‹ Nouvelle pratique médico-chirurgicale illustrée (volume 2)Chapitre 27 sur 80 · MAIN (FRACTURES · texte numérisé non relu

MAIN (FRACTURES

A) Fractures des os du carpe. — Elles sont rares à l'état de lésions isolées: certaines fractures des extrémités inférieures des os de l'avant-bras s'accompagnent de lésions des os de la première rangée du carpe, et surtout du scaphoïde; la luxation médio-carpienne ne serait possible 'que grâce à une fracture du grand os au niveau du col. Ces lésions carpiennes aggravent beaucoup le pronostic [V. Avant-brxs (Fractures), Poignet (Luxations)].

Elles existent cependant sans coexistence d'autres lésions. Elles sont de cause directe (plaie par balle ou écrasement de la main), ou indirecte chute sur la paume de la main en hypertension, ou sur le dos de la main en hyperflexion).

Elles sont de deux variétés :

a) Lésions superficielles, par arrachement au cours de certaines entorses radio-carpiennes ou médio-carpiennes; on les reconnaît à la fixité de la douleur et à la crépitation; on les traite comme des entorses.

fJ) Fractures proprement dites, atteignant soit un seul os, scaphoïde (Jarjavay, Flower), semi-lunaire, grand os (Guermonprez, Ballus, Bardenheuer), os crochu (Chevrier); soit plusieurs os (scaphoïde, grand os, pyramidal, Guibout).

Les signes en seront, outre une douleur très localisée et fixe, l'augmentation du diamètre anléro-postérieur du poignet, avec intégrité de l'extrémité inférieure des os de l'avant-bras, la mobilité anormale portant sur l'étendue

IVIain (Fractures).

des mouvements de latéralité : les manœuvres réveillent presque toujours la crépitation. L'hématome de la grande gaine synoviale cubito-palmaire est très fréquent. Quoi qu'on en ait dit, ces fractures n'ont pas un pronostic toujours bénin : elles s'accompagnent souvent de raideur ultérieure, parfois d'ankylose du poignet.

Si nos traités classiques actuels recommandent de soigner ces fractures, comme des entorses, par l'eau chaude, le massage et la compression,

Fig. 61. — Fracture du scaphoïde (Pierre Delbet; in Société de Chirurgie, 1908).

Delbecq, dans sa thèse un peu ancienne, insiste sur la nécessité d'une immobilisation rigoureuse et même prolongée. La vérité est entre les deux, mais nous ne pensons pas qu'il faille exagérer la durée de l'immobilisation.

B) Fractures des métacarpiens. — Elles ne sont pas fréquentes (1 pour 100 des fractures), on les observe presque uniquement chez l'homme (10/1) dans l'Age adulte, beaucoup plus souvent à droite (5/5). Les métacarpiens les plus souvent intéressés sont le 5e et le 4e. Quoi qu'on en ait dit, il est rare que deux métacarpiens soient lésés en même temps.

De cause directe, elles succèdent à un choc dorsal localisé (bâton, mar-

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