‹ Nouvelle iconographie fourragèreChapitre 98 sur 138 · GRAND PLANTAIN. — P. M A JOB L · texte numérisé non relu

GRAND PLANTAIN. — P. M A JOB L

Fleurs verdâtres, en épi grêle, compacte, très allongé, aigu. — Bractées ovales, concaves^ carénées, à bords blanchâtres. — Capsules iv loges contenant 4.3 graines. — Feuilles dresséesétalées, amples, ovales, contractées en un long pétiole él.argi ; épaisses, coriaces, à 7 nervures. Pédoncules radicaux dressés, dépassant les feuilles, de 2 à 5 décimètres.

Plante très commune partout, venant au bord des haies, des chemins, des fossés, dans les lieux incultes et herbeux, au milieu des pelouses, des pâturages et des prairies, partout où le terrain est gras et humide, et le sol piétiné. Dans ces condition.s il fournit un fourrage vert abondant, que tous les bestiaux, excepté les chevaux et les vaches, mangent volontiers ; il sert

Pr,ANTAGIN]';HS. 023

aussi à la nourriture dos lapins. Ses larges l'euilles [Msuveiil, (*l,re mwiiéea plusieurs fois; mais elles soni, dilliciles à l'auer eL n(! doniiml,, à l'élal, sec, qu'une nourriture médiocre. D'un autre côté, lo grand i'Ianlain, dont lu végétation est très prolongée, et ijui résiste aux plus grandes séciieresses, devient souvent, par son abondance, plus nuisible qu'utile dans les pniiries, où il tient la place de plantes plus productives. On le l'ait disparaître soit en l'arrachant à la fin de l'hiver, soit p;ir un labour et un semis de graminées de prairies. — Ajoutons que les oiseaux en recherchent les graines, et que les racines et les fouilles sont quelquefois employées comme médicament astringent ; ainsi, en Belgique, on les fait prendre en décoction jiour combattre la diarrhée des veaux et la pépie des dindons.

Le grand Plantain fournit une variété naine, plus petite dans toutes ses parties, et souvent considérée comme espèce particulière, le P. minima DC.

P. intermedia Gilib., épi obtus ; feuilles minces et molles, dentées à la base; de 5 à 20 centimètres ; — commune dans le Midi, sur les pelouses fraîches, les lieux inondés en hiver, le sable humide le long des rivières, etc.

P. Cornuti Gouan, fruit à 2 graines dans chaque loge; feuilles ép.aisses, charnues, luisantes; pédoncules de 1 i\ 3 décimètres ; — lieux humides des côtes de la Méditerranée.

Plantain moyen, P. média L.

Plantain blanc; Lance d'agneau.

Fleurs blanches ou violacées, odorantes, en épi allongé, obtus, tacheté de blanc. Fruit à loges monospermes. Feuilles très étalées sur le sol, largement ovales, lancéolées, à très court pétiole, si 7,9 nervures. Pédoncules arqués ascendants, de 2 Ji 4 décimètres.

Espèce répandue partout, principalement sur les pelouses des coteaux calcaires, dans les prairies sèches, les bois, au bord des chemins. Les moutons en mangent volontiers les feuilles, qui, étalées en rosette, ne sont pas atteintes par la faux, et occupent rme place que d'autres espèces fourragères emploieraient mieux. Quand elle abonde, on la détruit, comme le grand Plantain, par des labours et des semis de céréales.

Plantain cohne de cerf, P. coronopus L.

Pied-de-corbeau, Pied-de-Corneille.

Fleurs verdâtres, en épi grêle. Bractées larges, longuement subulées. Calice à lobes latéraux ailés. Capsule à 3 loges, renfermant chacune 2 petites graines. Feuilles pinnatifides, à divisions linéaires-aiguës, écartées. Pédoncule grSle, de 5 à 25 centimèti-es. — Plante très polymorphe, ofFr.ant de nombreuses variétés, se distinguant par la forme, les dimensions, la vestiture des feuilles, la direction des pédoncules, leur hauteur, etc.

Venant presque partout, surtout dans le Midi et l'Ouest, sur les pelouses des terrains secs, au bord des chemins, dans les lieux sablonneux, et caillouteux oîi elle est parfois très commune. Elle est recherchée par les moutons ; était autrefois cultivée dans les jardins potagers comme plante assaisonnante de salade.

