‹ Nouvelle pratique médico-chirurgicale illustrée (volume 2)Chapitre 38 sur 80 · F. ALLARD · texte numérisé non relu

F. ALLARD

MENTAGRE. — V. Poils (Affections).

MENTHE POIVRÉE ET MENTHOL. — Les feuilles et les sommités fleuries fraîches de Mentha piperita (Labiées) sont utilisées sous forme d'infusion, d'eau distillée de menthe ou d'alcoolat de menthe.

Les feuilles de menthe servent, avec d'autres espèces aromatiques, à préparer l'alcoolat vulnéraire et l'alcoolature vulnéraire du Codex.

Le menthol est l'un des principes qui constituent par leur mélange l'essence de menthe; il est surtout abondant dans l'essence de menthe du Japon (Mentha arvensis), d'où on l'extrait.

Le menthol cristallise en aiguilles prismatiques incolores, insolubles dans l'eau froide, peu solubles dans les huiles, très solubles dans l'alcool et l'éther.

Appliqué sur la peau, le menthol se volatilise rapidement et produit une sensation de fraîcheur et d'aneslhésie; c'est un réfrigérant et un analgé sique local.

A l'intérieur, il est utilisé comme antigastralgique et antiémétique, à la dose de 10 à 60 centigrammes dans une potion alcoolisée.

591 IVIéralgie paresthésique.

Potion antiémétique.

Menthol cristallisé . 3 grammes.

Hydrate de chloral. '2 —

Alcoolat de Garus . ) -^ Eau chloroformée . ) Cuillerée à café toutes les heures.

Crayons antinévralgiques .

Menthol cristallisé. . 3 grammes.

Beurre de cacao. . . 2 —

Lanoline ) .

Cire blanche ]

Huile mentholée.

Menthol 1 gramme.

Huile d'olives stérilisée. 50 grammes.

Instiller quelques gouttes (antisepsie nasale, otalgie).

Pommade contre le prurit.

Menthol cristallisé. 2 grammes.

Résorcine 1 gramme.

Vaseline ) ~A

T ,. \ aa oO grammes.

Lanoline )

Mixture odontalgique.

Menthol '2 grammes.

Acide phénique 1 gramme.

Chlorhydrate de cocaïne. 0 gr. 30

Poudre contre le coryza (Codex).

Salicylatedenaphtylep. 30 grammes.

Salicylate de phényle .15 —

Menthol 4 —

. Chlorhydrate de co -

caïne 0 gr. 50

Acide borique 50 gr. 50

Solution pour inhalations.

Menthol cristallisé 10 grammes.

Eucalyptol 10 —

Terpinol 5 —

Alcool à 60° 100 —

Cuillerée à café clans un bol d'eau bouillante, en inhalations, fumigations.

MÉRALGIE PARESTHÉSIQUE. — La méralgie paresthésique, décrite par Roth, Bernhardt, est une affection caractérisée par des troubles de la sensibilité cutanée de la cuisse répartis dans le domaine du nerf fémorocutané.

Rapportée par les uns à la compression du nerf au niveau de l'épine iliaque antérieure ou sous le fascialata, par les autres à une névrite banale, la méralgie serait plus fréquente chez les hommes et chez les adultes. On a invoqué le traumatisme, la compression, le froid, les maladies infectieuses (syphilis, fièvre typhoïde, grippe, rougeole, rhumatisme, éclampsie, amygdalite, scarlatine, etc.), les intoxications (plomb, alcool), le diabète, la goutte, l'obésité. L'examen histologique pratiqué dans un cas n'a montré aucune lésion appréciable (Souques).

Symptomatologie. — La paresthésie est ordinairement le premier symptôme qui attire l'attention du malade ; elle débute par un point limité et envahit progressivement la région antéro-externe de la cuisse. Elle consiste surtout dans l'engourdissement; mais les malades peuvent accuser les sensations les plus variables, sensations de fourmillement, de picotement, de frémissement et d'agacement, de cryesthésie, d'étirement, de peau morte ou de corps étrangers, etc. La paresthésie est permanente.

A l'occasion d'une marche, souvent courte et lente à petits pas, d'une station debout, apparaissent des phénomènes douloureux, sensation de bru lure, de cuisson, de pincement, plus rarement douleurs fulgurantes, qui, d'abord limitées, augmentent graduellement en étendue et en intensité et deviennent intolérables au point de forner le malade à s'arrêter et à s'asseoir. Habituellement le repos dans la position assise, la cuisse fléchie sur le bassin, le décubitus horizontal calment la douleur. Dans quelques cas, au

IVIéralgie paresthésique. 392

contraire, elle est plutôt soulagée par des mouvements rapides et énergiques des membres inférieurs.

