‹ Nouvelle méthode calquée sur celle de TournefortChapitre 8 sur 13 · OMBELLES · texte numérisé non relu

OMBELLES

Cette dixième classe comprend foutes les plantes à corolle polypétale régulière , dont les fleurs sont disposées en ombelle. Elle renferme deux familles, les arabes et les ombellifères qui se distinguent essentiellement par l’insertion de leurs étamines , qui a lieu sur l’ovaire.

Comme la famille des ombelllfères forme une classe naturelle dans la méthode de Tournefort , nous allons donner tous les caractères qui distinguent cette famille^

ï®. Germination. Embryon très-petit, endospernie ligneux.

2". Végétation. Plante herbacée , annuelle , bisannuelle ou vivace, rarement ligneuse, tige striée ou cannelée , creuse dans son intérieur , ou remplie de moelle , feuilles toujours alternes , simples ou composées , pétioles dilatés à leur base et engainant la tige, gaine appelée Periclaclium.

Ombelles et ombellules , involucres et involucelles.

Fructification. 1°. Calyce adhérent, entier ou à cinq dents, ou à peine visible.

2®. Cinq pétales égaux ou inégaux , échanCrés ou fléchis en forme de cœur, insérés sur l’ovaire ou sur le disque qui recouvre l’ovaire.

5°. Cinq étamines alternes avec les pétales, et insérées avec eux.

4°. Ovaire simple et adhérent, deux styles ordinairement perslstans sur le disque et dlvergens après la floraison.

5°. Deux akènes ou deux graines entourées du calyce, appliquées l’une contre l’autre, se sépai’ant ensuite, et restant suspendues par le haut au sommet d’un axe central , filiforme.

Les ombellifères ont des propriétés trèsdifférentes les unes des autres ; on trouve des plantes vénéneuses, alimentaires et médicinales.

les racines sont apéritives et aromatiques, les graines chaudes et carminatives , contenant dans leurs tuniques de l’huile essentielle.

Nous avons réuni dans la onzième classe toutes les plantes à corolle polypétale irrégulière, et nous lui avons donné le nom de polypétales irrégulières.

xr. CLASSE.

Les Polypétales irrégulières.

Cette classe est divisée en six grouppes naturels , savoir :

1°. La famille des Delphiniées.

Elle est extraite des renonculacées de Jussieu j elle renferme toutes plantes herbacées à feuilles alternes sans stipules, rarement simples , la corolle est très - irrégulière , variable par sa forme, les étamines sont nombreuses, insérées sur un réceptacle , les ovaires sont en nombre fixe , et attachés à un réceptacle commun et central; les fruits, qui sont en même nombre que les ovaires , doivent être considérés comme des follicules polyspermes.

Toutes les plantes de cette famille sont vénéneuses et jouissent de propriétés très-énergiques.

2°. La famille des Résédacées.

Elle ne comprend que le seul genre réséda que Jussieu a' placé dans les capparidées ; mais d’après l’observation de Lamarck, ce genre se rapproche plus de la famille des violacées; les espèces sont herbacées , à feuilles alternes, entières ou plnnatifides , le calyce est à quatre ou six parties persistantes , quatre ou six pétales irréguliers ; les étamines sont au nombre de dix à vingt , un seul ovaire surmonté de plusieurs styles ; le fruit est une capsule anguleuse à une seule loge, poly sperme, s’ouvrant au sommet par un seul trou ; les graines n’ont point d’endosperme et sont attachées à des placenta latéraux.

3°. La famille des Violacées.

Elle forme un grouppe de plantes trèsdistinctes par l’irrégularité de leur corolle , par leur fleur terminée par un éperon, par leurs étamines le plus souvent réunies par les anthères , et par leur fruit capsulaire et anguleux, se séparant ordinairement en plusieurs valves ; les tiges sont herbacées , à feuilles alternes. A l’exemple de Tournefort, nous avons placé à côte des violettes les genres impatiens et tropœolum , dont les fleurs sont irrégulières

et ëperonne'es ; dans le premier genre les ëlamines sont soudées par leurs anthères , comme dans les violettes.

4°. La famille des Fumarièes.

Gje sont des herbes d’une saveur amère, dont les feuilles sont alternes, profondément découpées, comme surcomposées, les fleurs sont disposées en grappes, munies chacune de quatre pétales irréguliers ressemblant assez à la corolle des papillonacées ; les étamines sont diadelphes et le fruit variable, ce qui est cause qu’on a formé deux genres, le pi*emier appelé corydalis^ dont le fruit est une capsule en forme de silique , comme dans les chélidoines ; et le second , fumaria , dont le fruit ressemble à une petite^ noix sphérique , inonosperme.

