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PAN POURSUIVANT LA NYMPHE SYRINX

D apres le tableau de Nicolas Poussin. Musee de Dresde. (Phot. Braun.)

Nouvelle Tflythologie illustrée

DIONYSOS

Les écrivains anciens s’étaient déjà préoccupé de la question de savoir en quel pays Priape avait été le plus anciennement honoré. Suivant les uns le sanctuaire du dieu le plus antique était celui d’Orneai, en Argolide, mais d’après l’opinion la plus communément admise, ce serait du pays des Bébrices, au sud de l’Hellespont que le culte du dieu aurait pris son point de départ. Le principal centre était la ville de Lampsaque où Priape était honoré comme le dieu principal. On lui attribuait la fondation de la cité et il était le protecteur du riche vignoble qui faisait la fortune du pays. Le dieu était représenté sur les monnaies de Lampsaque où l’on voyait tantôt son buste, tantôt son corps tout entier, toujours ithyphallique. Nous avons déjà rapporté la légende de la naissance de Priape, localisée à Lampsaque. Certains écrivains disent que le dieu était bien originaire de cette ville, mais qu’il en avait été expulsé « propter virilis membri magmtudinem. » Nous ne savons pas grand’chose de la manière dont on pratiquait le culte de Priape à Lampsaque. Est-ce parce que l’âne était réputé dans l’antiquité pour sa capacité reproductrice qu’on sacrifiait cet animal sur les autels du dieu ?

Priape était également honoré dans d autres villes de la Propontide. L’une d’entre elles portait son nom, et on lui en attribuait naturellement la fondation. Le dieu y passait pour le fils de Dion sos et de Chione. Il était également l’objet d’un culte à Parion, où il était le dieu principal et à Perkote.

En Bithynie, le culte de Priape se présentait sous une forme un peu différente. On y racontait que Priape était un Titan ou 1 un des Dactyles de l’Ida. Ce serait lui qui aurait appris à Arès d’abord la danse simple, puis la danse guerrière. En souvenir de ce fait, Priape recevait la dixième parti du butin de guerre attribué à Arès.

C’est probablement par les marins que le culte de Priape fut propagé dans les îles de la mer Egée, à Thasos, à Lesbos, à Théra. De là il passa sur le continent grec. Nous avons déjà cité le sanctuaire d’Orneai. Pausanias nous dit qu’il y avait sur 1 Héhcon une statue de Priape « digne d’être vue », sans nous donner de plus amples détails à ce sujet.

En Asie-Mineure, on trouvait un important sanctuaire de Priape à Hypaipa, ville de Lydie. Tralles, dans la même région, en possédait également un. Enfin, le dieu fut, à partir d une certaine époque, honoré à Alexandrie d’Egypte.

L’énumération de ces quelques localités ne peut donner une idée, même approximative, de la diffusion du culte de Priape, aussi bien en Asie-Mineure qu'en Grèce et plus tard en Italie. Diodore de Sicile nous dit qu’on honorait le dieu non seulement dans ses sanctuaires urbains, mais dans toute

Triple Hermès d Aphrodite, Hermaphrodite et Priape. (Clarac, Musee.)

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