‹ Nouvelle iconographie fourragèreChapitre 5 sur 138 · PIED D'ALOUETTE SAUVAGE. — D. CONSOLIDA L · texte numérisé non relu

PIED D'ALOUETTE SAUVAGE. — D. CONSOLIDA L

Noms vclgaiees. — Dauphinelle des blés, Datiphinelle consoude, Consoudc royale, Eperon de chevalier, Eperon de la vierge, Berbe aux poux. Herbe pédiculairo. Herbe à la pituite.

Fleurs bleues, éparses sur les rameaux. — Feuilles sessiles, à découpures longues et linéaires. ■ — Tige cylindrique, à rameaux écartés, grêles, presque nus. — Taille, de 3 à 6 décimètres.

Vient naturellement dans les champs. Elle est acre et astringente; ses graines surtout sont nuisibles. En trop grande quantité dans la paille, elle communique à celle-ci des propriétés pernicieuses.

Genre TROLLE. — TROLLIUS L.

Fleurs régulières; — calice a, 5.20 sépales colorés ; — corolle a 8.10 pétales tubuleux, plus ' courts que le calice ; — carpelles nombreux, vertieillés sur plusieurs rangs.

Comprend une seule espèce commune.

Trolle d'Europe, T. Européens L.

Boule^d'or, Renoncule de montagne.

Fleurs jaunes, grandes, globuleuses, terminales et solitaires. Feuilles palmées, incisées et dentées. Tige droite, de 2 à 3 décimètres.

Croît dans les montagnes. Elle est dédaignée des animaux, qui la mangent cependant quand elle est desséchée et mêlée au foin.

Genre HELLÉBORE. — HELLEBORUS L.

Calice à 5 sépales colorés ou herbacés, persistants; — 'corolle à 5.20 pétales très petits, tubuleux, plus courts que le calice; — 3.20 carpelles, ordinairement soudés à la base, divergents et terminés en pointe; — feuilles palmées, diversement divisées^ glabres; — plantes vivaces.

Les Hellébores, qui croissent surtout dans les lieux ombragés, sont tous irritants, plus nuisilDles pour les solipèdes que pour les bêtes à cornes. Moins aqueux que les Renoncules , ils ne perdent pas leurs propriétés malfaisantes par la dessiccation.

HELLÉBORE NOIR. — H. NIGER. L.

Noms vulgaires. — Hellébore à fleurs roses, Rose de Noél, Rose d'hiver, Herbe de feu.

Fleurs d'un rose tendre, lai'ges de 5 à 6 centimètres , solitaires ou géminées sur des hampes cylindriques, rougeâtres, hautes de 1 à 3 décimètres et accompagnées de bractées lancéolées.

IIIÎNONCULACÉES. V.'i

— Feuilles toutes rntlienlos, loiifiucmeut pcjliol(5o3, épaisses, très nmplos, difçitées, composées de 7 à !) divisious, ovales, lancéolées, dentées l'i lonr partie supérieure d'un vert noir. — Racine épaisse, oliarmio et chevelue.

Croit sur les montagnes du midi do l'Europe, dans les licu.x pierreux et omiîragés; fleurit en iiivor, et ne craint point les gelées. D'une saveur acre et amère, toutes les parties de cette plante constituent un purgatif violent. Les racines sont employées dans la médecine du bœuf pour faire dos Irochisques. Elle est cultivée dans les jardins pour la beauté de sa fleur et l'époque exceptionnelle de sa floraison.

Hfxlébore FÉTmE, //. fœtidus L.

Pied i!(! griffon, Patte d'onrs, Pas ile lion, Pied de lion. Herbe de Saint-Anloine, Ihrhe aux fées. Herbe aux bœufs, Herbe du crû, Maucerf, Marfouré, Fève de loup. Pommelée, Parnn'nie.

