MOUTARDE DES CHAMPS. — S. ÂRVENSIS L
N0M8 VULGAIRES. — Moutarde sauvage, Moutardon , Sénevé, Séné, Sav/ve, Sendre, Jotte, Rmse, Rosse,
Rabena, Navette des serins, Guelos.
Fleurs grandes. — Silique horizontale, très longue, noueuse, suimontée d'ime languette allongée, un peu courbée. — Racines noires. — FeuiUes sessUes, d'un vert sombre, presque glabres, larges, lobées ou seulement dentées. — Tige rameuse, de 3 à 6 décimètres. — Annuelle.
Commune dans les champs , sur le bord des chemins , cette plante est mangée par les bestiaux ; mais elle leur convient peu , surtout quand elle est prise en grande quantité; auquel cas, suivant des observations anciennement faites à l'École de Lyon sm' des chevaux et des vaches, elle peut devenir nuisible. Elle possède, en outre, une certaine âcreté qui irrite la bouche et provoque la salivation.
filttJCIFÈHES. 23
En résumé, c'est une mauvaise planle qui se comporte souvent conuiii! plante parasite, et qu'il faut ari'aohor. Elle est difficile à extirper, à cause de sa rusticité et do la facilité avec laquelle ses graines peuvent se couserver longtemps dans le sol, sans perdre leur pouvoir germinatif.
MoTJTAnnE DLANGHE, .S', albu L.
Moutardin, Uorho au beurre.
Silique courte, liérissiie, surmontoo d'un loug stylo ; graines jaunes. Fouilles ailées à leur base, avec un grand lobe terminal. Tige lég&veraeut velue. Espèce annuelle.
Rustique, d'une croissance rapide, cotte plante se montre dans les mPmes lieux que la procf!dento. On la cultive pour sa graine et comme plante fourragère. Elle vient en automne , et donne jusqu'à la fin de décembre mi fourrage vert, sain et nutritif, estimé surtout pour les vaehos. EUe croît ti'ès rapidement, surtout dans la première période de son développement, et peut être semée avec avantage, corarac fourrage d'automne, sur les terrains calcaires et crayeux, ou en culture dérobée. EUe peut aussi être enfouie comme engrais vert.
MouT.vRDE NOIRE, S. iiigm L.
Russe houe, Sénevé 7ioir, Chou à graines noires.
Fleurs jaimes, petites, en longues grappes droites. Feuilles d'im vert clair, lyrées inférieuremont ; entières ou divisées en lobes lancéolés supérieurement. Siliquos tétragoues , serrées contre la tige, surmontées d'un style eourt ; graines noires à la matm-ité. Espèoe annuelle.
Cette espèce vient dans les champs, sur les bords des cbemins. Ses feuilles donnent un fourrage vert assez abondant. Cultivée surtout pour sa gi-aine, oUe sert à l'usage médicinal , ainsi que pour la préparation de la moutarde de table. Ses graines, très nombreuses et se conservant longtemps, infectent souvent les champs.
Moutarde giroflée, S. cheiranthus Koch.
Fleurs grandes, d'une belle couleur jaune, en épis lâches. Siliques étalées, grêles, très longues. Bisamiuelle ou viv;1ce.
Elle fournit plusieurs variétés qui viennent , les unes sur les hautes montagnes ; d'autres dans les champs incultes, aux bords des rivières. Elle pourrait être utilisée pour mettre en valeur quelques mauvais terrains
Moutarde blanchâtre, S. incana L.
Flem's petites. Siliques courtes , serrées contre la tige. Feuilles vert jaunâtre ou blanchâtre. Vient surtout dans les champs pierreux du Midi.
Genre ROQUETTE. — ERUCA DC.
style long, ensiformo.
Roquette cultivée, E. sativa DC.
Vient dans les lieux incultes ; cultivée comme condiment ; ses fleurs ont l'odeur de la fleiud'oranger.
Genre DIPLOTAXE. — DIPLOTAXIS DC.
Fleurs jamies ou blanches ; — calice non bossue ; — silique linéaire, tétragone, surmontée d'un style court; — feuilles pétiolées, incisées ou pinnatifides.
24 CRUCIFÈnES.
DlPLOTAXE A FEUILLES ÉTROITES, D. UnuifolUl Dd. Sisymbro à feuilles menues, Roquellc sauvage. Fleurs jftunos, assez gi-andes. Silique i-odrossée. FeiiiUos ii lobes longs, entiers ou doutés. ïigo presque ligueuse à la base , rameuse. Taille de 3 à 6 diicimètres. Vivaco. Fleurit tout l'été.
