a la propriété do colorer on rougo loB os et même le lait des animaux qui en mangent, ce qui l'a fait fréquemment employer dans les expériences do physiologie. Kllc joint, on outro, des propriétés tonique.") prononcées, mais qui n'ont pas reçu d'application. Les fanes de la Garance constituent un produit accessoire, mais qui constitue, quand la plante est jeune, un assez bon fourrage. Afin d'en profiter, on a coutume, dans le Midi, de faucljcr la plante au mois do mai, et souvent une ou deux fois encore, puis do faire séolierles fanes, que l'on distribue ensuite aux bestiaux.
Garance voyageuse, R. percgrina L.
Antlières arrondies. Stigmate eu tête. Feuilles ii nervures h peine sensibles. Tige presque ligueuse, persistante il sa partie inférieure.
Vient principalement sur les bords de la Méditerranée, et remonte, par l'Est et par l'Ouest, presque jusqu'au nord de la France. On la trouve sur les coteaux secs, dans les haies, les broussailles, dans les bois arides. Elle poui'rait fournir un bon fourrage, si ses tiges et ses feuilles trop rudes ne repoussaient les animaux.
Près de cette espèce se rangent le li, lucida L. et le B. anf/xistifolia L., qui s'en distinguent seulement par la forme des feuilles, et confondus, d.ans la /'7or« de MM. Grenier et Godron, avec le H. peregrina, dont ils possèdent d'ailleurs toutes les propriétés.
Genre GALLIET. — GALIUM L.
Fleurs ordinairement blanches ou jaunes ; — calice entier ou à 4 dents peu disthietes ; — corolle rotaoée-plane, à 4 divisions; — friiil seo, à 2 carpelles presque globuleux se séparant à la maturité, non couronné par le calice; — tiges multiples, grêles, noueuses; — racines traçantes, longues, grêles.
Genre comprenant un très grand nombre d'espèces, toutes herbacées, annuelles ou vivaces, et habitant principalement les prairies, les lieux secs. Ces plantes portent encore, communément, le nom de Caille-lait, indiquant une propriété qu'elles ne possèdent point dans nos contrées et qui les l'ait employer dans quelques pays du Nord, la Suède, la Norwége, l'Islande, pour la fabrication des fromages. Les animaux mangent volontiers ces plantes, surtout quand elles sont jeunes. Elles forment alors un bon fourrage, que certaines espèces même produisent en abondance. Mais difBciles à faner, elles ne fournissent qu'un mauvais foin. D'un autre côté, elles ne se multiplient point également partout et ne viennent bien que là où elles croissent spontanément.
Ce genre, le plus nombreux de la famille, se compose d'espèces qui offrent entre elles souvent une extrême ressemblance, tout en se montrant elles-mêmes assez variables, ce qui les rend, au point de vue botanique, difficiles à déterminer d'une manière exacte; aussi les auteurs ont-ils diversement constitué ces espèces, tantôt les dédoublant en espèces nouvelles, tantôt réunissant en une seule des espèces auparavant distinctes , créant ainsi une surabondance de spionymes qui ajoutent encoi'e à l'embarras de cette détermination. — Dans le tableau suivant se trouvent réunies, sous les noms le plus communément adoptés, les espèces les mieux fixées :
sn
UtIBIAnEES.
Fleurs ( Tige de 4 iv 5 décini. — Feuill. allong. jaunes j Tige de 2 déoira. — Feuilles courtes.
Feiiil. lint'iai. ]
Tige tires, dt^passautf 2dc5eimfct.
FI. en panic. pyr.
, dressi^e
Tige dépourvue/ d'aiguill. I Fleurs blauch. )
Fenil. lane. .
Feuil. oliov .
FI. en l Pét- aristés.
panic. étalée, l
diffuse [ PtH. rautiq.
/ Pédoncules f Tige de 4^ multiflores
à 8 cent. .
I oucoucli. I
FI. en panic. \ — F. minces)
FI. en ombel.
F. charnues
Feuilles nninerv. \
Fleurs roses \ ou rouges
[ Pédoncules uniflores
Verticill. de 4 à 6 feuil. lancéol
Vertioill. de B.IO feuil. linéair.S
(FI. roses) Fr. glabre | ^f?''^''^'^^ ' ' i — Espèc. (Ped.divariq.
Fleurs 1 annuelles ) Fruit soyeux, hérissé.. . .
rong. on dessous
en panic.
Tige pourvue d'aiguill. ' crochus
1 Feuilles ) „, , , , FI. blanc.) obtuses ) FI. bl.anches [ iiartout
Esp. viv.
Feuilles lancéolées.