Fleurs verdàtres, rouges sur le bord, en corymbes terminaux. Feuilles glabres, d'un vert foncé, coriaces , digitées , à 7 ou 9 divisions lancéolées , pointues et dentées. Bractées ovales. Tige droite, de 3 à 6 décimètres, épaisse, rameuse à son sommet. Racine charnue, très fibreuse. Exhale dans toutes ses parties une odeur vireuse, surtout quand on la froisse.

Cette plante, très répandue, vient dans les bois, les teiTains secs, les lieux élevés ; elle fleurit pendant l'hiver et au printemps, et reste verte toute l'année. Très acre, elle purge violemment les bestiaux qui la mangent et peut même, parfois, détemiiner la mort. Brugnone assure que cette espèce fait périr tous les ans quelques-uns des poulains qui vivent dans les pâturages des Alpes.

Hellébore vert, H. viridis L.

Fleurs rares, entièrement vertes. Feuilles radicales digitées, d'un vert gai. Tige de 15 k 30 centimètres. Kacine pivotante, garnie de nombreuses fibrilles.

Fleurissant plus tard et plus rare que la précédente, elle vient dans les mêmes lieux et jouit des mêmes propriétés.

Hellébore d'hiver, H. hiemalisL.

Fleurs jaunes, droites, larges de 2 à 3 centimètres, ressemblant à celles de la Renoncule des prés, solitaires au sommet de la tige. Feuilles arrondies et découpées en lobes simples.

Fleurit h la fin de l'hiver. Mêmes propriétés que les autres Hellébores. Est cultivée dans les jai'dins.

Genre NIGELLE. — NIGELLA L.

Corolle i\ 5-10 pétales, plus petits que les sépales, bilabiés, à lèvi'e inférieure bifide, et portant un onglet.

Nigelle des champs, N. arvensis L.

Nielle, Barbiche, Barbe de capucin, Poivrette, Toute-épice.

Fleurs bleuâtres.

Croît naturellement dans les blés de l'Enrope, souvent même eu abondance. Non précisément nuisible aux récoltes. Ses semences ont une saveur aromatique, douce, et une saveur acre qui les fait employer dans les offices à titre d'épice.

l'APAVIon.VCKES.

Genre ANCOLIE. — AQUILEGIA h.

Calice h S si?pales colovius et enduos; — corolle ii 5 pctales roulés en cornet , se prolongeant en bns en mitnnt il'i^pcrons courbés on dedans ; — 5 carpelles soudés par la base.

Angolie vulgaire, a. vulgaris L.

Gant fie Notre-Dame, ÂiglarUine.

Commune dans les pâturages des montagnes, dans les bois. Acre et vénéneuse, elle est i-oponssée des bestiaux.

Famille des ACTÉACÉES.

Fleurs régulières ; — calice à 4 sépales pétaloïdes ; — corolle à 4 pétales ; — 1 carpelle uniloculaire, polysperme ; — fruit charnu et indéhiscent.

Le genre Actée, Actéca L., qui seul forme cette famille, a été longtemps compris dans la famille des Renonculacées ; on l'en a séparé à cause de son fruit, bacciforme et non capsulaire. Offre, dans nos contrées, une seule espèce.

AcTÉE d'Europe, A. spicata L.

Herbe de Sainl-Chrislophe, Chri'tophoriane.

Fleurs petites, blanches, disposées eu grappes serrées, formant un long épi terminal. Feuilles grandes, très divisées.

Vient communément dans les bois montueus. Acre, vénéneuse, et exhalant une odeur désagréable, cette plante est refusée p.ar les animaux , excepté par la chèvre, qui la prend impunément. On se sert do sa racine pour en faire des trochisques.

Famille des PAPAVERACEES Juss.

ROSAÉCES OV CmCIFOBMES T.; POLYANDRIE MONOGYNIE L.; HYPOPÉTALIE J.

Tire son nom du genre Pavot, Papaver.

f/cîw^ hermaphrodites régulières; — calice h 2 sépales libres, concaves, caducs ; — corolle à 4 pétales; — étamines nombreuses, hypogyues; — ovaire libre, uniloculaire, portant plusieurs stigmates sessiles et formant un disque qui en couronne le sommet; — fruit capsulaire ou siliqueux, contenant un grand nombre de petites graines ; — feuilles alternes, dentées, pinnatifides.

