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ATRIPLEX

Valv. fructif. libres, membraneuses.!

HORTENSIS HUcrotheca I ROSEA Plantes herbacées. , { Crassifolta c. A. Mey

Moq.

Mey.

Périgone à base presque ligneuse . . j f LicmiATA

[ Plante ligneuse Halimos

Arroche Étalée, A. patula L.

Fleurs monoïques, très petites, en grappes spiciformes raides, formant une panicule feuillée. Périgone femelle, à divisions hastées-rhomboïdales. Feuilles brièvement pétiolées, les inférieures sinuées-dentées, les supérieures linéaires-aiguës. Tige dressée, sillonnée, très rameuse, à rameaux inférieurs très longs, étalés; de 4 à a décimètres. Plante glabre.

Venant dans toute la France, au milieu des cultures, au bord des champs et des chemins, surtout dans les terrains sablonneux et caillouteux; le long des fossés, au pied des murs, etc., dans les sables des bords de la mer, comme à l'intérieur des terres, où elle se mélange aux herbes des pelouses. Elle est recherchée par tous les bestiaux qui la broutent avec plaisir.

A. littoralis L., fleurs jaunâtres ; feuilles linéaires ou lancéolées-linéaires ; rameaux tous dressés, — mêmes lieux que la précédente ; en partage les propriétés.

CHÉNOPODÉIiS. 633

A. hastala L., grappes lâches; fetiilloa entières, liiiBtéos; tige riiyéc do blniic, gonflée aux entre-nœuds , — lieux incultes et cultivés, surtout dnns les sols gras ot frais.

Arroche des jardins, a . hortensis L.

Bello-DamPf Bonne-Dame, ArrouttsVf ArTochc-Ejiinard, Fleura polygames. Périgone des (leurs fomollos ii divisions larges, entière», membraneuses. Fouilles ou cœur il la base, les supérieures lauccoléos, a pétiole court. Tige de 3 à 12 décimètres. — l'ianto verte ou vouge.

Originaire do l'Asie, et subspontanée, çiiot lii, dans toute la France ; communément cultivée dans les jardins, elle offre plusieurs variétés, dont l'une surtout, rouge dans toutes ses parties, sert h orner les parterres. Ses feuilles, d'une saveur douce et fade, remplacent souvent l'Epinard et sont mangées de môme ; les vaches les recherchent. Ses graines sont émétiques et purgatives.

Arroche rose, A. rosea L.

Fleurs en grappes très lâches, interrompues et fouillées. Périgone k divisions larges, triangulaires, dentées, ligueuses à la base et soudées. Fruit en étoile. Feuilles rhoraboïdales, les supérieures ovales-dentées. Tige dressée-ascendante, de 4 à 8 décimètres.

Espèce assez abondante sur les bords de la Méditerranée et de l'Océan, dans tout le Midi et jusqu'aux montagnes du Contre, surtout au voisinage des eaux minérales salines ; vient sur les pelouses, le long des fossés, autour des habitations, dans les décombres et les lieux incultes. Très recherchée de tous les bestiaux, qui en broutent jusqu'à la racine, elle repousse, sous la dent, jusqu'aux gelées.

A. laciniata 1,., grappes étroites et nues; périgone h divisions presque trilobées; feuilles inférieures opposées ; les moyennes incisées ou dentées, les supérieures linéaires, — accompagne la précédente, surtout dans les décombres et lieux incultes du Midi.

A. haîimus L., grappes courtes, nues ; périgone h divisions réniformes, entières, obtuses ; feuilles ovales, entières, blanches-argentées, persistantes ; tiges ligneuses, blanches, de 1 à 2 mètres, — ai'brisseau venant sur les bords de la Méditerranée; ses feuilles confites se mangent en salade ; peut former des haies.

Genre OBIONE. — OBIONE G.îîrtn.

Fleurs monoïques ou dioïques ; — périgone des fleurs femelles à 2 divisions soudées et conniventes, en capsule oompiùmée, gonflée, indurée.

0. portulacoides Moq., Atriplcx porlulacoides L., grappes nues; feuilles opposées, spatulées ou lancéolées, très entières, épaisses, charnues ; tige sous-frutescente, à rameaux effilés, diflFiis, do 2 Ji 4 décimètres, — dans les lieux fangeux, sur toutes les côtes de France; les feuilles et jeunes pousses, conservées dans du vinaigre, servent aux usages culinaires.

0. pedunculala Moq., sur les côtes de la Manche ; — 0. grœca Moq., propre à la Corse.

Genre ÉPINARD. — SPINACIA T.

Fleurs dioïques, verdâtres en glomérules asillaires ; — pcrigone à 4.6 divisions presque libres ; dans les fleurs femelles, les 2 intérieures soudées formant une enveloppe capsulaire ; — élatnines 4.5; — styles 4, très longs, capillaires ; — fruit comprimé, renfermé dans l'enveloppe interne, indurée et adhérente du périgone. — Feuilles alternes, pétiolées ; — tige dressée, rameuse.

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Epinard commun, s. oleracca L.; i'. spinosa Mœnch.

Epinard d'hiver, E. cornv.

Pc5rigone fructifère comprime, portant sur les faces 2.4 épiuos fortes. Feuilles triangulaires, sagittées ou ronciniées, les supérieures hastées ou lancéolées. Tige fistuleuse, cannelée, de 3 à K décimètres. Plante glabre dans toutes ses parties.

Espèce originaire de l'Orient et depuis longtemps cultivée dans tous les jardins potagers, pour ses feuilles, douces, fades, que l'on mange cuites et assaisonnées de diverses manières. Plante très rustique, subspontanée çà et là autour des habitations, et que le bétail consomme volontiers.