Les troubles de la sensibilité objective consistent dans une plaque d'anesthésie ou plutôt d'hypoesthésie en raquette, à manche dirigé en haut, superposée à la zone d'engourdissement, sur la région antéro-externe de la cuisse. La sensibilité au contact et à la température est émoussée, la sensibilité à la douleur tantôt diminuée, tantôt augmentée. Le frottement est souvent extrêmement douloureux. La sensibilité électrique serait augmentée au repos, diminuée après une fatigue (Dopter). Tous ces troubles sont d'ailleurs excessivement variables.

Le nerf n'est pas douloureux à la pression, sauf quelquefois au niveau de l'épine iliaque antéro-supérieure. L'exploration électrique du nerf et des muscles donne des résultats normaux; les troubles trophiques, pâleur ou rougeur de la peau, diminution de la sécrétion sudorale, n'ont été notés que rarement.

Dans la majorité des cas, la méralgie est unilatérale; quand les deux côtés sont pris, il y en a un qui l'est moins que l'autre. La branche fessière du nerf fémoro-cutané est habituellement indemne; exceptionnellement, la participation de la branche antérieure du nerf crural, qui innerve la peau de la région antérieure de la cuisse, a été signalée.

Évolution. — La durée est généralement longue, de quelques mois à plusieurs années, avec parfois des intermittences. Généralement la méralgie guérit ou s'atténue, la zone douloureuse diminuant progressivement d'étendue. Le pronostic est ordinairement bénin.

Diagnostic. — La coxalgie, la sciatique, la névralgie crurale ont une localisation différente ; la claudication intermittente donne des symptômes douloureux analogues, mais survient chez un malade ayant des lésions vasculaires, et, pendant l'accès, il y a suppression des pulsations de la poplitée et de la pédieuse, refoidissement, pâleur, ou cyanose du membre.

Un diagnostic plus délicat est celui des pseudo-mér algies. Les lésions des premières racines lombaires donnent souvent lieu à un syndrome analogue, mais avec une localisation différente. Le tabès peut débuter par des symptômes de pseudo-méralgie, et ce n'est parfois qu'en recherchant les autres signes de tabès, auquel on doit toujours penser si le malade a eu la syphilis, que l'on pourra faire un diagnostic définitif. Enfin les phénomènes douloureux de la région antéro-externe de la cuisse peuvent avoir une origine réflexe et n'être que l'expression d'une lésion viscérale profonde (Head).

Traitement. — Le traitement s'adressera à la cause (syphilis, diabète, obésité, etc.) et à la méralgie elle-même.

On a préconisé la révulsion (sinapismes, vésicatoires, pointes de feu), le massage, les frictions (térébenthine, alcool camphré, salicylate de méthyle), les pulvérisations de chlorure de méthyle, l'hydrothérapie (bains et douches), l'électricité (faradique ou galvanique).

Dans des cas rebelles on a eu recours avec succès à la résection du nerf fémoro-cutané. BRÉCY.

IVÏercure et ses composés.

MERCURE ET SES COMPOSÉS. — Le mercure trouve sa principale application thérapeutique clans le traitement de la syphilis. Mais il en est d'autres; certains sels mercuriels sont des antiseptiques d'usage courant et le calomel est purgatif; quelques préparations mercurielles sont utilisées comme antiparasitaires et d'autres comme topiques.

On trouvera exposées ailleurs les méthodes de la médication antisyphilitique [V. Syphilis (Traitement)], les indications de l'emploi du calomel (V. Purgatifs), et les règles de l'antisepsie (V. Asepsie et antisepsie). Nous nous bornerons ici à rappeler les qualités des principales préparations mercurielles et des principaux composés du mercure.

Préparations de mercure métallique. — Le mercure en nature s'administre à V intérieur, comme antisyphilitique, à la dose de 2 à 5 centigrammes par jour en pilules ou sous forme de poudre grise (mercure éteint dans deux fois son poids de craie en poudre). Les pilules de Belloste sont purgatives.

Pilules de Sédillot (Codex).

Pommade mercurielle à parties égales récemment préparée .... 6 grammes.

Poudre de savon médicinal 4 —

Poudre de réglisse ... 2 — Divisez en 60 pilules. Chaque pilule pèse 20 centigr. et contient 5 centigr. de mercure.

Pilules bleues (Codex).

Mercure purifié 5 grammes.

Miel blanc 4 —

Sucre blanc pulvérisé. . 2 —

Roses rouges pulvérisées 4

Divisez en 100 pilules. Chaque pilule pèse 15 centigr. et renferme 5 centigr. de mercure.

Paquets.

Poudre grise 2 à 5 centigr.

Lactose 0 gr. 20

Pour un paquet; 1 par jour délayé dans du lait (syphilis infantile, Variot).

Pilules de Belloste.

Mercure purifié . . ,

Miel blanc j Sa 60 grammes.

Poudre d'aloès. . . 1

Poivre noir pulvérisé 10 —

Rhubarbe pulvérisée 30 —

Scammonée d'alep pulvérisée .... 50 —

F. S. A. Diviser en pilules de 20 centigr. (5 centigr. de mercure par pilule).

Uhuile grise est utilisée pour l'introduction du mercure par voie intramusculaire.

