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Tribu — CV>'OGLOS«ÉE3.S

Akènes insérés ù la colonne centrale, par inie étendue plus ou inoins grande de leur face interne. Corolle à gorge ordinairement pourvue de nectaires obtus. Etamines incluses. — Comprend les genres ci-après :

iAki'ues insérés par le liant Cynoglohsum.

Akènes insérés par tout le boni interne ECIIIN08PBRMUM.

in 1

O ) / Ak. insérés par tout le boni interne — Axo renllé. . , HeltotuoI'IL'M.

O I Fruits 1 Ak. insérés par un ombilic pq. central — Calice aecresc. Asi'ERCGO.

o non aiguillonnés j , ^^^^^^^ ^^^^^^^ Omphalodbs.

t Akfnes lusures \

par un ombilic inférieur. ) ^, „ ^ ,„„„,..„.

' ; Corolle en coupe Ebitrichdm.

Genre CYNOGLOSSE. — CYNOGLOSSUM T.

Fleurs violettes ou rougeàtres, devenant bleues, en gi'appes lâches ; — corolle infundibuliforme, à lobes obtus; — akéties déprimés, intimement rapprocliés, soudés h l'axe central par leur partie supérieui'e, hérissés d'aiguillons sur toute leur surface. — feiiiV/es oblongues-lanoéolées, tomenteuses, les inférieures atténuées en pétiole, les supérieures sessiles ; — tige dressée, rameuse: — racine longue, épaisse, pivotante.

Un petit nombre d'espèces, annuelles ou bisannuelles, ne venant que dans les lieux secs.

Cynoglosse commune, 6'. officinale L.

Langue de chien, Nombril de Vénus.

Fleurs en grappes courtes, denses, avec 1.2 bractées à la base. Feuilles très molles, blanchâtres, velues sur les deux faces, douces au touclier, les supérieures un peu embrassantes. Tige raide, très feuiUée, de 4 à 8 décimètres. Toute la plante d'un vert blanchâtre fétide. Bisannuelle.

Espèce commune dans toute la France, venant dans les lieux pierreux et stériles, sur les décombres, aux bords des bois et des chemins, ainsi que dans les près secs. Ses feuilles exhalent, quand on les froisse entre les doigts, ime odeur désagréable de souris. Toutes les parties en sont émoUientes, et ses feuilles passent pour être douées de propriétés narcotiques, qui font employer cette plante comme pectorale et calmante; ses racines, d'un goût amer styptique, sont, en outre, tisitées comme vulnéraires. La Cynoglosse, fort employée dans les pharmacies, est cultivée avec avantage, dans les jardins voisins des villes, comme plante médicinale. Pannentier en avait conseillé la culture eu grand comme plante oléagineuse. Aucun animal ne touchant à ses feuilles, elle est sans importance dans l'industrie du bétail.

C. piclum Ait., fleurs veinées, en grappes lâches, allongées; feuilles inférieures obtuses; annuelle, — voisine de la précédente, venant dans les mêmes lieux, mais surtout dans le Midi et l'Ouest, oii elle est fort commune partout.

HonnAdiNiiES. ^'J'i

C. ohnrifitlium 1.., Iloiir» un politcs n™!'!""!! roiiilliiu» iliiii» luiitc leur li)iiKii«ur ; leuillc» blanches cotonnonses, los supi5i-icuvo8 ombrassiuites ; ti)j;(!S iiuiltiiilo» ; amiiicllc, — tout le Midi

C. Dioscoridis Vill., flours on grappes coui-tes, sans bractées; feuille d'un vert gai, les radicales en rosette ; tige grGlo ; bisannuelle, — tout l'Est et la région méditerranéenne

C. nionlanum Lm., fleurs sans bractées; feuilles minces, transparentes, les supérieure» enbrassaïUes, — bois et forêts dos liautes montagnes.

Genre BAHDANETTE. — liCHINOSPERMUM Svvahtz.

Fleurs petites, eu grappes allongées, lâches ; — corolle en coupe, à tube court ; — akène! trigoues, à face antérieure marginée, bordée de 1.3 rangs d'aiguillons, soudée à l'axe par tout leur bord interne.

E. lapimla Lelim., (leurs bleues ; feuilles très étroitement lancéolées, uniuerviées, rudes,

velùés ; tige raide, poilue, de 2 à 4 décimètres; bisannuelle, — très commune dans les lieux

secs, vignes, champs a,rides et caillouteux de presque toute la France.

Genre HELIOTROPE. — HEUOTROPIUM L.

