DE PARIS
Pelée qu’à l’instigation d’Eris, Hera, Aphrodite et Athéna se disputèrent la palme
de la beauté. Les dieux n’osèrent pas se poser eux-mêmes en juges. Zeus décida qu’on s’en
Le jugement de Paris. Tableau de D. Maillart, Salon de 1920. (Phot. J. Lapina.)
remettrait à la décision d’un mortel, lui-même extrêmement beau, le Troyen Paris. Hermès est chargé de mener les trois déesses auprès de Pâris qui faisait paître un troupeau sur le mont Ida. A la vue des concurrentes, Paris, d’abord effrayé, tente de s’enfuir. Hermès l’arrête et lui apprend quels sont les désirs de Zeus. Paris s’approche alors des déesses qui viennent de prendre un bain. Chacune d’elles essaye de l’influencer par ses promesses. Hera s’engage à lui donner l’empire de toute l’Asie, Athéna à le faire sortir victorieux de tous les combats, Aphrodite à lui faire épouser la plus belle de toutes les femmes. C’est Aphrodite qui l’emporte.
Telle est la légende du jugement de Pâris, dans ses lignes principales. Les auteurs anciens se sont plu à l’enjoliver et à la poétiser de toutes les manières. Lucien nous montre Pâris, en train de garder son troupeau, au moment où les déesses arrivent. Quand Hermès lui apprend
égaler en beauté Aphrodite elle-même et Athéna. C’est aux noces de Thétis et