P. crassifolia Forsk., épi ISohe; feuilles lancéolées-linéaires, charnues, demi-cylindriques ; — bords de la Méditerranée.

Plantain maritime, P. maritma L.

Fleurs en épi serré, lâche à la base. Bractées concaves, obtuses. Capsule à 2 loges mouospermes. Feuilles dressées, linéaires, entières, charnues, creusées en gouttière. Pédoncule de 2 ii 4 décimètres. — Offrant, sous le rapport de la forme des feuilles, de nombreuses variétés.

Commun le long des cStes de la Méditerranuée et de l'Océan, ainsi que dans les lieux salés,

6"24 plantactInées.

les prairies arrosées par des sources minérales dans l'extérieur des terres, principalement dans les marais salés de l'Anvergne, ce l'iantain se développe en touffes larges et vigoureuses, qui poussent tout l'été, à mesure qu'elles sont consommées par les bestiaux, et parfois iinissenl par devenir riierbe dominante. Les bestiaux le recherclient tous et le mangent avec avidité ; il est très nourrissant et donne un goût agréable à la viande des animaux de boucberie.

La variété ii feuilles, étroites, P. grtiininifolia Lm., est la plus abondante; on la voit, dans la Limagne d'Auvergne, recouvrir des espaces de plusieurs lieues carrées, et finir même par occuper seule le terrain ; les moutons qui paissent dans ces lieux très bas donnent une oliair délicate. Dans diverses localités on observe aussi des variétés ii larges feuilles qui, soumises ii la culture, donneraient un bon fourrage et croîtraient dans toute espèce de sol. On a essayé cette culture eu Angleterre, et elle paraît avoir réussi.

P. serpentina Vill., épi étroit, allongé; feuilles coriaces à bordure transpai-ente ; pédoncules étalés ; racine très longue, contournée en serpent, — vient sur les pelouses calcaires des Alpes, des montagnes de l'Est et du Centre, dans les graviers des rivières; propriétés et emplois de la précédente.

Plantain des Alpes, P. alpino L.

Feuilles filiformes molles, non charnues; pédoncules grêles, de 4 à 1.5 centimètres.

Plante commune sur les pelouses élevées de toutes nos montagnes, où elle forme de jolies touffes gazonuantes, très abondantes parfois et constituant le fonds des meilleurs pâturages des hautes montagnes ; contribue en grande partie à l'excellente qualité du fourrage des Alpes.

P. subulata L., feuilles raides et coriaces à sommet subulé, naissant toutes d'un souche épigée; pédoncules dressés, assez épais, — roches maritimes du Midi, lieux secs, pelouses arides, où la dent des moutons a peine à la saisir.

P. caritiata Schrad., épi court; calice ailé; feuilles raides, très aiguës; pédoncules grêles; souche à divisions écailleuses, rapprochées, feuillées au sommet seulement, — plante naine, gazonnante, très commune sur les rochers élevés des Pyrénées, des Alpes, etc.

P. montana Lm., épi globuleux ou ovoïde ; bractées très larges, orbicnlaires, cachant la fleur; feuilles étalées ; 5 à 15 centimètres, — p.âturages des montagnes, dans les Alpes, le .Tura. les Cévennes, les Pyrénées.

P. monosperma Pourr., épi presque globuleux, lâche, velu; feuilles étalées, couvertes de poils blancs, sessiles ; .'i à 10 centimètres, — prairies et lieux humides dans les régions élevées des Pyrénées.

P. Bellardi AU., épi ovoïde, épais, velu; feuilles dressées, velues; .5 à 10 centimètres, — lieux sablonneux de la région méditerranéenne.

PLANTAIN LANCÉOLÉ. — P. LANCEOIATA L.

Noms vulgaires. — Petit Plantain, P. étroit, P. rond, Lancéolé, Lancelée, Oreille de lièvre, Herbe à 5 côtes, H. à 5 coutures^ H. au charpentier , Bonne femme, Tête noire, Courtine.