Les espèces de cette famille, peu nombreuse, sont des plantes herbacées,

contenant toutes, en assez grande abondance, un suc acre et vénéneux.

l'AI'AVKJlACHHS.

Genre PAVOT. — PAPAVEli L

Fleurs trfis grandes, solitaires, portées sur do longs pûdonculcs ; — fruit consistant en une capsule globuleuse ou oblouguo, surmontée d'une couronne de stigmates en étoile, s'ouvrant par des porcs placés sous les stigmates ; - — graines supportées par les cloisons.

Lo SUC des PavoLs est blanc, laiteux et doué do propriétés narcotirjiics prononcées. Ce suc, extrait de certaines espèces exotiques et desséchées, constitue l'opium. Moins abondant dans les espèces indigènes, il n'en rend pas moins ces plantes dangereuses pour l'alimentation; on a remarqué que leurs propriétés nuisibles se développent surtout après la formation des capsules. On trouve encore , dans les graines des Pavots, une huile grasse et douce, que l'on extrait pour les usages domestiques.

COQUELICOT. — P. lUlEAS L.

Noms vulgaikes. — Pavol des champs, Pavot rouge, Pavot-co/j, Ponceau, Gravesalle, Malion,

Honzello (près de Toulouse).

Grandes fleurs rouges. — Capsule presque globuleuse, arrondie à la base. — Feuilles non embrassantes, à divisions oblongues, dentées. — Tige dressée, liante de 3 à ti décimètres.

Commun dans les champs cultivés, le Coquelicot offre les propriétés, vénéneuses du genre. Toutefois, s'il est en petite quantité, il n'est pas nuisible, car il se dessèche avant la moisson, et sa graine, par le criblage et le vannage, est facile à séparer du blé. Mais, s'il est abondant, il peut nuire à la croissance des céréales ; il est difficile alors de le faire disparaître, à cause de la facilité avec laquelle ses graines se conservent en terre pendant plusieurs années. — Mêlé aux fourrages, dans les prairies artificielles surtout, il produit les effets des narcotiques : convulsions, tremblements, etc. L'un de nous a vu mourir une jument et son poulain qui avaient mangé des tiges de Coquelicot mises en tas après le sarclage d'un champ de blé ; les symptômes offerts par ces animaux étaient presque ceux du vertige. D'autres chevaux qui en mangèrent aussi furent pris de violentes coliques. — On doit donc veiller à ce c[ue les fourrages frais soient rigoureusement purgés de cette plante.

Pavot ordinaire, P. somniferum L.

Fleurs blauclies ou violacées, solitaires à l'extrémité des tiges. Feuilles embrassantes, incisées, glauques, très longues. Tige de 8 à 15 décimètres.

Cultivée en gr.and pour l'huile que ses graines renferment (huile d'oliette ou d'œi!lelle^, et pour ses fruits vendus dans le commerce sous le nom de télés de imvot, cette plante est vénéneuse pour les animaux, et doit être rejetée avec soin des cultures fourragères.

Pavot douteux , P. dubîum L.

Fleurs d'un rouge clair. Capsule oblongue, attéuuée à la base.

Vient dans les champs, parmi les moissons, moins abondamment que le Coquelicot. Possède les mêmes propriétés.

16 rAPAVHIlACÉES.

Genre CIIÉLIDOINE. — CIIEUDONJUM T.

Calice un pou coloré; — fruit constitué par une siliquo l'i deux valvos; — feuilles alternes, découpées ou sinuéos.

GRANDE CHÉLIDOKE. — C. MAJUS L.

Noms vclgairbs. — Chélidoine majeure, Eclaire, Claire, Herbe à l'hirondelle. Herbe aux verrues.