Huile grise (Codex).

Mercure purifié. .

Graisse de laine .

Huile de vaseline.

grammes.

Les proportions fournissent 126 gr. d'un produit occnpant un volume de 100 c. c. et contenant, par suite, 40 centigr. de mercure par c. c.

Huile grise à 10 pour 100.

Mercure purifié. . . 2 grammes.

Lanoline anhydre \

pure stérilisée . . i âa 4 —

Vaseline blanche . . ) Huile de vaseline stérilisée. Q. S. p. 20 c. c.

Ce produit renferme 10 centigr. de mercure par c. c.

L'huile grise à 40 pour 100 doit être injectée au moyen de la seringue de Barthélémy; pour les injections à 10 pour 100, la seringue ordinaire de Pravaz suffit.

Après avoir éprouvé au préalable la tolérance du sujet par l'injection d'une toute petite dose de mercure, on continue le traitement en injectant tous les huit jours, pendant 4 à 6 semaines, le volume d'huile correspon-

Mercure et ses composés.

dant à 7 centigrammes de métal. Des doses plus élevées (représentant 5 et 4 centigrammes par jour ou davantage au lieu de 1 centigramme) ont été employées; mais la méthode des injections d'huile grise, peu douloureuse et si commode pour le traitement des personnes très occupées, expose à des accidents qu'il est difficile d'enrayer tant que la provision de mercure injectée dans le muscle n'est pas épuisée. Aussi la plupart des praticiens qui n'ont pas à soigner un grand nombre de syphilitiques préfèrent-ils s'en tenir aux injections de sels mercuriels solubles.

Pour l'usage externe, on se sert de pommade mercurielle, faible (onguent gris) ou double (onguent napolitain). L'onguent gris est employé comme parasilicide contre la phtiriase du pubis. L'onguent napolitain est préféré pour les frictions mercurielles du traitement antisyphilitique; on emploie par friction 4 à 8 gr. qui peuvent être répartis, pour plus de commodité, en cartouches de 2 gr.

Pommade mercurielle à parties égales.

Onguent napolitain (Codex).

Mercure purifié .... 500 grammes.

Axonge benzoïnée. . . 500 —

Cette pommade renferme la moitié de son poids de mercure.

Pommade mercurielle faible.

Onguent gris (Codex).

Pommade mercurielle

à parties égales. . . 100 grammes. Axonge benzoïnée. . . 500 —

Cette pommade renferme le huitième de son poids de mercure.

Enfin le mercure est employé comme topique résolutif en frictions et sous la forme de X emplâtre de Vigo qui renferme le cinqu ième de son poids de mercure (V. Emplâtres).

Composés mercuriels insolubles.— Parmi les sels mercuriels insolubles, le protoiodure est un de ceux qui tiennent la place la plus large dans le traitement antisyphilitique. On l'administre à l'intérieur, sous la forme pilulaire, à la dose de 5 ou 10 centigr. par jour. La poudre d'opium ou l'extrait thébaïque, l'extrait mou de quinquina ou la poudre de gentiane, figurent dans la composition des pilules; le but de cette association est de rendre l'intestin plus tolérant à l'égard du mercure. De plus, les pilules en question sont maintenues dans un état suffisant d'hygrométrie et de mollesse par l'adjonction de conserve de roses ou plus simplement de glycérine.

Pilules de Ricord modifiées.

Protoiodure d'hydrargyre . . 0 gr. 05

Extrait thébaïque 0 gr. 02

Conserve de roses 0 gr. 10

F. S. A. pour une pilule; en faire 60 semblables.

Pilules de Danlos.

Protoiodure d'hydrar - \

gyre ââ 0 gr. 05

Poudre de gentiane . . > Poudre d'opium brut . . ) Glycérine Q. S. pour ag- [ 0 gr. 01

glomérer )

F. S. A. pour une pilule n° tiO.

Le calomel, autre composé mercuriel insoluble, est le purgatif de choix au cours des pyrexies et dans les maladies intestinales ; il s'administre chez l'adulte à la dose de 60 ou 80 centigr. ; on donne à l'enfant en moyenne 5 centigr. par année d'âge (V. Purgatifs).

Mercure et ses composés.

Cachets purgatifs.

Calomel à la vapeur ... 25 centigr.

Lactose pulvérisé 60 —

Pour un cachet: de 1 à 4 suivant l'âge et la susceptibilité individuelles.

Purgatif (Nourrissons et enfants).

Calomel à la vapeur. . 50 centigr.

Miel blanc 100 grammes.

Mélanger très exactement; 5 centigr. de calomel par cuillerée à café, 1 par année d'âge, jusqu'à 10 ans.

Cachets purgatifs.

