‹ Nouvelle iconographie fourragèreChapitre 62 sur 138 · MU · texte numérisé non relu

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ARMOISE ABSINTHE. — A. ABSINTHIUM L.

Noms vulgaires. — Grande absinthe^ Absinthe suisse, Armoise anière, Alvine, Aluine.

Capitules petits, brièvement pédicules, penchés, groupés en grappes Tinihitérales formant une grande panioule étalée. — Involuore à folioles externes-liné.aires. — Feuilles blanches-soyeuses, surtout en dessous, pétiolées, larges, bipinnatiséqnées, à segments entiers ou à divisions obtuses. — Tige dressée, très rameuse. — Taille de 4 à K décimètres.

Plante fort commune dans les contrées montagneuses de l'Est, du Midi et du Centre, en Algérie aussi , et venant sur les rochers , dans les lieux incultes. Très amère dans toutes ses parties et répandant une odeur peu agréable, elle est principalement employée, en infusion comme tonique et excitante, et comme telle cultivée dans les jardins. Elle concourt aussi à la fabrication de la liqueur qui porte son nom. Ses feuilles , cueillies au mois d'août, ont été conseillées pour imprégner les greniers à blé, où leur parfum acre et pénétrant suffit pour débarrasser le grain des insectes et notamment des charançons, qui l'infestent incessamment. Malgré son amertume, l'Absinthe est mangée par les animaux ; mais elle communique à la viande et au lait un goût particulier qui ne permet point d'eu continuer longtemps, sans inconvénient, l'usage dans l'alimentation.

Se rapprochent do l'Absinthe, par leurs propriétés, leurs usages et les lieux qu'elles habitent :

L'j4. muiellina Vill. (Génépi blanc), capitules en grappes longues; iuvolucre h folioles obtuses; feuilles à pétiole dilatée, à divisions linéaires, les supérieures à limbe palraatifide ; 1 il 2 décimètres; très odorante, — recherchée par les chèvres et les moutons;

L'.4. glacialis L., capitules en ombellule serrée, presque globuleuse; feuilles orbicnlaires , palmées, à segments trirides; .5 à 1-5 décimètres, — peu productive.-

ARMOISE COMMMUNE. — A. VULGARIS L.

Noms vulgaires. — Fleur, Herbe, Couronne, Ceinture de Saint-Jean, Remise.

Fleur d'un jaune rougeâtre. — Capitules sessiles, le long des rameaux en grappe pyramidale longue, irréguliùre. — Involiicre à folioles extérieures aiguës. — Feuilles blanclies-tomenteuses en dessous, ovales, auriculées, les supérieures entières ou tripartites, les inférieures plusieurs fois incisées. — Taille de 8 ii 15 décimètres.

Très répandue dans toute la France, venant sur les collines incultes, dans les lieux frais et sablonneux, au bord des routes et des haies, dans les décombres, mais rarement dans les prairies, elle est mangée par les bestiaux, surtout quand elle a été desséchée, mais sans être recherchée, à cause de son odeur ; est usitée aussi comme tonique et stimulante.

A. atrata Lm., A. tanacetifolia AU. (Génépi noir), grappe très étroite, unilatérale; feuilles bi-tripinnati£ides, h segments linéaires; 2 à 3 décimètres; presque sans odeur; — A. spicata Wulf (Génépi blanc), grappe simple, spiciforme ; feuilles sessiles supérieurement, k segments obtus; tiges couchées-ascendantes ; 5 à 15 centimètres; ayant l'odeur de l'absinthe, — espèces propres aux montagnes du Dauphiné, plus rares que la précédente, et ayant les mêmes propriétés; employées aussi, conjointement, dans la fabrication de certaines liqueurs;

A. abrotanum L. (Aurone mâle, Citronelle), capitules penchés; feuilles très petites, k segments linéaires; tige ligneuse, à rameaux nus inférieurement ; 8 à 12 décimètres, — arbrisseau d'une odeur rappelant celle du citron , originaire du midi de l'Europe, et néanmoins pouvant résister aux plus rudes hivers; cultivé dans les jardins pour son odeur et comme plante médicinale.

Armoise des gh.4mps, A. campestris L.

Aurone des champs, Aurone sauvage. Armoise sauvage. Armoise bâtarde.

Fleurs d'un vert jaunâtre, rougeâtres au centre. Capitules brièvement pédicellés, en grappes formant une grande panicule pyramidale. Feuilles glabres, bipinnatiséquées, à segments filiformes, divariqués. Tiges multiples, ligneuses à la base, couchées-ascendantes. Taille de 8 à 6 décimètres.

Espèce presque sans odeur, offrant un grand nombre de variétés, différant surtout par la taille (genuina, alpina, crithmifolia, etc.), les unes et les autres très communes, et venant dans tonte la France, sur les sols sablonneux ou pierreux, sur les pelouses arides, dans les lieux secs et découverts, partout oii peuvent pénétrer ses profondes racines. Recherchée, quand elle est jeune, des moutons et des chèvres, elle n'offre plus à la floraison qu'une substance sèche et dure qui repousse le bétail. L'Armoise sauvage est bonne encore, quand elle est verte, comme assaisonnante pour mêler aux fourrages aqueux et peu nutritifs. Elle sert aussi comme stimulante et anthelmintique.

A. dracunculus L. (Estragon, Dragonne, Serpentine), feuilles sessiles, lancéolées, les supérieures entières, les inférieures trifides; racine plus ou moins contoui-née, — plante glabre, aromatique, d'une saveur fraîche-piquante, originaire de Sibérie et cultivée dans les jardins potagers comme condiment ;

A. maritima L., feuilles blanches-tomenteuses sur les deux faces; tige herbacée ascendante, de 2 à 4 décimètres, — espèce d'une odeur aromatique peu agréable, venant sur la côte nordouest de l'Océan ;

A. gallica L., feuilles plus petites: tige ligneuse à la base, — côtes de la Méditerranée et du sud-ouest de l'Océiin.

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