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APOLLON CITHARÈDE

Sculpture antique. Rome, Musée du Vatican

(Phot. Alinari, Florence.)

Nouvelle Tflythologie illustrée.

ARTEMIS

père de Méléagre, coupable du même oubli qu’ Admète, Artémis envoya dans le pays dont il était le roi un sanglier horrible qui causa les plus épouvantables ravages. La chasse du sanglier de Calydon servit fréquemment de thème aux sculpteurs grecs pour leurs bas-reliefs. Méléagre tua le monstre, mais le partage des dépouilles de l’animal suscita une querelle qui dégénéra en tuerie. Lui-même périt. Sa mère et sa femme ne voulant pas lui survivre se donnent volontairement la mort; ses soeurs, comme rivées à son tombeau, se répandent en d’inlassables lamentations. Emue de pitié, Artémis les métamorphosa en pintades, oiseaux, qui, d’après un auteur ancien, « semblent, maintenant encore, porter le deuil de leur frère à chaque retour de la belle saison. »

Artémis ailee dans un char traîne par deux biches. Lécythe du Musée du Louvre, Paris.

(Lenormant et de Witte, Elite céramographique).

ARTÉMIS Le culte d’Artémis Taurique, dont il sera question plus loin, était basé sur

ET la légende du sacrifice d’Iphigénie, fille d’Agamemnon, chef de l’expédition des

IPHIGENIE.

Grecs contre les Troyens. Nous connaissons deux versions sur ce sujet qui a si souvent tenté les poètes. D’après l’une, Agamemnon, quelque temps avant la naissance d’Iphigénie, avait promis d’offrir en sacrifice à la sœur d’Apollon « ce que l’année produirait de plus beau. « Iphigénie se trouvait ainsi d’avance vouée à la mort. La seconde version, beaucoup plus populaire, attribuait la cause de l’immolation de la jeune vierge à la colère d’Artémis contre Agamemnon. Grand chasseur, le roi de Mycènes, alors que toute la flotte grecque réunie dans le port d’Aulis attendait des vents favorables pour mettre à la voile, était allé se livrer à son sport favori dans un bois consacré à Artémis. Non content d’avoir abattu un cerf magnifique, Agamemnon éprouva encore le besoin de vanter son adresse, supérieure, disait-il, à celle de la déesse elle-même. La vengeance d’Artémis ne tarda pas à se faire sentir. Des vents contraires empêchent les Grecs de faire voile

vers l’Asie. Le devin Calchas interrogé répond que la déesse irritée exige un sacrifice terrible. Il lui faut comme victime la fille même d’Agamemnon, Iphigénie. On sait que grâce à l’intervention d’Artémis, la jeune vierge ne périt pas mais fut transportée en un pays lointain, où elle devint la prêtresse du culte sanglant de la déesse, jusqu’au jour où son frère Oreste la ramena dans son pays natal.

On verra plus loin que la chasse était une des principales attributions d’Artémis. Elle parcourait sans cesse les montagnes et les vallées, accompagnée de ses nymphes, s’arrêtant près des sources où elle se plaisait à prendre des bains. Un jour qu’elle se baignait ainsi dans la fontaine Parthenios (de la vierge), elle fut aperçue

par un jeune homme, Actéon, fils d’Aristée et d’Autonoé. Elevé par le centaure Chiron, il s’adonnait lui aussi avec une véritable passion au plaisir de la chasse. Mais, comme dit le poète Callimaque, « les lois de Kronos ordonnent que celui qui voit un des immortels sans sa volonté expresse, paye cette vue très cher. » Actéon en fit la triste expérience. Il fut métamorphosé en cerf par la déesse qui, en même temps, rendit enragés les cinquante chiens qui le suivaient. Ils mirent en pièces le cerf dans lequel ils ne reconnaissaient pas leur ancien maître. Toujours hurlant, ils arrivèrent jusqu’à la grotte de Chiron. Pour les apaiser, le centaure fit une image qui ressemblait à Actéon ; c’est alors seulement que la meute enragée se calma. Un autre chasseur, Orion, fut, lui aussi victime d’Artémis. Les auteurs anciens nous rapportent cette légende de différentes manières. Suivant les uns, Artémis aurait conçu une haine implacable contre Orion, soit parcequ’il s’était vanté de son adresse à la chasse, soit parcequ'il avait voulu la violenter. Elle fit sortir de la terre un scorpion dont la piqûre causa la mort d’Orion, ou, d’après d’autres auteurs, tua le malheureux à coups de flèches. Il faut citer aussi la version suivant laquelle Artémis ne se serait pas montrée insensible à 1 amour d’Orion. Elle était presque déterminée à l’épouser, quand Apollon intervint pour la détourner de ce

projet. Il ne put y réussir, mais le hasard vint à son secours. « Un jour qu’Orion était dans les flots

et que sa tête ne paraissait plus que comme un petit point noir, à cause de l’éloignement, Apollon parut mettre en doute l’adresse de sa sœur à tirer de l’arc et la défia d’atteindre ce point.

Artémis, ayant tiré, tua Orion et, pour se consoler de sa mort, elle le plaça dans les astres. »

Le héros arcadien Buphagos, fils de Japetos et de Thornax avait fait preuve de générosité en recueillant chez lui Iphiklès, frère d’Héraklès, blessé dans la lutte du célèbre héros contre Augias. Il l’avait soigné jusqu’à sa mort et l’avait enseveli. Malheureusement pour lui, il devint amoureux

Artémis Brauronia menaçant de ses traits Callisto ou une jeune Athénienne portant un flambeau. Amphore de Nola.

(Lenormant et de Witte, Elite céramographique.)

ARTÉMIS

ET

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