Les fumarièes ont été rangées avec les papa~ véracées ; mais , d’après l’inspection de leurs organes , on volt que ces plantes sont trèséloignées de ressembler aux papavéracées , elles forment entr’elles un grouppe qui se rapproche un peu plus des papillonacées.

5°. Fa famille des Polygalées.

Elle renferme presque tous végétaux exotiques ; ceux qui sont indigènes se reconnoissent par leurs racines petites , fibreuses ,

d’une saveur amère , aromatique ; par leur tige hevbacèe , par leurs feuilles simples et alternes ; les fleurs sont irrégulières, profondément découpées, représentant une corolle papillonacée , les étamines sont diadelphes : la réunion des étamines par les fllamens ne seroit - elle pas la cause de la soudure des deux lèvres de la corolle à sa base, ce qui fait qu’elle a été considérée comme une corolle monopétale? Le fruit est une capsule compi'imée , ovale ou en forme de cœur renversé. Ce caractère pris dans la capsule a fait placer le genre polygala à côté des véroniques ; mais nous croyons que la forme de la corolle, la réunion des étamines par les fllamens peuven|; déterminer à ranger ces plantes à côté des papillonacées.

6". La famille des Légumineuses.

Le nom donné à cette grande famille provient de son péricai’pe que l’on appelle gousse ou légume , et malgré les différences que présente son oi'ganisation , tous les botanistes ont donné la préférence à cette dénomination plutôt qu’à celle tirée de la forme des fleurs. Nous avons divisé cette famille en deux sections : la I , les légumineuses à fleurs régulières ; la 2®. , les légumineuses à fleurs papillonacées.

Comme les papillonacées forment une classe naturelle dans la méthode deTournefort, nous allons donner les caractères particuliers qui la distinguent.

1°. Germination. Point d’endosperme , radicule courbée sur deux lobes épais et charnus.

2°. Végétation. Racine très -longue, traçante , amilacée , et souvent sucrée , herbes , arbres et ai'brisseaux , feuilles rarement simples , presque toujours ailées , avec ou sans impaire, triphylles ou digitées, deux stipules tantôt libres , tantôt adhérentes au pétiole.

5°. Fructification. i°. Calyce monosépale en cloche ou en tube à cinq divisions. 2”. Corolle papillonacée , à quatre ou cinq pétales, le supérieur s’appelle étendai’d ; l’inférieur, carène ; les deux latéraux , ailes ; quand la carène est d’une seule pièce , la corolle est à quatre pétales, et quand la carène est fendue, il se trouve cinq pétales , les pétales attachés au fond du calyce. 3°. Les étamines insérées audessous des pétales au nombre de dix , réunies par les fîlamens en un seul corps ou en deux. 4°. Ovaire simple , libre , souvent pédicellé , un style courbé du côté de l’étendard , un stigmate. 5®. Gousse ou légume variant dans son intérieur , graines toujours attachées sur

une seule suture, solitaires ou nombreuses, arrondies ou en rein, fortement ombiliquées.

Les papillonacées sont remarquables par leurs propriétés, racines amilacées et sucrées, herbes et*feuilles servant de fourrage , fruits et graines employés comme aliment , ces graines sont farineuses sans gluten.

Tous les végétaux à corolle polypétale peuvent être rangés dans les cinq dernières classes que nous venons de présenter , quatre pour les corolles ‘polypétales régulières , et à la cinquième ou onzième classe de la méthode, on rapportera toutes les plantes à corolle polypétale irrégulière.

Parmi les caractères qui distinguent ces classes, on a pu remarquer qu’on pouvoit en outre se servir de l’insertion des pétales et des étamines: dans la onzième classe* on peut également établir deux ordres , les cinq premiers grouppes ont leurs étamines placées sous l’ovaire ; dans les légumineuses seulement les pétales et les étamines sont attachés au calyce.

Les deux dernières classes des plantes dicotylédonées ont des fleurs sans .corolle , cal’actère que Tournefort a désigné sous le nom d’apétale ; nous en avons formé deux classes d’après le sexe des fleurs, savoir:

Xir. CLASSE.

Les Apétales a fleurs hermaphrodites.

La seule enveloppe florale qui existe dans les apétales, doit être considérée pomme un véritable calyce , qui peut èti’e régulier on ii’régulier , d’une seule pièce ou de plusieurs; sa couleur est presque toujours verte , sa durée se prolonge beaucoup plus que celle d’une corolle , elle est quelquefois telle que ce calyce accompagne la graine, et devienLtrès-souvent le péricarpe de la graine ; nous n’avons fait aucun changement dans la douzième classe.

Elle est susceptible d’être partagée en trois ordres.

1*'. ordre. Etamines insérées sur l’ovaire.

2®. ordre. Etamines attachées au calyce.

3'. ordre. Etamines placées sous l’ovaire.

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