Fleurs brunes ou jaunâtres, en épi serré, oblong, court. — Bractées larges, acuminées, noirâtres, velues. — Calice à lobes latéraux carénés, aigus. — Feuilles dressées, oblongueslancéolées, aiguës, finement dentelées, à 5 nervures, velues. — Pédoncules redressés, beaucoup plus longs que les feuilles, fortement sillonnés, de 1 à 4 décimètres. — Très variable de dimensions et constituant ainsi plusieurs variétés.

Espèce existant dans toute la France et très répandue dans la majeure partie des prés, pâturages et lieux herbeux divers, sur les bords des chemins, soit dans les plaines où elle acquiert son plus grand développement, soit sui'

l'LANTAfilNÉlîS. C)2^>

les montayiies où eUc reste beaucoup plus [leLiLe. Fleurissant de très Ijonne heure, pouvant durer longtemps, jus(j[u'à l'Jiiver, et, grâce à sa racine fusiforme, résistant très bien à la sécheresse, elle abonde dans les meilleurs pâturages, surtout ceux à sol argileux, où, à l'état vert, elle est mangée par tous les bestiaux, auxquels elle fournit une alimentation saine et substantielle. Dans quelques contrées de l'Angleterre, on la cultive même comme plante fourragère; elle est jn^i prii[ii'c alors à. Hn; fauchée, car elle se dessèche mal et se réduit à rien par la dessiccation. Aussi ne convient-elle que comme pâturage, pour les bœufs et les moutons surtout, qui la recherchent avec avidité. Elle est plus productive alors que les graminées, se môle très bien à celles-ci, ainsi qu'au Trèlle blanc et aux autres bonnes plantes. Ce Plantain peut être pâturé journellement sans en soufl'rir, et Sprengel le met au nombre des plantes qui peuvent le plus améliorer un pâturage à moutons! La graine, très fine, se conserve longtemps; on la sème à raison de 12 à 15 kilog. par hectare. Bien que résistant à la sécheresse, le Plantain lancéolé réussit mal dans les terrains secs et doit être toujours semé dans les prairies fraîches et substantielles. Quelquefois nuisible, par son abondance, dans les champs de Trèfle et autres prairies artificielles, il disparaît par des labours et des semis de graminées.

p. lagojius L., épi obloiig ou globuleux, velu, soyeux; feuilles étalées; pédoncules légèrement striés, de 10 à 25 centimètres, — lieux secs de l'Est et delà région méditerranéenne.

P. argentea Chaix., épi très dense, presque globuleux; feuilles lancéolées-linéaires, couvertes de poils soyeux appliqués ; pédoncules grêles, raides, de 2 ;i 3 décimètres, — rochers, broussailles des hautes montagnes.

Plantain blanchâtre, P. albicans L.

Epi lâche, interrompu à la base, velu. Feuilles étroites, aiguës, molles, laineuses, pliées en gouttière. Pédoncules non striés ; de 2 à 4 décimètres.

Vient dans les lieux stériles et sablonneux du Midi et de l'Est ; est commun surtout dans les régions montagneuses du nord de l'Espagne, oii, sous le nom de yervd blanca, il fournit une bonne p.îture aux troupeaux transhumants qui parcourent ces régions.

P. frucescens Jord., épi obloug-ovoïde ; feuilles dressées, planes, légèrement dentées vers le haut, grisâtres, poilues ; pédoncules de 2 .^ 3 décimètres, . — pâturages secs dans les hautes Alpes du Dauphiné.

Plantain des sables, P. arcnaria Waldst. et Kit.

Fleurs blanchâtres, en épis ovoïdes, compactes, au sommet de pédoncules axillaires opposés. Bractées inférieures terminées par une longue pointe. Feuilles opposées, linéaires, très allongées, aiguës, pourvues à leur aisselle d'un faisceau de feuilles plus petites. Tige herbacée, dressée, rameuse, de 1 à 3 décimètres. Plante pubescente, visqueuse.

Espèce assez répandue, commune surtout dans le Midi, l'Ouest, le Centre et venant dans les lieux sablonneux et arides, au milieu des sables délaissés par les rivières. Les bestiaux la mangent sans difficulté. Ses graines, mucilagineuses, et connues dans le commerce sons le nom de graines de puce, sont quelquefois utilisées comme émollientes et ophthalmiques.