Croit abondamment dans les lieux incultes , sur les bords dos cbcmins , daus les décombres. D'une odeur forte et désagréable , sa saveur acre et brCJante la rond , on outre , nuisible pour les animaux.
Genre CRESSON. — NASTURTIUM Hb.
Silique très petite, h valves convexes.
Cresson de fontaine, N. officinale l\. Brown.
Caillij Santé du corps.
Vient dans les petits cours d'eau. Sa saveur piquante le fait employer comme aliment ; mais on ne récolte pour cela, en Frauoe, que celui qui vient naturellement au bord des fontaines et des ruisseaitx. — On connaît encore le C. sauvage (N. Sylvestre), qui vient dans les prés sablonneux et sur les bords des rivières.
Genre TOURRETTE. — TURRITIS L.
Silique linéaire dressée.
TOURRETTE GLABRE, T. Cjlabva L.
Fleurs d'un blanc jaunâtre. = Vient aussi dans les lieux abandonnés.
Genre SISYMBRE. — SISYMBRIUM L.
Sépales demi-ouverts, non bossues ; — silique cylindi-ique, style presque nul. Ce genre, très nombreux, offre peu d'importance au point de vue de la question fourragère, les espèces qui la composent étant généralement dédaignées par les bestiaux.
Sysimbre OFFICIN.U,, S. officinak DC.
Herbe au chantre , Tortelle , Moutarde des haies. Fleurs jaunes. Silique courte, renflée à la base. Commun dans les haies, aux bords des chemins, dans les décombres et les lieux incultes.
Sysimbre alliaire, S. alliaria Scop.
Herbe aux aulx.
Fleurs blanches. FeiuUes crénelées, exhalant, quand ou les froisse, une forte odeur d'aU qui éloigne quelques animaux et se communique au lait des vaches.
CKUCIFÈriES. 25
Genre GIROÏXÉE. — CHEUIANTIJUS L.
GmoPLÉE JAUNE , C. cheiri L.
GirolUer des murailles, Hameau d'or, Violier, Suissard. Fleurs jaunes, grandes, odorantes.
Commune sur les rochers , les vieux murs. — Elle fournit par la culture de belles variétés qui servent de plantes d'ornement. Inusitée.
Genre BARBARÉE. — BARMREA R. Br.
Calice à sépales dressés ; — silique linéaire, tétragone , valves convexes , avec une nervure médiane saillante ; — feuilles entières ou légèrement dentées.
Barbarée commune, B. vulgaris R. Bn.
Herbe de Sainte-Barbe, Herbe aux charpentiers. Herbe de Sainte-Marguerite, Herbe de Saini-JuUen, Julienne jaune, Cresson de terre. Cresson iiivace, Roniotte. Silique courte et étalée, à style allongé et grêle. Feuilles luisantes, pinnatiséquées inférieurement, h segments dentés.
Vient dans les lieux ombragés et humides , sur les bords des ruisseaux. EUe est peu recherchée des bestiaux.
Barbarée précoce, B. precox Rb.
Cresson des jardins.
Diffère de la précédente par ses feuilles oblongues et ses siliques très allongées. Est moins répandue.
Genre VÉLAR. — ERYSHIUM L.
Vélar giroflée, E. cheiranthoïdes L.
Vient dans les champs humides, sur les bords des l'uisseaux.
Genre JULIENNE. — HESPERIS L.
Sépales dressés , dont deux bossues ; — silique linéaire, allongée, im peu comprimée, presque cylindrique.
Julienne sauvage, H. matronalis L.
Julienne des Dames, Criroflée musquée. Giroflée de Mahon, Mahonille, Caraffée, Cassolette, ÀiTagone,
Damas, Girarde.
Fleurs blanches , lilaoées , en panicxile corymbiforme , répandant , surtout le soir , une odeur très agréable.
Se rencontre dans les lieux humides. Les bestiaux la mangent volontiers.
Genre ARABETTE. — ARABIS h.
Sopalcs sevrés, dont deux bossues ; — siliquc Inupic, linùah'O, dressée.
Espèces nombreuses, venant généralement dans les endroits pierreux , les bois sablonneux, les coteaux arides.
An.viiETTE A FEUILLES SAGiTTÉEs , A. sagitaUtt DC.
Fleur blanche. Très commime.
Genre GARDAMINE. — CARDAMINE L.
Fleurs lilas ou blanches , en {jappes terminales ; — sépales étalés , non bossues ; — pétales h onglet long et dressé ; — siliquc linéaire, comprimée, à valves planes, sans ner\Tires, s'ouvrant et se roulant avec élasticité lors de la déhiscenoe ; — feuilles pinuatiséquées ou pennées avec impaire.
