II. — ATTRIBUTIONS ET CULTE D’ARTÉMIS
Le poète Callimaque place dans la bouche d’Artémis une invocation de la déesse à son père, où se trouvent résumées les principales de ses attributions : « Accorde ô mon père, accorde à ta fille de rester toujours vierge et de porter assez de noms divers pour que Phoibos lui-même ne puisse le lui disputer. Donne-moi, comme à Phoibos, un arc et des flèches. Que dis-je?... Non, mon père, ce n’est pas à toi d’armer ta fille ; les Cyclopes s’empresseront bientôt de me fabriquer des traits, de me forger un carquois. Mais donne-moi l’attribut distinctif de porter les flambeaux et de revêtir une tunique à franges, qui ne me descendra que jusqu’aux genoux pour ne point m’embarrasser à la chasse. Attache à ma suite soixante filles de l’Océan, qui soient toutes à l’âge où l’on ne porte pas encore de ceinture. Que vingt autres nymphes, filles de l’Amasios, destinées à me servir aux heures où je cesserai de percer les lynx et les cerfs, prennent soin de mes brodequins et de mes chiens fidèles. Je ne demande qu’une ville à ton choix. Artémis rarement descendra dans les villes. J’habiterai les monts et n’approcherai des cités qu’aux moment où les femmes, travaillées des douleurs aiguës de l’enfantement, m’appelleront à leur aide. Tu sais qu’au jour de ma naissance les Parques m’ont imposé la loi de les secourir, parceque le sein qui m’a porté n’a point connu la douleur et sans travail a déposé son fardeau. »
ARTÉMIS, DÉESSE A côté des attributions d’Artémis indiquées par Callimaque, on en relève
une foule d’autres dont chacune a valu à la déesse une épithète particulière.