Calomel à la vapeur ... 25 centigr.

Podophyllin 1 —

Lactose pulvérisé .... 50 — Pour un cachet; de 2 à 4 comme purgatif, un seul au coucher comme laxatif cholagogue.

Vermifuge (Enfants).

Calomel à la vapeur. . 1 gramme.

Poudre de semen-con-

tra 10 grammes.

Miel blanc 80 —

Mélanger très exactement; environ 10 centigr. de calomel et 1 gr. de semen-contra par cuillerée à café.

Protoiodure de mercure et calomel peuvent être introduits par voie intramusculaire, h titre de médicaments antisyphilitiques.

Injections intra-musculaires .

Injections intra-musculaires.

Protoiodure de mercure. 1 gramme.

Huile de vaseline. ... 10 c. c.

1 c. c. (10 centigr. de protoiodure) tous les 8 jours.

Calomel précipité pur . . 50 centigr. Lanoline stérilisée .... 1 gr. 80 Vaseline .... Q. S. p. 10 c. c.

5 centigr. de calomel par c. c. ; une injection de 1 c. c. toutes les semaines ou tous les 4 jours.

Les injections de calomel sont passibles de graves objections : douleurs, nodosités, possibilité d'abcès.

Employé comme topique, le calomel a des effets décongestionnants, parasiticides et antimicrobiens; on connaît le rôle préservatif qui a pu être attribué à la pommade au calomel.

Le sulfate basique de mercure (turbith minéral) est aussi appliqué comme topique en dermatologie.

Pommade de Hebra (Psoriasis, prurigo).

Précipité blanc 2 gr. 50

Onguent populéum. . . 20 grammes.

Poudre mercurielle arsenicale de Dupuytren.

Précipité blanc 99 grammes.

Acide arsénieuxporphy-

risé 1 gramme.

Mélanger exactement; pour le pansement des ulcères syphilitiques et dartres rongeantes.

Enfin le calomel et les oxydes de mercure sont d'un emploi fréquent en

thérapeutique ophtalmologique.

Suppositoire (Oxyures).

Précipité blanc 50 centigr.

Beurre de cacao .... 4 grammes.

Pommade.

Turbith minéral. . 1 gramme.

Vaseline pure. . 20 à 30 grammes. Eczéma de la barbe (Brocq).

Onguent ophtalmique.

Précipité blanc. . .

Oxyde de zinc . . .

Camphre pulvérisé.

Vaseline neutre . .

2 grammes.

1 gramme.

30 grammes.

Pommade.

Oxyde jaune de mercure . . 00 centigr

Vaseline 10 grammes.

A étendre le soir, avec un pinceau, sur le bord de la paupière (blépharite).

Composés mercuriels solubles. — Dans le traitement de la syphilis, on

Mercure et ses composés.

prescrit souvent le sirop de biiodure de mercure et la solution de bichlorure.

Soluté de chlorure mercurique.

Liqueur de van Swieten (Codex).

Bichlorure de mercure. 1 gramme.

Eau distillée 999 grammes.

Ce soluté renferme un millième de son poids de bichlorure de mercure.

Sirop de biiodure de mercure.

Sirop de Gibert (Codex).

Biiodure de mercure. 1 gramme.

Iodure de potassium. 50 grammes.

Eau distillée 50 —

Sirop simple 1900 —

20 grammes de ce sirop contiennent 1 centigr. de biiodure de mercure et 50 centigr. d'iodure de potassium.

Mais ce sont surtout les injections hypodermiques de ses sels solubles qui permettent d'administrer les sels solubles de mercure avec précision sans qu'on ait à redouter d'incidents fâcheux.

Seules les injections de sublimé sont douloureuses.

Bichlorure de mercure.

Bichlorure de mercure. 0 gr. 10

Chlorure de sodium . . 0 gr. 07

Eau distillée bouillie. . 10 grammes. Chaque c. c. renferme 1 centigr. de sublimé correspondant à 0 gr. 00758 de mercure.

Biiodure de mercure.

Biiodure de mercure. . 0 gr. 10 Iodure de sodium ... 0 gr. 10 Eau distillée bouillie. . 10 grammes. Chaque c. c. renferme un centigr. de biiodure correspondant à 0 gr. 0044 de mercure.

Cyanure de mercure.

0 gr. 10 10 grammes.

Chaque c. c. renferme 1 centigr. de cyanure correspondant à 0 gr. 00795 de mercure.

Cyanure mercurique.

Eau distillée bouillie.

Benzoale de mercure.

Benzoate de mercure. .

Chlorure de sodium . .

Eau distillée bouillie.

Chaque c. c. renferme 1 zoate correspondant à 0 cure.

1 gramme.

2 gr. 50

centigr. de ben- £>r. 0045 de mer-

On voit que la teneur en mercure du sublimé et du cyanure est de 74 et 79 pour 100, et que la teneur en mercure du biiodure et du benzoate est de 44 et 45 pour 100. Par conséquent les doses de biiodure et de benzoate devront être une fois et demie à deux fois plus fortes que celles du bichlorure et du cyanure.