Fleurs blanches, très petites, eu grappes courtes, sans bractées; — corolle iufundibuliforme, à lobes obtus, séparés par de petites dents, — akènes trigones, chagriués, soudés à l'axe, renflé au-dessus du fruit par tout leur bord interne, se séparant à la maturité. — Feuilles toutes pétiolées.

Espèceï> peu nombreuses, annuelles ou vivaces, propres aux lieux secs, et de nulle iniporLance (économique.

Héliotkope d'Europe, //. ruropseuiii L.

Tourncsolf Herbe aux verrues. Fleur des dames.

Fleurs sessiles ; calice étalé. Feuilles elliptiques, obtuses, larges, d'un vert blanchâtre. Tige dressée, flexueuse, rameuse, de 1 à 2 décimètres ; annuelle.

Plante commune dans toute la France ; venant dans les terres maigres cultivées, sur les décombres, au bord des chemins, dans les prés secs, quelquefois avec une extrême abondance. Ses feuilles, amères, ont joui autrefois, comme résolutives, antiputrides, d'une grande réputation : elles ne sout plus employées, et les bestiaux ne paraissent pas y toucher.

B. supinum L., calice conniveut ; tiges multiples, couchées; vivace, — lieux sablonneux de la région méditerranéenne.

H. curassacicum L., calice appliqué; feuilles petites, linéaires-lancéolées, obtuses: tiges couchées; vivace, — sables maritimes de la région méditerranéenne.

H. perurianum L., fleurs blanches ou violacées, à odeur de vanille, sous-arbrisseau, — originaire du Pérou, acclimaté, au milieu du dernier siècle, par .T. de Jussieu, et cultivé partout comme plante d'ornement; vient en pleine terre dans le Midi.

524 ' udiinAuiNÉES.

Genre UAPETTE. — ASPERUGU T.

Cnlice irrégulier, Ji divisions simiéos-clentiSes h la base, s'accroissant après la floraison et formant 2 valves ; — corolle sub-infiindibuliformo ; — akènes comprimés latéralement, insérés à l'axe par un ombilic presque central, bordés, non aiguillonnés.

Rapette couchée, a. procumbens L.

Fleurs bleues ou blanches, petites, axillaires, fasciculées, opposées aux feuilles. Celles-ci elliptiques, les inférieures alternes, pétiolées, les supérieures géminées ou quaternées. Tige rameuse dos la base, à rameaux couchés, redressés, hérissés d'aiguillons crochus. Taille de 3 à 6 décimètres ; annuelle.

Espèce fort commune partout, notamment dans le llidi, venant parfois, avec une extrême abondance, dans les lieux pierreux et cultivés, au bord des routes, autour des habitations, et so montrant, de plus, assez souvent dans les prairies. Elle est mangée par tous les bestiaux. Elle a des propriétés béchiques et peut, dans certains cas, remplacer la Bourrache.

Genre OMPHALODE. — OMPHALODES T.

Fleurs en petites grappes, lâches, à longs pédicelles ; . — corolle rotacée, à tube très court ; — akènes déprimés et creusés sur la face externe d'une cavité bordée par une membrane fléchie en dedans, flxés à l'axe par la hase de leur bord interne. — Feuilles d'un vert glauque, les inférieures pétiolées, les supérieures sessiles ; — tige dressée, raîneuse.

Omphalode printaniêre, 0. vcrna Moench.; Cynoglossum omphalodes L.

Petite Bourrache, Petite Consoude.

Fleurs bleues, grandes. Feuilles minces, pubescentes, ovales ou lancéolées. Tiges grêles, nues inférieurement, de 5 à 15 centimètres ; souche stolonifëre ; vivace.

Venant dans les lieux boisés de l'Est et du Midi, et cultivé dans les jardins pour ses fleurs d'un bleu d'émail, propres à faire des bordures.

0. littoralis Lehm., fleurs blanches; feuilles épaisses, les inférieures spatulées, 3 à 10 centimètres ; annuelle, — sables maritimes de l'Ouest.

0. linifolia Mœnch.; Cynoglossum linifolium L., feuilles minces, toutes oblongues-lancéolées ; annuelle, — Alpes.

Genre ERITRICHE. — ERITRICHUM Schilid.

Corolle en coupe; — akènes trigoues, angles latéraux entiers ou dentés, insérés à l'axe par un ombilic inférieur.

E. nanum Soh., fleurs bleues, grandes, en grappes très courtes ; feuilles obovées, très velues ; tiges nombreuses, formant des gazons serrés, de 4 à 8 décimètres; vivace, — dans les Hautes- Alpes du Dauphiné.

soi,ani5es. 525

Famille des SOLANÉES .Iiss.

