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MÉNADES, SATYRES ET SILÈNES. PAN

LES MÉNADES. Dans presque toutes les légendes, Dionysos apparaît au milieu d’un bruyant

cortège où les Ménades représentent l’élément féminin, les Satyres, les Silènes et Pan l’élément masculin.

Les Ménades, appelées aussi Bacchantes, étaient des nymphes et on sait déjà que c’est par des nymphes que, suivant la tradition, Dionysos avait été élevé sur le mont Nysa. Elles deviennent les fidèles compagnes et servantes du dieu de la vigne, et on les voit s’empresser aux travaux des vendanges, souvent en compagnie des Silènes. Animées de l’esprit du dieu elles se livrent à des courses échevelées qu’on a comparées aux bonds de la biche traquée par le chasseur auquel elle cherche à échapper. Elles poussent des cris aigus, accompagnés du son des crotales qu elles agitent furieusement. Couronnées de feuilles de vigne ou de lierre, elles portent comme Dionysos lui-même la nébride, vêtement léger qui ne les empêche pas de se livrer à leur plaisir favori, la danse. Souvent elles sont en compagnie des animaux les plus divers, chèvres, biches, cerfs, panthères, lions ; parfois, elles ont à la main des serpents. De même que le dieu, elles portent le thyrse qu’elles ornent de feuilles de lierre ou de pampres.

Sous l’influence des modifications apportées au culte de Dionysos par des apports étrangers provenant en particulier de la Phrygie et de la Lydie, le type des Ménades subit de profondes transformations. Elles deviennent de plus en plus bruyantes; leur frénésie et leur délire s’accompagnent du bruit des cymbales, du tambourin, de la flûte lydienne. Leurs danses prennent un caractère presque sauvage qui effraye d’abord les populations qui n’y sont pas habituées. Aussi sont-elles souvent mal accueillies, comme on l’a constaté dans les légendes de Lycourgos, de Penthée et des

DIONYSOS

Minyades. On a vu le châtiment dont Dionysos frappait les ennemis de son culte, en développant dans leurs esprits la même frénésie qui anime les Ménades et leur fait accomplir des actes insensés. Finalement la fureur des

Ménades ne connaît plus de bornes. Elles déchirent les animaux et se repaissent de leur chair crue.

Leur vertige meurtrier n’épargne pas les hommes.

On connaît la légende d’après laquelle Orphée fut déchiré par les Bacchantes en furie.

SILENES

ET

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