Les solutions ci-dessus ou d'autres similaires pourraient se prêter à l'introduction du mercure par voie intra-veineuse. La méthode est excellente lorsqu'il faut aller vite, et la technique opératoire s'acquiert aisément.

Les propriétés antiseptiques et antiparasitaires du sublimé, de l'oxycyanure et des autres sels de mercure solubles ne seront que mentionnées ici.

Solution obstétricale.

Chlorure mercurique . . 25 centigr.

Acide tartrique 1 gramme.

Solution de carmin d'indigo I goutte.

Pour un paquet; 1 paquet pour 1 litre d'eau.

Solution vinaigrée.

Chlorure mercurique . 1 gramme.

Vinaigre 500 grammes.

Pour imbiber la chevelure en cas de phtiriase. Tue les pediculi et permet de détacher les lentes au peigne fin (Jeanselme).

Solution antiparasitaire.

Chlorure mercurique . 1 gramme.

Eau de Cologne (ou alcool de menthe). . . 100 grammes.

1 cuillerée dans de l'eau tiède, pour frictions sur les régions pileuses (phtiriase du pubis, Vidal, Brocq).

Collutoire.

Chlorure mercurique. . 1 gramme.

Glycérine. . 20, 30 ou 40 grammes.

Pour toucher la gorge en cas de diphtérie associée (Goubeau, Moizard).

397 mésentère (Kystes).

Bain de sublimé. Savon au sublimé.

Chlorure mercun - j Chlorure mercurique . 10 grammes.

Alcool à 90° 40 —

p, i 'j' 1 ' j', ' ' > aa 20 grammes. Chlorhydrate d'am- ( &

moniaque )

Pour un bain de 200 litres (dans une baignoire émaillée ou en bois).

Savon simple (d'huile de coco) 950

Associations mercurielles. — La plus connue et la plus recherchée est Y association ioduro-hydrargyrique; elle constitue le traitement mixte des périodes secondaire et tertiaire de la syphilis.

Le type de cette association est réalisé par le sirop de Gibert dont la formule est donnée plus haut, ou par le sirop de Vidal.

Biiodure de mercure 15 centigr.

Iodure de potassium 15 grammes.

Sirop de quinquina 500 —

F. S. A., ne pas filtrer, agiter.

Une autre association, corrective celle-là, consiste à adjoindre aux composés mercuriels des substances neutralisant leur action irritante sur le tube digestif; il en a été fait mention à propos des pilules de protoiodure.

E. FEINDEL.

MERCURE (INTOXICATION). — V. Hydrargyrisme.

MERCURIALE. — La plante est purgative et diurétique; elle est usitée surtout sous forme de décoction et de mellite. Le lavement laxatif du Codex, au miel de mercuriale, convient particulièrement aux enfants (V. Lavements).

MERYCISME. — V. Rumination.

MÉSENTÈRE (KYSTES). — On comprend sous le nom de kystes du mésentère toutes les tumeurs kystiques, quelle qu'en soit l'origine, développées entre les deux feuillets de la séreuse.

On en décrit plusieurs variétés suivant leur contenu : kystes séreux, chyleux, hydatiques, hématiques, dermoïdes.

Prises en général, ces tumeurs sont plus fréquentes chez la femme, et la femme à l'âge moyen de la vie que chez l'homme (7 femmes sur 10 observations). Elles adhèrent parfois intimement aux organes et vaisseaux de la région.

1° Les kystes séreux et cfiyleux ont une origine lymphatique, prouvée par la présence dans la tumeur de tissu réticulé et de follicules clos. Comment se forment-ils? Proviennent-ils d'une dilatation du canal thoracique ou des chylifères, d'une rupture de ces vaisseaux avec enkystement consécutif ? On ne sait encore. Pour Quénu ce ne seraient que des malformations congénitales, véritables lymphangiomes kystiques, communiquant primitivement ou secondairement avec les chylifères.

Ces kystes ont un volume variant de celui d'une noix à celui d'une tête de fœtus. Leur forme est assez régulièrement sphérique et allongée. Ils renferment un liquide fluide ou épais (craie délayée dans l'eau), d'une couleur jaunâtre, brune ou rosée.

mésentère (Kystes). 398

Cette variété de kyste est en connexion souvent assez intime avec des vaisseaux qui l'enserrent. Ceux-ci sont de gros calibre parfois. On cite un cas où la tumeur adhérait à une veine du volume du pouce. On comprend le danger qu'ily aurait à pratiquer une ponction exploratrice et les difficultés que rencontrera le chirurgien dans le cours de l'opération.

2° Les kystes hydatiques sont habituellement multiples et d'un petit volume. En général, les kystes sont associés à des tumeurs de même nature, occupant le foie, l'épiploon, etc.