P. psyllium L. (Herbe aux puces, Pulicaire) ; épis pauciflores ; bractées toutes semblables ; feuilles lancéolées-linéaires , — lieux secs de la région méditerranéenne.

626 ~ PLIIMbAGINÉlîS.

Plantain oeil de chien, P. cynops L.

Fleurs Ijlivncliùtres, en épi arrondi on ovoïde, pauciflore, dense, sur des pédoncules allongés ; bractées larj^es, couca^■es, les inférieures foliacées au souimet. Feuilles opposées, linéaires, très rai^prochées. Tige ligneuse, tortueuse, très rameuse, foriuant Iniisson ; de 1 à 4 décimètres.

Espèce commune dans le Midi, l'Est, le Centre ; venant dans les lieux incultes, sur les graviers des rivières, les pelouses sèches des coteaux, où les moutons, sans la l'eclierclier, en broutent les jeunes pousses.

Genre LITTORELLE. — UTTORELLA L.

Fieurs monoïques ; les mâles aolîtaires au sommet des pédoncules radicaux ; les femelles sessiles, géminées ou tevnées, k la base des pédoncules. — Capsule indéhiscente, monosperme.

L. lacustris L., fleurs blanches, feuilles toutes radicales, tubnlées, cliarnues ; 5 à 10 centimètres, — plante aquatique, vivant dans les lacs et étangs de tonte la France.

Famille des PLUMBAGINEES Endl.

PENTANDRIE L.; DENTELAIRES JusS.

Fleurs hermaphrodites, régulières ; — calice libre, persistant, monosépale, tubnleux, à 5 divisions ; — corolle à 5 divisions, libres ou sondées ; — étamines .5, à anthères Ijiloculaires; — ovaire libre, uniloculaire, uniovulé ; — styles 5, libres ou soudés ; — sligmaks filiformes ; — fruit sec, membraneux, à 5 angles, monosperme, enfermé dans le calice ; — graine suspendue, à embryon droit, avec cotylédons plans, dans un albumen farineux. — Feuilles alternes ou toutes radicales, sans stipules; — tige herbacée ou nulle.

„, , (Calice anguleux — Etamines liypogvnes . . . Plumeago.

PI. caulesc. \ =■ j r sj

\ ■ (Cal. non anguleux — Etam. soudées à la corolle. Limoniastrum.

PLUMBAGINEES^

In,. , (Pédoncule raraeux — Fleurs en épis. Statice.

/ Plantes acaules. \ ^

, Feuilles toutes radicales )„,, . -^ i a

' (Pédonc. simple — Fleurs en capitule. Armeria,

Genre DENTELAIRE. — PLUMBAGO T.

Fleurs pourvues de 3 bractées aiguës, inégales, rassemblées en grappes terminales courtes et serrées; — calice à tube velu glanduleux, à 5 dents courtes; — corolle à tube long et à limbe rotacé, à 5 lobes obovés ; — clamines hypogynes, incluses ; — styles soudés jusqu'au sommet ; — fruil s'ouvrant en 5 valves. — Feuilles alternes ; — tige rameuse.

Dentelaire d'Europe, P. europœa L.

Malherbe, Herbe au cancer.

Fleurs violettes, en grappes spiciformes, 'formant une vaste panicule. Fruit noir, dur, ovoïde. Feuilles lancéolées, ondulées, rndes-spinuleuses sur les bords, les inférieures atténuées en pétiole,

PUlMPIAdlNHKS.

lea flupérioui'03 aossiles, auriouléos, pi'osquo liii('uiro« ver» l<i Imiit. 'l'igo «trii^c, tri'» rnmcusc, de 3 il 12 iléciinfctros. Teinte gc'iuh'ale iilombéo. Viviice.

Plante assez commnne dans les lienx stérile» du Midi, tr(;8 ilcre dans tontes ses parties, snrtont qnand elle est fraîclie, et reponssée de tons les animaux. A été quelquefois employée dans le traitement de la gale, du cancer ; sa racine, qui provoque la salivation, est recommandée encore, parfois, pour calmer les douleurs do dents, d'oiison nom de Oenlelnire. Knlin, on la cultive aussi dans les jardins d'agrément.