Fleurs jaunes, à 4 pétales, réunies plusieiirs ensemble au sommet de pédoncules communs. — Silique cylindrique, longue de 2 ii 4 centimètres, s'ouvrant do la base au sommet. — Fouilles pétioléos, longues de 12 ii 15 ceutimètres, h 3 ou 5 découpures, h segments ovales, glauques en dessous. — Tige cylindrique rameuse, haute de 3 à 6 décimètres. — Espèce vivaoe. — Fleurit d'avril il septembre.

La Chélidoine est une mauvaise plante. Quand on la froisse, elle exhale une odeur repoussante. Toutes ses parties renferment un suc jaune, acre, donnant lieu à des irritations intestinales qui peuvent devenir mortelles. Elle est repoussée de tous les bestiaux. Vient communément dans toute l'Europe, au pied des vieux murs, dans les décombres, dans les lieux couverts. Employée autrefois comme purgative ou diurétique, quelquefois contre les ophthalmies ou pour faire passer les verrues, elle est aujourd'hui sans usage.

Genre GLAUCION. — GLAUCIUM T.

Fruit siliqueus, s'ouvrant en deux valves du sommet à la base ; — feuilles glauques, profondément divisées.

Gl.'VUCion a fleurs jaunes, g. lutev/m SG.

Chélidoine glauque, Glaucieiine jaune.

Fleurs solitaires, d'un jaime doré. Silique allongée, arquée, glabre, à surface raboteuse. Feiùlles larges, im peu oliaruues.

Croît parmi les décombres, les graviers, sur les plages sablonneuses. De toutes ses parties flue nu suc jaune, âore, qui la reud vénéneuse et la fait repousser des animaux.

Glaucion corniculé, g. corniculatum Go.

Pavot cornu.

Pétales orangés, tachés de noir aux onglets. Silique ovoïde, hérissée de soies raides. Commmune dans les champs et les moissons du Midi, cette espèce oiïre les propriétés miisibles de la précédente.

FIIMAmACl'lKS. 17

Famille des FUMARIACÉES DO.

ANOMALES T.; BIADEIPIIIE IIEXANDUIE L. ; PM'AVERACÉES .T.

Tire son nom du genre Fumeterre, Fumaria.

Fleurs irrégulières ; — calice à 2 sépales caducs ; — corolle à 4 pétales imbriqués, inégaux, ou plus ou moins soudés ;"i la base, le supérieur prolongé en éperon; — ■ élamincs à filets réunis en deux l'aisceaux, perlant cliaciui Santliores; — ovaire à une loge; — fruit sec, ca,psulaire ou sibqueux ; — feuilles alternes, pétiolées, divisées.

Plantes herbacées, molles, contenant dans leurs diverses parties un suc

aqueux et amer. Espèces peu nombreuses.

Genre FUMETERRE. — FUMARIA L.

Pétale supérieur brièvement éperonné ; — siUcule indéliiseente , monosperme.

FUMETERJRE OFFICINALE. — F. OFFICINALIS L.

Noms vulgaikes. — Fiel de terre, Pisse-sang, Pied-de-géline, Lait battu.

Fleurs petites, rougeâtres, tachées de pourpre et disposées en épis terminaux ou opposés aux feuiUes. — Fruit plus large que long, éoliauoré au sommet. — Feuilles découpées, pinnatiséquées, à segments oblongs linéaires. — Tige simple ou rameuse, haute de 2 à 6 décimètres. — R.icrne annuelle pivotante.

La Fumeterre vient abondamment dans les champs labourés , dans les jardins et les vignes; elle flemit pendant presque tout l'été. Elle offre une saveur amère, qui la fait regarder comme tonique et apéritive.

Les vaches et les moutons la mangent ; mais elle est dédaignée des autres bestiaux.

Fumeterre a vrille, F. capreolata L.

Feiiilles en pétioles voluhiles. = Vient dans les champs, les buissons.

Genre GORYDALE. — CORYDALIS DC.

Corolle à pétale supérieur longuement éperonné ; — fruit siliqueux, polysperme.

CORYD.UJE BULBEUX, C. SoMa SuiTH.

Fumeterre bulbeuse.

