I. — HADÈS DANS LA MYTHOLOGIE
Frère de Zeus et de Poséidon, d’Hera, d’Hestia et de Déméter, Hadès avait subi le même sort que les autres enfants de Kronos. Avalé par un père impitoyable, il n’avait été rendu à la lumière du jour qu’après la défaite définitive de Kronos par Zeus. Quand les Titans, par un retour offensif, menacent les destinées de la nouvelle dynastie divine, Hadès aide à les combattre de toutes ses forces. Son intervention est d’autant plus efficace qu’il n’a rien à redouter de ses adversaires. Grâce à la /uvs/j, casque en peau de chien, il pouvait se rendre invisible en s’entourant d’un nuage impénétrable. C’était, d’après la légende, un cadeau des Cyclopes, de même que le foudre de Zeus et le trident de Poséidon. Nous ne savons cependant rien de précis sur les exploits d’ Hadès dans la lutte contre les Titans, ni dans la Gigantomachie. Sa personnalité n’a d’autre part, comme celle la plupart des Olympiens, pas donné naissance à un grand nombre de mythes. II ne sort qu’exceptionellement de son sombre royaume, d’abord quand il vient enlever Perséphone, la fille de Déméter, dont il fait son épouse, ensuite quand blessé par Héraklès il se rend dans l’Olympe pour se faire guérir par Paeon.
NAISSANCE
D’HADÈS
LE RAPT L’hymne homérique à Déméter raconte, comment, du consentement de
Zeus, Hadès enleva Perséphone, « à la démarche légère, comme elle jouait
PERSEPHONE.
avec les filles aux puissantes mamelles de l’Océan, cueillant des fleurs dans une molle prairie, des roses, des crocus, de belles violettes, des glaïeuls, des jacinthes et un narcisse que, pour tromper la vierge au teint de rose, la Terre, désirant plaire à l’insatiable Hadès, produisit,