Genre LIMONIASTRUM. — LIMONIASTIWM MnENcri

Fleurs on épillets 1.2 flores, alternes, serrés contre l'axe, avec 3 liractées inégales ; — élamines k filets soudés au tube de la corolle ; — styles soudés jusqu'à moitié de leur liauteur.

i. monopetaltmi Boiss., Statice monopelala L., fleurs roses, grandes ; feuilles linéaires, cliarnues, engainantes ; tige ligneuse, rameuse, de 5 !v 10 décimètres ; vivace, — lienx secs du Midi.

Genre STATICE. — STATICE Willd.

Fleurs en épillets entourés de 3 bractées , groiipés en épis , sur des pédoncules radicaux et rameux ; — calice anguleux, à 5.10 dents profondes ; — corolle à divisions libres ou soudées, en anneau à la base ; — styles libres ou soudés k la base. — ■ Feuilles toutes radicales. — Plantes aoaules, toutes vivaces.

Espèces nombreuses, se montrant à peu près exclusivement dans les sables, sur les côtes de l'Océan et de la Méditerranée , quelques-unes en plus grande abondance, mais n'offrant, les unes et les autres, aucune importance économique, leurs tiges dures et demi-ligneuses les rendant impropres à la nourriture des animaux. Aussi, pouvons-nous, sans autre indication, nous borner à en donner le tableau ci-après :

Pédonc. ailés au sommet — Calice non aristé — Feuill. pennatinerviées. Sinuaia

, , ,, I Limoniuvi

Fn„,'not, (1 édonc. arrondis, rameux superieurem . { Jjeuilles \ î Sebotisa

pennatinerv. (Pédoncules anguleux, rameux désla base. Bahusiensis

l OvalifoUa

fFeuill.concav

Calice

Feuilles I en rosette'^

Rilib.

Fuis.

Poir.

{ Lychnidifolia Gir.

I Oleœfolia WillcJ.

\ OccîJeiitalis LIovit.

non aristé

Pédouo.

non ailés

Bractée

externe

llierbacée

Isurledos

rares ou nuls

Feuilles .palmatin.'j

\Fl.éparsesou imbriquées.

Rameaux inférieurs et moyens stériles

(Rameauxi f„ .,, , ) Confma God. ,, -, 1 FeuilI. planes. „ .„

stériles ; ^1 Densiflora Gus.s.

Girartlinna Guss.

Dnrîttscttln Gir.

.Ui'tiiila !..

Riijjicoln Bail .

VincATA NVilld.

Cordata Guss .

Dicli/ochdn Boiss.

Fnhesccns DC.

Articitlata Lois.

Bellidifotia Gouao .

Dxclwtoma Dub.

' Calice à lobes prolongés en arête crochue — Feuilles pennatinerv. EMoidcs L.

Feuilles nulles Fcmlacea L.

Feuilles linéaires. . .... Diffusa Pourr.

\ Bractée externe entièrement scarieuse .

( Fe Axe de l'inflorescence dépassant l'épi j p

628 " pijiMiiArTiNiins.

Genre ARMÉRIE. — AMIEBIA Willd.

Fleurs ])resqiiG sessiles, pourvues de 1 bractée, fïroiipt'es, au sommet d'un pédoncule radical, en capitule solitaire pourvu d'un involucre fi folioles scarieuses, imbriquées sur plusieurs rangs, les extérieures se iirolongeant en gaine sur le pédoncule ; — caticc plissé, ii 5 dents ; — corolle h, jiétales marcescents, soudés à la base ; — slylss plumeux, sondés à la base. — Feuilles toutes radicales ; — lirje nulle. — Plantes toutes vivaees et formant gazon.

Espèces assez nomJ^renses, propres surtout aux régions montagneuses et maritimes du Midi, où elles se rencontrent avec celles du genre pi-écédent, dont elles partagent d'ailleurs les propriétés.

! toutes .planes Maivitim» Willd.

les inférieures serrées, seules canalioulées. ! ''

f MtÊjt'tlcntis Boiss.

toutes canalioulées Ruscinoncnsii Gir,

!:, o ^ ( Fleurs roses .... Pi.antaginbj Willd.

nervures i ,,, , , i \ Diipleuroidet God. ueivurtbf Pleurs blanches. ! '

) Piibinenn! Boiss

uninerviées !