Grandes fleurs purpurines. =: Commune dans les bois et les prairies couvertes des montagnes, elle est recherchée des grands ruminants.

Ib nriDCIFÈRES.

Famille des CRUCIFÈRES Juss.

cnUClFORMES T. ; TETRADYNAMIE L. ; HYPOPÉTALIE J.

Cette famille iLre son nom de la forme de la corolle, composée de 4 pétales

disposés en croix.

F/('i(r.s' hermaphrodites, généralement régidières, en grappes simples et terminales, s'allongeant h mesure qne les fleurs se développent; — calice h 4 sépales libres ; — corolle à 4 pétales en croix , le plus souvent égaux, onguiculés, et alternant avec les sépales; — 6 élaniincs^ dont 2 plus comptes (tétradynames) ; — ovaire libre , à deux loges , surmonté d'un style ou stigmate persistant ; — fruit constitué par une sihque ou une silicule, le plus souvent déliiscente, à 2 loges et à 2 valves, et variable dans la forme; — feuilles alternes.

Croissant partout , dans les champs , autour des habitations , sur les montagnes, les plantes de cette famille, très nombreuse et une des plus naturelles du règne végétal , sont remarquables par leur grande uniformité de caractères, ainsi que par l'analogie de leur composition et de leurs propriétés; toutes renferment une certaine proportion de soufre et d'azote , se décomposent promptement quand elles ont été arrachées, en répandant une odeur piquante ammoniacale. On y rencontre, en outre, un principe actif constitué par une huile essentielle, qui leur donne noie saveur acre et une odem' désagréable. Abondant dans certaines espèces, ce principe l'est beaucoup moins dans d'autres, qui sont alors simplement excitantes, et que l'on utilise, à ce titre, soit dans la médecine, soit comme condiments.

Modifiées par la culture, un assez grand nombre d'espèces de cette' famille sont devenues , pour l'homme comme pour les animaux , des plantes alimentanes d'une extrême utilité ; nous citerons parmi eUes, principalement pour les bêtes à cornes , le chou, la rave, le navet, le rutabaga, etc. D'autres espèces sont l'objet de cultures industrielles importantes, telles sont le colza, la camelvne, le pastel. D'autres, telles que la giroflée, la julienne, les lunaires, sont cultivées comme plantes d'ornement. Quelques-unes , enfin , sont nuisibles.

Au point de vue botanique, en raison même de leur grande ressemblance, les crucifères sont assez difficiles à classer. Depms Linnée, on les groupe généralement, suivant que le fruit est une silique ou une siUcule, en deux grandes sections : les Siliqueuses et les Siliculeuses, que l'on subdivise ensuite d'après les variétés offertes par la forme de ce même fruit, leur mode de déhiscence, leurs nervures, etc., en plusieurs genres, dont le tableau ci-après résume les caractères distinctifs.

„.,. . 1 ,, . . , . ,., -. ( Siliniie oMongue, conique..,

buinue machisconto, cloisonnéo... i vr n . i ./

^ ' ( rMlKjiio allori(^(;(!, Dosseleo. ..

j Vulves (le la siliqiio à 1 nervure. ,

SHiqno

déliîsceutc

non

, cloisonnée. 1

inJléclii.'i

Graines Cotylédons Vmisériéos. \ Valves de lasilique à 3 nervures.'.

1 Graines ( Vulves de la .silique à 3 nervures.

' bisériées. | Valves de la siliqiio à 1 nervure.

Graines i Silique cylindrique à valves convexes...

bisériées. ( Silique liuéaii'o à valves comprimées. . .

SUique à valves k 3 nervures

Stigm. à 2 lobes divariqués.

Sihque [' ° ^ jst. nonj Valv. à veines anast.

valves) ='( lobée, j Valv. sansanastom.

Silique linéaire, cyUndriqne

Silique plane ou comprimée

o-i. . , 4 S. linéaire. . .

nilique a valves sans nervures, s „ , , ,, ^ ( b. lancéolée. .

' Cotyl.

^ plans.

Gr.

funisé- [ riées. ,

unmerviées.