Fleurs
[F1. en grap. [ -A^i"*- et fr. poilus Péd. \ dressées, | Artic. de la tige multiflor.j ,„„„„es ( et fr. glabres
"^ "' < joueue:
— FI. j 'axiîl." (blanches/ Fleurs en grappes courtes, courbées après la floraison
Péd. uniflores — Fleurs jaunâtres, ,
Feuil. trinerviées
l FI. axill., jaunes, polygames j p :,
Péd. bractéolés.
non bract. .
Flenrs en panicxiles, blanches, hermaphrodites
VEULM A&ENAniUM
CoanourEPOuni Cincretim
Ln'viijutiim Sylvntùtim ELATLM
ËimCTUM
Mucronatnm
SYr.VESTRE
ComniHtatnm
montandm
Saxatu-b
Pusilliini
Ca'spitosnm
îlclvclicum
McgalospermuT
Ptrenaicuu
Rtibrum
PnrpuTeum
Marilîmuvi
Corsiciim
pAnisiENSe
DlVAIlICATUM
Set ace nm
Dcbilc
Pai.dstre
Elongatum
Uliiîinoscw
APARINE
SPDftIUM
Vaillantii Saccharamm
TllICOi\NE
Vcrtivilhttnm
ilnralc
CnUCIATA
Vemnm
Rotundifolium
Ellipdcitm
Bohealf,
Lois.
n Vill.
Ail.
Tliuill.
Iluds.
Lni.
Poil.
J rtl.
Ram.
Wcig.
n Vill.
Gouan.
8pr.
Lm.
Lm.
Desv.
Près! .
DC
Ail.
Wilh.
Danlli.
Ail.
Scop.
Scop.
Wild.
GAILLET .JAUNE. — G. VERUM L.
Xosis vt'LGAlBES. — Caillelail jaune, C. vrai, Fleur de la Sahil-Jean , petit Muguet.
Fleurs petites, d'uu jaune foncé, odorantes, disposées, par petits bouquets, en panioule terminale, oblongue, très rameuse, assez fournie. — Fruit petit, lisse, glabre. — Feuilles verticillées par 8.12, raides, linéaires, presque sétacées. — Tiges à peine anguleuses, raides, dressées,
III iiiAiJÉKs. ;i2ô
lion iioiirviios criUK'uilloiis ci'oolius , velus à la bano. — 'J'aille du kl à /> di'cimotro». — 'l'oiitc la pliiuto d'un vert l'nncii, noircissant à la dossicontidii.
Très ooniminin dans les conli'i'us ilii nrinl i\\ du cimiIiv du l'Miiniiic, cnUe espèce, à Ijujiudlo a été plus spéciaiemciiL donné lo nom do Caillo-lail, , ost forl répand iR! dans LonU; la France, on eiJiî vieni, dans les prés secs, au Itord des bois et le long des haies. Ses sounnlUîs floni'ios, dont rein[)loi a été jiar- Ms conseillé pour les usages médicaux, fournil uiw bidle nialirre colorante, qui teint la laine eu jaune-orangé. Sa racine donne une couleur ronge fini produit sur le lait et les os des animaux qui s'en nourrissent un eflet analogue, bien que moins prononcé, à celui qu'on obtient de la Garance. Toute la partie verte de la plante constitue un bon foiu'rage que recliorcUent snriont les moutons et les chèvres. Ne pouvant donner qu'un mauvais foin , elle doit être consommée sur place ; si on l'empêche de fleurir, elle repousse facilement et peut durer longtemps.
Eeuveut être consommés dans les mêmes conditions :
Le G. ai-ojiarmm Lois., fleurs d'un beau jaune, en grappe courte, spiciforœe; feuilles épaisses, verticillées par 6.10 ; tiges étalées sur le sol, de 1 à 2 décimètres, — qui croît sur les rivages par 6, sablonneux de l'Océan ;
Le G. corrudœfoUiim ViU., fleurs blanchâtres, eu panicules imilatérales ; feuilles verticillées linéaires, snbulées; tiges dressées, rigides, lisses, de 3 à 5 décimètres, — venant dans les lieux secs du Midi et du Nord-est.
Gaillet Élevé, G. elatum Tliuill.; G. mollugo L.
Caillelet mollugine, Croisette noire, grosse Croisette.
Fleurs d'nii blanc sale, nombreuses, en panioule très ample, àvame.aux étalés, régulièrement opposés. Fruit petit, arrondi, glabre, obagriné, Ji très courts pédicelles. Fleurs verticillées par 6.8, petites, ovales, un peu transparentes, mucronées. Tiges lisses, faibles, se soutenant aux plantes qui l'entourent, à rameaux divariqués, longues de 10 à 15 décimètres.