CAMPANIFOnMES et rNFUNDWULIFORMICS T.; PENTANDRIF. L.; llYPOrOHOLLIK .1.

Fleurs liermaphi'oditcs, ordinairenifiiU régulirros ; — calice libre, persistant en totalité ou en partie, monosépale, à 5, parfois à 4. G. 10 divisions; — corolle liypogyne , raonopétale , à 5 on 4.6.10 divisions; — êtamlnes en nombre égal à celui des divisions du périanlbe, insérées sur le t\ibe de la corolle ; anthères à 2 loges, s'onvrant chacune par une l'ente longitudinale ou par un pore terminal ; — oufm'c libre à 2 loges, quelquefois divisées, chacune, par nue fausse cloison, en 2 loges secondaires ; avec placenta épais an centre de la cloison ; — style simple, à stigmate simple ou bilobé ; — fruit bacciforme indéhiscent, ou capsulaire déliisceut, à 2.4 loges, polysperme ; — graines nombreuses, comprimées, réniformes, à embryon courbé ou eu sjiirale, dans un albumen charnu. — Feuilles alternes , les supérieures souvent géminées, sans stipules. — Plantes herbacées ou sous-frutescentes.

Un des groupes les plus importants du règne végétal, la famille des Solanées comprend un très grand nombre d'espèces, indigènes et exotiques, remarquables par l'aspect terne de leur feuillage, les nuances sombres de leurs fleurs, justifiant les qualifications de Tristes, de Blêmes, que leur donnait Linnée. Elles se caractérisent encore par leur odeur désagréable, vireuse, leur saveur acre et nauséabonde, qu'elles doivent à la présence, dans toutes leurs parties, d'un suc vénéneux, très actif, plus ou moins abondant, et dans la composition duquel entre principalement un alcaloïde particulier, variable pour chaque espèce, mais offrant toujours des propriétés narcotiques, et plus ou moins associé à un principe acre ou à une matière extraclive amère.

Quelques espèces, dans lesquelles ces principes existent en abondance, constituent des poisons narcotico-âcres très dangereux ; à petite dose, ils n'exercent plus qu'une action stupéfiante et calmante, qui en fait des médicaments précieux, dont la médecine de l'homme et des animaux tire journellement parti pour le traitement des affections locales du système nerveux.

Les Solanées viennent dans les lieux les plus divers, mais plus particulièrement, comme toutes les plantes à teintes sombres et à odeur vireuse, dans les endroits obscurs et plus ou moins soustraits à l'influence des rayons solaires. Les animaux les repoussent à peu près toutes, et elles n'ont généralement, en économie rurale, les espèces indigènes surtout, d'autre importance que celle offerte par les plantes mauvaises et vénéneuses qu'il importe de connaître pour s'en préserver, et prévenir les dangers pour l'homme et les animaux dont elles peuvent être cause.

Quelques-unes d'entre elles cependant, d'origine exotique et acclimatées dans nos contrées, ont été assez modifiées par la culture pour perdre en partie leurs propriétés dangereuses et fournir à l'agriculture et à l'économie

SOhANKKS.

ilomeslique des produits importants. D'autres sont même utilisées dans l'iiiilustrie, et d'autres enfui sont cultivées comme plantes d'ornement. — Ciaprès le tabli;au des genres aux(]uels appartiennent les espèces indigènes ou cultivées en France à desiitres divers:

1 Antli. s'oiivrant par 2 poi"os termin.; coiiniv. — Corolle rotaciie. Solanum.

Anthères coniiiventes, longues — Corolle rotacée. LvcoPERSictiM

I I 1 Calice court, non accressent Capsicum.

Fruit bacei forme

Anthères I / Corolle 1

s'ouvrant I j rotncée j (C.ivSdents court. Piiysai,]».

[par 2 fentes\ g gl ( Cal. dev. vésioul.j

longituilin.J g c I (Cal. iiSdiv. prof. Nicandra.

^ § j Corolle " iciimpanulée:

il 5 lob. courts — Baie Slocul. Atiîopa.

à 5 lob. profonds — Baie llocul. Mandracora.

\ Corolle infundibuliforme Lyciuji.

Capsule à 4 loges, s'ouvrant en i valves Datuba.

Fruit capsulaire

Anth. s'ouvrant enloiig. l„ i f,2I cr ( ^n 2 valves bifides Nicotiana.

Cnrnllp înfiindibnlifni'm/i J " '^ ' I

( eirculairement, en pyxide .... Htoscïamus

Corolle infundibulifoi-me ,

Genre MORELLE.

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