APHRODITE ANADYOMÈNE
D'après le tableau d'Ingres. Musée de Chantilly.
(Phot. Braun.)
aucune indication qui nous permette de nous en faire une idée précise. On suppose qu’elle était nue.
La plus célèbre des statues d’Aphrodite qui nous ait été conservée, connue sous le nom de Venus de Milo et orgueil de notre Louvre, rappelle probablement dans ses traits principaux une œuvre de Scopas dont la Venus dite de Capoue serait une copie. On a longuement discuté sur l’attitude de la statue trouvée à Milo. Certains écrivains croient qu’il exista d’abord un original de cette statue en bronze et que la déesse tenait un bouclier dans lequel elle se mirait. Œuvre d un artiste
célèbre du quatrième siècle dont le nom ne nous est malheureusement pas parvenu, l’Aphrodite de Milo, selon l’opinion la plus communément admise, tenait une pomme de la main droite, tandis que de la gauche elle retenait son vêtement. On rapproche de cette œuvre l’Aphrodite d’Arles qui, probablement, tenait un miroir de la main gauche et qu’on suppose imitée de Praxitèle, ainsi que l’Aphrodite dite d’Ostie.
Praxitèle, le plus grand des sculpteurs grecs après Phidias, avait en effet doté l’art grec de plusieurs statues d’Aphrodite dont la plus célèbre est celle de Cnide. Nous pouvons nous en faire une idée d’après des monnaies et des imitations de l’époque romaine. La déesse était presqu’entièrement nue. De sa main droite elle cachait son sexe ; la gauche saisissait le vêtement, soit pour le tirer à elle, soit pour le poser sur l’hydrie placé à côté d’elle. La même attitude se retrouve, dans ses lignes générales, dans les statues d’une époque un peu postérieure dont les deux types les plus importants sont la Venus de Médicis et celle du Capitole, copies d’originaux dont on ne connaît pas les auteurs.
Le type d’Aphrodite Anadyomène, c’est-à-dire sortant de la mer, avait inspiré à Apelle un tableau où la déesse avait sans doute la partie inférieure du corps cachée dans l’eau. On a retrouvé un certain nombre de terres cuites représentant Aphrodite sortant d’un coquillage. La déesse a été également figurée chevauchant sur un bouc ou sur un bélier, ou occupée aux soins de sa toilette. Les mêmes motifs ont inspiré de grands artistes, depu s la Renaissance jusqu’à notre époque.
Aphrodite, ou Psyché, et Eros.
(Lenormant et de Witte, Elite ce'ramographique.)
Le retour d'Hephaistos dans l’Olympe. Amphore bachique. (Gerhard, Auserlescne Vasenbilder .)