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AUX DEUX-CENT-TREIZE

Cornudet, Peyramont, inhabile à se taire. Vous avez mieux compris le vœu du ministère, Quand il vous convoqua jusqu'à l'arrière-ban, Électeurs de Rodez, d'Alby, de Montauban, Vous qui buvez le Gers et le Lot-et-Garonne, Vous (|ue de ses hauteurs la Lozère couronne ; Un jour, n'en doutez pas, vous rendrez compte au ci( l D'avoir fabriqué Pons, Vergues, Gaujal, Cibiel, Docile quatuor qu'un seul vote associe ; D'avoir créé Janvier, Lacombe, Dalmatie, Decases, Barada, Dumon, Duprat, Duthil, Le juge Chandordy, le substitut Persil, Laplagne et Paganel, plus dignes de remarque Que Toye, et Meynadier, et Rivière de Larque. Les Landes, nonobstant l'aridité du lieu, Ont vu fleurir Laurence, Etchegoyen, Durrieu. Ce ruminant troupeau, qu'un même zèle entraîne. Tomba, pour nos affronts, des sommets de Pyrène : Lavielle, Fould, Parés, Lacaze , au frère actif, Gauthier et Liadière, orateur incisif,

Chegaray, Daguenet, dont l'ardeur méritoire S'illustra par le vote et le réquisitoire. L'Ariége, qui se cache au fond du dernier plan. N'offre que Dugabé secondé par Dilhan.

Ne nous fatiguons pas de prolonger ces listes, Poursuivons dans le sud nos fougueux Pritchardistes, Ceux que lord Aberdeen tient liés à son char : C'est le doux Pascalis, Poulie et Boulay du Var. Hauterive et Gravier ont les Alpes pour trône. Dieu merci ! je ne voi^ dans mes Bouches-du-Rhônc Qu'un seul homme ayant droit à notre juste index, Grille, qui fait contraste au grand orateur d'Aix. La terre que Pétrarque énerva de sa muse Montre Mottet, Mcynard et Cambis de Yauclusc. Gardons-nous d'oublier au milieu de leurs rangs Bert, Real, Couturier, Périer, Giraud, Laurans, Mandataires trompeurs qu'au sénat du royaume L'Isère expédia, complice de la Drônie.

Sans doute que l'Ardeche a poussé maint hélas , En voyant Tavernicr, Champanhct et d'Anglas ;

AUX DEUX-CEM-TKEIZK.

Que l'Auvergnat Clermont garde une sérénade Pour Molin, pour Morny , pour Pages et l'Anglade ; Et que le bon Cantal, en ses regrets profonds, Pleure sur Dessauret, Salvage et Bonnefonds. Unissons nos douleurs avec la Haute-Loire, Lafressange et Richon sont de ce territoire. Le Doubs n a recruté dans son département Que Vejux, Magnoncourt et le questeur Clément. Pour une simple erreur pardonnons à la Nièvre, De tous ses députés Lafond seul prit la fièvre; Un seul au Maine-et-Loire iniliiïeu cet alYronl, Sevret, dont quelques-uns plus tard se souviendront. Oh ! combien de cités se frappent la poitrine En voyant leurs élus courbés sous la Doctrine "* ! Bourges pleure aujourd'hui, dolorosa mater y Sur Larochefoucault autant que sur Mater;

Signalons, an milieu de cotte iniquité , Les sept départements purs de l'indemnité : L'Hérault, l'iulro, Niort, Tours, rorne, la MayoïuK Et la Vendée, autant française que chrétienne.

]{) NKMESIS.

Le Loiret et l'Allier reprochent à leurs villes Loynes, Sevin-Mareau, Meilheurat, d'Idevilles j La Côte-d'Or ne peut expliquer le hasard Qui fourvoya son choix sur Vatout et Nisard, Et Melun, se couvrant la tête de sa rohe, Accuse d'Haussonville, et Ségur, et Lebohe.

Heureux Paris! du moins dans ton fertile sein , Où de tant de tribuns on vit naître l'essaim, Après Jacqueminot et le banquier Lefebvre, Locquet est le seul nom qui ferme notre lèvre; Mais, hélas! en plongeant autour de l'horizon. Nos yeux sont attristés par la comparaison : Versailles, ta voisine, a, contre son attente, D'Hernoux et de Daru regretté la patente. La Seine-Inférieure a mûri sur ses bords Des fruits bien savoureux pour la bouche des lords Chasseloup de Francfort, Vitet, Dubois, Couture, Barbet et Leseigneur, triste législature ! La Sarlhe, ainsi que l'Oise, a conservé son rang Par Basse et Monlesquiou , par Lemaire et Legrand.

AUX DEUX-CEM-TUKIZE. \\

La Marne de (Jhûlons, aux rives nourricières, Revendique Perrier, Chaix-d 'Est-Ange, Bussières, Et Lenoble, etDozon, dont les nouveaux amis Ont poussé la prêtrise au temple de Thémis. Souffrez que, pêle-mêle, ici, ma voix vous nomme , Dignes représentants des peuples de la Somme, De l'Aube, deChaumont, de Chartres et deBlois; Aux faveurs de mon vers vous avez tous des droits, Massey, Cadau d'Acy, Peltereau-Yilleneuve, Chasles, Raguet-Lépine, Uzès , Armand, Demeufve, Desmousseaux de Givré, Pommeroy, Doguereau , Duval-Fraville, et toi, ministre encor nouveau, Hasardeux Salvandy , qui, cette fois peut-être, Oses viser plus haut qu'au fauteuil du grand-maître.

Du Centre et du Midi ne soyez point jaloux, Députés du Nord-Est; je vous nommerai tous : Par Dalloz et Parcey le Jura se révèle ; Voici Paixhans , Ardant et Roux pour la Moselle ; Saglio, Schauenburg, Hell, Bellonnet, Kœchlin, Hartmann et Golbery pour 1 un et l'autre Rhin;

\i NEMESIS.

Didelot, Siméon et Costé pour les Vosges. Associons encore à ce concert d'éloges La Lorraine , d'où sont venus en bataillon Coste, Croissant, Moreau, Vatry, Jamin, Gillon , Et Génin, et l'Espée; et la sauvage Ardenne, Qui vomit Lavocat , Oger, Cunin-Gridaine. Montrez, à votre tour, ô Normands et Bretons ! Le riche contingent fourni par vos cantons : Il est vrai que Berthois est le seul fruit de Renne; Que les Côtes-du-Nord, assez vaste domaine, N'ont produit que Tueux; mais en revanche , aussi , L'Eure a fait Leprévost, et Laiïïtte, et Passy. Langle, Goury, Lascaze, ornent le Finistère. Le Morbihan a mis au banc parlementaire Lacoudrais, et Vigier, et Boblaye, et Bernard, Et Genty de Bussy, pris dans ce traquenard. L'équité ne veut pas que ma liste retranche Bonnemains, Kihouet, et Legrand de la Manche. Géographe inexpert , dans ces moments trop courts , J'ai de la longue Loire abandonné le cours ;

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