Plus commune encore que le Gaillet jaune, cette espèce croît dans toute la France, et vient de même le long des baies, des buissons, sur les bords des bois et des cliemins, mais surtout dans les prés un peu humides. Elle fournit un fourrage qui plaît également auxbestiaiix, surtout quand elle est verte. Ses racines sont employées en Russie, comme celles de la G.arance, pour teindre les laines en rouge.
Se rencontrent aussi assez communément, et peuvent être utilisées, de même, pour la nourriture des troupeaux :
Le G. erectum Huds., souvent confondu, sous le nom de G. mollugo avec l'espèce précédente, dont elle se distingue par ses fleurs très blanches, plus grandes, en panicule plus étroite, moins fournie; son fruit plus gros, ses tiges dressées, renflées, blanchâtres aux articulations, sa taille ne dépassant pas 3 à 6 décimètres, — et venant princip.alement dans la région méditerranéenne, sur les Alpes ;
Le G. sylvestre Poil., fleurs en panicule étalée formée de petits covymbes dressés, et pédicelles triohotomes; feuilles verticillées ptir 7.8, minces, linéaires; tiges grêles, diffuses, ascendantes, de 2 à 3 décimètres, — commune dans l'est et le nord de la France;
Le G. mo7it(imnn ViU.; G. la^'r. Thuill., fleurs très blanches, en panicules pauciflores; fruit gros, chagriné; feuilles verticillées par 7.8, très étalées, linéaires, d'un vert-clair; tiges dressées, glabres, lisses, de 1 .'i 2 décimètres, — formant d'énormes touftes compactes, sur les régions montagneuses du Midi, du Centre et de l'Est;
Le G. saxatile L., fleurs en panicule formée de petites grappes trichotomes; fruit tuberculeux; feuilles verticillées par (i, plus rapprochées et plus larges inférieurement ; tiges lisses, cou-
3l'(i RUBIACÉES.
cliées, Jo 4 il 8 ooiitimctros , — plmito giv/.onnaiito qui croit sur la riiclio, ilaiis los Vosges, le Jura, les Pyrc'uiées, dans los lieux tourbeux de l'Ouest;
Le G. Pijrmarcuni Gouan, fleurs supportées par des pédoncules uuifloros veuant à l'aissoUo des doruiives feuilles; celles-ci vertieillées par 6, jaunissant par la dessiccation; tiges do 2 il 4 centimètres, en touiTes serrées, — venant sur toute la chaîne dos Pyrénées;
Le G. Parisiense L., fleurs rougefitres au pourtour, en panicule oblongue, irrégulière; feuilles vortioiUées par (î.T, linéaires, étalées-réfléobies, aiguillonnées sur los bords; tiges grêles, dressées , il angles denticulés , souvent rougeStros , de 1 ii 3 décimètres , — commun dans les lieux pierreux de toute la France ;
Le G. dii'aricalum Lm., fleurs très petites, rougeâtres , en panicule ovoïde, très ample, ii. rameaux dicbotomes, divariqués ; feuilles vertioillées par 7, dressées, linéaires, aiguillonnées; tige grêle, dressée, ordinairement solitaire, rameuse dès la base, — venant dans los terrains sablonneux, les moissons de diverses régions de la France, à l'Est, au C'entre, ii l'Ouest;
Le G. palustre L., fleurs en panicule lâche; anthères purpurines; feuilles verticillées par 4.5, très petites ; tiges très nombreuses, couchées, rampantes, rudes sur les angles, de 2 à 4 décimètres, — plante noircissant par la dessiccation, croissant dans toute la France, dans les lieux marécageux, au bord des fossés et des ruisseaux, et sur les hauteurs des Alpes;
Le G. elongatum Presl., différant de la précédente par les dimensions en tout plus gi'andes, atteignant 1 mètre, — et se montrant dans les mêmes lieux, mais plus communément dans la région méditerranéenne ;
Le G. uliginosum L., fleurs en panicule grêle, litche; anthères jaunes; feuilles verticillées par 6.7, linéaires, très aiguës ; tiges grêles, de 3 à 4 décimètres, fortement hérissées sur les angles, — venant dans les prés humides, les marais tourbeux et fangeux.
Gaillet acchochant, g. aparinc L.
Gra((ero)i^ Grattons, Gratteaux, Grapelle, Grippe, Aspréle, Rable, Réble, Riéble, Capet à teigneux. Fleurs blanches ou verdâtros , en petites grappes axillaires , dressées , plus longues que les feuilles. Fruit gros, tuberculeux, hérissé de poils oroclnis. Feuilles verticillées par 6.8, aiguillonnées, linéaires. Tiges faibles, grimpantes, très rameuses, il articulations renflées et velues, atteignant plus de 1 mètre.
