‹ Nouvelle mythologie illustréeChapitre 102 sur 206 · PHOBOS · texte numérisé non relu

PHOBOS

auxquels on ajoute parfois Eros et Priape. Deimos et Phobos qui sont généralement associés personnifiaient la crainte et l’effroi. Ils étaient les compagnons et les serviteurs d’Arès aux côtés duquel ils faisaient rage sur les champs de bataille. Les Spartiates avaient élevé un sanctuaire à Phobos, qu’ils considéraient comme une divinité nuisible, mais ils pensaient d’autre part que la crainte est une des bases les plus solides de l’Etat. Les chefs d’armée n'invoquaient pas seulement Phobos pour jeter le trouble dans les rangs ennemis ; ils lui demandaient également de préserver leurs soldats de toute frayeur. C’est dans ce but, disait-on, que Thésée avait offert un sacrifice à Phobos avant d’en venir aux mains avec les Amazones, et deux des plus grands capitaines de l’antiquité, Alexandre et Scipion, agirent de même à la veille de grandes batailles.

AUTRES FILS On attribuait encore à Arès un grand nombre d’autres descendants dont la

plupart ne jouent qu’un rôle effacé dans la mythologie. Nous nous contenterons de citer ceux dont la légende présente quelque trait caractéristique. La naissance d’Aeropos, fruit des amours d’Arès et d’Aerope, coûta la vie à sa mère, mais le dieu de la guerre, par un miracle, fit que le nouveau-né pul quand même se nourrir au sein de la morte. Egalement séduite par Arès, Phylonomè, après avoir accouché de Lykastos et redoutant la colère de son père Nyktimos, exposa son enfant sur le mont Erymanthe. Il fut recueilli et élevé par un berger et devint plus tard roi d’Arcadie. Phlégyas, à qui l’on donne comme mère tantôt Dolis, tantôt Chrysé, fut pèred’lxion et de Coronis ; il a déjà été question de ces deux personnages dans des chapitres précédents. Enfin, on trouvait un fils d’Arès jusqu’en Libye. C’était Lykastos qui avait l’habitude d’immoler à son père tous les étrangers abordant sur son territoire. Quand Diomède, à son retour de Troie fut jeté sur les côtes de Libye, Lykastos voulut le mettre à mort. Il le fit enchaîner, mais sa fille Callirhoé, s’étant éprise du prisonnier, le délivra. Diomède ne la paya pas de retour et la malheureuse, abandonnée, se pendit de désespoir.

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