Espèces très nombreuses, d'une saveur acre et piquante, et recherchant, en général, l'ombre et l'humidité.
CARDAMINE DES PRÉS. — C. PRATBNSIS L.
Noms vulgaikes. — Cresson des prés, Petit cresson aquatique, Cresson élégant, Cressonnetle, Passerage sauvage, Bec-à-l' oiseau.
Fleurs assez grandes, d'un rose violacé, parfois blanches , d'une odeur douce et agréable. — Siliques dressées, terminées par un style court. — Feuilles d'un vert gris, pennées, à folioles linéaires, entières ; les inférieures à folioles ovales ou arrondies , sinuées, anguleuses ; la terminale plus grande, quelquefois réniforme. — Tige droite, presque simple, haute de 1 à 4 décimètres. — Espèce vivace. — Fleurit dès les premiers jours d'avril.
Cette johe plante, extrêmement commune, vient surtout dans les prés humides et marécageux. EUe offre une saveur acre et piquante qui la rapproche du cresson de fontaine. En vert, elle est mangée avec plaisir par les bestiaux, surtout par les vaches.
Genre RAPISTRE. — RAPISTRUM Boerh.
Silimle formée de deux articles uniloculaires et monospermes.
Rapistke RUGUEUX, R. Tucjosimn DC.
Myagre rugueux, CoqmUier rugueuj».
Plenrs jaune pâle. SiUoule hérissée. Tige anguleuse. Commune dans les champs et les moissons du midi de la France.
Genre CRAMBÉ. — CRAMBE T.
Silieule à deux articles, l'inférieur stérile, le supérieur ovoïde, renfermant 1 graine suspendue.
Une seule espèce indigène.
CBAMBÉ MARinME. — C. MMilTlMA L.
Nom Vuloaibe. — Chou marin.
Flours blnnolios ou roséos. — Foiiillos grandes, un peu clinmnoa ot pesantes, omhMoi comme oellos dos choux. — TniUe de 2 h 5 décimfctros. — Eapncc vivace. — ■ l'récoco.
Commune sur les bords de la mer, et noLammciit sur le littoral de l'Océau , où elle contribue efficacement à fixer les sables des dunes; cultivée, en Angleterre, surtout comme plante potagère, cette espèce peut également être utilisée comme fourragère. M. Joigneaux, notamment, la recommande à ce dernier titre dans différents écrits. Les porcs, moutons et lapins la mangent, dit-il, avec plaisir; les vaches s'y habituent vite. Suivant le môme auteur, le Crambé, qui affectionne les teiTCs légères, des climats humides, prospère aussi dans les climats secs, et peut devenir ainsi une précieuse ressource dans les sols crayeux, sablonneux, schisteux, granitiques, où les autres végétaux alimentaires viennent difficilement.
On ignore quel serait le rendement total de cette plante qui n'a jamais été cultivée en grand. Toutefois, tenant compte de la quantité et du poids des feuilles qu'un pied peut fournir, M. Joigneaux a calculé que cette plante peut arriver à un rendement, par hectare, de 50,000 liilog. de feuilles, en deux récoltes, l'une en août , l'autre en septembre. En supposant même ce chiffre notablement diminué, il resterait encore un produit suffisant pour rendre avantageuse cette culture.
Genre NESLIE. — NESLIA Desv.
Silicule globuleuse, non ailée et surmontée d'un style filiforme.
Neslie paniculée, N. paniculata Desv.
Petites fleurs jaunes, en grappes terminales. Feuilles entières, lancéolées. 3 à 6 décimètres. Vient dans les moissons, les champs cultivés et maigres.
Genre MYAGRE. — MYAGRUM T.
Silicule cylindroïde , non ailée , dilatée au sommet en 2 bosses latérales , à S loges ; les deux supérieures stériles.
Mya&re perfolié , M. perfoliatimi L.
Fleurs petites, jaiuies, en grappes. Sflicules serrées contre la tige. Feuilles inférieures lyrées, les supérieures entières, lancéolées, embrassantes. Tige glauque. Taille de 3 à 6 décimètres. Vient dans les moissons , principalement dans le MicB.
"28 CHUCIFÈRES.
Genre BUNJAS. — DUNIAS R. J5it.
Siliruh ovoïde ou tiStragone , dure , coriace , i\ 2 on h 4 logos superposées par paires , cliaquo loge monospcrinc.