( Lcucacephala Kocl) .

canalioulées Fasciculata Wiiid.

Armérie maritime, a. maritima Willd.; Statice armeria L.

Gason d'Olympe^ G. d'Espagne, G. de montagne^ OEillet marin, OE. de Paris, Mousse grecque, Herbe à sept tiges, H. à sept têtes.

Fleurs lilas, en capitules bémispbériqnes, avec involucre sur 3.4 rangs, à folioles externes scarieuses. Calice à dents brièvement aristées. Feuilles régulièrement linéaires-obtuses, planes, molles. Pédoncules de 5 à 15 centimètres. Souche très rameuse. Racine pivotante.

Plante commune dans diverses régions de la France , principalement dans le Midi et sur les rochers maritimes de TOuest, dans les lieux sablonneux, sur toutes les pelouses sèches des collines, oii elle forme, ç:i et là, des groupes que broutent presque tous les bestiaux, sans les rechercher. Une variété plus petite, dont on a fait une espèce particulière, le A. caspitosa Poir., se montre princii>alement sur les Pyrénées et les Alpes, oii elle est mangée de même ; c'est celle que l'on cultive plus particulièrement en boi'dure, dans la plupart des jardins, sous le nom de Gazon d'Olympe.

R, plantaginea Willd., fleurs roses, en capitules globuleux, denses ; involucre à folioles externes herbacées, longuement aristées ; feuilles lancéolées-linéaires, accuminées, planes; pédoncules de 2 à 5 décimètres , — très commune dans la plupart des collines arides, des terrains sablonneux de toute la partie méridionale de la France, oii elle remplace parfois la précédente, dont elle partage les propriétés.

A. alpina Willd., fleurs roses ou blanches, en capitules volumineux; involucre à folioles toutes scarieuses; feuilles presque obtuses, et un peu charnues; 1 à 2 décimètres, — pelouses sèches des Alpes et des Pyrénées.

r.Ldiuii.Aiiiiiiis. 629

Famille des GLOBULARIÉES J)(;.

FLOfiCULEUSES T.; TETIlANDItlE L.; l'HOTEES .Ii;hh.

Flcurx l)erni;i|)lu'Oclil,us, irrégiilicres, en (;apitiile dense, globuleux, sur un rôceptalo pailleté convexe, avec un involucrc à folioles iniiji'i(pi<';us sur plusieurs rangs; — caUcC' monosépale, tubuleux, à 5 dents inégales, pi;rsistant ; — corolle monopétale, à 5 divisions étroites, inégales, séparées on 2 lèvres, rinl'érieure à 3 divisions, bien plus grande; — élamincs i, par avortemeut de la b", pres(|ue didynames, exsertes ; — ovaire libre, uniioculaire, uniovulé ; — style simple ; — sliqrnatc brièvement Ijiflde ; — fruit sec, recouvert par le calice, formant un akène, mucroné, monosperme; — graine renversée, embryon droit dans un albumen charnu. — Feuilles simjiles, alternes ou radicales ; — stipules nulles. — Plantes herbacées ou sousfrutescentes.

Un seul genre.

Genre GLOBULAIRE. — GLOBULABIA L.

(Caract. de la familk). Fleurs petites, bleues, ou blanchâtres. — Plautes toutes vivaccs, plus ou moins amères.

Globulaire commune, G. vulgaris L.

Marguerite bleue.

Involuove et réceptacle poilus. Feuilles radicales nombreuses, en rosette, spatulées ou tridentées, atténuées en long pétiole ; les oaulinaires beaucoup plus petites, lancéolées-aiguës, sessiles. Tiges herbacées, simples, de 1 à 2 décimètres.

Plante venant dans presque toute la France, commune dans les pâturages de montagne, surtout ceux exposés au Midi, sur les coteaux arides, dans les bois découverts. Dédaignée de tous les bestiaux à cause de son amertume , elle constitue une mauvaise plante, qu'il convient d'extirper des lieux cultivés. Ses feuilles , bien que purgatives, sont sans usages. Est cultivée dans quelques jardins d'agrément.