Silioule articulée (indéhiscente).

' Silioule indéhiscente.

Cloison

aussi

large que

le fniit.

Silioule déhiscente.

Silioule

non

l articulée.

Valves

sans

1 nervure

Valves à 1 nervure.

Calice bossii à la base

Calice non bossu

/ S. globuleuse, unilooulaire. .

S . à 3 loges

S. ovoïde ou tétragone, à 2.4 loges par paire

Calice bossu à la base. S.

grande, mince, elliptique.

Calice non bossu. S. moins

grande , .

S. obovée

S. ovale, à valv. convexes.

S.globuleuse ou ovoïde. .

Raphands.

lUriIANISTBUM.

JJKASSICA.

RjNAPlS.

EmjcA.

DlI'LOTAXlS.

Nastuutiom.

TuitKITIS.

SiSYJIBMUM.

ClIEIUANTmiB.

Baubahea.

Kky.simum.

HE8I'Eni«.

Ababis.

Caedamine.

Dentaeia.

Rapistedm.

Cbambe.

Neslia.

Myaokum.

BmnAs.

LUKABIA.

Altsscm.

Cameiina.

Deaea.

cochleabia.

Pétales inégaux Ibebis.

Cloison

perp' à la plus!

grande largeur du

fruit.

Silioule déhisc.

I Silioule

/Pétales , égaux

\ largement

Fleurs I blanches.

I Fimicule de la gr. supér'''^.

ailé.

F. latéraux.

Fleurs jaunes. SUioule en

cœur renversé

( SUicule à valves non ailées

i S. unilooulaire, à 1 .2 graines.

Silioule indéhiscente. . | S. à 2 loges, à 1 graine

( chacune

Lepidium.

Thlaspi.

BiSCUTELLA.

Capsella.

Isatis.

Senebiera.

"20 i;iu'nii'i;nKs.

Genre RAIFORT. — RAPHANUS L.

Cntice !i sépîvlos ilressùs, les deux lat(;raux bossus ; — silique Ji parois spongieuses.

Raifort cultivé, R. salivus L.

Fleui's gramles, blanclies ou \-iolettes. Racine ehavnnc.

Forme deux r.ices , l'une et l'autre cultivées dans les jardins potagers potir leur racine, que l'on connaît, celle de la première race, sous le nom de liuilis ou Petile-rave ; celle de la seconde, sons celui de Radis noir.

R.UFORT L.\NDRA, R. landva Moretti.

Fleurs blanches ou jaunes, à pétales veinés. Feuilles radicales en rosette, étalées, lyréesinterrompnes, h segments écartés, entremêlés de petits lobes. Toute la plante hérissée de poils mdes. Taille de 3 à ti décimètres. Yivace.

Commune dans la Provence, le Rousslllon et nne partie du Languedoc, notamment sur les bords de la Garonne, cette plante est repoussée des animaux, et par cela même préjudiciable aux prairies qu'elle infeste.

Genre RAVENELLE. — RAPHANISTRUM T.

Calice h sépales dressés, les latéraux bossus à la base; — silique allongée et en chapelet, terminée par un long style, composée de plusieurs articles monospermes, se séparant à la maturité.

Renferme une seule espèce.

RAVENELLE DES CHAMPS. — R. ARVENSE Wall.

Noms vulgaires. — Ravenelle, Ravenaille, Rapiste, Raifort raphaniste, Faux raifort, Raifort

sauvage, Rosse, Russe.

Fleiu's assez grandes , jaune pâle , blanches ou violacées , veinées. Style beaucoup plus long que le dei'nier renflement de la silique. Feuilles lyrées, à lobes inégaux , arrondis, dentés ou crénelés ; les inférieures plus gTandes. Tige dressée , de 3 à 5 décimètres , hérissée de poils raides. Racine grêle, pivotante. Espèce annuelle.

Cette espèce constitue une mauvaise plante, commune sur les bords des chemins, dans les moissons, oîi elle est difficile à détruire, et dont les graines acres peuvent altérer la qualité des céréales. EUe est peu recherchée des animaux, qui parfois, cependant, en mangent les feuilles.