3° Les kystes hématiques ne semblent pas constituer une variété bien définie. Ce sont des hématomes traumatiques ou des épanchements sanguins dans l'intérieur d'une poche kystique préexistante.

¥ Les kystes dermoïdes sont d'une rareté extrême, puisque l'on n'en connaît encore que deux cas.

Symptômes. — Les kystes du mésentère peuvent revêtir deux formes : une forme latente et une forme douloureuse.

Dans la forme latente, peu ou pas de douleurs, à peine quelques douleurs sourdes au niveau de la région ombilicale. Le malade s'aperçoit du développement de son ventre et vient consulter le médecin qui constate alors la présence d'une tumeur.

La forme douloureuse, plus fréquente que la précédente, a débuté par une colique très violente. La douleur abdominale est parfois extrêmement aiguë, tel le cas du malade de Millard et Tillaux qui, en bonne santé apparente jusqu'alors, se promenant vers sept heures, un soir, éprouve tout à coup dans le ventre une douleur si forte qu'il est obligé de s'arrêter brusquement. Début simulant celui d'une péritonite aiguë par perforation ou d'une appendicite.

Dans d'autres cas, les signes du début sont ceux de l'occlusion intestinale vraie ou fausse (périlonisme).

La douleur est très variable en intensité ; le point maximum siège dans la région ombilicale et péri-ombilicale. Les irradiations se font vers les flancs, l'épigastre.

Calmée un peu par le repos, le moindre mouvement l'exagère.

L'état général est atteint et par la douleur et par des troubles digestifs (vomissements, constipation, anorexie).

Quels sont les caractères de la tumeur?

C'est une tumeur de la région ombilicale médiane, d'un volume variable, ne dépassant que rarement celui d'une tête d'adulte ; très mobile, surtout dans le sens latéral ; lisse, arrondie, élastique ou fluctuante (suivant la tension du liquide et l'épaisseur de la membrane, enveloppe).

A la percussion, on constate rarement une zone de matité au niveau de la tumeur, car celle-ci est séparée de la paroi abdominale par l'intestin (zone de sonorité). Le ventre ne présente pas la forme du ventre de batracien de l'ascitc ; la cicatrice ombilicale n'est pas déplissée.

La zone de sonorité, constatée au-devant de la tumeur, s'accompagne parfois d'une seconde zone de sonorité, entre le kyste et le pubis. La poche kystique transmettrait à la main mise à plat à son niveau les battements de l'aorte.

599 IViésentère (Tumeurs).

Évolution. Pronostic. — L'évolution est lente, présente parfois des périodes d'accélération (évolution à secousse). Cette tumeur, bénigne en elle-même, et cependant maligne de par son pronostic, car, sans parler des complications possibles (péritonite, occlusion intestinale), les troubles digestifs ne vont qu'en s'accentuant, et une dénutrition plus ou moins rapide amène la mort du malade dans la cachexie et le marasme.

Le pronostic des kystes du mésentère commande l'intervention.

Traitement. — Il faut rejeter la ponction thérapeutique à cause de la blessure possible d'une anse intestinale, interposée entre le kyste et la paroi abdominale, ou d'un des gros vaisseaux de la région.

C'est à la laparotomie avec extirpation du kyste qu'on doit avoir recours, dans le cas où cette extirpation n'est pas rendue trop difficile par des adhérences intimes de la poche kystique aux vaisseaux et organes avoisinants.

Et, dans ce dernier cas, on pratiquera Y incision avec drainage ou marsupialisation, c'est-à-dire après ponction évacua trice du kyste mis à nu, fixation à la paroi abdominale de la poche réséquée en partie. p. DU VAL.

MÉSENTÈRE (TUMEURS). — Faisant abstraction des tumeurs dues à la propagation ou à la généralisation d'un néoplasme avoisinanl, on ne comprend sous le nom de tumeurs du mésentère que les tumeurs développées primitivement entre les deux feuillets delà séreuse.

Les tumeurs du mésentère sont bénignes ou malignes. Ces dernières étant fort rares en tant que tumeurs primitives (sarcomes, lymphadénomes, lympho-sarcomes mélaniques), nous ne décrirons que les tumeurs bénignes du mésentère qui comprennent deux variétés : les fibromes et les lipomes.

1° Fibromes. — Les fibromes du mésentère sont très rares. Ils peuvent acquérir un volume énorme (de l kilo à 8 kilos). Rencontrés beaucoup plus fréquemment chez la femme, et la femme jeune et adulte, que chez l'homme (5 cas sur 7), ces tumeurs évoluent rapidement vers la cachexie, en présentant les symptômes des kystes de la région.

12° Lipomes. — On désigne ainsi ces néoplasmes du mésentère d'apparence graisseuse et de nature très différente (sarcomateuse, myxomateuse, lipomateuse vraie ou mixte), réunis par M. Terrier sous le nom de lipomes sous ou rétro-péritonéaux.