G. nudicaulis L., fleurs plus grandes; involucre et réceptacle glabres; tiges nues, de 10 à 15 décimètres ; — régions élevées des Alpes et des Pyrénées.

Globulaire turbith, G. alypum L.

Turbith blancj Séné des Provençaux.

Fleurs odorantes. Involucre à folioles ciliées; réceptale hérissé, à écailles linéaires, longues. Feuilles petites, presque sessiles, éparses, oblongues, aiguës, coriaces. Tiges ligneuses, rameuses, de 3 :\ 10 décimètres. — Petit arbrisseau formant des buissons bas.

Ment dans les lieux arides et pierreux de toute la région méditerranéenne. Ses feuilles très amères constituent un purgatif violent, et sont quelquefois employées comme succédané du Séné. Est repoussée par le bétail.

G. cordifoUa L., corolle à 5 divisions presque égales; feuilles très petites, obcordées ou presque linéaires, charnues, brillantes, en rosettes d'oii partent des pédoncules nus de 5 h 10 centimètres, — hauts pâturages des Pyrénées et des Alpes.

4^'^ CLASSE. - MONOCHLAMYDÉES

Famille des NYCTAGINEES Juss.

HYPOSTAJUINIE Juss.

Fleurs hermaphrodites ou cliclines par avortement , entourées de bractées quelquefois soudées en involucre et renfermant une ou plusieurs fleurs ; — calice pétaloïde, tubuleux, à base persistante ; estivation plissée ; — étamincs 5.30, hypogynes, parfois unilatérales; — ouai'rc libre, uniloculaire, ovule, recourbé ; — style simple, à stigmate renflé ; — fruit sec, indéhiscent (akène), entouré de la base persistante du calice; — graine dressée, adhérente à l'endocarpe, à embryon courbé autour d'un albumen farineux. — Feuilles ordinairement opposées, pétiolées, entières; — stipules nulles; — tiges noueuses ; — racine tubéreuse.

Famille composée d'espèces exotiques , originaires principalement de la

région in ter tropicale de l'Amérique, et dont les racines, douées de propriétés

purgatives ou émétiques assez prononcées, sont utilisées dans l'économie

domestique et la médecine.

Genre NYGTAGE. — NYCTAGO Juss.; MIRABILIS L.

Involucre uniflore, figurant un calice à 5 divisions, campanule, persistant; — périgone infundibuliforme, vert à la base ; — étamines 5, inégales, soudées en coupe à la base ; — fruil ovoïde. — Feuilles simples.

Plusieurs espèces, dont les fleurs, ne s'ouvrant qu'une fois, s'épanouissent la nuit et se ferment aux rayons du soleil ; sont cultivées sous le nom de Belles-de-nuit.

N. hortensis Juss., N. jalapa DC, Mirabilis jalapa L., fleurs rouges, jaunes ou blanches, nombreuses; feuilles ovales, cordiformes, aiguës, molles; tige très rameuse, de 4 à 8 décimètres; racine grosse, fusiforme ; — originaire du Pérou où elle est vivace, annuelle en Europe, cette espèce est cultivée dans tous les jardins ; sa racine purgative a été longtemps confondue avec celle du Jalap, dont elle offre l'odeur nauséeuse ; pourrait être nuisible pour le bétail.

D'autres espèces du même genre, notamment le N. iongi/Ioro Juss., à fleurs blanches ou violettes et odorantes, sont encore cultivées dans les jardins.

A cette même famille appartient le genre Boeehavia L,, dont les espèces nombreuses fournissent, au Pérou, des racines alimentaires ou médicinales très communément utilisées.

ciiiiNopoDiiHs. 631

Famille des CHENOPODÉES Vl■;^T,

FLIiUHS A ÉTAMINKST.; Arilll'lICÉES .Iiihh.; SALfiOLA€lilii> MoQ. T.