Genre CHOU. — BRASSICA L.

Fleurs jaunes ou blanches , réunies en grappes terminales ; — calice à sépales dressés ou presque ouverts, égaux, deux d'entre eux légèrement bossues à leur base; — silique allongée, cylindroïde ou tétragonale, p:»r suite de la présence sur chaque valve d'une nervure dorsale, accompa^ gnée de veines latérales anastomosées ; — feuilles glauques , parfois hispides , entières ou plus ou moins divisées. — • Espèces en général herbacées, bisannuelles, rarement annuelles ou vivaces.

GltUaiFEHES. l'I

Cultivées depuis longtemps comme piaules .ili/iicnUiii'es, les espèces, assez uomhreuses, de oe genre, ont subi de profondes modifications r[ni, en se perfirhiant , ontoonstlLué une si'u'ie de ivices et de sous-races, distinctes par Icui's jiropri^tés et leurs. usaj^es comm(! pMr leurs caractères o,\t('!ricurs. Très a(jueusos, ces plantes, p;ir miu's lenilies el leurs racines, procureid, aux animaux une uouri'il,uj'(! aJjonilanUi mais ])en snIjsLaiilielle, et qui convient plutôt aux ruminants (|u'aux hôlesde travail. Vu rimjiossiijilité où l'on est de les dessécher, elles doivent èlri; consonuuées à l'él.al. frais; ce rjui oU're jien d'iucouv6ni(!nts, attendu rju'ell(!s l'estent vertes tout l'liiv(;r et que leurs racines peuvent se conserver longtemps en cet état. Les feuilles récollées, toutefois, ne se conservent pas; elles se décomposent au contraire assez vite, en répandant une odeur ammoniacale prononcée.

Enfin on retire, des graines de certaines races de choux, une huile qui sert pour l'éclairage, et môme, parfois, à titre d'assaisonnement.

Les modifications infinies que la ciûture a fait subir aux diverses espèces de ce genre, en multipliant les variétés, ont rendu fort difficile leur classification. De Candolle, qui a fait de ces plantes une étude spéciale, les range toutes en cinq espèces principales : les B. olcracea, B. campestris , B. râpa, B. napus, B. prccox, se subdivisant chacune ensuite en un certain nombre de races et de variétés.

Chou potager, B. okraceaL.

Siliques cylindriques, bosselées et .iscendantes ; sépales redressés.

Cette espèce est celle qui a le plus profondément subi l'influence de la main de l'iiomme. Elle offre de nombreuses variétés, que l'on groupe habituellement en cinq sous-races, savoir :

a. Le Chou cavalier ou Caulet (B. 0. acephalà), le plus haut de l'espèce. — Feuilles disséminées le long de la tige , sans jamais se réunir eu tête. — Forme un grand nombre de sousraces , la plupart cultivées pour la nourriture des bestiaux , et dont la plus oommime est le Chou cavalier commun, appelé encore Chou vert, C. arbre, C. à vache, C. chèere; puis le Chou branchu, l'une et l'autre ti-ès productives ; les bestiaux mangent leiu-s feuilles comme fourrage vert.

6. Le Chou fkisé (B. 0. bullata'), Chou de Milan, de Bruxelles, Mille-têtes. ■ — Feuilles à peine divisées, huilées, formant une tête volumineuse et peu serrée.

c. Le Choc cabus (B. 0. capitata), Chou pommé, déprimé, Cœur-de-bœuf, etc. — Feuilles concaves, non ondulées, mais étroitement imbriquées en tête terminale. — Cette race, dans laquelle on distingue diverses sous-races que différencie la forme de la tête, est surtout cultivée, de même que la précédente, dans les jardins potagers, pour la nourriture de l'homme.

d. Le Chou kave (B. 0. caulo-rapa). — Feuilles non réimies en tête ; tige offrant un renflement particulier au-dessus du collet. — A formé également plusieurs sous-races , dont la principale est le Chou rave de Siam, qui fournit aux bestiaux ses feuilles, et le renflement de sa tige constitué par une pulpe blanche et ferme.

e. Le Chou fleur (B. 0. Botrytis). — Branches courtes, s'étiolant et se rassemblant en grand nombre à l'extrémité de la tige pour former des masses mamelonnées.