BUNIAS FAUSSE ROQUETTE, B. cruCCigO L. Masse de bedeau.
SUicule tctragono , pourvue sur les angles d'une crête saillante interrompue, btyle très long. Tige poilue, haute de 3 }i 4 décimètres. Commune dans les moissons.
BuNiAS ORiENT.\L, B. oruntalh L.
Silicule ovoïde , biloeulaire non ailée , avec un style court. Tige rude , haute de .5 à 12 décimètres. Vivace. Fleurit au printemps.
Bien qu'originaire du Levant , cette espèce résiste aux plus grands froids, ainsi qu'aux plus grandes sécheresses. Elle s'accommode de toute espèce de terrains, et se multiplie d'elle-même avec facilité, quelquefois même avec trop d'abondance, ce qui oblige à l'arracher. Ces qualités l'ont fait recommander comme plante fourragère. Eu ra,ison surtout de sa précocité, elle peut fora'nir, avant toutes les autres plantes, des récoltes abondantes d'im fourrage printanier, sur la valeur nutritive duquel , au reste, on n'est point encore parfaitement d'accord.
Genre LUNAIRE. — LUNAIUA L.
Fleurs violettes; — silicule elliptique, très gi-ande, mince, stipitée, à valves planes, sans nervures, style court, filiforme ; — feuilles cordiformes, dentées.
Lunaire annuelle , L. annua L.
Grande lunaire^ Clé de montre^ Médaille de Judas, Satinée, Passe-satin, Bulbonac, SiUoules arrondies aux deux bouts, et remarquables, à la maturité, par la couleur argentée et la transparence des valves.
Genre ALYSSON. — ALYSSUM L.
Silicule comprimée, éohanorée au sommet, 1 ou 2 graines dans chaque loge ; — feuilles entières, d'un vert grisâtre.
Espèces nombreuses.
Alysson calicin.al, a. calyciimm h.
Fleurs jaune pâle, presque blanches. Feuilles petites, oblongues. Taille de 1 à 2 décimètres. Vient dans les lieux arides et pierreux.
Genre CAMELINE. — CAMELINA Cr.
Fleurs jaunâtres ; — silicule ovale, un peu amincie à la base, déprimée sur les bords, surmontée d'un style grêle ; valves très convexes , non bordées ; — feuilles lancéolées , amplexicaules, velues.
CilIJCIKÈRES. 29
Cameline ctiltivjce, C. saliva (un.
Caménine, Navette d'été, Nmctte trémoise, Séswme d'AUemayne, Graine de beurre, lUmrje-ljé.
Haute de 3 Ji 6 déoimfcti'os. Anuijello.
Croît dans toute l'Europe. A la fois toxtilo et oliîftKincnso, elle est cnltiviîe surtout pour l'huile qu'on en retire. Elle est également avantageuse par sa précocité, et eu ce que, enfouie en vert, elle donne un bon engrais végétal.
Genre DRAVE. — DIIABA h.
Silicule olUptique, entière, à valves un peu convexes, sans rebords ; loges polyspermes. Espèces nombreuses.
Drave du printemps, D. verna L.
Erophile commune.
Fleurs blanches, pétales profondément bitides. Une ou plusieurs tiges filiformes. Feuilles toutes radicales, en rosette. = Vient partout.
Genre COCHLÉARIA. — COCHLEARIA L.
Fleurs blanches ; — silicule globuleuse ou ovoïde, un peu comprimée, non bordée ; — feuilles glabres, entières ou légèrement sinuées.
CochléaRia officinal, C. ofjlcinalis L.
Cranson officinal, Herbe aux cuilliéres, Herbe au scorbut. Feuilles inférieures épaisses et arrondies, les supérieures sessiles, sinuées. Bisannuelle. Vient dans le Nord , dans les lieux Imniides. Est recherchée des bestiaux.
CocHLÉARiA d'Armorique , C. Amioracia L.
Cranson rustique, Faux Raifort, Grand Raifort, Cran de Bretagne, Cran des Anglais, Moutarde des capucins, M. des Allemands , Moutardelle, Radis de cheval. Remarquable par sa taille élevée, sa racine volumineuse, longue, charnue, cette espèce croît naturellement le long des ruisseaux et dans les prairies humides de la plupart des régions de la France. Sa racine, âoïe, utile pour l'usage médicinal, ne peut servir comme aliment.
Genre IBÉRIDE. — IBERIS L.
Fleurs blanches ou lilas , — sépales très inégaux ; — silicule ovale , éehancrée au sommet ou bilobée ; valves carénées , souvent ailées.