Cette espèce, extrêmement commune, vient partout, dans les haies et les buissons, dans les lieux incultes. Les bestiaux en mangent les jeunes pousses; mais les aiguillons dont elle est hérissée la font promptemeut abandonner. C'est une mauvaise plante à extirper des lieux où elle s'est développée.
Sont dans le même cas et se montrent dans les mêmes régions :
Le G. spurium L., à, fruit glabre, non tuberoideux, plus petit que celui de l'espèce précédente, à tige non renflée aux articulations ;
Le G. Vaillantii DC, k fruits hispides, hérissés, non tuberculeux;
Le G. tricorne With, il fleurs en grappes axillaires, sur des pédoncules triflores, et fruit tuberculeux, glabres.
Gaillet croisette , G. crudata Scop. ; Valantia cruciaîa L.
Croisette velue, Croix de Saint-Ânâré , Eperonnelle.
Fleurs jaunes , en cymes axillaires, coirrtes, sur des pédoncules bi-trichotomes , bractéolés, polygames, les latérales mâles, la centrale hermaphrodite. Fruit lisse, glabre. Feuilles verticillées par 4, étalées-réfiéchies , longuement ciliées, velues sur les 2 faces. Tiges simples, sillonnées, poilues. Taille de 3 à 6 décimètres.
Espèce très précoce, commune dans presque toute la France, et veuant, comme les précédentes, dans les prés, les haies et les buissons. Elle croît par lai'ges touffes, que broutent seuls les moutons, et se mêle an foin sans. inconvénient. Sa racine est employée aussi pour fournir de la matière colorante.
Le G. boréale L., fleurs en cymes terminales serrées, il rameaux opposés; feuilles verticillées par 4; tige raide, di-essée, très feuillue, de 2 à 4 décimètres, — est commun dans les prairies
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humiilos du ("outre, du Sud-ouest ot do toute la rfgiou pyrénùcnuc; il |Jo«Bi!dc les (jUiilité» de l'ospioe prùcddonto, ot ses vaciuos sorvont, on. outvo, ii la oolonitiou de lu bicre.
Genre VAILLANTII'L — VAILLANT/A DC; VALANTIA L.
Fleurs axilUiires, scssilcs, pnlygauios, les 2 latérales niàlos, la centrale lienna|iliroditc; — calice à 5 divisions sétacées, in(5gales; — corolle rotacùo, ti'iiide dans les Heurs mâles, (puulrifîdes dans les (leurs foinolles ; — fruit formé par 3 ovaires soudés, à 3 cornos, couronné par les dents du calice, monosporme.
Une seule espèce,
Le V. muralis L., Ileurs d'un jaunc-vcrdàtre, en coryuibe bi-triflore; feuilles vcrticillécs par 4; tige de 8 à 10 centimètres, — petite plante qui vient spontanément, dans la réfiion méditerranéenne surtout, sur les rochers et les murailles; est mangée par les bestiaux qui la rencontrent.
Genre SHÉRARDB. — SHERARDIA L.
Fleurs toutes hermaphrodites, en oyme au sommet des rameaux ; — calice à 6 dents aigncs, croissant après la floraison; — corolle infundibuliforme, à tube allongé et limbe ix 4 lobes, étalé; — étamines 4, exsertes ; — fruit sec, formé de 2 carpelles hérissés, surmontés chacun par Ip-s 3 dents accrescentes, presque épineuses, du calice.
Une seule espèce indigène.
SHÉRARDE DES CHAMPS. — S. AltVËNSlS h.
Fleurs bleuâtres, quelquefois blanches, sessiles, au nombre de 4.8, rapprochées au sommet des rameaux, au centre d'un verticille formant involucre. — Feuilles verticillées par 4.6, plus nombreuses vers le haut, étalées, hérissées. — Tiges nombreuses, grêles, couchées, rameuses, hérissées. — Annuelle ou bisannuelle.
Espèce très commune dans les champs et les cultures, dans les jachères surtout, où elle se développe librement et abondamment. Fort précoce et végétant toute l'année, elle forme des touffes qui s'étalent et grandissent avec rapidité. Tous les bestiaux, les chevaux, les chèvres et surtout les moutons , la mangent , quelquefois même la recherchent. Elle est une des plantes qui nourrissent les troupeaux que l'on conduit sur les champs en jachère ou dont la récolte a été enlevée.
Genre ASPÉRULE. — ASPERULA L.
Fleurs en oymes rapprochées en panicxile ou corymbe terminal , ordinairement blanches ; — calice à 4 dents très courtes ; — corolle à tube allongé , et limbe à 4 lobes étalés ; — fruil formé de 2 coques globuleuses, non couronné par les dents du calice.
Genre comprenant un certain nombre d'espèces , douées de propriétés amères et aromatiques pouvant rendre avantageux leur mélange avec les