Chou des champs , B. campestris L.

Fleurs jamies. Tige dressée , rameuse ; feuiUes glauques non réunies en tête ; les supérieures oblongues, amplexieaules. On en distingue trois races :

a. Le Colza (B. C. oleifera). — Racine pivotante, garnie de fibres nombreuses ; feuilles découpées, moins larges que celles des autres chons. — Cette variété , principalement cultivée pour sa graine, qui donne une huile fort répandue, fournit aux bestiaux un bon fourrage vert pour la fin de l'hiver. On fait encore consommer la paille dont ou a retiré la graine , ainsi que les tourteaux qui restent après l'extraction de l'huile.

b. Le Chou a fauchek (B. C. pabularia). — Racine grêle et longue. — Peut être fauché plusieurs fois pour la nonn-iture des bestiaux.

c. Le Chou navet (B. C. napo-brassica]. — Racine renflée, près du collet, eu ime espèce de

tnboroilo. — Il fournit fiitx animftux su racine et ses fouilles; pont supporter les pins ftrnnds froids sans nltiSration. Cette esp6oe offre doux variiîtis : le CUou navet commun, dont la racine blanche ou rouge , ohamuo , renflée comrao un gros navet, foiino le produit principnl ; le Rutabaga ou encore Chou do inpom'o, navet de Suide, qui se distingue du précédent par sa racine jaune et an-ondie, on m?me temps plus posante, plus noun-issante et d'un meilleur goflt ; fournit aussi un fourrage vert tr^s nutritif, et mcillour pour les vaclies laitières que celui des espèces voisines , en co qu'il n'altèro pas le goût du lait et donne un beurre do bonne qualité. Il constitue, eu Angleterre, un des principaux alimeuts du bétail. ,

Rave, B. râpa L.

Fouilles vertes, non glauques, les inférieures lyrées, bispides; les supérieures entières, amploxicanlos. Racine volumineuse, d'ime saveur plus ou moins sucrée, mais peu mitritive.

Comprend plusieurs races , dont la plus communément cultivée pour les bestiaux est la Rave plate (B. R. depressa), appelée encore Rave commune, Grosse rave, Rabioule, TurMps , Turlips. Vient ensuite la Rave longue (B. R. oblonga), moins commune, bien que consommée de même. Dans cette espèce se range encore la Ro/vo sauvage ou Ravette (B. R. oleifera), cultivée pour ses gi-aines oléagineuses.

Navet , B. napus L.

Feuilles radicales, rudes et lyrées ; les supérieures oordiformes, embrassantes, glabres. Racine épaisse, fusiforme.

Forme deux variétés principales : le Navet cultivé (B. N. esculenta), cultivé pour sa racine, plus sucrée que celle de la Rave, dans les jardins potagers; le Navet oléifère (B. N. oleifera) ou Navette d'hiver, qui diffère du précédent par une racine fibreuse, de la grosseur de la tige. Elle est cultivée comme plante oléagineuse et comme plante fourragère pour ses feuiUes. Elle produit dès l'automne, pendant l'hiver et jusqu'au printemps.

Navette d'été , B. precox Waldst.

Cette espèce se rapproche beaucoup de la précédente , mais est moins productive. On la cultive pour ses feuilles, qui donnent en été du fourrage vert.

Genre MOUTARDE. — SINAPIS L.

Fleurs jaunes , en grappes tenninales ; — silique oblongue, terminée par un bec aigu et saillant; valves à 3 nervures; — graines pendantes, globuleuses.

Ce genre, qui oâi'e la plus grande analogie avec le précédent, comprend plusieui's espèces qui , presque toutes , peuvent servir comme fourragères.

Page 1