Ces tumeurs naissent dans le tissu cellulaire sous-péritonéal ou dans celui des fosses iliaques et lombaires. C'est de là qu'elles gagnent l'attache postérieure du mésentère. Elles écartent, en se développant, les deux feuillets de la séreuse, pénètrent dans le méso-côlon, ascendant ou descendant, ou le petit épiploon. L'intestin grêle, repoussé par la tumeur, lui fait bordure sur sa face antérieure.

Les lipomes du mésentère sont les plus grosses tumeurs de l'organisme (on en a cité ayant atteint 20, 30 kilogr.). Quand le néoplasme atteint ces poids énormes, la tumeur descend jusque dans le bassin, occupant la presque totalité de l'abdomen.

Symptômes. — Les symptômes des tumeurs du mésentère sont ceux des kystes du mésentère en général.

La consistance des lipomes serait un peu particulière. La tumeur abdo-

EYlésentère (Tumeurs). 400

minale, bosselée, ni dure, ni fluctuante, donnerait « une sensation toute spéciale de mollesse se déplaçant en masse à la moindre pression et qui ne s'oublie pas quand on Ta nettement constatée une fois » (Terrier).

Somme toute, c'est une tumeur abdominale à marche chronique, s'accompagnant de troubles digestifs, de douleurs, de symptômes de compression, comme les kystes de la région.

Diagnostic. — 1° Est-ce une tumeur du mésentère? — Le diagnostic positif se fera sur les signes suivants : tumeur ombilicale, médiane (caractère propre aux tumeurs mésentériques), très mobile surtout dans le sens latéral, avec une zone de sonorité en avant, et une seconde la séparant du pubis. Il faut ajouter les douleurs, les troubles digestifs et le mauvais état général.

Mais plusieurs de ces signes peuvent faire défaut, ou être communs à d'autres tumeurs de la région, et le diagnostic différentiel est souvent difficile.

L'appendicite, la péritonite par perforation, les coliques hépatiques, néphrétiques, débutent, comme parfois les tumeurs du mésentère, par une douleur abdominale extrêmement violente. La fièvre, le siège exact de la douleur à maximum nettement localisé, les irradiations classiques de cette douleur seront autant de signes propres à chacune de ces maladies (V. ces maladies).

Le début par des signes d'occlusion intestinale peut se rencontrer dans les tumeurs mésentériques. Est-ce une occlusion intestinale vraie ou fausse (péritonisme) ? Est-elle, dans le premier cas, due à la présence de la tumeur? Autant de questions auxquelles la laparotomie permettrait seule de répondre.

La tumeur mésentérique est souvent difficile à distinguer des tumeurs de la région. C'est en éliminant successivement les tumeurs des organes abdominaux et du petit bassin qu'on pourra arriver à reconnaître aux dépens de quel organe la tumeur s'est développée (foie, rate). L'absence de ballottement rénal, de toute connexion de la tumeur avec l'utérus et les annexes fera éliminer l'idée de tumeur rénale clans le premier cas et de kyste ovarique dans le second.

Le diagnostic avec les tumeurs pancréatiques est extrêmement difficile (V. Pancréas).

2° Quelle est sa nature? Lorsqu'on aura établi qu'on est en présence d'une tumeur du mésentère, il faudra essayer d'en reconnaître la nature.

Mais là, sauf dans les cas d'énormes lipomes à consistance particulière, le diagnostic est presque impossible.

Les tumeurs solides évolueraient cependant plus rapidement que les tumeurs liquides et atteindraient un volume beaucoup plus considérable.

Pronostic. — Le pronostic est très sombre, lorsque ces tumeurs ont acquis un grand développement, car l'état du malade s'aggrave toujours, du fait même de la compression exercée sur les organes abdominaux et thoraciques (gêne respiratoire par la difficulté qu'éprouve le diaphragme à s'abaisser). Et de plus, l'extirpation de ces masses énormes adhérant plus ou moins au tube intestinal ne peut se faire souvent qu'avec une résection plus ou moins étendue d'anses intestinales.

401 IVIésentériques (Traitement des vaisseaux).

Traitement. — Le lipome est-il secouru de bonne heure, en général l'opération (énucléation) est facile.

Plus tard, l'extirpation devient extrêmement laborieuse : c'est une opération dangereuse (50 p. 100 de mortalité). DUVAL.

MÉSENTÉRIQUES (THROMBOSE DES VAISSEAUX). -- Les troubles de la circulation intestinale peuvent intéresser les artères ou les veines. S'il est encore difficile d'assigner à chaque ordre dé lésions une symptomatologie différente, les diversités de l'étiologie justifient cependant une description distincte pour chaque groupe de vaisseaux.

