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BELLEROPHON

dont nous raconterons la légende dans une autre partie de cet ouvrage, s’était emparé du fameux coursier pendant qu’il s’abreuvait à la fontaine de Pirène, près de Corinthe. Mais Pégase était indomptable. Bellérophon alla trouver un devin célèbre, nommé Polydor, pour lui demander conseil. Le devin lui dit d’aller dormir dans le temple d’Athéna. Pendant la nuit, la déesse apparut au héros ; elle lui remit un frein grâce auquel il parvint à dompter Pégase.

Athéna et Persee. Amphore archaïque.

(Gerhard. Auserlesene Vasenbilder .)

ATHÉNA En par-

lant des rela-

ERICHTHONIOS.

tions d’Athéna et de Poséidon, nous avons déjà exposé l’une des légendes relatives à la naissance d’Erichthomos. Une autre tradition disait que Erichthomos était un enfant de Gæa et que celle-ci l’avait remis à Athéna. La déesse cacha le nouveau-né dans une corbeille dont elle confia la garde aux trois filles de Cécrops, Aglauros, Hersé et Pandroson, avec défense de l’ouvrir avant son retour sur l’Acropole. Elle s’éloigne pour aller chercher à Pallène un rocher destiné à servir de rempart à l’Acropole lui-même. Sur le chemin du retour elle voit accourir à tire-d’aile, au-devant d’elle, une corneille qui lui annonce que les filles de Cécrops, ne pouvant résister à leur curiosité, ont ouvert la corbeille remise à leurs soins. Athéna laissa tomber le rocher qu elle apportait et qui devint le mont Lycabette. Quant à la corneille qui avait apporté la mauvaise nouvelle, il lui fut dorénavant interdit de s’approcher de l’Acropole.

D’après la légende, deux seulement des filles de Cérops, Aglauros et Hersé, se seraient rendues coupables du crime de désobéissance aux ordres de la déesse. Au moment où croyant satisfaire leur curiosité elles s’apprêtaient à contempler le contenu de la corbeille, elles en virent sortir un serpent qui les tua. Suivant une autre version, prises de folie, elles se jetèrent en bas de l’Acropole.

On sait que le serpent était l’animal sacré d’Athéna. On le nourrissait dans le temple qui portait le nom d’Erechtheion, et Phidias l’avait placé sur le bouclier d’Athéna, une légende disant que cet animal en sautant hors de la corbeille si malencontreusement ouverte par les Cécropides, s’était lui-même réfugié sur le bouclier de la déesse.

Le mythe d’Erichthonios occupait une place importante dans la religion et dans l’ histoire légendaire des Athéniens. On attribuait à ce héros la fondation d’un certain nombre de cultes et de fêtes, en particulier des Panathénées qu’il institua en l’honneur de la déesse. C’est en célébrant pour la première fois les Panathénées qu’Erichthonios apparut sur un quadrige, ayant appris d’Athéna l’art de conduire les chevaux. On lui attribuait également l’invention de la frappe des monnaies.

L’INVENTION Quand Persée eut décapité la Gorgone, les deux sœurs de celle-ci, Stheno

et Euryale, firent entendre des sons plaintifs issus, dit-on, de la bouche des

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