LA SUPRÉMATIE DE ZEUS
Comme on l’a vu, Zeus, après avoir détrôné son père, Kronos, n’est pas arrivé sans peine
Poséidon et le Géant Polybotès.
(Overbeck, Atlas der Kunstmythologie.)
à triompher de la résistance opposée par les membres des dynasties divines antérieures. Il a eu à soutenir de terribles luttes contre les Titans, les Géants et Typhœus. Plus d’une fois il a été sur le point de succomber et, pour triompher, il a dû faire appel aux forces réunies de toutes les divinités de l’Olympe et même à des personnages d’un rang inférieur, comme Héraklès. Tous ses adversaires sont définitivement vaincus. Les Titans sont à jamais enfermés dans le Tartare ; Typhœus est écrasé sous l’Etna ; Prométhée, après avoir expié son audace, s’est réconcilié avec son persécuteur. Quant à l’entourage immédiat du maître de l’Olympe, après quelques velléités de résistance, il n’a pas tardé à se soumettre à 1 autorité du dernier né de Kronos et de Rhéa. C’est Héra elle-même qui le reconnaît dans ces mots que met dans sa bouche Homère : « Insensés, qui follement nous courrouçons contre Zeus, et qui nous approchons de lui pour le subjuguer par la persuasion ! Assis à l’écart, il nous dédaigne, il nous méprise, il se glorifie d’être le plus fort et le plus puissant des dieux ; souffrez donc les afflictions qu’il envoie à chacun de vous. »
Les Corybantcs. Bas-relief antique.
(Phot. Alinari, Florence.)