Troubles artériels. — La thrombose de l'artère mésentérique est rarement primitive; il peut s'agir alors d'artérite syphilitique ou d'une lésion athéromateuse. Le plus souvent une embolie a été l'origine du processus oblitérant, et quelques débris de caillot cardiaque ou de .valvule chargée de fibrine, parfois même un agrégat microbien auront été projetés dans la lumière vasculaire. Chez le nouveau-né, l'infection, partie de l'ombilic, passe par le canal artériel et l'aorte et atteint ainsi l'artère mésentérique. De toutes façons, il s'ensuit un infarctus hémorragique de l'intestin, et cet organe se gangrène sur une longueur considérable, pouvant atteindre et dépasser 1 mètre. Consécutivement pourront survenir la perforation et toutes ses conséquences.

La thrombose s'observe chez les typhiques, les septicémiques, après l'avortement septique. L'embolie survient généralement chez un asyslolique. Le début est en tous les cas soudain. Le malade accuse brusquement une violente douleur d'ordinaire sus-ombilicale, puis se manifeste du ballonnement péri-ombilical, et au-dessous de cette voussure médiane peut se déceler un certain degré de matité sus-pubienne, traduisant un épanchement ascitique faible le plus souvent. Cette ascite peut manquer. Les douleurs sont atroces, sans répit; en même temps s'installe une diarrhée sanguinolente, parfois séreuse ou alternativement Tune et l'autre, très souvent profuse et même incoercible. Les vomissements sont fréquents, alimentaires, bilieux; il peut y avoir des hématémèses. 11 peut même se produire que l'anse intestinale plus ou moins parésiée évacue son contenu seulement par anti-péristaltisme, et que le rejet hémorragique se produise uniquement par la bouche. Le melaena, dans ces cas, survient encore, mais ne s'installe que tardivement, vers le 5e jour. En même temps, la température centrale s'abaisse ; le faciès est grippé, le pouls rapide, imperceptible. Plus tard, quand l'abdomen s'est uniformément distendu, on se trouve en présence du syndrome péritonéal au complet.

Le diagnostic est 1res difficile; il s'agit en effet de lésions peu communes, et l'on pense généralement soit à l'occlusion intestinale, qui de fait existe souvent à un certain degré, soit à la perforation d'un ulcère gastrique, à une colique de plomb ou bien à une pyléphlébite . Dans les cas particulièrement atypiques, on peut percevoir une tumeur abdominale sans pouvoir en déceler l'origine. Le pronostic est fatal, à moins d'une intervention chirurgicale heureuse. La mort survient généralement en 48 heures, souvent moins, rarement plus ; on a cependant signalé des cas où l'issue fatale ne survint que le 5e jour.

IVlétaplasie et atrophie proliférative. 402

Troubles veineux. — Les thrombo-phlébites sont sensiblement plus rares que les embolies et thromboses artérielles. Elles peuvent être secondaires à des affections cardiaques, hépatiques, portales. L'infection puerpérale, l'appendicite, la fièvre typhoïde, la thrombo-phlébite de la saphène, de l'entérocolite, la hernie étranglée, les opérations abdominales ont été mentionnées parmi les facteurs étiologiques. On note parfois encore chez l'individu atteint une fragilité spéciale du système veineux dont témoignent des phlébites antérieures. On a vu encore la thrombose des mésaraïques dépendre d'un volvulus. Dans certains cas fort rares, il peut y avoir simultanément oblitération des artères et des veines. 11 ne saurait s'ensuivre évidemment un infarctus hémorragique; mais l'anémie des parois aboutit néanmoins à la gangrène et à la péritonite par perforation.

Il n'y a donc pas de différence clinique bien précise entre thromboses artérielles et thromboses veineuses; dans ce dernier cas, le segment intestinal atteint serait moins étendu. Au point de vue symptomatologique, le début seul est dissemblable; la thrombo-phlébite n'évolue pas aussi brutalement; il existe avant les accidents aigus une période caractérisée par un endolorissement péri-ombilical, accompagné de crises alternantes de diarrhée et de constipation. Plus tard, l'ascite peut être plus importante que dans les cas d'artérite simple.

Traitement. — Un seul a de la valeur, la résection de l'intestin malade. Le pronostic des thromboses mésentériques abandonnées à elles-mêmes est des plus sombres (86 pour 100 de mortalité, Kôlbing). La statistique opératoire donnerait des résultats un peu moins désespérants (76 pour 100 de morts; Haagen). L'opération peut être faite en un seul on deux temps: résection de l'anse thrombosée, abouchement des deux bouts à la paroi, rétablissement consécutif du cours normal. L'entérectomie doit généralement s'accompagner de résections étendues du mésentère. On peut hésiter à entreprendre de telles opérations sur un malade dont l'état général s'aggrave rapidement et chez lequel l'état du cœur, s'il s'agit d'un asystolique, l'état général et l'état de l'abdomen, témoignent de l'insuffisance des circulations collatérales et de l'étendue probablement extrême des lésions.

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