S. inermis Mœncb., (Epinard rond, E. de Hollande, Gros Epinard), pcrigone non épineux; feuilles oblongues, larges, — espèce considérée souvent comme une variété de la précédente ; cultivée de même •, plus précoce et plus productive, et très estimée.

Tribu. — CUBIVOJPOIJIEES.

Fleurs hermaphrodites, ou femelles par avortemeut, toutes semblables et dépourvues de bractées. Graine à tégument double, à test crustacé. Embryon annulaire, e.xtrair,'. Albumen central, abondant. — Feuilles planes, triangulaires ou oblongues. Tige continue.

^ j Périgone adhérent — Péricarpe épaissi, induré — Graines horizontales.. . Beta. ■g l

Ql ,,. . I à divis. distinctes — Gr. horizontal, et verticales . Chenopodicm.

O I iPengone)

g \ Périgone libre. \ herbacé )

zi Péricarpe < f à divis. soudées, enveloppant le fruit — Gr.vertic. Roi'bieva

membraneux

Périgone gonflé, charnu — Graines verticales Blitum.

Genre BETTE. — BETA T.

Fleurs en glomérules pauciflores, formant de longs épis terminaux ; ■ — périgone en godet, à •5 divisions profondes, infléchies •, à tube anguleux, à la fin induré, persistant ; — étamines 5, insérées sur un disque hypogyne, charnu; — style court, à 2.3 stigmates; — fruit déprimé, à péricarpe induré, épaissi, soudé à la base An périgone; — graine à test membraneux. — Feuilles pétiolées, oblongues, entières, luisantes.

Genre peu nombreux, comprenant environ huit ou dix espèces ; une seule est indigène, et offre des variétés nombreuses, dont quelques-unes ont parfois été considérées comme espèces distinctes.

BETTE COMMUNE. — B. VULGABIS L.

Fleurs réunies par 2.3, rarement solitaires, en épis longs, grêles, dressés, formant par leur ensemble une vaste panicule. — Périgone souvent rougeâtre. — Fruits rugueux, bruns-jaunâtres, de la grosseur d'un pois. — Gi-aines 2.4, aplaties. — Feuilfes vertes ou rougeâtres, un peu

chénopodiSes. 635

oliarnues, les radioalen tri'» amples, longiioitient pétioli'os, on cœur li la base, obtuse», souvent crispées et ondulées; les caulinairos petites, sessilos. — Tige drOBséo, robuste, anguleuse, ii rameaux dressés, de 1 à 2 mètres. — Plante glabre dans toutes «es parties.

Constitue, dans nos contrées, plusieurs variétés, que; Mofiniii-'l'ajidoii, dans le Prodronius, rattache à 3 types principau.x :

La Bette, Heurs solitaires ou géminées ; feuilles caulinairos pro8f(ue linéaires ; tige» souvent multiples, étalées ; racine duro, grêle, rameuse ; vivaoe, — roprésontée par plusieurs sotis-variétés, dont une seule, indigfcne, vivant sur les bords de la Méditerranée et do l'Océan, est considérée par beaucoup d'auteurs comme une espèce distincte {B. maritima L.).

La PoiKÉE (B. cycla L.), fleurs par 2.3 ; fouilles a nervure moyenne très épaispc, cbamnc; tige ordinairement simple; racine simple, pou développée, dure, — plante potagère, alimentaire, surtout quand elle est jeune, et dont on utilise les feuilles, principalement en bouillon, pour des vertus laxatives et pour corriger l'acidité de l'Oseille ; elles servent aussi au pancementdes plaies. On on cultive plusieurs sous-variétés :

La Poirce rouge ou Carotte rouge (B. V. rubraj^ à racine rouge-pourprée;

La Poirée blonde (B. V. flavescens), racine d'un jaune pâle ;

La Poirée carde, Carde {B. V. cicla), qui fournit principalement ses pétioles et sa nervure médiane, sous les noms dos cardes, do cdtes de Bette, aux usages culinaires. On en cultive plusieurs races, dont la plus commune est la Carde blanche (B. C. alba DC). Il en est une autre à tige sillonnée (B. V. siUcata); une autre il feuilles crispées (B. V. crispa), etc.

La Betterave [B. V. rapacea Kock., B. râpa Dun.), fleurs par 2.4; racine simple, grosse, fusiforme, cliarnue, h chair lilancbo, rouge ou jaune, plus ou moins sucrée , — variété la plus intéressante par ses produits divers, et do laquelle nous aurons ici spécialement à nous occuper.

La Betteh.vve, plante de petite et de grande culture, ne se montre jamais à l'état sauvage, et apparaît quelquelbis. seulement, d'une manière subspoutanée, autour des habitations. Elle constitue l'une de nos espèces cultivées les plus intéressantes, soit au point de vue de l'industrie, pour le sucre que l'on retire de sa racine, soit au point de vue de l'économie du bétail pour les riches produits alimentaires qu'elle fournit aux animaux, soit au point de vue de l'agriculture proprement dite, au développement et à la prospérité de laquelle elle a contribué pour la plus large part.

Historique de la Betterave. .

Cultivée depuis des siècles, et, suivant toute apparence, originaire du Midi, la Betterave se trouve, pour la première fois, signalée parThéophraste, qui en décrit deux variétés, une rouge foncée et une blanche. A une époque plus rapprochée de nous , elle est mentionnée par Olivier de Serres, qui parle seulement de la Betterave rouge, et rapporte que ce fut de son temps que cett.e racine a été importée d'Italie en France. Au seizième siècle, elle fut introduite en Angleterre et successivement en Belgique, en Allemagne et même en Russie. Actuellement, elle est cultivée dans toute l'Europe; mais elle réussit mieux dans les climats froids que dans le Midi, où elle souffre de la chaleur et de la sécheresse, et où la racine reste petite, verte, peu riche

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