Fleurs verdâtrea ou rougeàtres, hennaplirodites, polygames on dicliiics, petites, nues ou munies de 1.2 petites bi'actees; axillaires, solitaires' on en gioméniles formant des grappes rameuses; — calice ou pérlgoiw libre on adhérent à l'ovaire, à 2.3.5 divisions (iueli]uefois sondées, persistant, à estivation imbricative ; — ètamincs 2.5, insérées sur un disque hypogyne on snr le réceptacle, parfois soudées à la base ; — anthkrcs bilocnlaires, s'ouvrant en long; — ovaire uuiloculaire, ovule 1, courbé ; — styles2.'i, distincts ou soudés ; — stigmates libres, suhulés; — /"nMï le plus souvent sec, indéhiscent, entouré par le calice modifié, monosperme ; — graine horizontale ou verticale, à test formé quelquefois de 2 enveloppes; embryon courbé, annuhiire ou en spirale, entourant un albumen central, assez abondant, farineux ou charnii, parfois nul. — Feuilles simples ; — stipules nulles ; — tiges herbacées ou sous-frutescentes.

Famille nombreuse, composée d'espèces exotiques et indigènes, habitant surtout les bords de l'Océan et des lacs salés, et principalement, en France, la région méditerranéenne ; communes dans les lieux secs, voisins des habitations et imprégnés de matières azotées, elles s'y développent parfois avec une extrême abondance en formant de nombreuses variétés. Presque toutes renferment des matières gommeuses, amylacées ou sucrées, qui en font des plantes douces, émollientes, pouvant être utilisées, soit comme plantes alimentaires, soit comme plantes médicinales ou industrielles. Remarquables, en général, par le peu de développement des organes floraux, et n'offrant que des caractères peu tranchés et non toujours parfaitement saisissables, ces espèces sont toujours difficiles à distinguer les unes des autres. — En se basant principalement sur la disposition de l'embryon, ainsi que sur la construction du fruit et de la graine, on a établi, dans cette famille, un certain nombre de tribus ; celles qui suivent comprennent toutes nos espèces indigènes.

Fl.diclin., lesmâles ett'emell.dissemblabl. — Tigecontiii. SpinaciéeS.

^ (Embryon annuU.l (Graine à tégumoiit double. Chénopodiées.

■H lAlbumen central, (Flenrshermaphrod.l -"p j

gl abondant 1 ou unisexuées r°"''""^(Gr;une à tégument simple. Camphorosmées,

CL, / 1 par avortement, 1

§ j ' toutes semblables ( Tige articulée Salicorniées.

o \Embryon en spirale— Albumen extérieur, bipartiteou nul — FI. hermaplirod. SalSOlées.

632 ■ CHÉNOPODÉES.

lie Tribu. — SJPIIVAOIEJEIS.

Fleurs diclines, les mâles et femelles dissemblables, toutes dépourvues de bractées. Graiue verticale, à tégument double, à test crustacé. Embryon annulaire, extraire. Albumen central, abondant. — Feuilles planes, triangulaires ou hastées. Tige continue.

!( Périgone herbacé — Embryon à radicule infère Atriplex.

Styles 2 I

' Périgone capsulif., induré — Embryon àradioulesupère. Obionb.

Styles 4 — Périgone induré. — Embryon à radicule infère SpiNAClA.

Genre ARROCHE. — ATRIPLEX T.

Fleurs polygames ou monoïques, en glomérules isolés ou eu grappes formant une panicule ; — périgone à 3.5 divisions, soudées à la base, réduites à 2 et acorescentes dans les fleurs femelles ; — étamines 3.5; — styles 2, tiliformes, soudés à la base; — fruit renfermé dans les 2 valves accrues du périgone, à péricarpe membraneux, très mince. — Feuilles ordinairement alternes. — Plantes généralement recouvertes d'une poussière farineuse.

Plusieurs espèces, assez communes, venant dans les mêmes lieux et toutes généralement mangées avec facilité, recherchées même des bestiaux. Se multipliant avec une grande facilité, elles infestent quelquefois les cultures, qu'il importe d'en débarrasser eu les arrachant dès l'apparition des premières fleurs. Ces espèces, offrant chacune d'assez nombreuses variétés, sont difficiles à distinguer entre elles, et quant à leur détermination, il existe encore dans les auteurs une grande confusion, que l'on atténue en réduisant les types essentiels à un petit nombre.

( P4TULA [ Valv. fructifèr. soudées par la base , j LiTioniLis Périgone membran. J f Hisuta

Plantes herbacées

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