Ibéride a feuilles pennées, /. pinnata L. Ibéride amère, /. amara L.
Se rencontrent communément l'ime et l'autre dans les moissons et les lieux pierreux.
30 CnUCIFÈRES.
Genre PASSERAGE. — LEPIDIUM L.
Fleurs lihmclics'; — silicute divisiSo comme ilaiis lo genre Ibcris , h valves ciivéniies , aiUes ou non; lopcs nionospermes.
Comprend plnsievu's espèces, plus ou moins acres dans toutes leurs parties et peu reciiercliées des bestiaux.
Passerage cultivée, L. sativmn L.
Passerage des jardins, Cresson alénois, Nasitord.
Petites fleurs blanches port(Jos sur de petits lipis Jans les aiseUes des feuilles supérieures. Silicule à. valves lavgemeut ailées. Taille de 3 à 4 décimètres. Espèce annuelle.
Ses feuilles, que l'on mange en salade comme le cresson, ont la saveur chaude, acre et piquante de la moutarde ; elles exhalent, en outre, une odeur désagréable.
Passerage des champs, L. campcstre R. Bn.
Tabouret des campagnes.
SilioiJe ailée. ^= Vient dans les champs et les lieux incultes.
Passerage a larges feuilles , L. latifolium L.
Grande passerage. Moutarde des Anglais.
Silicules ovales, non ailées, à peine échancrées au sommet.
Mômes propriétés que la précédente. Vient dans les terrains frais et humides de toute l'Europe. Employée comme assaisonnement , elle est, en outre, mangée par tous les bestiaux.
Genre TABOURET. — THLASPI L.
Pleurs blanches, en grappes terminales ; — silique oblongue ou orbiculaire, échancrée au sommet ; à valves carénées, prolongées par ime aile membraneuse ; loges poly spermes ; — feuilles inférieures pétiolées, les supérieures embrassantes.
Tabouret des champs, T. arvense L.
Monnayera.
Silieule grande, orbiculaire, bilobée an sommet, à aile bordée d'une nervure. Taille de 2 à 4 décimètres.
Vient en abondance dans les champs sablonneux , dans les moissons et parmi les décombres. Est mangée, sans être recherchée, par tous les bestiaux, mais elle donne vm mauvais goût au lait et à la viande. Ses semences, acres, laissent dans la bouche nn goût d'ail ou d'oignon.
Tabouret perfolié , T. perfoliattim, L. Plus petite que la précédente. = Vient dans les terrains calcaires. Peu recherchée des bestiaux.
Genre CAPSELLE. — CAPSELLA Vent.
Sépales dressés, non bossues ; — silicuk comprimée latéralement, obovale triangulaire, échancrée au sommet, surmontée d'un style court, à valves carénées, non ailées ; 2 loges polyspermes, à graines bisériées.
Ne comprend qu'une espèce.
CAPSELLE BOURSE A PASTEUR. — C. BUKiA PASTOniS Mœncii.
Noms vuloairks. — Dourso à lier^er, DoiincUo, Tabouret, Malelte, Mouffette, Mitle-jUwi,
Flouvs Uiuiclics, potitoa, en épis tcrminanx. — Silioulcs portées par de loiiK» pi/dicellcB fijiformcs. — Fouilles ciselées, les iiiféricuros pétiolées, en lyre, diversement divisées, étiiléos on rosette; les supérieures peu nomlironses, entières, lancéolées, emljriissiintes. — Uacine droite et pivotante. — Une o>i plusieurs tiges dressées, pubeseeutes. — ïuillo variable do 1 à 6 décimirtrea environ. — Aainuello. — Fleurit toute l'année, mûme sous la neige.
Longtemps comprise dans le genre Thlaapi, la Capsollc bourse à pasteur est une plante très variaLIe d'aspect, suivant les terrains où elle pousse. Extrêmement commune dans les lieux cultivés, parmi les décombres, sur les vieux murs, au bord des chemins, etc., mais surtout dans les endroits ombragés et non marécageux, c'est l'une des espèces les plus répandues. Elle ne laisse môme pas que d'offrir, sous ce rapport, quelques inconvénients, vu la difficulté que l'on éprouve à l'extirper des champs qu'elle a envaliis. Elle est mangée par tous les bestiaux. Dans certaines localités, on la recueille pour la donner aux vaches. Elle a été autrefois usitée en médecine.
Genre PASTEL. — ISATIS L.
Sépales h demi-étalés ; — silicule oblongue, ailée, unilociJaire ; — feuilles inférieures atténuées en pétiole ; les supérieures à 2 aurioules aiguës.